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 Des J.O. à Paris ? Non, merci...
Les Jeux olympiques sont d'abord une affaire de gros sous,
une très grosse industrie qui brasse des milliards,
nécessite des investissements lourds.
  

Les Champs Elysées transformés en terrain de sports: 
"un défi olympique"

PARIS - 04 06 05 - Des centaines de milliers de visiteurs doivent affluer dimanche à Paris sur les Champs-Elysées interdits aux voitures et voués, à un mois du choix de la ville olympique de 2012, à une fête de célébration du sport et de la candidature française.

Intitulée "Fêtons l'amour des Jeux", cette manifestation populaire et gratuite voit la célèbre avenue parisienne semée sur deux kilomètres d'une piscine, de courts de tennis, de rings de boxe, d'un terrain de football, un autre de handball...

Voulue par le maire de Paris Bertrand Delanoë, organisée par Havas Sports avec la collaboration des fédérations des 28 disciplines olympiques, la fête multiplie les images inattendues : une piste d'athlétisme synthétique sur fond d'arc de Triomphe de l'Etoile; des chevaux du Cadre noir de Saumur évoluant au Rond-Point des Champs-Elysées; un bassin d'aviron avec vue sur la Concorde...

Il s'agit "d'adresser au monde un message d'ouverture et de convivialité", selon le maire, infatigable avocat de la candidature parisienne qu'il défend sur tous les continents (il sera la semaine prochaine en Chine).

La fête a lieu une semaine, jour pour jour, après le non retentissant des Français au traité constitutionnel européen. Certains redoutent que ce refus ne pèse sur les chances de Paris de succéder à Pékin comme ville d'accueil des Jeux d'été.

"Ce sera un événement populaire et festif au cours duquel chaque visiteur se transformera en acteur à part entière de Paris-2012", selon M. Delanoë.

"Fêtons l'amour des Jeux" (clin d'oeil au slogan de candidature "L'amour des jeux"), a lieu la veille de la publication, le 6 juin, du rapport d'évaluation du CIO sur les cinq villes en lice (outre Paris: Londres, Madrid, Moscou, New York).

Elle précède de presque un mois la réunion décisive du Comité international olympique le 6 juillet à Singapour.

Cette fête des sports et de l'olympisme coïncide par ailleurs avec la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros. Elle se combine avec trois grandes randonnées - à pied, à rollers, à vélo - qui doivent sillonner Paris pour converger le soir vers le Champ-de-Mars - aux pieds de la tour Eiffel - théâtre d'un méga-concert gratuit.

Coût de l'événement: 2,2 millions d'euros, dont 736.000 pris en charge par la municipalité et le reste par des entreprises sponsors (Coca-Cola, dont la participation avait fait grincer les alliés Verts du maire, n'en fait finalement pas partie).

Promeneurs, amateurs, spectateurs peuvent évoluer entre toutes les installations. Chacune des 28 fédérations olympiques gère son espace, ses champions, ses démonstrations.

Au menu : Aimé Jacquet surveillant des parties de football, Jean-Philippe Gatien à la table de ping-pong, Laure Manaudou au bord de la piscine, Marie-José Pérec ou Muriel Hurtis sur la piste d'athlétisme, Stéphane Diagana et Naman Keita initiant aux sauts de haies...

Le sport paralympique a toute sa place, avec par exemple des matches de basket-ball en fauteuil.

La fête a des allures de tour de chauffe, puisqu'elle est ouverte, comme le sont tous les JO, par une parade: 5000 enfants habillés aux cinq couleurs des anneaux olympiques (mille de chaque).

Ce coup d'envoi est donné à 10H00 avec tout le gratin de Paris-2012 (le maire, le ministre des Sports Jean-François Lamour, le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, celui du Comité national olympique et sportif français Henri Sérandour...).

Il a fallu quelque 15.000 heures de travail pour préparer cette manifestation sans précédent, auxquelles s'ajoutent ce week-end 80.000 heures pour le montage et le démontage du décor olympique.

Un concert gratuit est prévu à partir de 19h00 au Champ-de-Mars.



Gaspillage économique, exacerbation d’un patriotisme nauséeux,
esprit de compétition, sportifs dopés jusqu’à la moelle... 
Les jeux olympiques sont  devenus un prétexte pour que les grande entreprises
encaissent l’argent public 
sous le regard reconnnaissant des politiques, trop contents de redorer leur image 
autour d’un consensus facile.
Non à Paris 2012 !

Des J.O. à Paris ? Non, merci...
Les Jeux olympiques sont d'abord une affaire de gros sous, 
une très grosse industrie qui brasse des milliards, 
nécessite des investissements lourds. 
24 millions d'euros seront dépensés pour le seul dossier de candidature de Paris.
Sans compter la garantie financière de la Ville et de la région :
plus de 2 milliards d'euros, soit 1 000 euros par Francilien !

Les investissements sont à la charge de la Ville, de l'Etat ou de la région, 
mais les bénéfices démentiels générés par les droits TV ne vont jamais aux collectivités. 
Ainsi les villes organisatrices peuvent se retrouver lourdement endettées, voire ruinées, 
pour un profit maximum du CIO et des multinationales sponsors.
L'organisation des grands événements sportifs suit d'ailleurs un modèle économique ultralibéral :
investissements  pris en charge par la collectivité, 
et bénéfices privatisés, souvent dans la plus grande opacité.
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