| Une majorité de Français
pense que l'intégration des étrangers se passe bien
PARIS - 31 01 05 - - Une majorité de Français pense que l'intégration des étrangers se passe plutôt bien tout en étant favorable à la "discrimination positive" proposée par certains responsables dont Nicolas Sarkozy, si l'on en croit un sondage BVA pour Métro, Acteurs publics et La Chaîne parlementaire. Selon cette enquête en effet, 58% des 971 personnes interrogées répondent que cette intégration se passe "plutôt bien" (51%), voire "très bien" (7%) tandis que 37% sont d'un avis inverse -32% croient qu'elle se passe "plutôt mal", 5% "très mal". Quant aux raisons de l'échec pour la catégorie des 37% de pessimistes, 42% d'entre eux pensent que "ce sont avant tout les personnes étrangères ou d'origine étrangères qui ne se donnent pas les moyens de s'intégrer"; 32% font porter la responsabilité à la société française et 22% aux deux. Pour une intégration réussie, 29% pensent que les étrangers doivent adopter le mode vie général des Français, 23% qu'ils doivent placer les lois républicaines au-dessus de leurs pratiques religieuses ou culturelles, 19% qu'ils doivent donner à leurs enfants l'envie de s'intégrer et 17% qu'ils doivent maîtriser le français. Que doit faire de son côté la société française ? Eviter la concentration des étrangers dans certains quartiers pour 40% des répondants, lutter davantage contre les discriminations à l'emploi et au logement pour 31%. Quant à la discrimination positive (définie comme le fait d'attribuer un certain nombre de places dans les universités, les entreprises, les administrations ou les institutions politiques en priorité à des personnes issues de l'immigration), 58% croient que ce serait une bonne chose contre 36% qui sont d'un avis contraire. Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, est favorable à ce concept expérimenté aux Etats-Unis, tandis qu'y sont opposés d'autres poids lourds de la majorité, comme Dominique de Villepin ou Michèle Alliot-Marie. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 7 et 8 janvier auprès de 971 personnes âgées d'au moins 18 ans, selon la méthode des quotas. |