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Occupation du collège Yvonne-le-Tac: 
les parents expulsés par la police 

29/04/04 -  Les parents d'élèves qui occupaient le collège Yvonne-le-Tac (Paris XVIIIe) depuis le 5 mars pour protester contre des suppressions d'heures prévues à la rentrée prochaine, ont été expulsés jeudi par la police, a annoncé la FCPE-Paris qui s'élève contre cette mesure.

"Nous dénonçons cette expulsion de parents qui manifestaient ainsi de légitimes revendications", a déclaré à l'AFP Michel Sangam, président de la FCPE-Paris.

Il a par ailleurs annoncé que la FCPE envisageait une journée d'action pour le mercredi 5 mai et devant concerner tous les collèges et lycées de Paris.

Ceux-ci doivent perdre globalement plusieurs milliers d'heures de cours à la prochaine rentrée (37,5 pour le collège Yvonne-le-Tac) ce qui devrait obliger à supprimer des dédoublements, des options et des heures de soutien.

"Dix-sept policiers venus pour déloger quatre parents qui assuraient ce jeudi l'occupation par roulement de l'entrée du collège Yvonne-le-Tac, c'est beaucoup, démesuré même", a ajouté M. Sangam.

Il a dénoncé également "cette expulsion intervenue le jour même où le président de la FCPE du collège, Jean-Philippe Cantonné, est auditionné par la police suite à une plainte pour "harcèlement moral" de la principale d'Yvonne-le-Tac. 

"On préfère la répression à la négociation", a-t-il dit.



Collège Yvonne-le-Tac : les parents réoccupent les lieux 

30/04/04   - Les parents d'élèves du collège Yvonne-le-Tac (Paris XVIIIe) réoccupent les locaux de l'établissement depuis vendredi matin après en avoir été expulsés par la police jeudi, a annoncé une mère d'élève à l'AFP.

"La police est là pour éventuellement nous faire évacuer", a déclaré Régine Maulny au nom des parents qui attendent une réponse à leur demande d'entrevue avec le directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale François Fillon ou un de ses conseillers.

Les parents d'élèves occupent le collège Yvonne-le-Tac depuis le 5 mars pour protester contre des suppressions d'heures prévues à la rentrée prochaine.

Les parents du collège Le Tac posent une banderole devant le Sacré-Coeur 

22/05/04 -  Les parents d'élèves du collège Yvonne Le Tac (Paris XVIIIe) ont apposé, samedi en fin de matinée, une banderole devant le Sacré-Coeur pour protester contre la suppression d'heures de cours, a constaté une journaliste de l'AFP.

Accrochée à la balustrade d'une des terrasses du jardin Louise-Michel qui monte vers la basilique, la banderole, de trente mètres de long, portait en grandes majuscules rouges l'inscription "Courage Fillon! N'assassine pas l'Education" et était simplement signée en script du prénom Yvonne suivi d'une petite fleur.

Une soixantaine de parents s'étaient massés derrière, protestant contre la suppression de soixante heures de cours en deux ans dans ce collège dont trente-sept cette année. 

Ces parents occupent les locaux du collège en continu depuis le 5 mars, occupation "perlée" arrêtée seulement pendant les vacances de printemps puis deux jours à la mi-avril lorsque la principale avait fait fermer l'établissement et un jour fin avril lorsqu'elle avait fait expulser par la police les protestataires qui sont revenus le lendemain.

Les parents d'Yvonne Le Tac devraient redescendre dans la rue jeudi, premier des jeudis de manifestation de la FCPE-Paris devant le rectorat. La fédération de parents d'élèves a décidé d'y aller jusqu'à la fin de l'année afin de protester contre les suppressions d'heures dans les lycées et collèges de la capitale, soit 4.000 au total.
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Les parents d'élèves du collège Yvonne-Le-Tac "taguent" Paris 

18/06 /04 -  Les parents d'élèves du collège Yvonne-Le-Tac, qui occupent cet établissement du XVIIIe arrondissement depuis début mars pour protester contre des suppressions d'heures à la rentrée prochaine, ont tagué Paris vendredi.

Ils ont inscrit au blanc de Meudon (craie diluée dans l'eau) sur le trottoir tout un parcours revendicatif allant du collège au rectorat de Paris, rue des Ecoles (Ve arr).

Devant le collège, ils ont écrit : "Yvonne va rendre visite à Maurice Quenet, le recteur, qui lui a pris 20 heures l'an dernier et veut lui en reprendre encore 37,5. Yvonne a du courage, elle va traverser tout Paris pour les récupérer". 

Devant le rectorat, l'inscription affirme : "Au fond tu le sais bien, Yvonne a raison. Maurice, rend lui ses heures et les autres que tu a pris à Paris (NDLR: 4.000 heures supprimées au total dans les lycées et collèges). Réfléchis, seul l'insensé persiste dans son erreur, comme le dit ton voisin Montaigne".

Les parents ont entrepris leur périple dans la nuit, partant en deux groupes à 04h00 du matin, l'un du collège, l'autre du rectorat, pour se retrouver au Pont-Neuf, taguant sur leur passage des messages du style "Yvonne résiste", rue des Martyrs, rue Saint-Honoré, rue de Richelieu et place de la Bourse, Pont Neuf, rue Dauphine...

Déjà, il y a un mois, les parents avaient déployé une banderole de trente mètres de long devant le Sacré-Coeur pour populariser leur action.

"Nous avons choisi de taguer, ce 18 juin, date symbolique. Qu'on n'oublie pas qu'Yvonne Le-Tac fut une résistante", a déclaré à l'AFP une responsable des parents d'élèves

Des parents du collège parisien Yvonne Le Tac reçus au ministère

03/05/04 -  Une délégation de parents d'élèves du collège parisien Yvonne-Le-Tac (XVIIIe), qui occupent l'établissement depuis près de deux mois pour réclamer des moyens supplémentaires, a été reçue lundi au cabinet du ministre de l'Education nationale, a-t-on appris auprès des parents.

"Nous avons été reçus par un conseiller de M. Fillon, Gérard Mamou qui nous a dit que nous aurions une réponse à la fin de la semaine, quelle qu'elle soit" a déclaré à l'AFP à la sortie Régine Maulny, l'une des trois personnes reçues au cabinet.

Les parents d'élèves qui occupent l'établissement depuis le 5 mars demandent la restitution des heures d'enseignement supprimées dans ce collège à la rentrée prochaine, soit environ 41 heures par semaine, a-t-elle rappelé.


Face-à-face
parents proviseurs
Une principale, soutenue par son syndicat,
dénonce l'occupation d'un collège.
 

 Par Marie-Joëlle GROS - vendredi 02 avril 2004 - Libération
 

   Pour la quatrième semaine consécutive, le collège Yvonne-Le-Tac, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, est occupé par des parents d'élèves qui veulent manifester leur opposition à la carte scolaire qui entraînera, à la rentrée 2004, la suppression de 37 heures de cours dans cet établissement (Libération du 30 mars).

Tous les jours, c'est le même scénario : ils se relaient pour occuper la loge de la concierge et répondent à sa place au téléphone. Les enseignants sont solidaires, mais la principale n'apprécie pas du tout l'opération. Hier matin, une délégation de chefs d'établissement est venue soutenir leur collègue et dénoncer l'attitude «terroriste» des parents : «Vous vous trompez de cible, Yvonne- Le-Tac n'est pas le ministère de l'Education nationale». En réponse, les parents ont brandi des articles de presse où le syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) dénonçait lui aussi la politique de restriction budgétaire menée par le gouvernement. «Et alors ? Vous n'avez pas à prendre le collège en otage !», ont martelé les contre-manifestants.

Les parents se disent sidérés. Ils assurent que les cours ont lieu normalement malgré l'occupation. La délégation de chefs d'établissement a ensuite voulu escorter leur collègue jusqu'à son bureau. «Attention, ils cherchent l'affrontement, ils sont violents !», a crié la responsable parisienne de leur syndicat. «Nous, violents ? On n'a jamais molesté personne. On fait bien attention à ne pas laisser traîner un gobelet de café, on ne fume pas une seule cigarette, on est correct !», a expliqué une mère.

«Nous sommes responsables des biens et des personnes : que se passera-t-il en cas d'accident ?», a répondu le camp d'en face. L'inspecteur d'académie, qui accompagnait les proviseurs, a pris le relais : «l'attitude des parents n'est pas républicaine». Désarroi des occupants : «Quand ça les arrange, on ne s'occupe pas assez de nos enfants. Et quand on se préoccupe de leur sort, on nous tombe dessus !»

La délégation de proviseurs a fini par lever le camp, furibarde. Arrive un inspecteur de police qui s'adresse aux parents : «Messieurs dames, bonjour. Bon, je constate que vous êtes calmes. Alors, bon courage.»


Le collège Yvonne-Le-Tac (Paris XVIIIe) fermé pour deux jours

05/04/04 -  Le collège Yvonne-Le-Tac (Paris XVIIIe) a été fermé pour deux jours, lundi et mardi, à la demande de la principale, "en accord avec le recteur", afin de s'opposer à l'occupation de l'établissement depuis le 5 mars par des parents d'élèves, ont annoncé ces derniers à l'AFP lundi matin.

"Nous avons reçu une lettre postée vendredi par Maud Maury, la principale, déclarant qu'elle "n'était plus en mesure d'assurer correctement et en toute sécurité la continuité du service public", a déclaré Jean-Philippe Cantonné, président de la FCPE locale.

Les parents se sont néanmoins rassemblés lundi matin devant les portes closes tandis que certains élèves arrivaient puis repartaient. Les parents ont demandé à voir le recteur et ils ont protesté contre cette décision de fermeture : "Nous ne gênons en rien le fonctionnement. Nous nous relayons et sommes quatre ou cinq présents dans le collège en permanence mais nous ne perturbons aucun cours", ont-ils estimé.

Situé à proximité du quartier des Abbesses, le collège doit perdre 37,5 heures hebdomadaires à la rentrée prochaine, s'ajoutant aux 22 heures supprimées l'an dernier, ce qui empêchera, disent parents et enseignants, d'opérer tout dédoublement de classes.

"Pour raisons d'économie, le rectorat supprime 4.000 heures dans les collèges et lycées parisiens dont 300 dans le XVIIIe. Nous sommes frappés comme les autres. Nous nous battons pour le retrait de cette mesure, chez nous comme dans les autres collèges de l'arrondissement où les parents sont peut-être, socialement et culturellement, moins aptes que nous à savoir se mobiliser et agir", avaient souligné les parents, le 22 mars.

Ils avaient fait cette déclaration devant le maire de Paris, Bertrand Delanoë venu au collège les soutenir. "Je suis venu pour appuyer ce combat. Il y a quelque chose de choquant, de méprisant à supprimer ce qui favorise la réussite des gamins. Ces restrictions prises à la tronçonneuse sont très coupables, inadmissibles même", avait déclaré le maire. Il s'était rendu à Yvonne-Le-Tac en compagnie de Christophe Caresche, son adjoint à la sécurité, par ailleurs député du XVIIIe et... père d'élève à Yvonne-le-Tac.


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