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Jean-Arnold de Clermont, fédération protestante
M. de Clermont : 
"La commission sur les sectes risque de créer des troubles"

L'audition du chef du bureau des cultes au ministère de l'intérieur par la commission d'enquête parlementaire sur les sectes a été l'occasion d'un échange très vif ("Le Monde" du 20 octobre). L'administration considère que les Témoins de Jéhovah peuvent être reconnus comme associations cultuelles, ce que récusent les parlementaires. Qu'en pensez-vous ?

J'ai été très heureux qu'un représentant de l'administration rappelle ce que disent la loi et la jurisprudence. Je le déclare d'autant plus volontiers que je n'ai aucun intérêt à défendre les Témoins de Jéhovah, qui ne sont pas protestants. C'est un culte légitime, ce qui a été acté par des décisions de justice. Le rappel de la loi par le chef du bureau des cultes, Didier Leschi, était d'autant plus nécessaire qu'on assiste à une véritable focalisation de la commission d'enquête parlementaire contre les Témoins des Jéhovah et contre les protestants évangéliques.

Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela ?

J'ai entre les mains un questionnaire (dont Le Monde a eu copie> diffusé par le directeur de l'agence régionale d'hospitalisation de Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse auprès des directeurs d'hôpitaux les invitant à recenser les "dérives", "refus de transfusion", "troubles à l'ordre public", "refus de scolarisation" imputables aux "Témoins de Jéhovah", au "monde protestant" et "monde musulman", tous trois nommément cités, contrairement aux autres cultes ! Ce questionnaire devait servir de base aux travaux de la commission d'enquête parlementaire. Je viens de protester auprès du ministre de la santé et du préfet de région. Je trouve cela discriminatoire. Nous sommes sur une pente très dangereuse. Une commission parlementaire comme celle-là risque de créer des troubles plus grands que ceux contre lesquels elle prétend lutter.

A l'issue de l'audition de Didier Leschi, des parlementaires sont intervenus auprès du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Le député (UMP, Somme) Alain Gest a déclaré que "ces déclarations ne resteraient pas sans lendemain".

Cela me scandalise. Le chef du bureau des cultes était dans son rôle en disant le droit. En tant que président de la Fédération protestante, j'attends du ministère de l'intérieur qu'il défende les cultes le jour où leurs droits sont remis en cause. Je m'étonne que personne n'ait réagi lorsqu'une salle du culte des Témoins de Jéhovah a été incendiée, vendredi 20 octobre, à Villefranche-sur-Saône (Rhône).

Jean-Pierre Machelon, auteur d'un rapport sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, a été entendu par la commission parlementaire, mardi 24 octobre. Le député Jacques Myard (UMP, Yvelines) lui a demandé s'il était "très proche d'associations religieuses à forte connotation de foi". Que vous inspire cette question ?

Il a répondu : "Je ne suis pas dans un confessionnal." A sa place, j'aurais dit : "Cela ne vous regarde pas !" Ce n'est pas pour son appartenance confessionnelle que le professeur Machelon a été choisi comme président de la commission qui a porté son nom. C'est en tant que professeur des universités, ayant les compétences nécessaires pour réfléchir sur ces sujets.

Que pensez-vous des Témoins de Jéhovah ?

Je les ai rencontrés très souvent dans l'exercice de mes fonctions. J'avais un collègue pasteur qui les recevait patiemment pendant une heure et demie en contredisant toutes leurs affirmations apocalyptiques. Il disait : c'est toujours autant de temps qu'ils ne consacreront pas à débiter leur boniment à d'autres ! Je ne suis pas loin de penser la même chose. Je crois vraiment que leur construction religieuse ne tient pas la route.

Du point de vue de l'ordre public, deux questions les ont mis en difficulté. D'une part, leur refus du service militaire, pour lequel j'ai le plus profond respect. D'autre part, leur rejet de la transfusion sanguine. Dans ce domaine, je pense que leur argumentation biblique ne tient pas la route, et qu'elle est même dangereuse.

Si l'on se place du côté des lois, c'est un problème qui est réglé. Légalement, des adultes peuvent refuser d'être transfusés. Pour ce qui est des enfants, les médecins peuvent effectuer une transfusion contre le consentement des parents si la vie de l'enfant est en jeu. On peut être en désaccord profond avec les Témoins de Jéhovah, comme c'est mon cas, sans pour autant les diaboliser.
 
 
 

Propos recueillis par Xavier Ternisien
La Fédération protestante de France annonce le dépôt d'une plainte contre le maire de Montreuil

PARIS - 20 07 05 - La Fédération protestante de France (FPF), la Fédération évangélique de France (FEF) et l'assemblée évangélique du Rocher à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont annoncé avoir déposé une plainte avec constitution de partie civile mercredi contre le député-maire de cette ville Jean-Pierre Brard pour "abus d'autorité et entrave à la liberté du culte".

"Le dimanche 6 février, en plein culte, Jean-Pierre Brard est entré à l'assemblée évangélique du Rocher et a demandé à voir des documents officiels prouvant que la salle avait été vérifiée par la commission de sécurité", a expliqué à l'Associated Press Myriam Delarbre, responsable de la communication de la Fédération protestante de France.

Dans cette assemblée où "le culte a lieu de 10h à 13h, le pasteur se préparait à prêcher au moment où le député-maire est arrivé et lui a demandé les papiers". "Le pasteur ne les ayant pas à portée de main, le maire l'a enjoint de fournir ces documents dans la demi-heure sous peine d'évacuer la salle", a-t-elle dit.

Jean-Pierre Brard est "parti et s'est rendu dans d'autres églises évangéliques", a ajouté Myriam Delarbre, affirmant qu'une telle méthode contraire aux dispositions de la loi de 1905 relatives à l'exercice du culte n'avait pas été utilisée envers des lieux de culte catholiques, réformés, juifs et musulmans.

D'après la responsable de la communication de la FPF, l'assemblée évangélique du Rocher "avait essayé d'entrer en contact avec le maire depuis longtemps", des tentatives restées "sans suite". L'assemblée évangélique est membre de la CEAF (communauté des églises d'expression africaine en France), qui appartient à la Fédération protestante de France depuis novembre 2003.

Le doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Bobigny a accepté la plainte et une information judiciaire doit être ouverte, a précisé Myriam Delarbre. 



Trois associations protestantes vont porter plainte 
contre le maire de Montreuil
Le Monde - 14.03.05 
Elles l'accusent d'avoir perturbé des cultes. 
Jean-Pierre Brard affirme avoir agi en vertu de son pouvoir de police administrative

La fédération protestante de France (FPF) a annoncé, samedi 12 mars, que trois associations cultuelles allaient porter plainte contre le député et maire (app. PCF) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard, pour abus de pouvoir et violation de l'article 32 de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Cet article réprime "ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices". La FPF et la Fédération évangélique de France (FEF) se porteront parties civiles à leurs côtés.

Cette décision fait suite à la visite de Jean-Pierre Brard, dimanche 6 février au matin, dans quatre temples protestants de sa ville. Selon des témoins, le maire de Montreuil aurait perturbé le déroulement des cultes. Dans le temple du Centre missionnaire évangélique, il aurait lancé au pasteur : "Monsieur, apprenez qu'ici la prière se fait dans le cœur, on n'a pas besoin de chanter !" Une tentative de médiation, à l'initiative de la préfecture de Seine-Saint-Denis, a échoué.

La plainte devrait être déposée "avant l'été", selon le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF. Sans crier à la discrimination, celui-ci fait cependant remarquer que tous les lieux de culte concernés appartiennent à des Eglises issues de l'immigration. Il souligne que M. Brard est "une exception" chez les élus : "Il y a sans doute une continuité entre l'hostilité bien connue du maire de Montreuil envers les sectes, et sa compréhension du mouvement évangélique comme sectaire."

De son côté, M. Brard affirme avoir agi en vertu de son pouvoir de police administrative pour contrôler la sécurité de ces lieux de culte. Il déclare que "cette plainte n'est que la poursuite de l'offensive antilaïque engagée par M. de Clermont". "Je m'en réjouis car elle va permettre de mettre sur la table la stratégie de ce dernier, qui vise à remettre en cause la loi de 1905", ajoute-t-il.

"Le maire n'a rien à dire sur le contenu de ce que prêchent et croient les fidèles d'une communauté, insiste pour sa part le pasteur Marcel Manoël, président de l'Eglise réformée de France (ERF), membre de la FPF. Dès lors qu'il n'existe pas de trouble à l'ordre public et que la loi est respectée, il ne revient pas à l'Etat d'intervenir dans les croyances."

Dans son message adressé à l'assemblée générale de la Fédération protestante, qui se tenait les 12 et 13 mars à Paris, Jean-Arnold de Clermont a fixé le cadre de son intervention : "Je crois qu'il nous faut éviter toute victimisation qui laisserait croire que la liberté des cultes serait en péril, mais rester vigilant et refuser tout dérapage."

A une époque où le communautarisme est "un mot qu'il ne faut pas prononcer", le président de la Fédération protestante a redit son "attachement à l'esprit communautaire"."L'individu singulier que nous sommes tient son identité de multiples sources, de multiples appartenances, de multiples communautés auxquelles il est plus ou moins attaché, dit-il. (...) Ce qui importe particulièrement, c'est que nous soient données, et que soient donc reconnues, des règles du vivre ensemble qui nous permettent de vivre pleinement nos identités particulières et pleinement notre appartenance à des ensembles."

Xavier Ternisien

A Montreuil, les protestants ne tendent pas l'autre joue
Ils vont porter plainte contre le maire pour ses irruptions en plein culte.

Par Catherine COROLLER - lundi 14 mars 2005 - Liberation
C'est Don Camillo à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Avec, dans le rôle du curé, Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France (FPF), et, dans celui du maire, Jean-Pierre Brard, député-maire apparenté communiste de la commune. Les deux hommes se détestent cordialement depuis que le député Brard a cosigné un rapport parlementaire dans lequel il assimile certains mouvements évangéliques protestants à des sectes. Jean-Arnold de Clermont, qui a besoin de ces Eglises pour regonfler des effectifs luthéro-réformés en chute libre, les défend.

Contrôle de sécurité. Le prochain affrontement devrait avoir lieu devant les tribunaux. Samedi, Jean-Arnold de Clermont a annoncé que trois communautés protestantes évangéliques de Montreuil allaient porter plainte contre Brard.

La raison ? Le dimanche 6 février, le député-maire avait fait irruption successivement dans quatre temples en pleine célébration du culte pour y effectuer un contrôle de sécurité. «Les pouvoirs de police du maire lui donnent l'obligation de contrôler les problèmes de sécurité. S'il y a un incendie et qu'il y a des morts, c'est lui qui est responsable», avait-il expliqué (Libération du 11 février). Pour le président de la FPF, le motif invoqué est un prétexte. Cet incident s'inscrit selon lui dans une «série de dérapages» : «Les protestants évangéliques et l'islam sont aujourd'hui victimes de la même volonté de certains responsables politiques d'avoir en face d'eux des Eglises religieusement correctes.»

Dans un premier temps, les Eglises évangéliques n'ont pas souhaité déposer plainte. Ces communautés, essentiellement composées de populations modestes, immigrées ­ majoritairement d'origine zaïroise ou haïtienne ­, préféraient faire le dos rond. Jean-Arnold de Clermont a insisté. Trois d'entre elles ont finalement donné leur accord pour des poursuites judiciaires. La FPF et la Fédération évangélique de France se portant parties civiles.

«Abus de pouvoir». Motif retenu de la plainte : infraction à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, et plus précisément à l'article 32, punissant «ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices». Jean-Pierre Brard étant par ailleurs soupçonné d'avoir arraché des affiches dans l'un des lieux de culte visités et de s'être emparé d'un micro, la fédération protestante étudie la possibilité de le poursuivre pour abus de pouvoir.

Reste que cette affaire n'éclate pas par hasard. En faisant irruption dans ces temples l'année du centenaire de la loi de 1905, Jean-Pierre Brard se doutait bien que son vieil ennemi allait réagir, ce que Jean-Arnold de Clermont n'a pas manqué de faire. Jusqu'au procès, chacun va utiliser la tribune offerte pour faire connaître sa conception de la laïcité. Le protestant plaidant pour une plus grande tolérance et une plus large expression des religions dans l'espace public, le communiste pour un cantonnement strict de la religion à la sphère privée.



Le maire de Montreuil surveille ses protestants

Accrochage entre Brard et une église de tradition africaine. 
Le ministre de l'Intérieur est saisi.

Par Catherine COROLLER - Liberation - vendredi 11 février 2005 
 

Après l'islamophobie et la catholicophobie, la protestantophobie? Depuis quelques mois, Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France (FPF) dénonçait les «discriminations» visant surtout les églises protestantes évangéliques afro-antillaises. Hier, il a rendu public un incident révélateur, selon lui, de ce climat.

Dimanche dernier, alors que les fidèles de l'assemblée évangélique Le Rocher ­ créé par des Zaïrois­ étaient rassemblés pour le culte dans leur temple de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard, maire apparenté communiste, a fait irruption, carte tricolore à la main. «Il m'a demandé le dernier rapport prouvant que la salle avait été vérifiée par la commission de sécurité», rapporte le pasteur Félicien Mas Miangu. «Je lui ai dit: "Monsieur le maire, vous ne pouvez pas débarquer comme ça." Il m'a dit: "Il me faut ces documents sinon je reviens dans une demi-heure et j'évacue la salle."» Jean-Marc Dupeux, également pasteur et qui participait ce jour-là au culte, s'interpose: «J'ai dit que cette église est membre de la Fédération protestante de France. Monsieur Brard a indiqué que cela constituait un label et que donc il abandonnait sa demande.» Interrogé par Libération, le maire de Montreuil déclare s'être «rendu dimanche dans six lieux différents». «Les pouvoirs de police du maire lui donnent l'obligation de contrôler les problèmes de sécurité. S'il y a un incendie et qu'il y a des morts, c'est lui qui est responsable», explique-t-il.

Jugeant cet incident «extrêmement grave», Jean-Arnold de Clermont a «saisi le ministre de l'Intérieur pour lui demander un rendez-vous d'urgence». Il a fait de même auprès du préfet.

Dans l'immédiat, les responsables protestants n'envisagent pas de déposer plainte même si le président de la FPF a rappelé, hier, que l'article 32 de la loi de 1905 punit «ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte». Pour lui, cet incident s'inscrit dans une «série de dérapages»: «Les protestants évangéliques et l'islam sont aujourd'hui victimes de la même volonté de certains responsables politiques d'avoir en face d'eux des églises religieusement correctes».

Moke Pengele, pasteur d'une autre église évangélique africaine, l'Arche de paix, a une autre explication. Il attribue les difficultés de ses coreligionnaires montreuillois à une seule raison: leur «couleur» de peau.



LOI DE 1905 
Le maire de Montreuil a interrompu un office dimanche dernier
Les protestants dénoncent des obstacles à la liberté de culte
Elie Maréchal - Le Figaro - 12 février 2005
Avec son sens de la mesure, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France (FPF), s'abstient de taper du poing sur la table lorsqu'il rapporte «l'incident extrêmement grave» survenu dimanche dernier parmi l'Assemblée évangélique «Le Rocher» à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
 

Pendant le culte, fréquenté par des personnes d'origine africaine, le député maire de la ville, Jean-Pierre Brard, s'est présenté comme, affirme celui-ci, dans cinq autres lieux où «il y a eu signalement de nuisances, des riverains se plaignant du bruit ou de stationnements abusifs». Fort de ses pouvoirs de police administrative, il venait vérifier, assure-t-il, la conformité aux règles de sécurité contre l'incendie : «Il fallait intervenir un jour où l'infraction pouvait éventuellement être constituée.» Donc, lors d'un culte dominical.
 

Jean-Arnold de Clermont y voit une atteinte à la loi de 1905 qui punit «ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices». Et de citer d'autres «incidents» ou blocages administratifs, touchant des com mu nautés protestantes dont il se veut le défenseur. Aussi a-t-il fait savoir son mécontentement au ministre de l'Intérieur et des Cultes, afin que celui-ci «rappelle solennellement la liberté des cultes et l'application sans faille de la loi de 1905».
 

Au-delà de tels «dérapa ges», le président de la FPF se plaint que «les protestants évangéliques et l'islam [soient] victimes de la même volonté de responsables politiques d'avoir en face d'eux du religieusement correct».
 

Pour Jean-Pierre Brard, qui a, par ailleurs, créé le Centre civique du fait religieux, «le pasteur de Clermont, qui ne représente pas tous les protestants, essaie de faire croire à un harcèlement. Je n'ai pas à intervenir sur les religions en tant que telles, mais à appeler l'attention sur des prescriptions qui ne seraient pas respectées. La loi de 1905, ce n'est pas mon problème».



La Fédération protestante 
critique le partenariat école-police 

13/10/04 -  L'instauration d'un correspondant police ou gendarmerie pour chaque établissement scolaire n'apporte pas une réponse satisfaisante au problème de la violence scolaire, a estimé mercredi le président de la Fédération protestante de France (FPF).

"Lorsqu'on fait du sécuritaire et qu'on ne travaille pas de la même manière le lien social, on s'égare", a déclaré le pasteur Jean-Arnold de Clermont à l'AFP.

Les ministres de l'Education nationale et de l'Intérieur, François Fillon et Dominique de Villepin, ont signé début octobre un protocole d'accord contre les violences scolaires instaurant un correspondant police ou gendarmerie pour chaque établissement.

"Nous pensons que les enfants sont dans un climat général assez violent et difficile dans l'école, par conséquent nous pensons que le personnel d'encadrement, les enseignants, l'ensemble de l'Education nationale doivent être formés à résoudre les conflits dans une perspective que nous disons non violente, de recherche de la paix", a poursuivi le pasteur.

Les assises de la FFP, tenues du 8 au 10 octobre à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) sur le thème "Surmonter la violence", ont notamment demandé à M. Fillon "de promouvoir l'éducation à la paix et à la non-violence dans le système éducatif français, de la maternelle à l'université".

M. de Clermont a expliqué qu'il comptait prendre contact avec M. Fillon après la réunion du conseil de la FPF qui doit avaliser le 11 décembre les recommandations des assises.



Fédération protestante: "promouvoir l'éducation à la non-violence"

31/01/05 -  La Fédération Protestante de France (FPF) a demandé au ministre de l'Education François Fillon de "promouvoir l'éducation à la paix et à la non-violence dans notre système éducatif", lundi dans un communiqué.

Alors que les débats parlementaires sur le projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'Ecole doivent s'ouvrir en février, la Fédération protestante s'inquiète, dans son communiqué, de "voir se développer au sein de certains établissements scolaires un climat peu propice à la sérénité si nécessaire à tout apprentissage scolaire et citoyen".

Tout en saluant "la volonté qui apparaît dans le projet de loi de mettre un terme à ces situations inacceptables par différentes mesures appuyées sur les principes incontournables de toute vie collective", la Fédération estime "qu'aucun dispositif de sécurité (...) aucun système de sanctionn'auront d'efficacité s'ils conduisent à mettre au second plan le temps et les compétences nécessaires au développement de pratiques de dialogue, d'échanges et de médiation avec les élèves et les familles".

La Fédération protestante souhaite en outre que "ne soit pas occulté non plus dans l'enseignement comme dans la formation des personnnels l'enseignement des faits religieux dans le respect de la laïcité".

Elle s'inquiète à cet égard qu'"aujourd'hui des thèmes à connotations religieuses nourrissent, voire surdéterminent des rapports conflictuels entre élèves et entre élèves et adultes (...)".

La Fédération protestante représente 17 Eglises luthériennes, réformées, évangéliques et pentecôtistes et 500 associations protestantes. 

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