école parallèle, alternative, nouvelle, pilote, différente, 
collège, lycée, parallèle, autrement, différent, innovant, expérimental ... alternatif ?
DES ECOLES DIFFERENTES des écoles différentes

... parce que de l'uniformité et la conformité,
naissent l'ennui et l'idiotie ...
et des mystifications et soumissions,
le mépris et la barbarie.
LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES
UNE ÉCOLE DIFFÉRENTE :
ÉDUQUER AUTREMENT...
ENSEIGNER AUTREMENT...
VIVRE AUTREMENT ?

"montrer que prendre le risque de faire l'école autrement n'en est pas un.
C'est en effet prendre un bien plus grand risque encore,
parce qu'il s'agit d'enfants, de continuer à appliquer des méthodes dont on connaît les limites et la nocivité."

connaître, soutenir les pédagogies actives en France, 
et leurs écoles alternatives
COUSINET - DECROLY - FREINET - HOLT - MONTESSORI - NEILL - OURY - STEINER...

DES ECOLES DIFFERENTESContre les armes d'instruction massive ...

... l'ennui, l'échec et les violences scolaires :

Apprendre autrement ?
TOUT sur les écoles différentes
...& TOUTES les écoles différentes :
CHANGER D'ÉCOLE ?
DES ÉCOLES, DES COLLÈGES
et DES LYCÉES
DIFFÉRENTS
ET L'HORREUR ÉDUCATIVE ?

"SAVEZ-VOUS QU'IL EXISTE D'AUTRES FORMES DE PÉDAGOGIE ?"

Rapports, statistiques et colloques ont abouti à un diagnostic : 
notre très vieux système scolaire est inadapté aux exigences d'une société post-industrielle. 
Et depuis toujours à la nature, aux rythmes, aux besoins et aux capacités des enfants. 
C'est-à-dire aux exigences d'une société ... humaine.

... Ces critères - référence à une pédagogie ambitieuse et émancipatrice, équipe volontairement réunie autour d’un projet - constituent l'essentiel de la différence des écoles, publiques et privées, figurant dans ce guide-annuaire.
Au-delà d’un fond commun de valeurs, de repères ... et de pratiques, qui dépassent - du moins à l'origine (l'après 14-18) - les vrais, et faux clivages public-privé, il est évident que chacune de ces pédagogies, de ces écoles, en fonction de son origine, de son histoire, de celles des femmes et des hommes qui l’animent, a aujourd'hui des critères, des modes de fonctionnement, de recrutement, de formation et d’évaluation,qui lui sont propres.
Elles sont, aussi, (très) différentes entre elles....
...ou CHANGER L'ÉCOLE ?
Lorsqu'un enfant/ado s'ennuie, décroche, 
se décourage, se révolte,
il n'est jamais trop tôt pour rassembler
le maximum d'informations
(... et non de "pubs" ! )
pour faire, à temps, le meilleur choix :
changer l'école 
ou ... changer d'école !
LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTESLE guide
annuaire
des écoles
différentes

inclus 1 an 
ou 2 ans de Mises à Jour
(modifications, projets d'ouvertures
d'écoles, publiques ou privées)

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expédition express & "suivie":
Délai habituel de livraison toutes destinations (France): 24 heures
DEPUIS 30 ANS : 
LE GUIDE DE RÉFÉRENCE

Trente éditions plus tard, l'échec scolaire est devenu un fait de société, et il commence même à se dire, timidement mais publiquement, qu'il s'agit en fait d'échec de l'école, plus que de l'écolier. 
Quant à l'idée d'"écoles différentes", et à ce qu'elle induit en termes de réflexion et de choix le plus en amont possible, comme en termes de pratiques et de cohérence,
c'est une autre affaire !
 

L'heure de la... It's time for ... Re-creation
Avec un détour flagorneur par la "Génération Morale", la "Bof Génération" s'est vue qualifiée de "Génération Sacrifiée". Elle sait suffisamment calculer pour comprendre que diplômes ou pas, il n'est pas prévu d'emploi pour tout le monde. Et suffisamment lire ou décrypter les informations pour savoir que c'est parce que de plus en plus d'emplois sont et seront transférés dans les pays de l'Est ou du Sud, où des enfants travaillent jour et nuit pour survivre. ..
Et l'horreur éducative ?
Dans une république assoupie, dénaturée et détournée par son «élite», déboussolée par les corruptions, tentée par le racisme, et toujours (néo-) colonisatrice par tradition ou par mondialisation, des rapaces, pas plus «modernes» que le mammouth, aimeraient bien saisir dans leurs griffes les morceaux les plus intéressants du monstre.
Ni viande à canon, ni code-barres, les enfants ont droit à un autre avenir, et donc à un autre présent. A une autre éducation, différente, parce qu’enfin émancipatrice, fondée sur la nature, les besoins, et les formidables capacités de chacun...

 
 
… Le gouvernement "s'est épuisé depuis deux ans dans des initiatives sectorielles qui n'ont pas été rattachées à un véritable projet", et il a manqué à la refondation "un slogan". "On aurait aimé entendre que la refondation a pour enjeu de construire une école vraiment démocratique, lutter contre l'échec".
"Combien de +Pisa chocs+ faudra-t-il ?", a-t-il relevé, rappelant que l'enquête de l'OCDE sacre la France championne des inégalités scolaires…
… Mais la refondation "ne peut se réduire" à des moyens, "la question centrale est l'évolution de la pédagogie, cela passe par la formation continue qui reste insuffisante".

… Vous avez dénoncé la folie de l’évaluation qui envahit tout. Avez-vous le sentiment qu’elle recule?
Non, elle ne fait que s’accroître. Il s’agit dans tous les cas d’inciter par tous les moyens matériels et symboliques à ce que les professionnels du soin, de l’éducation, de la recherche, du travail social, de la justice, de la police, de l’information, de la culture, ne puissent pas penser leurs actes autrement que sur le modèle de la marchandise, du produit financier et des services tarifés. Cette injonction à devoir concevoir les actes professionnels sur le seul modèle de la pensée néolibérale, de ses catégories symboliques et matérielles, participe à une véritable civilisation des mœurs au sein de laquelle l’humain se réduit à un «capital», un stock de ressources qui à l’instar de la nature doit être exploitée à l’infini

L’autonomie de l’élève : émancipation ou normalisation ?
La soumission des élèves à l’autorité symbolique des savoirs et à l’autorité pédagogique du maître chargé de les transmettre recule. L’éthique contemporaine de la discussion, de la négociation, de la reconnaissance des droits et libertés de l’enfant ébranle le processus institutionnel de normalisation des rôles. Dans ce cadre, il est davantage fait appel à l’autonomie des élèves chargés de s’autocontrôler, de se mobiliser dans les apprentissages ou de se juger scolairement et moralement. Or, l’apprentissage de l’autonomie nécessite des conditions socialement définies, de sorte que l’idéal d’émancipation qu’elle symbolise pourrait dissimuler les rapports de domination qu’elle perpétue sous d’autres formes…
[ Recherches en éducation - Octobre 2014 ]
  "Droits de l'enfant"

« On va finir dans un système kafkaïen »
… en ce moment, être pro-innovation est toujours bien vu, notamment parce qu’il n’y a plus assez d’argent pour s’attaquer aux grands problèmes de manière ambitieuse. En ces temps de crise politique et économique, les géants de la Silicon Valley ont la vie facile et peuvent se présenter comme nos sauveurs, car les solutions qu’ils apportent semblent fonctionner…
… comment les gouvernement vont-il gérer la pression qui va s’exercer pour qu’ils privatisent les données de leurs propres citoyens ? Selon moi, c’est la prochaine évolution. Les Etats vont accéder aux données des gens comme vous et moi et les vendre en masse aux publicitaires, cela arrive déjà un peu en Grande-Bretagne où le gouvernement vend des données médicales...
  Pouce !
"Les-Inégalités"
… L’enquête PISA montre de façon systématique que le montant des ressources consacrées à l’éducation – notamment financières, humaines et matérielles – ne présente qu’une faible relation avec la performance des élèves …
dans les systèmes d’éducation plus performants, l’affectation des ressources est plus équitable entre les établissements favorisés et les établissements défavorisés sur le plan socio-économique. Le soutien aux établissements défavorisés ne passe pas nécessairement par l’augmentation de la quantité des ressources qui leur sont affectées, mais plutôt par la garantie de ressources matérielles et humaines de qualité.
[ Équité de l’affectation des ressources : quels liens avec la performance des élèves ? - OCDE - Pisa à la loupe n° 44 ]

Les études supérieures coûtent de plus en plus chères, de 400 euros à l’université à 15 000 euros/an dans certaines grandes écoles (voire 30 000 dollars dans certaines universités américaines) …
… Dans une période caractérisée par des niveaux records de chômage, les débouchés semblent incertains, et le retour sur l’investissement éducatif aléatoire : le jeu en vaut-il encore la chandelle ?
Assurément, la question fait sens et l’avenir de la France passe incontestablement par l’éducation, la recherche et l’innovation …
… Améliorer le modèle économique des universités et des grandes écoles françaises sans marchandiser l’éducation et sans surendetter les étudiants, telle est l’équation complexe que la France est d’ores et déjà amenée à résoudre …

une discussion sur les chances d’une réforme de la société qui passerait par une nouvelle répartition des richesses et non par des conflits violents
… Depuis la parution aux États-Unis de son livre Le Capital au XXIe siècle (Le Seuil), le succès planétaire de celui-ci ne se dément pas. Ces dernières semaines en Corée et en Allemagne, le mois de novembre prochain en Chine, l'économiste français connaît partout des audiences impressionnantes autour de la thématique de l’explosion mondiale des inégalités.

mais que se passe-t-il dans ce pays pour que les sujets de fond soient systématiquement raccourcis, phagocytés, submergés et dépassés par leur contexte ou leur périphérie, pour que le débat d’idées soit à ce point difficile ?
Car il s’agit ni plus ni moins que de définir le minimum culturel partagé que tout jeune doit, posséder à la sortie de l’école obligatoire. Rien que ça


"Les-Profs"
… Bon nombre d’observateurs et d’acteurs périphériques qui croyaient bien connaître «les profs» peinent aujourd’hui à saisir la métamorphose en cours. Les associations complémentaires de l’école, les mouvements d’éducation populaire, se retrouvent déboussolés, à force d’être restés trop longtemps campés sur les images d’Epinal...
les trois quart (76 %) de ces moins de 35 ans sont inscrits sur Facebook et que 85 % d’entre eux s’y connectent au moins une fois par jour. «Les jeunes enseignants figurent même dans le trio de tête des groupes les plus connectés», rappelle Christophe Lafond, délégué national de la MGEN. Lors de l’enquête, «62 % ont déclaré ne pas pouvoir se passer d’un accès à internet mobile, quand ce n’est le cas que de 39 % des salariés du pays»…

"La-Formation"
la difficile mise en place des nouvelles écoles de formation des enseignants.
Les étudiants ont du mal à voir leur «utilité effective»…… La nouvelle formation, conçue comme devant allier alternance - avec des stages de terrain - et acquis disciplinaires de haut niveau, devait permettre de former une nouvelle génération d'enseignants censés être mieux armés pour, entre autres, enlever à la France son triste statut de championne des inégalités et éviter que 140.000 jeunes ne sortent chaque année du système scolaire sans qualification.
Le rapport pointe «une mise en oeuvre laborieuse et complexe» des nouvelles écoles et des «insuffisances»…

[ La mise en place des Ecoles Ssupérieures du Professorat et de l’EducationRapport  IGEN-IGAENR – sept. 2014 ]
[ Rapport d’information sur les ESPESénat – juin 2014 – pdf ]

La conséquence, c’est la suppression d’heures disponibles de formation donc, la panade pour assurer les enseignements que l’Espé doit donner aux fonctionnaires-stagiaires. Mais le choix est cornélien: assurer la formation en Espé, qui rapporte moins d’argent que la recherche, ou chercher à gagner plus d’argent de l’Etat en ayant plus de chercheurs publiants?
En théorie, les universités doivent faire les deux. Dans les faits, c'est presque impossible. Cela s’appelle des injonctions contradictoires…
… D’accord, la rentrée est fichue. La formation des professeurs va passer l’année à essuyer les plâtres.
Mais l’an prochain, ça ira mieux, non? ..

"Les-Rythmes"
L’Association des petites villes de France, que préside Olivier DUSSOPT, Député de l’Ardèche et Maire d’Annonay, a saisi la ministre de l’Éducation pour lui faire part de la vive inquiétude de ses élus à propos de la non pérennisation du fonds d'amorçage pour les rythmes scolaires à partir de la rentrée scolaire 2015-2016…
… Elle contribue également à une forte instabilité des règles financières, rendant très difficile l’élaboration des budgets locaux à venir, et risque de mettre en péril la réforme des rythmes scolaires dans de nombreuses communes, aggravant ainsi les inégalités sur l’ensemble du territoire
Le résultat est sans appel : un taux de chômage record de près de 24 %, soit plus de deux fois supérieur à celui de leurs ainés; un « bizutage social » de plus en plus long, qui, de stages en mission d'interim, de CDD en contrats aidés, concentre sur les moins de 25 ans l'essentiel de la flexibilité du travail et se traduit par une durée moyenne de cinq ans de précarité, avec ou sans diplôme. Et autant de retard pris, de prêts refusés en locations inaccessibles, à sortir de la dépendance parentale et entrer dans l'âge adulte et l'autonomie.
Déclassée, appauvrie, tenue loin des responsabilités politiques, réduite au silence dans un paysage idéologique en ruines, notre génération est gagnée plus que les autres par le vote d'extrême-droite. Soumise aux mêmes mots d'ordre productivistes et consuméristes que ceux contre lesquels nos aînés s'étaient battus, elle se les voit à présent infligés par toutes les ondes et les voies hiérarchiques …

… Une constante enfin : le lourd handicap des non-diplômés. Comme pour les jeunes sortis de l’école sans diplôme, ceux sortis sans rien du supérieur - plus de 20% - subissent la crise de plein fouet. Près d’un quart se trouve au chômage trois ans après leur entrée sur le marché du travail. Et, lorsqu’ils trouvent des emplois, ils sont de plus en plus souvent précaires et non qualifiés. Le diplôme reste donc, malgré tout, un plus…

Les résultats de l’étude du Céreq ne sont pas étonnants, analyse Mme Duru-Bellat.
En quoi faire une ou deux années d’études supplémentaires créera-t-il les emplois que les jeunes attendent ?
C’est une conception magique des choses : on va allonger la formation et ça ira mieux. »…
… Diplômer de plus en plus d’étudiants ne crée pas de manière magique des emplois qualifiés pour les accueillir. Il faut une activité économique dynamique pour les absorber. »…

[ CEREQ - Insertion professionnelle des jeunes : 2010-2013 – Premiers pas dans la vie active – sept. 2014 ]


"Les-Quartiers"
Comment exercer sa profession d’enseignant, comment travailler avec des enfants pour la plupart en grande difficulté scolaire mais aussi sociale, enfants d’immigrés ou immigrés eux-mêmes, habitants d’une cité omniprésente où les codes n’ont rien en commun avec l’école ?.
[ Le cod et le coquelicot - France 3 – vendredi 10 oct. 2014 – 1 h 16 ]

… Pour mémoire, à l'origine des ZEP, certaines communes avaient refusé d'intégrer le dispositif jugé stigmatisant pour l'image de leur ville. Les temps ont bien changé, depuis 2004 le nombre de pauvres en France a augmenté de 30% (voir ici) et aujourd'hui ces villes mais aussi les personnels qui y enseignent se battent pour que leur établissement reste ou même entre dans l'éducation prioritaire. Le réveil risque d'être très difficile pour les déclassés et les recalés.

"Les-Parents"
Parents d'élèves: toujours plus de «listes indépendantes»
Ce n'est nullement un phénomène récent puisqu'il s'est déployé dès les vingt dernières année du XXe siècle où la part des suffrages qui est allée aux «listes indépendantes» est passée de 25% en 1978 à 58 % en 1998. Et les élections de parents d'élèves qui viennent de se tenir vendredi et samedi derniers ne vont sans doute pas revenir là-dessus…

… En 2013, le taux de participation aux élections des représentants de parents d'élèves a atteint 46% au primaire, et 24% dans les collèges et lycées. C'est dire si ce scrutin mobilise peu les parents. Et ce d'autant moins que les résultats ne varient guère d'une année sur l'autre. ..
… Au primaire, les listes de parents "indépendants", non constituées en association ont raflé près de 60% des votes, suivies de loin par la FCPE (15,4%).
Dans le secondaire, c'est l'inverse: la FCPE est arrivée en tête en 2013, avec 46,9% des suffrages, devant les listes de parents indépendants (18,2%). ..
En pratique, le rôle des représentants des parents d'élèves varie grandement d'un établissement à l'autre, notamment en fonction de la place que veut bien leur laisser la direction. Dans le secondaire notamment, leur voix est parfois assez peu audible …

Rappel : l'association nationale de parents d'élèves FCPE,
en partenariat avec la section française de Défense des Enfants International,
procède à une enquête nationale sur les règlements intérieurs des établissements scolaires
Il n'est pas trop tard pour envoyer les copies de règlements intérieurs à Bernard Defrance :
par courrier, 57 allée Bayard, 93190 Livry-Gargan et par courriel.


La messagerie Snapchat, très populaire chez les adolescents, permet de s'envoyer des messages éphémères, qui s'autodétruisent au maximum au bout de 10 secondes….
... et on peut craindre que nombre de photos et de vidéos ayant été volées contiennent des situations (très) intimes. Leurs auteurs pensaient les envoyer de manière privée, et éphémère...
… Il faut dire que la moitié des utilisateurs de Snapchat ont entre 13 et 17 ans….
Snapchat a toujours connu des controverses quant à la sécurité de son service. Les "snaps" ne sont pas réellement éphémères. Il est écrit noir sur blanc dans les conditions d’utilisation que les messages ne disparaissent pas : "Il peut y avoir des moyens d’accéder aux snaps en stockage temporaire sur les appareils du destinataire, même s’ils ont été effacés

beaucoup de patrons de la Silicon Valley sont méfiants à l’égard de leur propre technologie.
«Les évangélistes de la technologie sont souvent bien plus conservateurs quand il s’agit de leur vie privée.»
Steve Jobs, patron emblématique, interdisait l’iPad, chez lui, à ses propres enfants, comme le révélait il y a peu un article du New York Times.
 Les enfants d’Evan Williams, co-fondateur de Twitter, n’ont pas d’iPad, mais «des centaines de livres», des vrais
«La réalité, c’est que ces patrons savent mieux que la plupart des parents jusqu’à quel point la technologie peut mal tourner.»
Depuis plusieurs années, de nombreuses études vont également dans ce sens. En 2010 déjà, les enfants américains passaient en moyenne plus 7 heures par jour devant les écrans. Un chiffre inquiétant quand on sait que, selon une autre étude, passer plus de 45 minutes par jour devant un écran serait dangereux pour un enfant…


… la pratique scolaire qui bute sur une difficulté imprévue :
la production de passivité par les méthodes actives.
En pratique, la majorité des élèves quand on sollicite leur activité, s'ennuie, se bloque.
Finalement, cette méthode fonctionne bien dans les milieux les plus favorisés mais pas dans les quartiers populaires…
… le numérique valorise spontanément le bagage de capacité logique et d'organisation des connaissances dont les individus disposent très tôt, notamment du fait de leur vocabulaire. De ce point de vue-là, mieux on est outillé intellectuellement, plus on est efficace grâce au numérique. C'est donc un facteur d'inégalité...

  Pouce !
"Le-Code"
… Les professeurs attendent notre rapport - même s'il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt: il y a là de vrais défis pour eux. Ils doivent apprendre à enseigner autrement, apprendre des choses qu'ils ne savent plus ou pas encore, à coder, etc. Eux aussi sont désormais tenus de se former en permanence, tout au long de leur vie professionnelle. Mais ce défi les replace au centre du dispositif. …
[ Rapport du CCNum Ferry 3.0 - JULES FERRY 3.0 -  Bâtir une école créative et juste dans un monde numérique - Octobre 2014 ]

l'essentiel du budget de l'éducation est consacré à rémunérer les enseignants. Pour diminuer les coûts, le levier le plus immédiat consisterait à payer moins d'enseignants. Or la plupart des acteurs et experts du secteur estiment que le numérique, s'il invite à une réinvention du rôle des enseignants, ne pourra pas s'y substituer – voire, dans certains cas, qu'il implique d'augmenter le nombre d'adultes dans les établissements….
… Pour le dire autrement, Education nationale et Enseignement supérieur pratiquent une politique finalement pas très éloignée des compagnies aériennes : elles panachent offres "premium", réservées aux élites, et produits de base "low cost" pour gérer les grandes masses…

Les principaux freins au développement du numérique sont donc le manque d’équipements et de crédits pour acheter des ressources. Immédiatement après, les enseignants évoquent leur manque de formation (51% des instits), ainsi que les problèmes techniques et de maintenance. Parmi les principaux avantages du numérique, 83% des profs soulignent qu’il «capte l’attention de toute la classe», et 74%qu’il «stimule la curiosité des élèves et les motive». Seuls 15% des enseignants pensent qu’à moyen terme, le manuel numérique remplacera le papier…

Quoi, la stratégie numérique, vous ne vous en souvenez pas? Pourtant, ce n’est pas ancien. Dix-huit mois. Le numérique, intégré dans une stratégie globale appartenant au «redressement productif», était présenté comme un pilier de la refondation de l’école.
Les discours des ministres étaient assez flous sur les attendus du numérique à l’école: il fallait fournir davantage de matériels et diffuser les pratiques et usages. Pour quel bénéfice pédagogique? Dans quel but? ..
… Au-delà de la moquerie, faut-il en penser quelque chose, de ce douzième plan numérique? ..

… L'annonce des 60000 postes a pu un temps aveugler nos concitoyens, mais trois rentrées plus tard, on se rend compte que ce chiffre parviendra péniblement à combler les départs à la retraite et à encaisser la hausse démographique. Sans compter que le recrutement est problématique …
… Il ne s'agit donc pas de regretter cette énième annonce d'un grand plan numérique mais bien de hiérarchiser les priorités. Les enseignants sont très nombreux à défendre avec ferveur l'introduction de pédagogies innovantes associées à l'usage de ce qu'on appelle dans le jargon éduc nat les TICE. Ils n'en oublient pas pour autant les conditions pour que cet usage soit rendu possible

  Pouce !
il y a plus de 4 millions d'années, cette transformation ne fut pas le résultat de la volonté délibérée d'une communauté de primates voulant échapper à leur condition. Elle fut nécessairement le fait du hasard, quel que soit le nom donné à ce facteur, qui se traduit par l'imprévisibilité et le non-programmable.
Dans le cas de l'humanité d'aujourd'hui, au contraire, deux voies différentes pourraient être choisies délibérément pour provoquer les mutations générant une post-humanité éventuelle …
… En ce qui concerne les potentialités cognitives, certains chercheurs se sont demandés, par exemple, si l'immersion très approfondie et prolongée des individus dans les sociétés numériques ne pourraient pas faire apparaître, au hasard, chez certains d'entre eux, des mutations transmissibles aux descendants, résultant des nouvelles pratiques imposées aux cerveaux et aux organes sensoriels par l'ordinateur et l'internet...

Pour "La-Révolution",
penser à cocher la bonne option : "acteur" ou "esclave" ...
… La maintenance des équipements informatiques dans les établissements laisse très souvent à désirer, et empêche nombre de projets d’être réalisés…
«Est-ce que le système éducatif aujourd’hui, de la maternelle à bac+8, donne aux jeunes suffisamment d’outils conceptuels pour être du côté des acteurs de la révolution, ceux qui la conçoivent, plutôt que de celui des utilisateurs, des esclaves?».

… "Le temps vertigineux passé par les enfants sur les écrans pénalise aussi la lecture de romans, qui induit un repli sur soi, une introspection, une méditation lente, alors que l’écran induit l’échange entre amis et un rapport au temps qui s’accélère.
 Les parents ne freineront pas le mouvement –ils lisent aussi de moins en moins.
 Les élites non plus, qui ont déserté les humanités, dont la rentabilité sociale est jugée marginale.
 «Le cadre supérieur ne va plus au théâtre, ce n’est pas statutaire.»
Une autre rupture est que la culture ne sert plus aux jeunesà apprendre mais à se divertir.
Le plaisir est devenu leur maître mot. Ils veulent du ludique, des sensations fortes /.../"

Le résultat est-il inquiétant ? «Les jeunes ne sont pas plus cons qu’avant, répond Sylvie Octobre, ils ont des connaissances pointues, mais c’est un peu du gruyère

… les Coréens appellent la «prison Kakao Talk», du nom de l’incontournable service de messagerie téléphonique - 97% des utilisateurs de smartphones ont recours à cette application en Corée du Sud, soit plus de deux habitants sur trois…
… une réalité nouvelle dans ce pays ultraconnecté où le harcèlement scolaire est répandu : 28% des collégiens et lycéens ont déjà été victimes de harcèlement en ligne, d’après une enquête de l’Institut national pour les politiques sur la jeunesse. Le taux de suicide des 15-24 ans, quant à lui, a presque doublé entre 2001 et 2011

  Pouce !
plus le film est récent, plus la probabilité que l’écolier reparte en voiture est grande. Si vous n’avez pas envie de fouiller votre cinémathèque, jetez donc un œil dans la rue : la quasi-totalité des écoliers ne sont plus piétons mais passagers.
Les – trop rares – études consacrées au sujet confirment que les enfants marchent de moins en moins…
Pourquoi marchent-ils si peu ? Parce qu’on leur interdit !...

Les parents-drones sont servis par un véritable marché de la surveillance et par une société qui tolère de moins en moins l'autonomisation des enfants.
Aujourd'hui il existe des tonnes de systèmes permettant de coller aux basques de nos enfants. Du simple baby-phone qui clignotait aux pleurs du bébés, on est passés à un système autrement plus sophistiqué et qui suit à la trace l’enfant jusqu’à un âge relativement avancé…

Balise GPS intégrée dans le manteau pour suivre ses déplacements, applications sur votre smartphone pour contrôler le sien, ou encore chaussette intelligente pour connaître en temps réel son pouls ou sa température. Les objets connectés pour pister votre progéniture fleurissent, mais est-ce une bonne nouvelle ?

Au niveau des jeux dangereux il y a un indicateur qui a été donné ce matin, on est passé de 25 morts dans les années 2000, à actuellement 2 morts pour cette année, à un maximum de 3 ou 4. C'est toujours trop bien sûr, mais la prévention se fait. Après il ne suffit pas d'un claquement de doigt pour que tout ça disparaisse, il ne faut jamais arrêter, le harcèlement prend son temps…

[ Jeux dangereux, violences, harcèlementsColloque 2014 – APEAS ]


… un article récent du Wall Street Journal rappelle que la sexualité des ados est toujours peu suivie par les médecins. Livrés à eux-mêmes, ils transforment cette liberté en rébellion. Même si aux Etats-Unis, une nouvelle contamination sur quatre concerne les jeunes de 13 à 24 ans. …
… L'éducation sexuelle au lycée, toujours déficiente, est remplacée par le porno. L'Education nationale reste traumatisée à l'idée de parler de sexe et de prévention. Mais le triste constat est là: les jeunes ne savent même plus que le VIH est une infection sexuellement transmissible…
"Les-Rebelles"

… Et si le recul de l’histoire permettait de porter un autre regard sur cette fameuse (et fumeuse) «pensée 68» ? Et si, par un effet de ce que Hegel nommait «la ruse de la raison», l’individualisme dérégulateur qui fut le véritable héritage de Mai avait conduit dans une direction que les «révolutionnaires» du temps n’avaient certainement pas imaginée….
S’il faut retenir des années 1960 leur puissante charge émancipatrice, on ne peut que rester dubitatif quant à certains développements qui s’inscrivent dans leur sillage, mais que ceux qui avaient 20 ou 30 ans à l’époque n’avaient ni souhaités ni vus venir. Les soixante-huitards invoquaient volontiers Marx, c’est Stirner qu’ils ont réintroduit sans s’apercevoir qu’il ouvrait la porte à Hayek.
Alors, invoquer la «pensée 68», exalter l’image du soi-disant «rebelle» ne relèvent-ils pas de l’imposture ?...

… Les patrons se prétendent insoumis, les stars se croient en rupture de ban, les intellectuels se veulent subversifs. Nous sommes dans un monde peuplé de rebelles. Au fond, nos rebelles autoproclamés qui ne me trouvent pas assez rebelle sont simplement l’avant-garde du troupeau général. Mais quand tout le monde est non-conformiste, le non-conformisme est le conformisme….
… Et c’est cette imagination-là qui est cruellement en panne dans la démocratie d’aujourd’hui. Nous avons la protestation, mais nous n’avons plus aucun projet. C’est cela qu’il s’agit de remettre au premier plan…


"La-Formation"
la difficile mise en place des nouvelles écoles de formation des enseignants.
Les étudiants ont du mal à voir leur «utilité effective»
… La nouvelle formation, conçue comme devant allier alternance - avec des stages de terrain - et acquis disciplinaires de haut niveau, devait permettre de former une nouvelle génération d'enseignants censés être mieux armés pour, entre autres, enlever à la France son triste statut de championne des inégalités et éviter que 140.000 jeunes ne sortent chaque année du système scolaire sans qualification. 
Le rapport pointe «une mise en oeuvre laborieuse et complexe» des nouvelles écoles et des «insuffisances»…

[ La mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducationRapport  IGEN-IGAENR – sept. 2014 ]

La conséquence, c’est la suppression d’heures disponibles de formation donc, la panade pour assurer les enseignements que l’Espé doit donner aux fonctionnaires-stagiaires. Mais le choix est cornélien: assurer la formation en Espé, qui rapporte moins d’argent que la recherche, ou chercher à gagner plus d’argent de l’Etat en ayant plus de chercheurs publiants?
En théorie, les universités doivent faire les deux. Dans les faits, c'est presque impossible. Cela s’appelle des injonctions contradictoires…
… D’accord, la rentrée est fichue. La formation des professeurs va passer l’année à essuyer les plâtres.
Mais l’an prochain, ça ira mieux, non? ..

la «Refondation», voulue par Vincent Peillon, a été porteuse d’espoir. Malheureusement, la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe) déçoit tous les acteurs. Elle risque même, à nos yeux, de compromettre l’avenir de notre école primaire, pourtant au cœur de notre République. Car il faut une école primaire forte, cohérente, dotée d’un projet culturel bien identifié, avec des maîtres formés et déterminés, sachant faire de leur polyvalence un moyen efficace de préparer leurs élèves …
Les Espe sont des coquilles vides. Malgré les efforts de certains acteurs, les futurs professeurs du premier degré font l’expérience de l’absence d’ambition nationale dans le domaine qu’ils ont choisi et - faisons-leur ce crédit - auquel ils croient assez pour y consacrer une vie professionnelle aux avantages matériels de moins en moins évidents comme le rappelle le dernier rapport de l’OCDE…
… Ensemble, nous avons milité sans relâche pour une formation exigeante des maîtres qui associe tous les acteurs de l'Education nationale et n'oppose pas artificiellement les «contenus» et la «pédagogie». Ensemble, nous avons vécu, ces dernières années, des coups de boutoir institutionnels qui ont déstabilisé un édifice, qui était, certes, perfectible, mais qui, ressemble de plus en plus à un champ de ruines

… Un rapport, publié mercredi 8 octobre, dresse un premier bilan sévère des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE, ex-IUFM), qui ont ouvert leurs portes à la rentrée 2013…
… les liens entre les ESPE et les praticiens «n’ont souvent été, dans le meilleur des cas, qu’assez formels», déplorent les inspections générales. Dans les établissements scolaires, les stagiaires ont rarement bénéficié de visites de leurs formateurs universitaires. Ils ont été suivis par des enseignants «tuteurs» qui n’étaient pas forcément formés ni même sensibilisés à l’accompagnement des débutants…

[ Rapport d’information sur les ESPESénat – juin 2014 – pdf ]



Quant à l’école, elle ne joue pas son rôle de reconnaissance et de protection pour un grand nombre d’enfants :
 45 % des 6-18 ans interrogés «se sentent vraiment angoissés de ne pas réussir assez bien à l’école»
Cette proportion passe à près de 60 % chez ceux vivant une situation de privation
... Tiraillés entre des relations tendues à la maison, dans leur établissement scolaire ou dans leur environnement proche, 
réel ou virtuel, ils ressentent, pour certains, un grand malaise, un sentiment qui peut, parfois, les pousser
jusqu’aux pensées les plus sombres.
La famille, les amis, la confrontation aux adultes, à leurs pairs ou à l’institution scolaire s’érigent parfois 
comme autant de remparts parfois difficilement franchissables ...

[ Le rapport UNICEF : Adolescents en France : le grand malaise – Consultation nationale des 6 – 18 ans 2014 - pdf ]

Les profs, qui sont les premiers à se plaindre (à juste titre) d’une vision étriquée de leur profession et des clichés qu’elle véhicule, ne sont-ils pas les premiers à les appliquer pour d’autres, à travers la «profession des parents» ?
Nous ne sommes ni psychologue, ni sociologue, ni ethnologue, ni assistante sociale. Nous sommes profs, c’est un peu tout ça certes mais juste un peu, nous aurions tort de nous croire experts en autre chose. L’école française est championne du monde de la reproduction des inégalités sociales, et tenter d’y remédier commence peut-être par ne plus accorder trop d’importance au métier des parents …

"Les-Devoirs"
tous les enseignants qui ont un jour tenté de gommer les devoirs le savent bien : l'ambivalence parentale est totale sur le sujet. La FCPE, première association de parents d'élèves, en a fait les frais, qui prêche régulièrement en faveur de leur réelle suppression en primaire, contre l'avis (silencieux mais sans appel) d'une majorité de ses adhérents. Car les familles sont très attachées à cette classe après la classe …
[ Sondage OpinionWay pour Zup de Co - pdf  ]

Les enfants des quartiers prioritaires ne sont pas moins nombreux que les autres à aimer l’école (76 %, dont 36 % «beaucoup» et 40 % «un peu», contre 80 % des autres enfants). Ils sont tout aussi confiants dans leur capacité à réussir le collège…
«L’enquête n’a pas la prétention d’analyser les mécanismes qui produisent les inégalités», précise Mme Pugin. Elle a toutefois le mérite de montrer qu’on peut «agir à tous les niveaux, et pas seulement à l’école, pour lutter contre : dans l’environnement familial, sur le temps périscolaire, extrascolaire... L’ensemble des acteurs éducatifs portent une responsabilité»

[ Enquête de l’AFEV : PRATIQUES FAMILIALES ET REUSSITE EDUCATIVE-LES INEGALITES ENTRE … ]

… Depuis 2009, plusieurs indicateurs enregistrent la même secousse : les Français, de plus en plus individualistes, acceptent de moins en moins le principe de solidarité nationale. Entre jeunes et vieux, salariés et sans emplois, pauvres et riches. En 2014, 63% des Français considèrent que «les prestations sociales aux familles avec enfants» sont «globalement suffisantes». En 2008, ils n’étaient que 31% à penser la même chose…

[ CREDOC : En 2014, le soutien à l’Etat-Providence vacille – Note de synthèse – pdf ]

… En réalité, les difficultés scolaires sont le fruit du croisement entre la situation individuelle de l’élève, le contexte social ou familial, et le fonctionnement de l’école. C’est donc, bien, sur ces trois leviers qu’il faut agir…
deux questions nous apparaissent urgentes dans une perspective de lutte contre les inégalités : la réforme du collège et le soutien à la fonction parentale. Le collège, car on sait que ces difficultés s’accroissent dans les territoires les plus fragiles, entraînant un système scolaire à deux vitesses, en fonction du lieu de scolarisation. Le soutien à la fonction parentale …

Rappel : l'association nationale de parents d'élèves FCPE,
en partenariat avec la section française de Défense des Enfants International,
procède à une enquête nationale sur les règlements intérieurs des établissements scolaires
Il n'est pas trop tard pour envoyer les copies de règlements intérieurs à Bernard Defrance :
par courrier, 57 allée Bayard, 93190 Livry-Gargan et par courriel

[ Extrait de la Lettre-DOCumentaire, revue de presse et annonces diverses concernant,
directement ou indirectement, les droits de l'enfant. - sept. 2014 - pdf ]


«Des pays qui avaient des contextes socio-économiques aussi compliqués voire plus compliqués que la France ont réussi à améliorer leur système et à le rendre plus équitable», commente le Monsieur Education de l’OCDE en citant l’exemple du Portugal. «Et il n’y a pas d’exclusion entre une élite performante et une équité sociale, comme on a pu l’entendre: certains pays parviennent parfaitement à avoir les deux.» Autrement dit, il n’y aura pas d’excuses.

 
L'actualité :
dans, hors, en face, avant, derrière, pendant, après, en sortant de l'école,
et de ... "la concertation"... pour "la refondation".

Reste à savoir si elle saura et pourra aller au-delà alors que le piège tendu pendant la campagne présidentielle se referme un peu plus chaque mois - ces 60.000 postes offerts sans aucune forme de contrepartie, sur la base d’un programme composé d’intentions souvent louables mais dont les modalités de mises en œuvre n’ont jamais été nettement définies. Le tout couronné par une loi qui s’en remet à commissions et décrets pour révéler - ou pas - son suc et dans une atmosphère parasitée par la réforme des rythmes. Il faudra un immense talent et pas mal de chance pour sortir de ce bourbier.
vers les 60000 créations de postes promises

22 206 postes ont déjà été créés sur les 54 000 attendus pour 2017. La projection à trois ans du budget pose la création de 9421 postes cette année, 10711 en 2016 et 11662 en 2017. Si le rythme proposé là est tenu jusqu’à la fin du quinquennat, les 54000 postes promis dans l’enseignement scolaire (additionné des 5000 dans le supérieur et des 1000 dans l’enseignement agricole) auront bien été créés. En tenant compte des départs en retraite, il va falloir trouver des candidats pour pourvoir les 25000 postes qui seront ouverts cette année.
Des économies quand même…
En dépit de ces créations de postes, l’éducation n’échappe pas aux économies…

Dans ce contexte de désenchantement généralisé, les parents sont souvent politiquement perdus, désabusés et ont l'impression de ne pouvoir trouver aucune solution à la crise. Résultat: être un bon parent est la dernière utopie et l'enfant, devenu l'élément central de la cellule familiale, devient la valeur refuge", explique l'auteur. La dégradation des relations parents professeurs aurait commencé dans les années 1990. L'élément déclencheur? La réforme du Code de l'éducation de 1989, dite "loi Jospin", qui fait du parent d'élève "un membre à part entière de la communauté éducative" …
… Ajoutons à cela la montée de l'individualisme, la progression du communautarisme, la crise économique, la hausse du chômage, et l'on obtient un système scolaire en panne sèche, où les parents craignent pour l'avenir de leurs enfants et où les enseignants dépriment en voyant ce qu'est devenue leur profession…


"Le-Redoublement"
… une réalité dont les conseils de classe, quoiqu’ils la nient, ont bien conscience : le côté arbitraire du redoublement, qui n’obéit que rarement à des considérations rationnelles et qui fait que, par exemple, deux élèves au profil identique se verront appliquer des décisions différentes, dont les justifications ne brillent pas par leur cohérence.
Une constante néanmoins : à niveau égal, jamais les conseils de classe ne feront redoubler un enfant d’enseignant ou, plus généralement un élève dont les parents appartiennent aux classes moyennes …

… Sauf que… la fin du redoublement et le contenu de la circulaire examinée en ce moment par le Conseil d’état ne sont pas à proprement parler une nouveauté: on en parle depuis le lancement de la «Refondation de l’école» par Vincent Peillon à l’été 2012.
Et la Refondation c’est aussi une loi, qui a été discutée à l’Assemblée nationale au printemps 2013. D’ailleurs, au moment du premier vote, en mars 2013 on se dirigeait vers une fin du redoublement…
… Cela rappelerait presque ce qui s’est passé avec les ABCD de l’égalité. Le ministère de l’éducation impulse une réforme, un changement mais recule facilement quand il faut vraiment assumer une position ferme. On pourra toujours dire qu’il faut apaiser l’école. Quitte à mener une politique illisible. La détermination n’est pas le fort des ministres de l’Education nationale...

Le redoublement des classes de primaire aurait dû quasiment disparaître avec la loi d’orientation de Lionel Jospin, en 1989. La création des cycles qui défendent l’idée que chaque enfant doit prend le temps dont il a besoin pour atteindre des objectifs fixés sur trois années, aurait dû faire disparaître le redoublement du vocabulaire de l’école. Or, il est resté parce que les parents y sont attachés

… D'après l'enquête PISA de 2012, 28% des élèves français de plus de 15 ans ont déjà redoublé, ce qui place la France au 5e rang des nations "redoublantes". Les garçons redoublent plus que les filles, et le risque de redoublement est 37% plus élevé dans les familles monoparentales. La pratique touche aussi différemment les élèves de filières générales et ceux des filières professionnelles: 57% des élèves de seconde professionnelle sont "en retard" d'au moins une année, contre 20% des élèves de seconde générale et technologique. En revanche, la nationalité de l'élève est sans effet sur le risque de redoublement…
… Dit autrement, le redoublement, c'est bien, mais pour les enfants des autres? ..

"Les-Apprentis"
Cela fait plus de vingt ans que l'objectif de 500000 apprentis a été posé. Avec François Hollande à la manœuvre, on va y arriver, c'est sûr. Et on va voir ce qu'on va voir
… le diagnostic et le pronostic ne sauraient être les mêmes pour''l’apprentissage'' à un niveau de qualification élevée (un apprentissage que l’on peut sans doute appeler, pour être plus clair, ''l’alternance'') celui qui relève des enseignements supérieurs (dont les effectifs sont passés de 20000 en 1995 à 135000 en 2013), et celui que l’on appelle plus communément ''les apprentis'' …

… De fait, l’expansion de l’apprentissage en France a essentiellement bénéficié aux jeunes déjà diplômés, notamment ceux du supérieur, dont la part dans les entrées en apprentissage est passée de 1?% du total en 1992 à 14?% en 2010. Durant cette période, la proportion des apprentis sans diplôme préalable a chuté de 60 % à seulement 35?%. Or, ce sont justement ces jeunes pour lesquels le dispositif de l’apprentissage est le plus utile en termes d’insertion professionnelle. En laissant ces jeunes de côté, l’apprentissage ne joue pas le rôle d’insertion et de correction des inégalités sociales que l’on peut en attendre. Comment en est-on arrivé là

… A la fin du contrat, l'employeur n'a absolument aucune obligation à garder le jeune dans son entreprise. Dans certains secteurs professionnels, comme la communication ou les médias, l'embauche de jeunes en apprentissage peut effectivement être un moyen de bénéficier de main d'oeuvre volontaire et motivée à bon marché... 
Mais l'apprentissage c'est aussi pour beaucoup d'entreprises qui y ont recours un moyen de former "à leur main" leurs futurs salariés …


Entre amis, on dénonce les inégalités scolaires et on échange ensuite sur le meilleur moyen de détourner la sectorisation scolaire. Partout, se déploie un entre-soi social, la volonté de développer un capital social endogène qui participe des inégalités. Par peur du déclassement, nous faisons des choix qui peuvent engendrer des inégalités et qui marginalisent les plus pauvres…
... Alors que Jacques Attali affirmait, la semaine dernière dans «Libération», préférer le principe de «mobilité sociale» à celui d’égalité, le sociologue François Dubet juge pour sa part nécessaire d’inverser la tendance...

… "Notre système éducatif a réussi à cumuler deux problèmes qui devraient théoriquement être contradictoires : une forte résistance au changement accompagnée de fréquents réflexes protestataires et, dans le même temps, une infantilisation déresponsabilisante de tous les acteurs, allant de pair avec une organisation très hiérarchique"…

"Les-Rythmes"
… en juin, quand nous les avons consultés, 80% des parents de la commune étaient opposés à la mise en place de cette réforme - et ils le sont toujours, tout comme les enseignants de l'école. C'est une décision prise en commun, qui n'a rien de politique. Le problème, c'est qu'à Gazenville nous n'avons ni les locaux, ni le financement pour proposer plus d'activités périscolaires. Nous nous battons déjà depuis 30 ans pour garder cette école et ses trois classes dans le village, alors qu'elle absorbe à elle seule 30% du budget municipal. On ne peut pas faire plus, c'est impossible


"Les-neurosciences" 
Quand les neurosciences s'emparent de la pédagogie, elles ne sont plus seulement ridicules, elles deviennent dangereuses, scandaleuses, manipulant des enfants comme des cobayes, auxquels on inflige des traitements qui feraient hurler Brigitte Bardot, s'il s'agissait de bébés phoques. Hier soir, au JT de 20h, on a atteint les sommets de l'aberration et du non sens, pour démontrer des contre-vérités ahurissantes.
On a surtout eu la démonstration de ce qu'est une "bonne élève" …

"Les-Fondamentaux"
… En France, le temps consacré à l’enseignement du français et des maths est parmi les plus élevé de tout l’OCDE : près de 60% du temps de classe. Seuls les élèves portugais et mexicains y consacrent plus de temps. Un pays souvent vanté pour ses excellents résultats comme la Finlande n’y consacre que 40%, seulement 22% au collège (40% en France). Considérant les résultats respectifs de ces pays aux évaluations internationales …

"Le-Mérite"
En réalité, la réussite se joue dès les petites classes pour les enfants des milieux modestes. En terminale, notre système a largement eu le temps d'écarter tous les élèves qui ne rentraient pas dans son moule, dont certains pouvaient se montrer très "méritants". La plupart de ces exclus - et ce n'est pas un hasard - viennent des familles les moins favorisées…
Mais quel mérite mesure l'école ? Avant tout, une capacité au raisonnement abstrait. Quid de la multiplicité des formes d'intelligence, de la créativité, de la capacité à coopérer avec autrui ? Ces qualités seront pourtant essentielles dans la vie du citoyen et salarié. Il n'y a pas de mérite, mais des mérites.

Sous prétexte de dégager une élite, on traite mal ceux qui n’y appartiennent pas. Un exemple : l’ex-ministre Vincent Peillon voulait rapprocher le collège de l’école élémentaire. La réponse a été immédiate : vous allez baisser le niveau, sacrifier les élites, mieux vaut accepter le «massacre des innocents» en sixième… Or tous les sociologues savent que l’élite scolaire reflète les inégalités sociales…
… Certes, il faut dégager de bons élèves, mais cela ne nous dispense pas de nous occuper presque prioritairement de ceux qui ne le sont pas. Il faut compenser le mérite par l’idée qu’on a des devoirs envers ceux qui n’en ont pas. Et ici il y a un vrai clivage idéologique.

"La-Classe"
… Enfin, pourquoi ne pas repenser la division même en classes ? Envisager un collège modulaire, un parcours plus personnalisé des élèves, qui auraient à franchir une dizaine de paliers en français, en maths…en quatre ans ? Appliqué dans les pays scandinaves, ce principe fonctionne bien. Enfin, comme chez nos voisins du Nord, il plaide pour l'introduction de travaux manuels qui permettraient de valoriser la variété des talents des élèves…

Sans surprise, l'équipement informatique à domicile demeure le fait des enseignants. La dotation par l'établissement ou la collectivité stagne ou décroit.
Les collèges se révèlent moins dotés en ressources pédagogiques numériques que les lycées.
Les enseignants de sciences humaines/sociales et de sciences/production déclarent plus que les "littéraires" disposer de ressources.
La pratique hebdomadaire et la disponibilité des ressources se conjuguent.
Les plus jeunes semblent (encore) moins au fait que les autres enseignants…
… Principaux facteurs dissuasifs, pour les utilisateurs des TICE : la taille des groupes d'élèves (48 %), équipement informatique insuffisant (47 %), obsolète, défectueux, inadapté (46 %), débit réseau ou Internet insuffisant (42 %).

[ Enquête PROFETIC auprès de 5 000 enseignants du second degré - RAPPORT 2014 ]

… Les crédits mis à la disposition de la Caisse nationale d'allocations familiale (CNAF) pour subventionner la création de places ont en effet été sous-consommés à hauteur de 243 millions d'euros en 2013. Seulement 6000 places ont été décidées, contre 11000 prévues…
les communes connaissent des difficultés financières qui pourraient les détourner des projets d'accueil de la petite enfance. D'autant plus que le coût de création d'un berceau est passé de 18000 euros en 2000 à 34000 en 2013…


… Mais la généralisation de la semaine de 4,5 jours ne passe visiblement pas. Selon un sondage de l'institut CSA pour RTL, une nette majorité de sondés, 60%, contestent le bien-fondé de la réforme. Ils n'étaient "que" 47% il y a un an…
… 59% des Français ne veulent pas changer le système d'évaluation à l'école. 
Critiquées au quotidien, jugées démotivantes et parfois vides de sens, les notes font paradoxalement toujours figure de référence…
Le port de l'uniforme fait en revanche l’unanimité : 67% des sondés l’approuvent.  Il est considéré comme une bonne mesure pour lutter contre les inégalités sociales, que l'école ne parvient pas à combattre, selon 57% des Français.

[ Les français et l’école – CSA – RTL – sept. 2014 ]

"L'étude pointe une surreprésentation dramatique d'anciens élèves d’établissements scolaires privés (independent schools) ainsi que d’Oxford et de Cambridge parmi les institutions qui influencent tellement la vie du pays.  Il démontre que le Royame Uni est profondément élitiste"
… Si l'on tient compte du vivier beaucoup plus étroit des diplômés de grandes écoles, la France fait en réalité plus mal. Et bat l'Angleterre quant à l'entre-soi régnant au sommet du pouvoir.

… Notre principale proposition est de donner une place centrale à la pédagogie, ce qui passe par une réforme des concours de recrutement des enseignants. ..
… Derrière ces critiques, il y a l'idée du "modèle républicain". La République considère que le citoyen n'a pas de sexe, pas d'âge, pas d'appartenance. Dès lors, l'on pense que les élèves peuvent se départir de ce qu'ils sont en entrant en classe et que l'on peut tous les traiter de la même manière. C'est une erreur. L'école force les élèves à entrer dans un moule, elle crée du conformisme, et donc, de l'exclusion.

L’obligation de faire ne résout pas les difficultés de mise en place.
La rentrée des classes pose à nouveau la question des moyens et de la qualité des nouveaux temps liés aux rythmes scolaires. L'Association des Maires Ruraux de France signale que "l’école rurale déjà largement pénalisée ne doit pas être la victime collatérale de cette décision : celle-ci risque d’amplifier une école de la République à plusieurs vitesses".
Suite aux déclarations de prérentrée de la ministre, les maires ruraux estiment qu'ils n’ont pas besoin "d’injonctions de surveillant général" .

 les 3 heures libérées par la réforme des rythmes scolaires mise en place en 2013 et 2014, nécessitent un redéploiement ou un développement de nouvelles activités périscolaires par les communes.
Elaborés dans le cadre d'un projet concerté associant tous les acteurs éducatifs, ces nouveaux temps éducatifs doivent être accessibles à chaque enfant sans discrimination et gratuits pour les familles.
Cette égalité de tous sur tout le territoire doit être garantie par l'Etat.
La FCPE demande la mise en place d'un financement pérenne des nouvelles activités périscolaires, prenant le relais du fonds d'amorçage à la rentrée 2016 et rappelle que l'argent public doit être réservé à l'Ecole publique.

Il est loin le temps de l’espoir, le temps de refonder pour de vrai, le temps où l’on imaginait quelqu’un se poser pour de bon et mener une action dans la durée, jusqu’au bout, un architecte / maître d’œuvre qui conçoive, planifie et mène à terme les travaux de remise à neuf dont l’institution Ecole a tant besoin…
… Les ministres passent, nous restons, dans nos classes.
La continuité de l’école, c’est nous, nous seuls. Et c’est anormal.

une influence de l’environnement proche de l’élève sur son parcours scolaire. Mais elle peut aussi simplement traduire, d’une part, le lien entre le parcours scolaire et le milieu social d’un élève et, d’autre part, celui entre le milieu social d’un élève et ceux de ses voisins …

[ Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés - INSEE - sept. 2014 ]

"Le-Redoublement
… Selon une étude citée par Le Figaro, les élèves qui redoublent le CP ne retrouvent aucun bénéfice les années qui suivent. Pire, certains sont perdus lorsqu'ils doivent réapprendre au même rythme que les autres.
… Du temps, de l'argent perdus, et une confiance en soi meurtrie jusqu'à l'âge adulte. C'est le triste bilan que dresse le Conseil national d'évaluation des programmes (Cnesco) du redoublement …

… Le fait de vivre dans une famille monoparentale augmente de 37 % la possibilité de redoubler, et celui d’avoir un père au chômage la multiplie par deux. A l’opposé, celui d’avoir une mère diplômée du supérieur divise par près de trois le risque par rapport à une mère s’étant arrêtée au collège…
La France reste fidèle à la pratique historique du redoublement. Une pédagogie traditionnelle, les faibles contraintes réglementaires, les procédures floues de décision quant aux critères de redoublement, la place essentielle laissée aux parents dans les décisions expliquent la résistance de cette pratique

La refondation avait pour tâche de réduire cette fracture historique qui pèse si fort dans les résultats de la France en matière d’éducation. La réforme territoriale ne fait rien de moins qu’anéantir ce projet par «le transfert aux régions […] des collèges[…]…
… Et si Najat Vallaud Belkacem intervenait pour donner un peu de sens à ce point de la réforme et confirmait la refondation? …
Un abandon, en silence. Une loi a été votée, le président s’était engagé à rapprocher école et collège. La réforme territoriale ne doit pas contredire cet engagement. Dans deux ans, si la direction n’est pas suffisamment marquée, l’école serait immanquablement «libéralisée»


… La «machine école», quoi qu’il arrive, continue de tourner grâce aux enseignants, administratifs, agents, cadres. Des solutions pour lutter contre l’échec scolaire, mieux accueillir les élèves, peuvent s’élaborer (ou pas!) à l’échelle du terrain, dans les établissements, dans les classes –les politiques et leurs réformes ne font que passer. On voudrait démontrer que le ministre de l’Éducation nationale ne sert à rien qu’on ne s’y prendrait pas autrement...

Comment en effet croire encore que l’éducation est une priorité du quinquennat de François Hollande quand la valse des locataires de la Rue de Grenelle bloque toute avancée importante dans la réforme de ce système qui ne va pas bien ? Si une partie des 900 000 enseignants vit ce départ comme un abandon, d’autres affichent leur dépit…
…  Même s'il est resté peu de temps, il n'a pas annoncé que le nombre d'élèves par classe serait drastiquement réduit à la rentrée prochaine ou que le corps des enseignants remplaçants serait abondé en conséquence afin de pallier toutes les absences des titulaires. Pour que de telles choses voient le jour, ce n'est pas d'un nouveau ministre que nous avons besoin, c'est d'une autre politique» …

26 août 1824 : un ministre de '' l'Instruction publique'' est nommé pour la première fois. C'est un homme, et même un évêque : Mgr Freyssinous !
26 août 2014 : pour la première fois, une femme est nommée à la tête du ministère de l' « Education nationale » : Najat Vallaud-Belkacem …
…  Un évêque pour commencer, et une femme pour finir. Un véritable miracle.
Celui qui espérait calmer la fronde s'est retrouvé avec un large éventail de mécontents. Les opposants à la réforme sont restés vent debout. Ceux qui avaient mouillé la chemise dès la première heure se sont sentis trahis et abandonnés…

… En définitive, le ministre aura passé une bonne partie de ses 147 jours rue de Grenelle à gérer ces deux dossiers. Pour tenter de laisser une empreinte, Benoît Hamon a quand même ouvert un dossier qui lui tient à cœur : celui de l'évaluation des élèves. En finir avec la note sanction est un des ses credo, afin de rendre l'école plus douce, moins cassante et excluante. Un objectif noble, certes, mais

Du fait de la progression démographique et du développement des classes moyennes dans le monde, les systèmes éducatifs vont devoir former, d'ici 2050, autant d'étudiants que durant toute l'histoire de l'humanité réunie…
… Bien des pays, et la France en premier, ont également mis en place un système élitiste de sélection de «talents». Cet esprit de compétition – qui n'est pas très «égalité et fraternité» soi-dit en passant – laisse fort peu de place à un travail collaboratif…
… Il y a aussi chez nous la peur de l'échec et l'absence de deuxième chance. Il faut donc introduire d'urgence, dès le plus jeune âge, un «permis» de se tromper et un «devoir» d'explorer…
«Le jugement à l’égard du fonctionnement de l’école élémentaire et maternelle se dégrade, celui à l’égard de l’élémentaire atteignant le niveau le plus bas enregistré depuis 2007.

La majorité des Français estime que la profession d’enseignant en primaire s’est plutôt dégradée ces dernières années.
Près de six français sur dix estiment que le métier d’enseignant a aujourd’hui une mauvaise image en France, cette perception étant néanmoins beaucoup plus positive que celle des enseignants eux-mêmes.
L’image des enseignants encore plus que celle de la profession est perçue comme s’étant dégradée au cours des dernières années.
Si moins d’un Français sur deux conseillerait à une personne de son entourage de devenir professeur des écoles, ils restent toutefois plus nombreux que les enseignants eux-mêmes à recommander ce métier.»

[ Les Français, l’Ecole, et le métier d’enseignant : quel regard aujourd’hui ? – Rapport SNUIPP – Harris ]


La dichotomie éducation-instruction (même si elle ne peut jamais être tenue jusqu’au bout) a en effet structuré en profondeur depuis la Révolution française le débat public sur l'Ecole …
… Si l'on doutait encore de l'option ''éducative'' (et même'' ultra-éducative'') de la création du ministère de l' «Instruction publique » (en dépit de son intitulé), le mieux est alors de suivre son premier titulaire, Monseigneur Frayssinous
Diwan, école laïque et gratuite, doit actuellement financer sur son propre budget les salaires des enseignants affectés aux classes créées depuis moins de cinq ans. Une charge financière importante, frein à l'ouverture de nouvelles sections. À l’instar de ce qui a déjà été mis en place au Pays Basque, Diwan souhaite un "aboutissement rapide" du dossier de contractualisation précoce. Une disposition par laquelle l'État prendrait en charge les nouvelles écoles Diwan sous contrat d'association dès lors que l'effectif d'une classe est identique à celui requis pour l'ouverture d'une classe bilingue dans l'enseignement public, soit 15 élèves de plus de 3 ans…
«Des programmes nationaux devraient définir le minimum culturel commun, c’est à dire le noyau de savoirs et de savoirs-faire fondamentaux et obligatoires que tous les citoyens devraient posséder […]. Cette formation élémentaire devrait mettre l’accent sur les savoirs fondamentaux qui sont la condition de l’acquisition de tous les autres savoirs, et sur la disposition à acquérir des savoirs».
Cinquante après «les Héritiers», et trente ans après le rapport ''Bourdieu'' du Collège de France,
on en est toujours là...

À la manière d’une équipe de football formée d’individualités brillantes, mais maladroite dans le jeu collectif, la France a commencé à perdre du terrain. Notre pays a reculé économiquement, en comparaison de ceux qui, il y a vingt-cinq ans, avaient un niveau de vie comparable au nôtre ; mais il a aussi reculé socialement, avec un chômage qui s’est installé jusqu’à finir par sembler inéluctable …
...Si la France investit plus de 6 % de son PIB dans l’éducation, les dépenses par élève dans le primaire sont de 17 % inférieures à la moyenne de l’OCDE alors qu’elles lui sont largement supérieures en ce qui concerne le collège et surtout le lycée. ..
...En dépit de la situation budgétaire, c’est un domaine dans lequel il ne faut pas hésiter à investir des ressources publiques, pour permettre à tous les enfants d’entrer à l’école avec toutes leurs chances de réussite. Il est d’ailleurs certain qu’un tel investissement se justifie pleinement du strict point de vue de l’équilibre intertemporel des finances publiques...
 


La comparaison avec le coût inférieur de l’enseignement en Allemagne est visiblement restée en travers de la gorge du ministre  : «La comparaison des systèmes éducatifs sur la base de statistiques est un travail important mais qui ne peut constituer à lui seul un guide pour l’amélioration de nos politiques publiques, surtout si cette comparaison est réalisée à grands traits, et sans une certaines dose de subtilité dans l’analyse», tacle Benoît Hamon…
… Il rappelle ainsi à Jean Pisani-Ferry qu’il est représenté dans le comité de pilotage de l’évaluation de la politique de lutte contre le décrochage, «un moyen certes moins visible mais au moins aussi essentiel pour votre institution et l’avenir de notre pays, de formuler des propositions concrètes pour permettre la réussite scolaire du plus grand nombre»

… L'économiste Jean Pisani Ferry lui a répondu le 7 août (dans une tribune publiée par «Les Echos») que «par nature, une étude fondée sur une approche 'top down' ne peut prétendre à la même granularité qu'une investigation sectorielle spécifique. Inévitablement, l'étendue du champ couvert se paie d'une moindre précision…»
… Au collège, le coût salarial par élève en France (2.392 dollars), reste inférieur à la moyenne de l'OCDE : la France se situe à cet égard en 22ème position sur 28 pays
 

Dans certains pays, l’entrée des cantines scolaires 
est ainsi contrôlée par un dispositif de lecture optique sur lequel l’enfant pose distraitement sa main.
Des voix se sont élevées pour attirer l’attention sur les dangers d’un contrôle absolu et sans limites de la part d’un pouvoir qui disposerait des données biométriques et génétiques de ses citoyens. Avec de tels outils, l’extermination des Juifs (ou tout autre génocide imaginable), menée sur la base d’une documentation incomparablement plus efficace, eût été totale et extrêmement rapide. La législation aujourd’hui en vigueur dans les pays européens en matière de sécurité est sous certains aspects sensiblement plus sévère que celle des Etats fascistes du XXe siècle…
Il y a 221 ans, le 6 Messidor, an I de la République, c’est-à-dire le 24 juin 1793, la Convention adopte et promulgue la Constitution de l’An I

« L’idée d’un grand peuple se gouvernant lui-même était si noble qu’aux heures de difficulté et de crise, elle s’offrait à la conscience de la nation. Une première fois, en 1793, le peuple de France avait gravi cette cime, et il y avait goûté un si haut orgueil, que toujours sous l’apparent oubli et l’apparente indifférence, le besoin subsistait de retrouver cette émotion extraordinaire. »
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, lycée d’Albi, 30 juillet 1903. 
… L’annulation du sommet de Turin (prévu initialement courant juillet) pour accélérer la mise en œuvre de «l’initiative pour l’emploi des jeunes» européenne, en dit long sur le désarroi des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne face à l’explosion du chômage des jeunes.

Un chômage qui les touche deux fois plus que leurs aînés pour atteindre 22% dans l’Union européenne et plus de 55% dans certains pays…
… En 2012, 42% des jeunes salariés avaient des contrats temporaires et 32% travaillaient à temps partiel (respectivement 4 fois et 2 fois plus que leurs aînés). Quant à ceux qui sont en décrochage scolaire et ne suivent aucune formation, plus de la moitié est au chômage en le subissant pour ses trois quarts…

Le constat est connu mais continue à s’accentuer à mesure que le temps passe.
La précarité de la jeunesse avance, de même que sa défiance envers le politique. Près de 50 % des personnes pauvres ont moins de 30 ans et 73 % des jeunes ne sont pas allés voter aux élections européennes. Alors que près d’un jeune sur deux pense que sa vie sera pire que celle de ses parents, un sentiment de révolte …
… la reproduction des politiques antérieures l’a emporté. Même reproduction des schémas qui ne fonctionnent pas, même empilement de dispositifs, même promesses qui éloignent un peu plus la jeunesse de ses représentants …

… En fait, explique-t-il, quand les libertariens parlent de liberté,
ils l'utilisent dans une acception différente de celle que nous présumons :
pour eux, la liberté n'est pas autre chose que la liberté économique. 
Les mots-clefs qu'ils utilisent à l'envi - comme "libre", "ouvert", "innovation" ou "efficacité"
sont des valeurs abstraites qui plaisent autant à des gens de gauche que de droite.
Dans l'enseignement, ces mots évoquent
pour les gens de gauche un changement de paradigme dans le contexte scolaire, 
un appel à la créativité, quand à droite, cela évoque avant tout la libéralisation du système…

Ils ont fermé les yeux sur l’inexorable croissance des inégalités de l’école jusqu’à la fin de vie, 
provoquées par la « mondialisation heureuse » d’Alain Minc,
laquelle crée de nouvelles pauvretés et transforme des pauvretés en misère…
… Ne sommes nous pas en train de suivre somnambuliquement de nouveaux somnambules, 
en attendant de nouveaux désastres ?..

N’avez-vous pas l’impression que le débat de société s’est exacerbé 
ces derniers temps dans notre pays, notamment sur l’école ?
La vraie question qui se pose aujourd’hui est la capacité de la France à se réformer. 
En ce qui concerne les sujets de société, nous sommes dans un emballement vertigineux très inquiétant. 
Notre pays a du mal à s’adapter en douceur et procède par grandes crises successives 
où tout est remis à plat plutôt que par une avancée consensuelle. 
On le voit aujourd’hui peut-être plus que jamais sur tous les sujets qui ont trait à l’école
L’ambiance autour de l’école est «trop nerveuse», d’après le ministre qui «ne veut pas ouvrir un nouveau champ de bataille».L’avantage en lançant le chantier de la notation, marronnier du débat scolaire, est que l’on ne parle plus des rythmes. Un bref répit ? Benoît Hamon est attendu début juillet sur les ABCD de l’égalité (filles-garçons), ce dispositif devenu la bête noire des militants anti-genre. Il devrait annoncer son abandon, tout en affirmant qu’il ne recule pas et que l’école transmettra la culture de l’égalité, sous une autre forme.
… la question de la rémunération, pour importante qu’elle soit, ne suffit pas à traiter le sujet (on sortait en 1994 de la “revalorisation” Jospin). Elle souligne en revanche qu’aucune décision ni aucun ministre n’a su renverser la vapeur et donner le sentiment aux enseignants que le pays leur savait gré de leurs efforts…

Qu’ a-t-on fait pour aider les professeurs à réussir mieux avec leurs élèves ? Qu’a-t-on fait pour leur exprimer, concrètement, une reconnaissance collective ? Leur a-t-on proposé des formations qui répondent à leurs préoccupations ? A-t-on encouragé ceux qui s’engageaient au-delà de leurs obligations statutaires, notamment dans la mise en œuvre de projets de tous ordres - voyages, sorties, numérique, culture, etc. ? Les a-t-on suffisamment encouragés et accompagnés au quotidien ? 
Il n’existe pas de réponse simple à ces questions

"Le-Code"
… de nombreuses personnalités, et même l'Académie des Sciences, estiment que l’école devrait apprendre aux élèves les rudiments de la programmation, laquelle favoriserait la réflexion, développerait la logique, l’entraide, la créativité et l’initiative, en sus d’un rôle de formation citoyenne.
Je sais ce que vous vous dîtes, je suis passé par là aussi : «Mais, je ne suis pas formé, moi, je sais à peine aller sur Facebook et créer une feuille Excel ! Et puis, on va faire ça où, dans notre salle informatique vintage ??». Rassurez-vous, il a finalement été décidé que cet enseignement du code se ferait à titre plus ou moins expérimental …

"Les-Rythmes"
… C’est le duo Ségolène Royal, alors ministre délégué à l’Enseignement scolaire et Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui casse cette dynamique en remplaçant cette forme de contrat coopératif par le Contrat éducatif local (CEL). Décision très politique pour bien marquer les territoires respectifs de l’animation et de l’éducation et faisant fi des bienfaits observés de la continuité éducative pour les élèves. Contrat qui isolera un peu plus l’école de son environnement …
… On touche là à l’un des défauts majeurs de notre système éducatif : dans la majorité de nos établissements scolaires, l’élève doit être passif, à l’écoute du maître et sans initiative...
… Après plus d’une décennie de ce régime scolaire, il ne faut pas s’étonner, comme récemment, que les jeunes ne participent presque plus aux élections, prennent de moins en moins de responsabilités associatives, syndicales ou électives et soient plus sensibles aux valeurs individuelles qu’aux valeurs collectives et citoyennes. Le début d’un changement à l’évidence dépend sûrement de l’école…

… «le nouveau cycle CM1-CM2-6ème contraint premier et second degrés au rapprochement pédagogique …»
… «Un grand nombre d’enseignants n’avaient même pas regardé ces textes avant nos visites et les ont découverts en séance. Certains en avaient entendu parler, mais sans vraiment y avoir réfléchi» …
«… Si des réponses ne sont pas rapidement données et des solutions trouvées..., le conseil école-collège s’inscrira dans la suite de toutes les mesures et incitations réitérées régulièrement...sans parvenir à franchir une étape décisive …»
[ La mise en place des conseils école-collège - Rapport conjoint IGEN / IGAENR - mai 2014 ]

…  L’école maternelle est une école bienveillante. Sa mission principale est de donner envie aux enfants d’aller à l’Ecole  pour apprendre, grandir et s’affirmer comme sujet singulier. Elle s’appuie sur un principe fondamental : tous les enfants sont capables d'apprendre et de progresser. En manifestant sa confiance à l’égard de chaque enfant, l’école maternelle l'engage à avoir confiance dans son propre pouvoir d’agir et de penser, dans sa capacité à apprendre et réussir sa scolarité et au-delà … 
…L’école maternelle est un cycle unique et première étape pour garantir la réussite de tous les élèves au sein d’une école juste pour tous et exigeante pour chacun …
… L’institution est attentive à ne pas sous-estimer ni sur-estimer les inégalités socio-économiques, territoriales, culturelles ou entre filles et garçons pour éviter l’apparition précoce de difficultés scolaires …
[ Conseil Supérieur des Programmes - PROJET DE PROGRAMME ET RECOMMANDATIONS - ÉCOLE MATERNELLE – juillet 2014 ]

(Serguei - Le Monde - 14 08 14)
… "les emplois que les robots laisseront aux humains seront ceux qui nécessitent réflexion et connaissances. En d'autres termes, seuls les humains les mieux éduqués rivaliseront avec les machines. Et dans le système éducatif des Etats-Unis comme dans le reste du monde, les étudiants sont toujours assis en rangées et en colonnes, apprenant à rester tranquilles et à mémoriser ce qu'on leur dit, préparés à une vie dans une usine du XXème siècle."…
… “The jobs that the robots will leave for humans will be those that require thought and knowledge. In other words, only the best-educated humans will compete with machines. And education systems in the U.S. and much of the rest of the world are still sitting students in rows and columns, teaching them to keep quiet and memorize what is told to them, preparing them for life in a 20th century factory.”…

La mémoire travaille davantage lorsque l’étudiant réfléchit à ce qu’il écrit. Grâce à l’ordinateur, il va donc certes plus vite, mais il écrit de façon moins intelligente, comme le fait comprendre Daniel Oppenheimer: «Taper à la vitesse de la lumière encourage à transcrire ce que l’on entend, sans faire vraiment attention à ce qui est dit». …
Dust off those Bic ballpoints and college-ruled notebooks — research shows that taking notes by hand is better than taking notes on a laptop for remembering conceptual information over the long term…

La consommation énergétique des infrastructures du Web (serveurs, data centers…) pourrait représenter, en 2030, l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)…
… Pour cela, les pays industrialisés, dont la France, devront avoir réduit leurs émissions de 80 % d’ici 2050. 
Or la consommation d’électricité dans le monde des fermes de serveurs (très majoritairement issue des énergies fossiles aujourd’hui) a explosé de 235 % entre 2000 et 2010. Rien ne garantit aujourd’hui que l’innovation technologique suffira à résoudre cette contradiction …
Pour garantir le respect du droit à l’énergie, mais aussi aux économies d’énergie et à l’information, la personne qui inspire le plus confiance n’est certainement pas Mark Zuckerberg…

Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus extrêmes, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international qui s'est conclu jeudi 21 août à Montréal…

… Le Guardian a réalisé une très intéressante et très courte vidéo de 90 secondes pour tout savoir sur la situation des toilettes dans le monde, on retient notamment que plus de gens ont accès à des téléphones portables qu'à des toilettes dans le monde.
2,5 milliards de personnes n'ont pas accès à des installations sanitaires

… Après avoir assisté à la naissance de l'iPhone dans les exploitations minières de minéraux rares, Jay Greene s'est interessé pour CNET.com au devenir d'un iPhone en fin de vie et au délicat problème du recyclage
… "Ce type de recyclage est pire que de ne rien faire. Il serait préférable de simplement les mettre en décharge."…
Mais c'est une bombe à retardement de 20 millions d'unités. "Tous deviendront des déchets électroniques et finiront à Guiyu"

à l'adolescence "la durée minimum de sommeil doit se situer entre huit et neuf heures et l'heure limite de coucher ne devrait pas dépasser 22h". A l'ère du numérique, le début des cours ne serait pas le seul problème des collégiens et lycéens.Les multiples écrans parasitent aussi le sommeil de nos adolescents

… le début des cours avant 8h30 est néfaste pour la santé des collégiens et lycéens. Le slogan? "Laissez les dormir". ..
"Les études montrent que les adolescents qui dorment suffisamment ont moins de risques d'obésité et de dépression... Ils ont de meilleures notes et une qualité de vie plus élevée"
… A l'ère du numérique, le début des cours ne serait pas le seul problème des collégiens et lycéens. Les multiples écrans parasitent aussi le sommeil de nos adolescents. ..

… Outre que la plupart d’entre nous dorment moins qu’aux siècles précédents (on serait passé de 10 heures en moyenne à 8 heures, puis à six heures), des sources de lumière nous alertent en permanence (écrans, lampes-témoins, vitrines vues du dedans). Les appels de la machine capitaliste nous «branchent» sans interruption, nous disant que nous avons la chance d’appartenir au grand réseau, ce à quoi nous nous soumettons sans peine. «La soumission à ces dispositifs, écrit Crary, est à peu près irrésistible, étant donné l’appréhension de l’échec social et économique, la peur de se faire distancer, d’être considéré comme démodé. Les rythmes de consommation technologique sont inséparables d’exigences d’autoadministration permanente.»

  Pouce !
"Nous suivons le programme commun, mais avec des méthodes d'apprentissage très différentes"…
… "Les problèmes des élèves en difficulté viennent du fait que leur forme d'intelligence n'est pas valorisée dans le système actuel, uniquement focalisé sur la forme logico-mathématique et la forme verbale", reprend le responsable du collège. Tout Français le sait bien : à l'école de feu Jules Ferry, mieux vaut avoir l'esprit "intello" plutôt qu'une âme d'artiste…


 
 

Nos ados ont les idées noires. Quand on est âgé de 10 à 19 ans, la dépression est la principale cause de maladie et de handicap selon un rapport publié mercredi par l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) sur la santé des adolescents…

… enquête internationale de l'OMS ? «Globalement dans la moyenne» explique Emmanuelle Godeau, du service médical du rectorat de Toulouse, responsable de l'enquête HBSC en France. Cette étude révèle que, concernant «la perception qu’ils ont de leur état de santé général, les jeunes Français font un peu mieux que la moyenne des autres adolescents européens, qu’ils aient 11, 13 et 15 ans»…

Année scolaire 2014–2015 
Vacances de la Toussaint : du samedi 18 octobre 2014 au dimanche 2 novembre 2014 pour toutes les zones. 
Vacances de Noël : du samedi 20 décembre 2014 au dimanche 4 janvier 2015.
Le calendrier complet toutes zones.

Une vie lycéenne moribonde
La vie lycéenne vivote en effet depuis vingt ans grâce à l’impulsion des quelques rares proviseurs impliqués ou des conseillers principaux d’éducation qui ont la confiance des premiers. Le plus souvent, ce sont les lycéens eux-mêmes qui rappellent les textes aux chefs d’établissement et les contraignent, en faisant le siège de leur bureau, chaque automne, à organiser les élections, à mettre en place les réunions des CVL, à consulter les dits CVL avant chaque conseil d’administration, à susciter les projets d’établissement… à faire vivre la démocratie lycéenne, tout simplement.
Il suffit, pour s’en convaincre, d’interroger quelques lycéens à ce sujet ou, mieux, quelques élus de la vie lycéenne. Il peut être intéressant aussi de faire, comme je l’avais fait récemment, une lecture attentive des règlements intérieurs des lycées dans lesquels, bien souvent, les droits mêmes des lycéens (expression, publication, réunion, association…) sont bafoués, au mépris des textes officiels et de la loi

À une période où l'engagement des jeunes pour la défense des principes de la République est primordial, la présente circulaire vise à donner un nouveau souffle à la participation des lycéens à la vie de leur établissement. L'apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble est un objectif pédagogique aussi important que la transmission des savoirs…
… Il revient ainsi aux chefs d'établissement de veiller aux respects des droits et libertés des lycéens et d'en faciliter l'exercice : libertés d'expression, dont le droit de publication et le droit d'affichage (articles R. 511-6, 7 et 8 du code de l'éducation), d'association (article R. 511-9) et de réunion (article R. 511-10)…

… À première vue, les semaines de l’engagement lycéen, instituées du 30 septembre au 18 octobre 2013, n’ont pas rempli leur objet premier, c’est - à - dire une augmentation du taux de participation aux élections pour le renouvellement partiel des conseils des délégués pour la vie lycéenne (CVL)…
Ce constat globalement négatif cache cependant une réalité très inégale selon les académies et les types d’établissements, avec, çà et là, des hausses du taux de participation aussi spectaculaires que les baisses…
[ Note d’étape sur les dispositifs destinés à favoriser la vie lycéenne et la mise en place de l’acte II de la vie lycéenne : les semaines de l’engagement lycée. ]

Voici 40 ans – le 5 juillet 1974 -  le président Giscard d'Estaing tenant une promesse électorale surprit tout son monde en faisant passer la majorité civile et électorale de 21 à 18 ans…
… Aujourd'hui se pose la question de franchir une nouvelle étape eu égard à la plus grande maturité avancée des jeunes et à leur implication dans la vie quotidienne, tout simplement du fait de leurs compétences même si crise oblige, nombre de jeunes jouent les Tanguy au domicile parental ;
Françoise Dolto militait déjà dans les années 80 pour l'émancipation à 13 ans.
Sans aller jusque-là
 

Des demandes d’engagements concrets


Les-Droits-De
Un enfant est tranquillement assis dans une pièce avec un marshmallow. Et il ne le mange pas, puisqu’on lui a promis qu’il en aurait deux autres un peu plus tard s’il résistait à la tentation pendant un quart d’heure. Ce petit est un parangon de retenue, un expert ès gratifications différées. Il continuera – c’est en tout cas ce qu’affirment les psychologues – à faire preuve de la rectitude nécessaire pour décrocher ces récompenses si douces et difficiles à obtenir que sont la réussite scolaire, l’argent et la santé…
Que faire des enfants non-conformistes?..
Empruntant déjà aux idées de Taylor, l’école n’était guère conçue pour encourager l’esprit critique. Elle ne l’est pas davantage aujourd’hui, tant le salaire et la sécurité de l’emploi des professeurs dépendent de la réussite des élèves aux tests standardisés. «Ce que nous enseignons aujourd’hui, c’est l’obéissance, la conformité, le respect des instructions»

  "Droits de l'enfant"


Cette précarisation du marché de l'emploi touche en tout premier lieu les jeunes. Alors qu'en 1982 plus de 80 % des 15-24 ans salariés étaient en CDI, ils ne sont plus que 50 % en 2012 (contre 90 % pour les 25-49 ans) ! Même une fois retirée la proportion de jeunes en contrats d'apprentissage, l'écart avec les 25-49 ans reste considérable : 22,9 % des moins de 24 ans ont un CDD, contre à peine plus de 7 % pour les 25-49 ans. Le contrat précaire apparaît donc dans ce cas un passage quasi obligé de début de carrière…

… On entend souvent l'argument selon lequel "on n'a pas besoin de connaître la mécanique pour apprendre à conduire". L'absence de professeurs formés en nombre suffisant est également un frein pour beaucoup de ses adversaires, qui la jugent infaisable. 
Entre ceux qui ne jurent que par l'introduction de l'informatique comme un enseignement obligatoire, et ceux qui ont peur que l'on veuille transformer le primaire en une prépa à l'Ecole 42, il existe pourtant des pistes pour initier les enseignants et favoriser un passage du périscolaire au scolaire, sans avoir à attendre une réforme du socle commun qui prendra des années…


"Le-Redoublement"
... D’après l’OCDE, 28% des élèves français de 15 ans ont redouble au moins une fois, contre 12% en moyenne dans les pays membres. Cette pratique est non seulement coûteuse (près de deux milliard d’euros par an dans l’enseignement obligatoire), mais inefficace ; l’élève qui décroche perd plusieurs mois de son année et rencontre souvent les mêmes difficultés l’année suivante

"La-Carte"
Agnès Van Zanten : "l'école est un grand marché..."
 

le décret (n° 2014-800 du 15 juillet 2014) organise les conditions dans lesquelles les services de l'éducation nationale travaillent avec les conseils généraux qui veulent mettre en œuvre la possibilité qui leur est offerte par l'article L. 213-1 du code de l'éducation, dans sa rédaction issue de la loi du 8 juillet 2013, de prévoir, afin de favoriser la mixité sociale, qu'un même secteur de recrutement est commun à plusieurs collèges publics situés à l'intérieur d'un même périmètre de transports urbains…

«Le plus drôle, c’est que les écoles privées, à force d’accueillir tous ces élèves qui fuient le système public finissent par être les seules qui abritent une vraie mixité sociale!» 
On peut modestement rappeler que le rôle de l’Éducation nationale, des communes, des départements, leur responsabilité, serait d’éviter la constitution et le renforcement de ghettos scolaires. Une conception intelligente des cartes scolaires, le maintien des équipes enseignantes en place, des propositions pédagogiques efficaces …

"Le(s)-Bac(s)"
En réalité, c’est l’expansion des baccalauréats professionnels (créés par le ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement en 1985) qui assure quasiment toute la progression du taux de bacheliers dans une classe d’âge depuis une vingtaine d’années : 23,7% de bacheliers professionnels dans la classe d’âge de 2014 contre 8% dans celle de 1994…
… les «objectifs de Lisbonne» envisagent 50% d’une classe d’âge à bac+3 («bac + licence»). Difficile à atteindre alors que la part des bacheliers généraux et technologiques dans une classe d’âge stagne obstinément à peu près à cette hauteur depuis vingt ans…
… alors même que Jacques Chirac n'a pas hésité à dire à la «Convention sur l'éducation et la formation» tenue par les partis de droite en janvier 1990 que «80%, ça n'a pas de signification, car il n'y a pas 80% d'élèves aptes à s'ouvrir à l'étude des concepts»

L’objectif des 80% d’une classe d’âge a banalisé la complexité du système et en conforte la (large) part d’illusion. Parler de « pourcentage » construit un objet bac qui n’existe pas. Il n’y a pas « le bac » mais DES baccalauréats
… Cette interrogation passe par la redéfinition de la place de la licence, en conformité avec les objectifs de la France au regard de la stratégie de Lisbonne

Une pratique bizarre et discutable, qui renvoie à une équation très française : l’université doit accueillir tous les bacheliers qui le demandent avec interdiction de sélectionner, mais sans que l’Etat n’augmente les moyens alloués en proportion, et l’injonction de diminuer l’échec en première année ainsi que l’obligation de mieux insérer les étudiants professionnellement…
… Il y a aussi un phénomène de propagation. Dès lors qu’une université fixe des capacités maximales à une licence, les autres facs ressentent la pression des candidats recalés. Et sont incitées à adopter, à leur tour, des plafonds…
«Ce type de débat n’est pas à l’ordre du jour.» En clair, le gouvernement n’a aucune envie de s’attaquer à un sujet tabou, une ligne rouge pour les principales organisations étudiantes…
«Le système est arrivé à ses limites, estime Anne Fraïsse, il faut regarder les vrais problèmes et cesser d’utiliser l’université pour masquer le chômage…

Quarante-deux établissements d'enseignement supérieur sont «hors-la-loi», dénonce l'Union nationale des étudiants de France (UNEF, syndicat majoritaire). Dans un communiqué publié mercredi 16 juillet, l'organisation étudiante accuse 14 de ces universités et grandes écoles de pratiquer des «frais d'inscription supérieurs au montant fixé nationalement par le ministère» et 33 universités de «sélectionner les étudiants à l'entrée de la licence et du master», et ce,« en toute illégalité »

Cela remonte à la mise en place de l’autonomie. On leur a transféré des charges sans leur donner les moyens correspondants. Elles se sont retrouvées à gérer la pénurie et à recourir à cette pratique qui va à l’encontre de leur mission de service public.
 «Le tirage au sort est scandaleux, comme toutes les méthodes disant aux bacheliers qu’ils n’ont pas le choix de leurs filières. Certains vont renoncer à poursuivre leurs études. D’autres devront s’inscrire ailleurs sans l’avoir choisi, ce qui contribue à l’échec…

La création des 60 000 postes reste en revanche menacée par plusieurs facteurs. En premier lieu la crise du recrutement. 3396 postes n'ont en effet pas été pourvus en 2013. Cette tendance ne devrait pas être démentie en 2014…
… Au total, malgré l'objectif répété de créations de postes, le nombre d'enseignants titulaires (primaire, privé, public et privé confondu) aura reculé entre l'élection de François Hollande et la fin de l'année 2014. Et ne devrait pas beaucoup augmenter d'ici 2017. 

Il y a tout d’abord les sujets chauds à traiter dans l’urgence : les ABCD de l’égalité, sur lesquels le ministère vient d'opérer un spectaculaire recul, la circulaire pour la refondation de l’éducation prioritaire, ou le suivi de la réforme des rythmes scolaires. La réforme qui monopolise le débat médiatique sur l’école depuis des mois n’occupe dans ce rapport que quelques pages, comme si l’administration voulait signifier que ce n’est qu’une réforme parmi d’autres …
… En clair, l’objectif des 60 000 créations de postes sera très compliqué à tenir et, pour l'instant, le compte n'y est pas
«La résorption du décrochage (stock) stagne depuis des années», le «stock» représentant la somme cumulée des quelque 140 000 jeunes qui décrochent chaque année. De plus, le «volume des jeunes pris en charge dans le cadre de la remédiation reste faible»
/.../ Le rapport rappelle l’existence d’une note demandant plus de rigueur dans l’octroi de dérogations :
 «Il n’y a pas lieu d’accorder des demandes de dérogation qui se ferait au titre de la convenance personnelle qu’elle soit en raison d’offre pédagogique ou d’autres motifs, sauf situation exceptionnelle à étudier au cas par cas.» ...
[ le rapport ]

"La-Carte-Scolaire"
… Ce qui m’énerve, ce sont les dames-patronnesses qui disent : «On est tous de toutes les couleurs, qu’est-ce que c’est chouette !» Oui, je le pense aussi, mais ça ne va pas m’empêcher de remarquer ce qui se passe autour de moi. Il y a des gamins noirs, et je ne vais pas dire qu’ils sont blancs. Elles, elles ne disent pas «mes pauvres», comme au XIXe siècle. Mais elles disent «je vais voir "mes roms"».
Voilà les bobos bien-pensantes, bien contentes d’habiter là, mais gênées quand leurs enfants fréquentent trop les enfants des hôtels sociaux de Couronnes, où vivent des sans-papiers. À l’anniversaire, on en invite un, mais c’est tout…
Les-Droits-De
80 % ont un compte bancaire à 15 ans et que 67 % gagnent déjà de l'argent. Fallait-il entrer dans le protocole de l'OCDE pour apprendre cette information qu'un institut de sondage aurait fait émerger sans faire plancher 1068 élèves de 225 établissements ? En 2010, quand cette nouvelle évaluation a été créée, la question s'est posée…
… L'organisation internationale avait pourtant bien fait les choses. En rendant gratuite la participation à la première session, elle espérait appâter. L'OCDE cherche à innover et à se diversifier dans ce secteur lucratif de l'évaluation des élèves, où elle s'est imposée.
Outre cette envie de devenir évaluateur à tout-va, l'OCDE veut aussi faire passer sa vision du monde
… il est urgent que chaque adolescent apprenne à gérer son argent de poche : il en va de l'avenir de la planète…

"Les-Notes"
… L'affrontement, comme si souvent en matière pédagogique, sera donc purement idéologique et renverra à cette simple question : quelle société souhaitons-nous construire - étant entendu que l'école en est la matrice autant que le miroir? Or rien ne dit qu'une majorité de français, de droite comme de gauche, souhaite un monde où les rigueurs de la sélection s'atténueraient. Le gouvernement lui-même la tient pour une vertu …
Croire qu'une commission suffira à déminer ce terrain hautement inflammable et à poser les bases d'une réelle refondation de l'évaluation scolaire semble, dans ce contexte, quelque peu hardi. Le précédent des rythmes scolarises est là pour le prouver. 

… toujours en vertu de ce sentiment profondément ancré que «nous, on en est pas mort, alors pourquoi changer», en France on a du mal à imaginer une autre manière de faire que celle qu’on a connue, particulièrement pour les notes, que 75 % des français ne veulent surtout pas voir disparaître. On notera au passage qu’il est souvent reproché aux profs de ne vouloir rien changer, ma foi on voit que ce trait est bien partagé…
… ce que Benoit Hamon souhaite faire, dans le sillage de Vincent Peillon, a déjà été mis en place très officiellement dans une circulaire datant… de 1969 ! Mais n’a jamais été appliqué, ce qui devrait tout à la fois ramener les ministres à une certaine humilité et plonger les réformistes dans un peu plus de dépit…
… Quel stress, cette histoire d’évaluation, la vache ! Ils ont 6 ans et ils sont déjà dans la compétition, la comparaison, la moquerie, les larmes

"Les-ABCD"
«il ne peut être proposé de renoncer au projet» mais «il n’est pas non plus possible de penser généraliser le dispositif expérimental sous les mêmes formes et dans les mêmes termes qu’en 2013». Des conclusions pas faciles à entendre dans les 275 écoles pionnières. Celles-ci n’ont jamais fait des ABCD de l’égalité un «outil miracle» ; elles ont souvent pointé – et vécu – ses limites. Elles n’en ont pas moins endossé les attaques, assumé les pressions. Pour rien ?..

...Les ABCD de l’égalité étaient-ils devenus cet «étendard» risquant de transformer l’école en un «champ de bataille»? Les mots sont ceux du ministre de l’éducation, Benoît Hamon, qui, tout en réfutant l’abandon de l’expérimentation sous la pression des «anti-genre» …
… Les inspecteurs le reconnaissent : c’est un «phénomène inédit, d’une réelle violence symbolique pour les enseignants et souvent générateur de doutes» qui vient d'arriver. Il «bouscule l’école en l’obligeant à réfléchir à tout ce que l’on appelle aujourd’hui "éducation à..."»…
[ Évaluation du dispositif expérimental « ABCD de l’égalité » - Rapport juin 2014 – pdf ]

… Les ABCD de l’égalité sont des modules pédagogiques intéressants et efficaces, ce sont ceux qui les ont utilisés qui le disent… Mais ils ne font que mettre en acte le vrai programme de l’école: Liberté, égalité, fraternité. Au fond ce doit être parce que cette devise ne plaît pas à Farida Belghoul qu’elle a déscolarisé ses enfants…
… l’évaluation par compétences a du sens, j’ai rencontré beaucoup d’enseignants qui pensent qu’elle peut aider des élèves à progresser. Mais ne risque-t-on pas, une fois encore, de perdre du temps à parler de changements qui ne viendront pas, ou pas vraiment s’ils rencontrent trop d’opposition? Des sujets, dont la fonction est aussi, est surtout au fond, de remplir l’agenda de communication du ministre? 
Pendant ce temps, environ 20% des élèves qui sortent de CM2 ne maîtrisent pas suffisamment la lecture et les mathématiques pour suivre convenablement au collège. Et l’école française, de la maternelle à la terminale, reproduit les inégalités sociales mieux que n’importe où dans le monde.



… l’émergence inquiétante d’un véritable phénomène de société qui fait de plus en plus partie de la sexualité des jeunes. 
Alors que sa prévalence est difficile à établir -entre 2,5 et 20% des adolescents auraient déjà envoyé une image intime via leur mobile et jusqu’à 40% en auraient reçu au moins une-, le sexting
… menée sur plus de 1.300 collégiens, âgés en moyenne de 12 ans, dans le cadre de la CDC and Prevention's Youth Risk Behavior Survey  apporte un nouvel éclairage sur le lien entre «sexting» et comportement sexuel à l'adolescence et de déterminer si le sexting fait partie intégrante du « flirt » et du comportement sexuel des plus jeunes ou reste marginal et associé aux comportements à risques…

En Virginie, comme dans 19 autres Etats américains, la loi assimile les «sexting» entre mineurs à de la pornographie infantile passible d’une peine de prison, même si les images incriminées «viennent de vous, en tant que mineur», a précisé l’avocate.
Dans un éditorial engagé, le Washington Post affirme que le comportement du jeune accusé «le met dans une catégorie de près de 30% de ses pairs» adolescents habitués à «sexter» et appelle à un nettoyage des lois en la matière.

Oui, sur Facebook, nous sommes 1,2 milliard de rats de laboratoire
Le réseau social s'est permis une expérience psychologique sur près de 700.000 utilisateurs en toute opacité, pour évaluer son "pouvoir d'influence"…
… Jamais une entreprise n'a eu une telle possibilité d'influencer ce que nous pensons et ce que nous ressentons", pointe le "Wall Street Journal" dans un éditorial.
L'éditorialiste Christopher Mims extrapole l'étude pour dessiner un scénario de film catastrophe où le Big Brother Facebook peut "manipuler" les idées de ses utilisateurs. Il pointe que les médias se concentrent sur les problématiques en termes de vie privée face au flot d'informations personnelles dont peu disposer Facebook (orientation sexuelle, politique, religion, etc.), mais "et si" le réseau social utilisait plutôt ces données pour "influencer votre état d'esprit afin d'atteindre un objectif particulier".

… Car il ne faut pas l’oublier, la vocation première des Facebook, Google et autre Twitter n’est pas de faire progresser la science, mais leur chiffre d’affaires. Tous les jours, la trentaine de chercheurs de la Data Science Team de Facebook mène en toute discrétion - et en toute légalité - des études sur les utilisateurs du réseau social. Tous les jours, le fil d’actualité est manipulé par un algorithme ultracomplexe à des seules fins publicitaires
… Au final, toute expérience vécue sur Facebook est entièrement construite par Facebook», écrit-il sur son blog. Oui, le réseau social joue avec nos émotions. Ce n’est pas nouveau et pas prêt de s’arrêter

«Tant que personne ne vous dit non, vous pouvez continuer à utiliser leurs données.» Mon idée était donc de montrer aux entreprises que l'on peut faire appliquer la loi européenne.
Actuellement, en Europe, nous ne faisons que nous lamenter que la vie privée ne soit pas respectée en ligne et du fait que les entreprises ne respectent pas la législation européenne…
… En fait, nous voulons que le réseau social se soumette à différents points de la loi, comme par exemple avoir des politiques de confidentialité compréhensibles…
… L'une des principales incompréhensions, c'est que nous ne sommes pas au Far West. On ne peut pas mettre n'importe quoi dans les termes…

  Pouce !


Tous les élèves n’ont pas les mêmes probabilités d’avoir leur bac selon le lieu où ils vivent. Mieux vaut être scolarisé dans l’académie de Rennes, Nantes ou Grenoble (+de 90% de taux de réussite au bac), qu’à Créteil, Amiens ou en Guadeloupe. L’échec scolaire varie assez fortement d’une académie à l’autre. A Amiens ou en Corse, plus de 15% des 18-24 ans sont sortis du système éducatif sans diplôme en 2010. Ils étaient deux fois moins à Rennes, et autour de 5% à Paris…
 

"Les-Rythmes"
Il ne reste de la réforme initiale que son squelette : cinq matinées d’école sont obligatoires avec le mercredi - ou le samedi par dérogation - pour «mieux apprendre», les enfants étant plus concentrés le matin. Tout le reste est désormais négociable. Les activités périscolaires peuvent être regroupées sur une après-midi, le vendredi par exemple, ce qui entraîne une coupure de deux jours et demi jugée trop longue par les chronobiologistes. Les journées de cours peuvent rester à six heures, ce qui, selon les experts, est trop lourd. En autorisant ces dérogations, le ministre prend le risque d’un nouveau grand bazar à la rentrée. De nombreux parents s’interrogent ...

Seulement 5% des enseignants français estiment que leur métier est valorisé par la société. C’est l’un des résultats les plus inquiétants de l’enquête Talis dévoilée ce mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui interroge sur les conditions de travail et d’apprentissage des enseignants dans 34 pays…
… Si 90% des professeurs français affirment maîtriser le contenu de leur matière, ils sont ceux qui s’estiment le moins bien préparés à la partie pédagogique de leur métier (6 sur 10, contre une moyenne de 9 sur 10)…


"Les-notes"
On-ne-touche-pas à nos bonne vieilles notes sur 20 ! Agées d'un siècle et demi, elles apparaissent aujourd'hui encore comme le symbole même de la méritocratie. Dans notre imaginaire, ces notes sentent bon la plume sergent et l'encre violette. Elles symbolisent l'école laïque et républicaine, celle qui récompense chacun selon ses mérites. Et pourtant...

Et si on recopiait la circulaire  «Edgar Faure» du 6 janvier 1969 sur les notes?
L’histoire ne repasse jamais les plats, dit-on. Et la tentative a échoué en son temps. Alors, ne copions pas ;
mais relisons-là au moins pour ses  «attendus».
«Le développement des méthodes actives, des travaux d’équipe, ont rendu familiers des procédés de stimulation et d’émulation qui ne risquent pas d’engendrer un  «esprit d’âpreté» déplaisant, et surtout n’ont point sur les élèves qui ne figurent pas dans le «peloton de tête» les effets décourageants que maintes études psychopédagogiques ont mis en lumière …

Et les enseignants sont invités à abandonner «sans regret» le système de notation mis en place à la fin du XIXième siècle pour revenir à des «appréciations globales» symbolisées par les lettres A,B,C,D accompagnées d'indications détaillées…
Nombre de réformes se sont heurtées à de sérieuses résistances, en particulier celle de la notation (notamment dans l’enseignement secondaire). La circulaire ministérielle d'Olivier Guichard du 9 juillet 1971 en tient partiellement compte : «pour les classes d'examen, les résultats seront exprimés sous forme de notes de 0 à 20… ».
… Dans le secondaire, durant ces années post-soixante-huitardes, le SGEN (le syndicat enseignant qui s’est le plus engagé pour des évolutions éducatives et pédagogiques) perd nettement des voix, tandis que le syndicat le plus conservateur (le SNALC) en gagne – lui - très nettement…

... L’évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu’elle soit plus exigeante, qu’elle en dise plus; qu’elle soit bienveillante et qu’elle stimule au lieu de décourager…
… Il faut sortir d’une posture idéologique à l’égard de la note ou de l’absence de note.
La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile, mais, quand elle paralyse, on doit lui substituer d’autres formes d’évaluation. La note ne doit pas être l’unique étalon

"Innovations"
La question est : ce que je fais aide-t-il les élèves à progresser, peuvent-ils progresser davantage si je fais les choses autrement ?...
… Alors le premier qui vient me reprocher, l’année prochaine, de refaire la même chose en géo ou en rédaction, je lui dirai ceci : «Dis donc, coco, j’ai bossé dur pour arriver à ce truc qui fonctionne, alors t’es bien gentil mais je compte le garder ! Et tiens-toi bien : il est fortement question que je refasse la même chose l’année prochaine encore

l'ABCD
«On ne renoncera pas à l'ambition, mais on s'apprête à en renouveler les modalités, en misant sur la formation des enseignants, en respectant leur liberté pédagogique», se défend-on Rue de Grenelle, en promettant un «plan d'action» pour lundi 30 juin.
Sacrifier les «ABCD», expérimentés depuis l'automne dans 275 écolessur 48 000 –, pour que les enseignants, pris pour cible par les lobbys traditionalistes, puissent endosser plus sereinement leur mission ? C'est le message que s'échine à faire passer le ministre de l'éducation, Benoît Hamon...

Marchant sur une ligne de crête sur ce sujet comme sur bien d'autres depuis son arrivée, Benoît Hamon regrette que les communiqués sur l'école ressemblent tous "à des champs de bataille". Je veux apaiser, a-t-il déclaré mercredi 25 juin sur France-Culture . "Je veux qu'on arrête d'emmener dans l'école, le débat des adultes". Le ministre de l'Education nationale paye, aussi l'impéritie d'un gouvernement piégé par son incapacité à expliciter sa vision et sans cesse pris en otage par les protestaires, y compris les extrémistes. 

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que renoncer aux engagements est désastreux pour la démocratie et qu’il en va du bien-être des enfants. Votre volonté affichée de faire de l’égalité un marqueur identitaire de votre politique a soulevé l’espoir de voir se concrétiser le projet de progrès qui nous rassemble : faire grandir cette société égalitaire. Cette volonté pourrait donc être tuée par le lobbying de quelques organisations réactionnaires, dont le projet ne trouve aucune convergence avec celui que vous nous aviez promis de défendre ?
Nous voulons la généralisation des ABCD parce que ce dispositif est innovant. Il est salutaire.
Et il a fait ses preuves sur le terrain

… Le 27 mai, lors d'un tête-à-tête à Matignon, le chef du gouvernement et le ministre de l'Education nationale se rendent à l'évidence : il faut sacrifier l'"ABCD de l'égalité"
L'expérimentation menée en France depuis septembre 2013 dans 275 écoles primaires ne sera pas généralisée à la rentrée 2014. Les croisés antigenre ont eu la peau de cette formation sur l'égalité filles-garçons destinée aux enseignants. Cible d'une spectaculaire opération de désinformation, ce dispositif est enterré. Le 20 juin au plus tard, le doyen de l'inspection générale aura remis au ministre le rapport d'évaluation. L'acte de décès, que François Hollande a entériné, sera annoncé dans la foulée. 

Faudrait-il alors abandonner la mixité scolaire ? Cette thématique a fait rage dans les milieux anglo-saxons et québécois, au tournant des années 2000. En France, la remise en cause de la mixité est conçue comme une déstabilisation des idéaux républicains. D’où la convention ministérielle récente, qui met en place un programme de renforcement de la lutte contre les préjugés sexistes. Le programme «ABCD de l’égalité» entend fournir aux enseignants des outils et des ressources pédagogiques visant à traquer les stéréotypes dès la maternelle autour de certaines questions: «La danse est-elle réservée aux filles?» «Une femme peut-elle être pompier?» «Un homme peut-il être sage-femme?» Etc.


Si on augmentait le salaire des enseignants de 20%, je ne suis pas sûr qu’on améliorerait considérablement le recrutement. D’ailleurs, regardez : un maître de conf’ de fac est payé autant qu’un prof de lycée. Or, des centaines de candidats se présentent quand vous ouvrez un poste à la fac…
… L’image qui s’est répandue, c’est que tous exercent dans des collèges de ZEP violents, ce qui est rarement le cas.
L’image de l’école elle-même s’est renversée : l’école qui intégrait la société, qui fabriquait des citoyens, qui les préparait à vivre quelque chose de commun a laissé place à l’image de la machine à diviser, à trier, à créer des inégalités

conduire 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Trente ans après, nous y sommes ou presque : 73% des élèves l’ont décroché..
… Formidable mutation qui a permis à notre pays de gagner la bataille du nombre mais qui, dans le même temps, a perdu celle de la démocratisation d’accès à la réussite. Les enquêtes le démontrent ; les résultats de l’école française sont médiocres comparés à ceux des pays similaires. Pire, en France, l’origine des élèves pèse plus lourdement dans leur destin scolaire. Loin de corriger les déterminismes sociaux, familiaux, ethniques, l’école a tendance à les aggraver. Devant ce gâchis scolaire, démocratique, économique, c’est le chacun pour soi qui domine, celui des familles, celui des enseignants, celui des collectivités locales.
L’affaire des rythmes scolaires vient de le démontrer de manière flagrante…
Mais au-delà des politiques et des belles intentions, les trois bacs sont loin de se valoir. Ils demeurent inégaux scolairement et socialement, avec une hiérarchie claire. En simplifiant beaucoup, les meilleurs élèves et les moins bons issus de milieux favorisés choisissent les séries générales. Les plus faibles scolairement, en particulier ceux issus de milieux populaires, sont destinés au professionnel. Et les élèves moyens atterrissent souvent en technologique. Cela n’exclut pas que des lycéens choisissent de bon cœur une série pro ou techno avec un projet précis…

Monsieur le Ministre,
Les directrices et les directeurs d'école, déçus par le traitement du dossier qui les concerne, ne diffuseront pas votre lettre aux parents sur la réforme des rythmes scolaires jusqu'à ce qu'un calendrier précis programme la mise en œuvre des mesures décidées pour reconnaître notre métier …
"Les-Rythmes"
 aider les parents à prévoir cette rentrée compliquée par la réforme des rythmes scolaires. Mais le site 5matinees.education.gouv montre tout autre chose. Le temps périscolaire, vanté comme un accès pour tous et gratuit à des activités, semble avoir été escamoté. 
Première surprise: les résultats sont parfois loin d'être similaires aux informations diffusées par les mairies…
… l'assouplissement contenu dans décret Hamon sur les rythmes scolaires a finalement offert aux maires l'opportunité de contourner la réforme

… une enquête menée dans 18 écoles de 10 arrondissements, 30 observations d’ateliers et 300 entretiens.
Ceux qui espéraient y lire un désaveu de la réforme seront déçus ; ceux qui attendaient un panégyrique tout autant…
Au nombre des obstacles, «deux systèmes – scolaire et périscolaire - fonctionnant de façon parallèle», est-il écrit, «une inégalité des territoires» en matière d’équipements de proximité par exemple, ou encore des «ateliers de qualité encore trop inégale»…

En augmentant l'écart éducatif entre une élite restreinte et une classe moyenne poursuivant des études standard, et en reproduisant des réseaux très fermés où les élites s'auto-recrutent, le système éducatif français freine la mobilité sociale. L'élitisme républicain est incontestablement élitiste, mais il est peu républicain.
La solution de ces problèmes est à la fois logique et connue. Lorsqu'existent de fortes disparités éducatives et culturelles dans une population et lorsque le système éducatif est sélectif, la dépense publique d'éducation ne doit pas être la même pour tous…
… l'OCDE recommande à la France de consacrer 0,13% du PIB par an à l'éducation prioritaire, soit plus du double de l'effort actuellement consenti. Un autre moyen consiste à favoriser la scolarisation des enfants dès l'âge de deux ans. Or, selon l'Observatoire de la petite enfance, cette scolarisation est passée de 35% à 11,6% entre le début des années 2000 et 2011. Enfin, l'Etat doit consacrer davantage de moyens à l'école primaire. Là encore, la France fait office de mauvais élève avec une dépense annuelle de 30% inférieure à la moyenne de l'OCDE…

Il n'est pas évident de mener à bien une refondation lorsque les ingénieurs-architectes ont décidé de quitter le chantier avant le début des travaux. Pour Benoit Hamon qui n'est pas, à proprement parler, un spécialiste des questions d'éducation, c'est une vrai tuile…
… On le voit bien, refonder l'éducation nationale, premier budget de la nation et premier employeur de France, en cherchant parallèlement l'équilibre budgétaire, relève de la gageure. Afficher des objectifs ambitieux tout en étant incapable de les incarner par des mesures financées entraine fatalement la déception. Dès lors, il s'agit de parer au plus pressé et surtout d'éviter que la déception ne se transforme en colère

...Tous les ministères sont concernés et contribueront à ce nouveau plan d’économies
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se voit annuler 189 millions d’euros de crédits budgétaires; le ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports 25 millions ; le ministère de l'Agriculture 34 millions et le ministère de la Culture et de la Communication 69 millions d'euros...

"Le-Bac"
… Faire passer le bac coûte plus de 2 000 euros par élève, ont mesuré les proviseurs du SNPDEN (syndicat majoritaire) en juin 2013. Bien loin des 80 euros de l'évaluation officielle, ce calcul intègre le coût caché du bac, ces quatre semaines de cours perdus pendant lesquelles la machine du secondaire continue de fonctionner à plein régime. Pour 1,5 milliard d'euros d'argent public, la nation française est en droit d'attendre de son bac une évaluation claire …

…En 2013, 47% avaient un emploi sept mois après la sortie du lycée pro, contre 53% l'année d'avant. «Avec le bac raccourci et la politique du zéro redoublement, les jeunes terminent leur cursus au lycée à tout juste 18 ans… Ils manquent de maturité, les entreprises s’en plaignent. Du coup, ils partent à la fac… Sauf qu’ils ne sont pas du tout armés ! Ils n’arrivent pas à suivre

"Le-Brevet"
"Le brevet ne perturbe pas la vie de l’établissement, c’est une habitude."
… Cette désorganisation de la fin de l'année ne semble pas gêner grand monde dans les établissements. "Cela fait des années que ça fonctionne comme ça, c’est institutionnalisé", explique la CPE du collège Flora Tristan. Pas de raison de changer, donc !..
"Une semaine avant, une semaine pendant et une semaine après". Car dans les faits, même s'ils le devraient, les élèves ne reviennent pas après le brevet. Il faut les comprendre : pour ceux qui sont libérés dès le 12 juin, les conseils de classe ont déjà eu lieu... 


 

Près d’un enfant sur huit est scolarisé à deux ans. À la rentrée 2013, le nombre d’enfants âgés de deux ans scolarisés augmente pour la première fois depuis dix ans pour atteindre 97200 enfants. Cette hausse est plus prononcée dans les zones d’éducation prioritaire, conformément aux objectifs de la refondation de l’école.
Si la quasi-totalité des enfants est scolarisée à partir de trois ans, seulement un enfant sur huit est scolarisé à l’âge de deux ans …

ESPE
Pour faire émerger un “esprit d’école” et une culture commune, à tous les enseignants, “au-delà des différences d’identités professionnelles et de statuts”, la commission préconise notamment un renforcement des troncs communs de formation. Pour l’heure, seulement deux écoles sur trois les ont mis en place.
La commission insiste également sur la nécessité de constituer “des équipes pluricatégorielles de formateurs professionnels”, venus du terrain. L’erreur à ne pas commettre, c’est de recruter des formateurs hors-sol, qui n’auraient plus de liens réels avec les élèves”

Dans la formation d’un enseignant, la dimension professionnelle et didactique dépend essentiellement des professionnels de terrain, qui ont vocation à être associés intimement au cursus, pas seulement lors du suivi des stages mais aussi dans les ÉSPÉ. De ce point de vue, l’universitarisation ne peut être un référentiel absolu pour toutes les parties de la formation. 
Cependant, il faut aussi admettre que les futurs enseignants doivent apprendre à faire évoluer leurs pratiques professionnelles, ne serait-ce que sous la pression du développement du numérique. Leur formation, y compris dans ces aspects pédagogiques et didactiques, ne peut se contenter de les amener à répéter de «bons» gestes ou de «bonnes» pratiques. Ce ne sont pas forcément les enseignants de terrain qui pourront leur transmettre cette capacité perpétuelle de remise en question de leurs savoirs et de leurs postures de professeur …
[ RAPPORT D'INFORMATION fait au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication par la mission d’information sur les écoles supérieures du professorat et de l’éducation, Par M. Jacques-Bernard MAGNER, Sénateur - Juin 2014 - pdf  ]



Ceux qui se défient du numérique devraient même être les premiers défenseurs de son développement dans les écoles. Sans quoi, qui apprendra aux enfants à évaluer la fiabilité d’une source sur internet, à protéger leur vie privée, à prendre conscience de la fragilité du «droit à l’oubli», à mesurer les enjeux citoyens et démocratiques d’un monde où tant de nos faits et gestes sont à jamais inscrits dans quelque nuage de données (cloud), etc.?? Ici comme sur tant d’autres sujets, le terrain délaissé par l’école sera immédiatement conquis par la sphère privée - familiale et commerciale.
La sociologie de la culture a déjà démontré, depuis bien longtemps, que la démocratisation des supports n’engendrait pas, comme par magie, une démocratisation des usages. On ne lit pas les mêmes livres dans toutes les familles, on ne regarde pas les mêmes émissions, on ne fréquente pas les mêmes salles de spectacle, quand bien même on possède des livres, on a une télévision et on va au théâtre…
  Pouce !
… Les nouveaux entrants sur le marché du travail, pourtant plus diplômés que leurs parents, sont moins bien rémunérés. «Un nombre croissant de diplômés se partagent un nombre stagnant de positions sociales confortables, dont le niveau de rétribution nette décline», poursuit M. Chauvel, qui évoque un «déclassement systémique» de la jeunesse.
Les générations malchanceuses qui tentent d'entrer sur le marché du travail en temps de crise, subissant chômage, précarité et faibles rémunérations, traînent ensuite éternellement cette malchance avec «bas salaires à vie, retraites plombées au-delà»

"Le-Socle"

«J'ai donc décidé, au terme de cette phase de lancement des travaux, de cesser mes fonctions avec la remise du socle tel qu'il a été approuvé unanimement le 5 juin et de demander au ministre de me remplacer dans les responsabilités», ajoute-t-il.
Dans ses déclarations, M. Boissinot explique qu'il regrette que «certains membres » aient «du mal à entrer dans une logique de recherche d'un consensus suffisant» et déplore des «problèmes de méthode» et un travail accompli «à marche forcée».
Le Conseil supérieur des programmes avait pour première mission de réformer le diplôme national du brevet …

On suppose que tout le monde est d’accord sur ce socle, dont la première mouture a été définie par une loi de 2005 ? Il n’en est rien. Certes, la plupart des acteurs de l’enseignement français s’accordent à reconnaître les "piliers" sur lesquels s’appuie ce socle : la maîtrise du français et d'une langue étrangère, la maîtrise rudimentaire des mathématiques, une culture humaniste et scientifique pour agir en citoyen éclairé et une maîtrise des technologies de l’information et de la communication. 
Mais, en se montrant quelque peu schématique, on peut dire qu'une importante divergence philosophique sépare deux "bords" - nullement liés, d’ailleurs, au clivage gauche-droite. D'un côté, ceux qui souhaitent que le socle insiste sur les "connaissances", c’est-à-dire l’ensemble des choses apprises par les élèves dans les différentes disciplines (les équations à deux inconnues en maths, la Grande Guerre en histoire…). 
De l’autre, ceux qui voudraient que l’accent soit mis sur les "compétences", c’est-à-dire ce que les jeunes sont capables de faire dans la vie de tous les jours grâce à  ce qu’ils ont appris …

"Le-Bac"

La communion annuelle dans le culte d'un baccalauréat national et unitaire est plus que jamais à l'ordre du jour et commence déjà, alors qu'il devrait être de plus en plus visible qu'il s'agit d'un faux Dieu en trois personnes (le général, le technologique et le professionnel)…
… ''Le'' baccalauréat n'existe pas (n'existe plus). Ce qui existe, c'est au moins trois types de baccalauréat qui sont apparus successivement avec des objectifs foncièrement différents…

"Quand un professeur de français apprend à choisir le terme approprié pour s’exprimer, il fait à la fois de l’instruction et de l’éducation."
Reste que le document qui sera soumis aux enseignants penche du côté des connaissances plus que des compétences
… Raisonnable, mais urgent. Car il faut le préciser : le socle commun n’est encore qu’une belle idée, peu appliquée sur le terrain, comme le pointait dès 2010 la Cour des comptes : pour les seules mathématiques, 73% des élèves de troisième ne maîtrisaient pas le programme en fin d'année…

… C'était aussi l'esprit du livret de compétences farouchement défendu par Martin Hirsch avec cet argument d'évidence : "On ne peut pas être nul en tout et tout le temps". Comment éviter que les jeunes qui ne s'épanouissent pas à travers les formes scolaires traditionnelles traînent, parfois toute la vie durant, le sentiment d'avoir raté une marche, voire d'avoir échoué - et ce même si leur vie personnelle et professionnelle crie l'inverse ?..

… morceau choisi des "Mémoires des autres" écrit par le professeur de philosophie Jules Simon (par ailleurs ministre de l'Instruction publique un peu avant Jules Ferry, de 1871 à 1873): "Eh bien oui, le métier que je fais m'est odieux. Mes confrères sont des cuistres, mes élèves, de jeunes idiots qui ne pensent qu'à être bacheliers ; et nous sommes idiots nous-mêmes avec nos examens et nos chinoiseries. Tout cela me répugne et m'ennuie. J'aimerais mieux être commis de bureau, précepteur, conducteur de travaux. Je m'ennuierais ferme, mais on ne me parlerait pas de services rendus au pays et de sacerdoce"

Rappel : l'association nationale de parents d'élèves FCPE, en partenariat avec la section française de Défense des Enfants International, procède à une enquête nationale sur les règlements intérieurs des établissements scolaires.
Il n'est pas trop tard pour envoyer les copies de règlements intérieurs à Bernard Defrance :
par courrier, 57 allée Bayard, 93190 Livry-Gargan et par courriel,
 Les résultats de cette enquête devraient pouvoir être publiés pour la prochaine rentrée scolaire et donner lieu à des propositions pour le ministère de l'Education et les parlementaires.

Parce que cette sentence va à l’encontre de la politique éducative prônée par le Gouvernement, nous vous invitons à signer cette pétition pour dire NON à la fermeture de notre école.
N’hésitez pas à nous rejoindre et à inviter toutes les personnes sensibilisées au danger qui guette de nombreuses communes rurales à nous soutenir.
Le pire serait de renoncer ! 
Notre volonté à TOUS de bien vivre dans nos villages passe aujourd’hui par le maintien de notre école rurale.

Peut-on réellement favoriser la coopération dans une société dominée par la compétition?
C’est à ce point, une fois de plus, que le pédagogique rencontre le politique. Si les moyens d’expression de la bienveillance, au quotidien, relèvent du premier, ses conditions procèdent du second. Peut-on bâtir une école de la confiance dans une société percluse de défiance? Peut-on réellement favoriser la coopération dans une société dominée par la compétition? Comment convaincre ceux qui, à bon droit, estiment qu’il faut tanner le cuir de leurs élèves ou de leurs enfants, qu’une éducation fondée sur la bienveillance ne fera pas d’eux des agneaux dans un monde de loups?..

"Le-Niveau"

Évolution des acquis en début de CE2 entre 1999 et 2013 : les progrès observés à l’entrée au CP entre 1997 et 2011 ne sont pas confirmés.
… Les acquis des élèves de CE2 sont stables en lecture par rapport à 1999. Ils enregistrent cependant une baisse en orthographe et vocabulaire. En mathématiques, les élèves maîtrisent mieux la soustraction, mais rencontrent davantage de difficultés face à des problèmes numériques.
La répartition des élèves selon leur performance à l’ensemble du test laisse apparaître un accroissement du nombre des élèves de faible niveau : 12,7 % des élèves en 2013, contre 10 % en 1999. Parallèlement, le pourcentage d’élèves diminue dans les hauts niveaux de performance…
[ DEPP – Note d’information – mai 2014 – pdf ]

une autre donnée silencieuse (personne ne l'a relevée jusqu'ici, ni l'étude de la DEPP ni aucun observateur) devrait venir tempérer les résultats : en 1999 les élèves travaillaient encore le samedi matin, soit 26 heures par semaine, alors que depuis 2008, avec la suppression du samedi matin, ils ne travaillent plus que 24 heures par semaine. Les CE2 de 2013 auront donc travaillé 72 heures de moins que ceux de 1999, chaque année depuis le début de leur scolarité, particulièrement 216 heures de classe de moins depuis leur entrée en CP, avec des programmes toujours aussi lourds. (Rappelons au passage que les nouveaux rythmes ne résolvent rien à ce dilemme, puisque la durée hebdomadaire de classe est toujours de 24 heures et que les programmes n'ont pas été allégés)...



"Refondation" ... "réforme" ... ?

Quand la refondation pédagogique est une priorité, le travail en équipe une ardente obligation[5], peut-on espérer la réussir en continuant de réserver un traitement inégal aux personnels qui accueillent, encadrent et forment les élèves, qu’ils soient enseignants de discipline, professeur-documentaliste ou conseiller principal d’éducation ?

Vous avez annoncé vouloir lutter contre les inégalités à l’école :
de quelle manière comptez-vous vous y prendre ?

Benoît Hamon - Il est un mythe, celui d’une école républicaine égalitaire. Il est une réalité, celle d’une école où le poids des inégalités sociales pèse lourdement dans le destin scolaire des enfants. Il faut donc attaquer la réalité et non entretenir le mythe. Parler moins de la promesse de l’école, et la tenir davantage. Car la promesse d’égalité n’est pas tenue. Nous mettons donc en oeuvre une politique globale : la priorité au primaire. L’objectif est d’anticiper et prévenir le décrochage. La priorité au primaire se fonde sur la réforme des rythmes scolaires, le dispositif «plus de maîtres que de classes» et la scolarisation avant trois ans…
60 000 postes dans l'éducation à la fin du quinquennat Hollande? Les rapports annuels de performances 2013 (RAP), publiés cette semaine sur le site du ministère du budget, dressent un bilan d'étape mitigé. On y apprend notamment que seuls 6405 postes des 9981 qui auraient dû être créés en 2013 l'ont été. La faute à deux facteurs principaux …

La mauvaise image de la profession et les bas salaires expliquent en grande partie la désertion du métier. C'est ce que relève l'étude, qui s'est appuyée, pour parvenir à ses conclusions, sur un sondage, réalisée par Bruxelles auprès de plus de 80 000 professeurs, étudiants, formateurs et chefs d'établissement de 31 pays européens. En France, à titre d'exemple, la moitié des postes mis au dernier concours de mathématiques n’ont pas été pourvus.
En outre, si la plupart des sondés répondent qu'ils ont choisi ce métier par vocation, un enseignant sur trois envisage de changer de profession. En France, ils sont même plus de 60% à rêver d'une reconversion
… Côté financement, Bruxelles se montre toutefois réaliste : la crise est un frein majeure à la mise en place de ces mesures….
[ New study: How to make the teaching profession more attractive - mai 2014]
 

… le rapport de l’Europe explore différents horizons afin de moderniser le métier d’enseignant et de redorer son image afin d’attirer les candidats. On le voit aussi, la situation en France est assez éloignée des recommandations de l’Europe, qui recoupent celles de l’OCDE. Pire, les projections, à partir de ce qui existe et de ce qui est en chantier, n’invitent pas l’optimisme : tout porte à croire que le recrutement des profs va continuer à être problématique.
Cette année, le concours de professeur des écoles a retenu des candidats à 4,17 / 20 de moyenne dans certaines académies, et le CAPES de maths n’a pas permis de pourvoir tous les postes…

… Comme le souligne Antoine Prost, la réforme de l’école suppose une conjonction de la demande sociale, des acteurs éducatifs et du champ politique. Or une telle situation tend à se raréfier. Faisons trois hypothèses pour expliquer cette évolution. Dans une société française qui entretient un rapport obsessionnel à l’institution scolaire, ce consensus est difficile à obtenir [7]. Il l’est d’autant plus que, depuis 1995, l’arrêt de l’expansion scolaire (stagnation de l’accès au baccalauréat) tend à durcir les oppositions entre les acteurs du système éducatif [8]. Enfin, non seulement les attentes quant à l’école s’accroissent et s’avivent, mais elles sont contradictoires : mixité sociale et libre choix, sanctuarisation et ouverture, autonomie et crainte d’un système à plusieurs vitesses…
… il faut bien avoir en tête qu’un large pan de la jeunesse fait ou a fait dès l’âge de 16 ans l’expérience d’une forme d’exclusion des voies d’insertion scolaire et sociale privilégiées par le système. Facteur aggravant si on parle spécifiquement de la dimension européenne : ce sont ces jeunes qui profitent le moins des programmes de mobilité étudiante.
Erasmus par exemple…
Oui, pour prendre le plus connu. Même ce dernier ne touche que 4% des étudiants européens, et environ 30.000 étudiants par an en France. Vous avez donc affaire à une population qui n’est pas représentative. L’étudiant Erasmus typique, selon une étude de l’Agence Europe Education formation est, je cite «une étudiante en troisième année de Licence de droit ou sciences sociales ou humaines, dont l’un des parents au moins a étudié dans le supérieur et dont la famille est plutôt aisée». Pour le dire autrement : on donne plus d’Europe aux plus Européens
… la France est devenue la championne du monde des inégalités scolaires et du déterminisme social !
Notre pays ne peut donc plus se cacher derrière une incantation égalitaire et méritocratique. Ne soyons ni hypocrites ni surpris, l'ascenseur social est totalement en panne. Au regard d'études successives parues ces dernières années, l'entreprise de refondation de l'école se révèle indispensable. Il ne faudra pas une réforme, il les faudra toutes…
… Dire la vérité, c'est rappeler que pour un grand nombre de communes, l'inquiétude quant à l'accompagnement financier est une réalité et que les élus ont besoin, sur ce point, de perspectives. Force est également de constater, ici ou là, qu'un déficit d'accompagnement, tant des élus locaux que des enseignants, bouleversés par cette nouvelle organisation du temps, n'a pas facilité la mise en place de la réforme…
Une école inégalitaire qui fait réussir les plus favorisés et laisse tomber les plus pauvres et les plus "éloignés" du système scolaire, habitants des quartiers-ghettos, des territoires ruraux et néo ruraux en déclin: le constat n'est pas nouveau.  Les études le démontrent, année après année.  Mais rien ne change, ou si peu…
… L'école française joue ainsi de moins en moins son rôle d'ascenseur social. Certes, il y a toujours des exemples édifiants de parcours individuels à brandir - un ou une jeune de banlieue passée par Sciences Po ou sorti(e) diplômé(e) d'une école d'ingénieurs…
Sacrifiée sur l'autel budgétaire, l'idée que l'espace et l'homme interagissent, que le simple fait de donner envie aux gens de rester sur place, de discuter, peut produire des interactions informelles qui, un jour, débouchent sur des collaborations formelles - ce qu'on appelle, d'un terme trop vague, le "travail en équipe". Tenue pour nulle l'hypothèse selon laquelle un enseignant qui a envie d'effectuer une partie de son travail hors de la classe à l'intérieur de l'établissement se rendra plus disponible, de fait, pour ses collègues mais aussi pour ses élèves. 
La suppression de la journée de pré-rentrée, s'inscrivait dans la même logique


"Rythmes", le feuilleton

Mais la possibilité de libérer le vendredi après-midi, d’avoir des journées de 6 heures de cours et la «non-sanctuarisation» des petites vacances cristallisent de nombreuses critiques.
Lyon, par exemple, annonce son intention de libérer le vendredi après-midi. Quelle est votre réaction ?

Benoît Hamon - La formule des 8 demi-journées et vendredi après-midi libéré n’est pas celle que je préconise : elle est pensée pour le milieu rural, car cela permet de partager les intervenants. Mais je ne peux pas empêcher une commune de proposer une organisation du temps scolaire dans ce cadre, même s’il est, à nos yeux, inadapté. Cela étant, à Lyon comme ailleurs, les apprentissages seront concentrés sur cinq matinées et les enfants en tireront bénéfice. Chacune des organisations est validée par le rectorat. Si on veut alléger la semaine, passer de 24 à 23h, notre préconisation, qui est expliquée dans la circulaire qui accompagne le texte, est de favoriser le rétrécissement des vacances d’été…

… Benoît Hamon a estimé qu'"un maire ne peut pas plus faire obstacle à ce qui ne relève pas de sa compétence, de ses prérogatives et de son pouvoir (le temps scolaire) qu'un ministre ne peut obliger les communes à organiser le temps périscolaire".
Qu'importe, le gouvernement se retrouve ainsi pris au piège par une communication à double fond: une moindre fermeté sur les modalités d'application de la réforme, conjuguée à un discours volontariste sur l'absence de "recul" sur ce dossier. Les deux ne vont pas ensemble. Et les élus l'ont bien compris. ..
 

… A l’unanimité, le Bureau de l’AMF a donc tenu à rappeler les principes suivants :
1 - la compétence de l’Etat en matière d’organisation du temps scolaire justifierait qu’il assume totalement ses responsabilités, et donc les conséquences de ses décisions ;
2 - les activités périscolaires sont une compétence non-obligatoire des communes. Il convient donc de laisser à celles-ci la plus grande liberté pour les organiser selon des modalités qu’elles définissent localement, en fonction des réalités du terrain.
Aussi, prenant acte de la faible réponse de l’Etat sur les modalités financières, l’AMF alerte le Gouvernement sur les obstacles rencontrés par un certain nombre de communes en difficulté pour mettre en œuvre la réforme. 
Elle demande en conséquence un véritable assouplissement du calendrier et des modalités. Dans cette affaire, l’Etat doit assumer ses responsabilités, l’AMF ne pouvant pas accepter que soient mises à la charge des communes de nouvelles dépenses non compensées.

… Car c’est un fait : s’ils lisent, d’après toutes les études récentes, moins que naguère, les 12-17 ans utilisent massivement les images numériques. Pas seulement pour les regarder, mais aussi pour en créer et les faire circuler. Ils prennent des photos d’eux-mêmes (des « selfies ») et les envoient depuis leur smartphone, ils font des captures d’écran et les postent sur Facebook, ils diffusent des vidéos sur YouTube… Ces activités à distance leur sont aussi familières que le tour à vélo l’était pour les générations précédentes…
… La brigade des mineurs fribourgeoise a auditionné la semaine passée une dizaine d'adolescents qui ont fait circuler des documents pornographiques sur les réseaux sociaux. Ces garçons et filles de 13 à 15 ans sont des élèves du cycle d'orientation de la Tour-de-Trême…

… Le fonctionnement annuel, et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, d'un seul ordinateur – disons le mien – correspondrait selon Consoglobe.com à la facture énergétique de quarante-sept jours de chauffage au gaz d'un trois-pièces. Quelqu'un pour me donner des cours de tricot d'ici à septembre ?

  Pouce !
Fessée
, le feuilleton ...


La France est actuellement menacée de sanction par le Conseil de l'Europe pour ne pas avoir aboli les châtiments corporels, comme l'ont fait 34 pays dans le monde…
« Il faut cesser de confondre violence physique et éducation, justifie le député Sergio Coronado, qui a déposé l'amendement au nom du groupe EELV….


… La proposition de loi déposée en 2009 par la pédiatre Edwige Antier, alors députée UMP, n'avait jamais été inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée
… L'écologiste François-Michel Lambert, qui avait déposé avec ses 16 collègues un amendement en ce sens à la proposition de loi sur la famille, l'a retiré après l'engagement du gouvernement de "reprendre la discussion lors d'une prochaine proposition de loi"
Ce n'est pas la première fois que l'interdiction de la fessée fait débat. Depuis la fin des années 90, plusieurs associations se sont emparées de cette thématique, ainsi que des spécialistes reconnus comme la psychologue suisse Alice Miller. En 2012, plus de 240 associations avaient lancé un appel aux candidats à l'élection présidentielle pour l'interdiction des punitions corporelles...



1984 :… Les parents accusent les profs qui accusent les élèves qui accusent les profs qui accusent les parents, et ainsi de suite. Chacun vocifère ou pleurniche en repassant à l'autre la responsabilité du drame. C'est trop facile, et c'est inefficace. Nous ne vivons pas la fin d'un âge d'or – l'adieu aux ''bons'' élèves, aux ''bons'' maîtres, aux ''bons'' programmes, etc – mais une mutation historique qu'il faut comprendre . Les enseignants ne sont pas une cohorte d'embusqués désinvoltes qui assistent paisiblement à la déroute de leurs troupes. Les parents ne sont pas une légion de paranoïaques en mal d'expéditions punitives.
Et les élèves ne sont pas une meute d'analphabètes dégénérés

2004 :… Le niveau a monté mais les écarts se creusent. Les «bons bacs», c’est pour les enfants de la classe moyenne et des cadres supérieurs…
… Et il se crée , dans la France républicaine, des ghettos, des zones de relégation où l’on expédie cyniquement les plus jeunes enseignants – qui ne s’en sortent d’ailleurs pas si mal. L’école progresse, donc, mais elle est injuste. Elle subit de plein fouet la violence sociale mais elle est elle-même violente. Elle qualifie les uns en disqualifiant les autres. A la Libération, 29% d’étudiants de milieu modeste accédaient aux grandes écoles. Maintenant, c’est 9% …

… pour caricaturer, les enseignants qui privilégient le face à face avec les parents utiliseront l’ENT pour tisser un lien plus dense et pour inviter plus facilement les parents à venir les voir, tandis que ceux qui n’aiment pas l’utiliseront pour les tenir à distance et, le cas échéant, enverront un message via la messagerie plutôt que de proposer un rendez-vous aux parents. Idem de ceux qui essaient déjà d’avoir une approche très personnalisée – peut-être les plus déçus aujourd’hui - : ils tenteront d’utiliser le numérique pour faire de la pédagogie différenciée. «Ainsi, concluent les auteurs de l’enquête, l’ENT semble faire rejouer une partie des tensions qui traversent aujourd’hui l’Ecole, en particulier sur les questions de coéducation».



… La suppression de la journée de pré-rentrée s’inscrivait dans la même logique…
Négation même du principe de projet d’école ou d’établissement qui, pour ne pas se résumer à un pur exercice administratif sur le papier, exige d’être incarné, conduit, impulsé…
… Evidemment, tout ne se joue pas le jour de la pré-rentrée. De même, l’absence de lieux dédiés au travail en commun n’a jamais empêché les équipes éducatives décidées à le faire de monter des projets collectifs. Mais

Tous les pays mettent aujourd’hui en œuvre des réformes spécifiques du financement de l’éducation, afin d’accompagner la croissance des effectifs, d’améliorer les résultats et de s’adapter aux nouvelles exigences de la société…
… Partout, l’organisation même des systèmes éducatifs évolue, sous l’effet d’une concurrence accrue et de l’introduction de nouvelles logiques inspirées des mécanismes du marché.
Ces innovations entraînent une redéfinition du rôle et des moyens d’action de l’État. A la fois pilote, arbitre et garant de l’équité …

On a l’impression d’être replongé dans le «grand cauchemar des années 80», pour reprendre le sous-titre de l’essai de François Cusset, La décennie, lorsque les bons sentiments du charity business et la morale de la tolérance remplacent peu à peu les oppositions politiques, que l'intégration à un grand marché de consommateurs devient l'horizon indépassable et où l'agenda médiatique est rythmé par les grandes festivités annonçant «la fin de l’histoire»: chute du mur de Berlin et bicentenaire de la révolution française en tête…
… ils partent du principe selon lequel le désamour pour l’Europe est une question de préjugés, et que nul préjugé ne saurait être balayé par une belle campagne de pédagogie ou un recours à des femmes nues…

… Fruit d’une enquête menée tous les neuf ans depuis 1981, ce travail qui vient de paraître dans la revue Agora débats/jeunesses n° 67 (mai 2014), révèle que les jeunes Européens ont ceci en commun qu’ils se tiennent «en retrait vis-à-vis de l’espace politique, tant en termes de politisation, de participation que de confiance dans les institutions»

… D. Meuret insiste sur le rôle crucial joué par un rapport très fouillé de la commission Parent de 1963, institué par une loi et visant à dépasser l’ancien modèle scolaire jugé obsolète. Il le compare à celui, moins ambitieux, du colloque d’Amiens organisé en France en 1968. Si les deux avaient des buts et conceptions similaires, visant la modernisation de l’école et son adaptation à la diversification du profil des élèves, il semblerait cependant que le second n’ait pas conduit à un changement de paradigme….

  Des demandes d’engagements concrets

D’où l’idée simple et structurante de considérer les institutions elles-mêmes comme des lieux psychiques, et alors de les reprendre, de les «rectifier» (Célestin Freinet), de les «aseptiser» (Jean Oury), pour qu’elles ne nuisent pas davantage, et éventuellement qu’elles autorisent l’émergence et la parole de sujets…
… Il y a aujourd’hui plusieurs milliers de classes en Europe, voire dans le monde, qui s’inspirent de la pédagogie Freinet et de Fernand Oury ; voire des écoles, comme celle de La Neuville (Seine-et-Marne). Et des groupes de formation continuent de proposer des stages, des suivis, des interventions. 
L’école et les institutions françaises en crise ont plus que jamais à penser socialement leur éthique de travail et leur qualité de vie…
AVPI – Assoc. Vers la Pédagogie Institutionnelle – Fernand Oury :
Du 19 au 26 août 2014 à La Meignanne. Stage organisé par des praticiens des techniques Freinet et de la pédagogie institutionnelle à l'intention d'autres instituteurs, institutrices, professeurs d'école. Il accueille aussi des éducateurs chargés de classe et des maîtres de l'enseignement spécialisé.
Techniques Freinet et pédagogie institutionnelle : D'abord savoir faire un journal, une correspondance scolaire, une sortie enquête, organiser et instituer des lieux...
Une pédagogie efficace : La classe devient coopérative. Perfectionner les techniques, maîtriser l'organisation et les institutions. Savoir utiliser le dynamisme et les apports des enfants pour apprendre à lire, écrire, compter.

Ayant le sentiment d'avoir obtenu le droit de choisir, les parents ont multiplié les recours auprès des médiateurs. Comme le remarque la sociologue Agnès Van Zanten, "le nombre de demandes de dérogations s'est accru. (...) Et comme les parents demandent toujours les mêmes établissements et qu'on n'augmente pas leurs effectifs, le nombre d'insatisfaits a augmenté."…
… "Redessiner la carte pourrait être une option mais il faudrait le faire dans la durée et y associer tout le monde : parents, collectivités territoriales et même les établissements privés sous contrat"
Le projet du Lycée est aujourd’hui mis en péril de façon insidieuse : petit à petit, à grand renfort de «ce n’est pas possible», les particularités du Lycée Expérimental ( Saint Nazaire ) un lieu de diversité et de lutte contre les inégalités ont tendance à disparaître, victimes d’une volonté de normalisation.

L’administration dresse des murs, normalise, réfrène des libertés au nom du sécuritaire, fait en sorte que les expérimentations pédagogiques soient des écoles comme les autres. Est-ce à ce point difficile de préserver l’originalité, l’invention et la création ?
Appel à témoignages.

... Depuis que cette circulaire est en vigueur de nombreux établissement ont dû annuler des sorties pour des raisons de coût et de souplesse.
Dans le cadre spécifique du Lycée Expérimental, pour qui les sorties sont un axe pédagogique fort, cette circulaire empêche le fonctionnement ordinaire et remet en cause son existence.
Nous demandons donc la révision de la circulaire n° 2011-117 du 3-8-2011 du Ministère de l'Éducation Nationale, afin de permettre le transport d'élèves par des enseignants volontaires dans le cadre de leur travail...

Allergie, ennui, humiliation, stress, phobie, absentéisme, décrochage, déscolarisation :
ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...


"REFONDATION" ? ou ... ?
…parents d'élèves, enseignant-es, citoyen-nes soutenons le projet d'un collège-lycée innovant inspiré du mouvement Freinet. Nous croyons qu'une autre école est possible, une école émancipatrice où chaque enfant, chaque adolescent-e, a réellement sa chance.
Le projet Célestin porté par l'Association Pour un Collège-Lycée Public Innovant répond à cette ambition. Il propose l'implantation dans l'agglomération nantaise d'un établissement s'adressant à tou-tes, tout en assurant une continuité pédagogique avec l'école Ange Guépin.
Par cette pétition, nous engageons les collectivités territoriales, partenaires du projet depuis plusieurs années à concrétiser leur soutien par une proposition rapide et concrète d'implantation du projet Célestin.

…Nous assistons de nouveau, en ce moment, à un grand enfermement de jeunes (pas que les jeunes d'ailleurs) et à une toute puissance des normes de sécurité face auxquelles, les politiques auraient les pieds et poings liés.
C'est parce que nous n'acceptons pas que nos jeunes soient de nouveau mis en cage, devant des écrans informatiques que nous lançons cette pétition en forme d'appel…

… Nous sommes partis du constat qu'il y avait beaucoup de sexisme dans les lycées, notamment du côté des lycées technologiques. Le but de l'action est de lutter contre les discriminations, du moins d' essayer d'améliorer les choses à notre niveau. La jupe n'est pas essentielle: beaucoup y participe sans la porter….
… L'année dernière, nous avions déjà organisé cette journée de la jupe, et ça a fait beaucoup moins fait de bruit! Un proviseur et des professeurs s'étaient mis en jupe…

  Des demandes d’engagements concrets


Demandez le programme !
la version 2014 se prête également à une lecture ambiguë. Quatre sur cinq des différents domaines composant le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture, peuvent être considérés comme relevant d’apprentissages académiques pour lesquels les enseignements disciplinaires dans leur forme actuelle offrent un cadre satisfaisant. Et on peut redouter, que, si cette lecture prévalait, le domaine apprendre à apprendre soit réduit à la portion congrue, car, c’est bien connu, dans les disciplines, on n’a pas le temps, il faut prioritairement boucler le programme

«Rappelons tout d'abord une banalité, car les lieux communs peuvent être vrais, et c'est le cas de celui-ci : la démocratisation de l'enseignement a conduit à dispenser à un public radicalement différent un enseignement inchangé . L'enseignement s'en trouve totalement en porte à faux. On tente vainement d'inculquer une culture conçue pour une élite à la grande masse des enfants du pays. Or il est clair que les motivations des élèves ont changé, que leur héritage social et culturel est très différent de ce qu'il était, qu'ils ne trouvent pas dans leur famille le même soutien, etc…
On attend toujours, que l'on tire enfin toutes «les conséquences» du diagnostic fait «après tant d'autres» en...1972 ;
et de la recommandation faite en...1989de «ne plus considérer l'école depuis son sommet, mais à partir de sa base» (…) 
Le Conseil supérieur des programmes n'a pas d'autre tâche historique plus prioritaire et plus décisive que celle-ci



Indigestion de Pisa. 83 universitaires s'inquiètent dans une tribune publiée par The Guardian mardi de l'influence des études sur les politiques éducatives. Britanniques, Australiens, Américains, Suédois... Tous critiquent "les conséquences négatives" de ces classements…
… Ils demandent donc à l'OCDE de ne pas mener la prochaine étude (prévue pour 2015) pour laisser à l'école le temps de souffler un peu….
… les interprétations erronées sont légions. La plus courante consiste à oublier que les tests sont faits sur des élèves de 15 ans -ce qui implique par exemple qu'il faudra attendre 2021 pour s'intéresser aux conséquences de la réforme des rythmes scolaires à partir de Pisa…
"Il y a un décalage entre le contenu de Pisa et l'usage qui en est fait par le politique, pas seulement en France", note Nathalie Mons …
Aucun lien n’a toutefois été clairement établi entre les résultats scolaires et le temps consacré aux cours extrascolaires et à l’étude individuelle. Par exemple, d’un côté, il n’est pas d’usage en Finlande de consacrer du temps supplémentaire à étudier en dehors de l’école, mais ce pays est l’un des plus performants en matière d’éducation, et de l’autre, en Corée et au Japon, les élèves passent de nombreuses heures à étudier dans des cours privés du soir, et ces pays obtiennent souvent des résultats élevés dans les évaluations internationales par rapport à de nombreux autres pays de l’OCDE …
[ Combien de temps les élèves du primaire et du premier cycle du secondaire passent-ils en classe ? – OCDE – avril 2014 – pdf ]

La journaliste met en parallèle, de façon confuse, les résultats de différents pays aux tests PISA et le système de rémunération des enseignants. Et l'article de considérer que la rémunération des enseignants "au mérite" permettrait de faire progresser les élèves, et par voie de conséquence les performances de la France dans l'enquête PISA…
le mérite d'un enseignant à Henri IV ne se mesure pas selon les mêmes critères que celui d'un enseignant de ZEP ou d'établissement rural isolé…

… Les signataires de cette lettre reprochent au programme PISA d’accroître le stress et la souffrance à l’école et d’appauvrir le travail des enseignants réduits à administrer des batteries de tests de plus en plus longs, de détourner les gouvernements de missions moins quantifiables mais tout aussi essentielles de l’école, comme former de futurs citoyens éclairés, développer le sens moral, civique, artistique, etc. Et de pointer : "Préparer des jeunes gens à un emploi rémunéré n’est pas le seul ni le principal objectif des politiques publiques  d’éducation." Pisa au pilori ? Une idée qui pourrait faire mouche en France…

des écoles très différentes...
… Nous, 44 associations et collectifs étudiants de 19 pays, croyons qu’il est grand temps de renouveler l’enseignement de l’économie.Nous sommes particulièrement préoccupés par l’étroitesse croissante des cursus. Ce manque de diversité intellectuelle ne limite pas seulement l’enseignement et la recherche, il limite notre capacité à penser les enjeux nombreux et divers du 21e siècle – de l’instabilité financière à la sécurité alimentaire en passant par le réchauffement climatique. Le monde réel doit réinvestir les salles de classe, de même que le débat et le pluralisme des théories et des méthodes…

un retraité distingué s’adresse au directeur en reprenant ses propos sur l’excellence de Sciences Po, ses progrès, son ouverture. Une école extraordinaire, mais corrige-t-il, «comment expliquer que depuis 15 ans la France ait connu une des plus fortes hausses du chômage en Europe, une des plus fortes hausses de la dette publique et que les finances publiques soient en aussi mauvais état ? Or Sciences Po forme les élites qui ont abouti à ces résultats», conclut-il. La salle est un peu interloquée devant tant d’audace…

dire que les jeunes profs sont particulièrement mal payés, c’est oublier que les jeunes en France sont mal payés en général! Quand ils ne travaillent pas tout simplement pour presque rien pendant une ou deux années de stages, la situation de ceux-ci dans les entreprises est souvent précaire, le CDD restant une spécialité du jeune…
… Enfin, pour arrêter de plaindre les profs, il reste un élément sur lequel les enseignants sont méga-imbattables: leurs enfants bénéficient en moyenne d’une bien meilleure réussite scolaire. C’est un exemple qui vaut ce qu’il vaut, mais un polytechnicien sur deux a un parent enseignant
 

refondation
L’idée était belle
Faute de courage politique, faute de mobilisation de l’intelligence collective du terrain, faute d’écoute des spécialistes libres, elle n’aura été qu’un mirage.
Elle aura vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin… Exactement comme la loi de 1989 (loi Jospin) qui était pourtant refondatrice et qui fut abandonnée par ses propres auteurs et leurs amis, sans une larme, et sans jamais avoir citée comme une référence pour la prétendue refondation de 2012
   A défaut de "hussards", noirs, quelques "grognards", grognons ...
Depuis l'inauguration : Rien.
Sauf de rares et brefs soubresauts : pendant la Commune (école mutuelle), au début du 20° siècle (Éducation Nouvelle), à la Libération (Langevin-Wallon). 
D'éphémères velléités : tags colorés en 68, ravalement de façade en 81, et pose d'échafaudages en 89 avec une Loi d'Orientation jamais réellement mise en oeuvre.
Revenir à cinq matinées de classe par semaine est de l'ordre de la "restauration", c'est à dire à ce qui existait, pour l'essentiel, dans la grande majorité des écoles communales avant la réforme de Xavier Darcos. Et cela semble bien un objectif clair du décret présenté par le nouveau ministre de l'Education nationale Benoît Hamon…
… les "expérimentations" permises envisagées par le nouveau décret présenté et rejeté par le Conseil supérieur de l'éducation permettent de garder les journées de classe de six heures... 
Aussi Hollande propose-t-il un « pacte éducatif » entre la nation et l’école.
«Je veux une refondation. Pas une restauration : une refondation de l’école.»
(Orléans, le 9 février 2012)
Bigre...

Confusions entretenues à souhait ensuite. Entre rythmes scolaires et activités périscolaires dans un premier temps. Entre loi de refondation de l’école de la République et décret relatifs aux rythmes scolaires dans un second temps. Entre enseignements scolaires et activités périscolaires dans un troisième temps. Le flou était donc de mise : c’est qu’il y avait peut-être un loup….
… Comment ne pas s’apercevoir que la viabilité de nombre d’écoles rurales serait à moyen terme hypothéquée en raison du manque de ressources du tissu associatif local, et ce dans un contexte de promotion outrancier de la métropole parée de toutes les vertus ? Comment ne pas craindre le risque d’externalisation dans le périscolaire de matières artistiques ou sportives obligatoires, et ce dans un contexte de recentrage sur un socle commun minimaliste ?..

"Rythmes"

Au regard de l'importance de la réduction des dépenses publiques, Philippe Saurel a voulu rapidement expliquer comment la ville de Montpellier ne pourra appliquer la réforme des rythmes scolaires dès 2014, comme la précédente majorité s'y était engagée…
… Philippe Saurel estime à 20 M€ environ la baisse de dotations de l'Etat pour la capitale régionale : "Dans ce nouveau contexte, le coût élevé de la réforme des rythmes scolaires paraît difficilement supportable. J'en veux pour preuve les premiers retours d'expérience des villes qui ont choisi de la mettre en oeuvre à la rentrée dernière". 
Au coeur du problème, la question de la gratuité ou du paiement des temps périscolaires. "La tarification est un moyen simple de réduire l'effectif accueilli sur ces temps et donc les moyens à mobiliser, mais elle apparaît difficilement compatible avec le principe d'égalité des chances..."

… Benoit Hamon a donc fini par trancher, et tout décalé d’un jour. Les profs rentreront le lundi 1er septembre et les élèves le lendemain, le mardi 2 septembre. Mais cela ne résout rien. Au contraire
… Ce qui ressort de cette séquence politique, c’est le sentiment que l’amateurisme règne au ministère : mauvaise appréciation de la situation, méconnaissance de la réalité du métier, manque cruel de clairvoyance et d’à-propos, calculs politiciens de pied-nickelé, communication défaillante

la Ville de Lyon est sortie du bois en précisant sa réforme des rythmes scolaires. Celle-ci revendique le droit à l'expérimentation laissé par le décret Hamon en regroupant les activités périscolaires le vendredi après-midi, qui devient de facto facultatif. En revanche, les lundis, mardis et jeudis restent identiques à aujourd'hui (8h30 - 16h30)…
"Le compte n’y est pas et la déception est immense, c’est une réforme en trompe-l’œil, voire une contre-réforme que nous propose le maire de Lyon !" s'est insurgée la FCPE…

Rythmes scolaires : un « observatoire » pour préserver ce qui reste de la réforme
… Des « sages » à l’abri du désordre ambiant. C’est ainsi que se définissent les membres de l’Observatoire des rythmes et des temps de vie des enfants et des jeunes (ORTEJ) …
… Enfin, dans leur ligne de mire, la journée de six heures de nouveau tolérée. «Elle a montré ses limites, souligne M. Testu, il est aberrant d’autoriser son maintien pour quelque raison que ce soit»…

un « rapport fantôme », un document d’une cinquantaine de pages qui n’a aucune existence officielle…
… «Le coût moyen s’établit à 186 euros par enfant et par an, et le coût médian à 168 euros», apprend-on. Peu ou prou l’estimation de 150 euros faite par l’Association des maires de France (AMF). Mais le coût brut varie très fortement d’une collectivité à l’autre : 293 euros pour Arras, 261 euros à Nevers, entre 300 et 390 euros à Creil... A Paris, où les 6 700 ateliers périscolaires ont été très diversement accueillis par la communauté éducative, le chiffre de 442 euros est avancé…
[ PROJET DE RAPPORT de la Mission d’Information Commune sur la réforme des Rythmes scolaires – Rapporteuse Mme Françoise CARTRON, Sénatrice de la Gironde – pdf ]

Alors que Benoît Hamon vient d’annoncer la prolongation d’un an du fonds d’amorçage, l’AMF et la Caisse nationale des affaires familiales (Cnaf) ont lancé le 12 mai 2014 une vaste enquête auprès des 24.000 communes et des EPCI ayant une école, pour cerner plus finement leurs besoins de financement concernant la réforme des rythmes scolaires…


[ Le questionnaire "rythmes scolaires" - AMF-CNAF - pdf ]

«Pour une année supplémentaire, le fonds d’amorçage, calibré sur les communes qui connaissent le plus de difficultés [...], sera prolongé», a déclaré le ministre de l’Education nationale sur France Inter, sans préciser le montant de l’aide…
… En ce qui concerne le montant, Benoît Hamon s’est borné à promettre qu’il serait «adapté» aux besoins. «On estimera le montant en fonction des difficultés réelles rencontrées dans certains territoires ruraux, dans un certain nombre de communes», a-t-il dit, assurant que «l’engagement du gouvernement est clair».
Selon les estimations de l’Association des maires de France (AMF), la réforme coûterait en moyenne 150 euros par enfant aux communes, soit près d’un milliard d’euros par an.
[ Décret n° 2014-457 du 7 mai 2014 portant autorisation d'expérimentations relatives à l'organisation des rythmes scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires ]

Rendre les enfants davantage acteurs. Non M. Hamon, la disponibilité aux apprentissages des enfants n'est pas présente que de 9h à 11h. Quand on les motive, qu'on donne du sens à tout ce qu'ils font, qu'on démarre le matin en évitant qu'ils ne s'énervent, qu'on alterne les activités selon leur coût cognitif, qu'on rend les enfants davantage acteurs de leurs apprentissages en les autonomisant plus, qu'on les informe bien sur les objectifs à atteindre, qu'on leur apprend à s'auto-évaluer et à profiter des erreurs qu'ils commettent, ils sont disponibles bien plus longtemps

L’AMRF dénonce la double peine pour les ruraux déjà contraints par des surcoûts liés aux distances, à la densité de population et à l'obligation de mises aux normes disproportionnées ; 
L’AMRF exprime sa demande d'une participation pérenne de l'Etat pour les rythmes scolaires. La première victoire lors de la loi de finances 2014 sur la non-discrimination envers les communes qui n’ont pu mettre en place cette réforme, renforce la pertinence d’un combat pour obtenir que lorsque l’Etat décide, l’Etat paie …

L’AMF se félicite de la reconduction pour une année supplémentaire du fonds d’amorçage (2015/2016), annoncée en Conseil des ministres ce matin mais elle réaffirme avec force sa demande de pérennisation du fonds d'amorçage et de réévaluation de son montant au coût de mise en œuvre de la réforme pour les communes. L'AMF, qui a réclamé dès le départ un cadre règlementaire assoupli pour tenir compte des contraintes du terrain, demande des précisions sur les modalités de mise en œuvre des nouveaux assouplissements …

… je suis opposé à l'idée de mettre en place un moratoire. C'est le meilleur moyen de repousser d'encore trente ans cette réforme nécessaire. Mais contraindre les élus en leur fixant une date limite n'apporte aucune solution aux problèmes auxquels les maires ruraux doivent faire face…
Le gouvernement doit savoir ce qu'il veut. Encore une fois, il met la charrue avant les bœufs. Les villes se livrent à une surenchère d'équipement pour être toujours plus attractives que leurs voisines, les travaux d'aménagement sont omniprésents pour répondre à une concurrence effrénée. La déperdition de moyens est grande dans cette rivalité. Est-ce la priorité ?
Il faut plus de péréquation entre les communes et accompagner celles qui ont le moins de moyens…

le gouvernement devrait mettre à contribution la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF) pour aider les maires à financer la réforme avec moins d'animateurs. Cela reviendrait à prolonger «l'expérimentation» annoncée en novembre dernier par Jean-Marc Ayrault sur l'assouplissement des taux d'encadrement pour l'ensemble des activités périscolaires. La CNAF financerait alors non seulement les activités liées à la réforme des rythmes mais aussi celles des centres de loisirs (les deux heures du soir). Au lieu d'avoir à recruter 1 animateur pour 14 enfants (pour les plus de 6 ans) et 1 pour 10 en dessous, les normes seraient assouplies à 1 pour 18 et 1 pour 14…
Cela apaisera-t-il tous les élus, alors que l'Association des maires de France (AMF) réclame la pérennisation du fonds de l'Etat ? La question se posera, d'autant que le financement de la CNAF sera soumis à condition, avec la mise en place d'un projet éducatif territorial…

… Dans les faits, chaque chef d’établissement des 4.671 écoles primaires privées recensées par le Secrétariat général à l’enseignement catholique (Sgec) est libre de dire "oui" ou "non" à la réforme, et de le faire au tempo qui lui paraît le plus adéquat dans les années qui viennent.
"Il faut savoir qu'une partie des établissements privés ne sont pas passés aux quatre jours en 2008, donc ils n’ont pas à revenir aux quatre jours et demi hebdomadaires", précise le Sgec, qui ne possède pas de statistiques précises à ce sujet…
… "Nous étions opposés au passage aux quatre jours, et nous avons toujours partagé le propos de Vincent Peillon qui disait cette réforme particulièrement propice aux enfants les plus en difficulté"…
L’Etat financera-t-il le privé ?
Tout à fait. "Le fonds d’amorçage de 400 millions d’euros pour l’année 2014-2015prévoit les établissements privés", précise-t-on au ministère…

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) a rejeté, lundi 5 mai, le projet de décret complémentaire sur les rythmes scolaires introduisant des assouplissements pour les communes qui peinent à mettre en place la semaine de quatre jours et demi pour septembre. Le texte a recueilli trois voix en sa faveur, trente et un suffrages hostiles et vingt-sept abstentions…
… Le premier décret sur les rythmes avait été rejeté au CSE avec cinq voix pour, trente abstentions, vingt-trois votes contre et quatorze refus de vote, sans recueillir aucune voix de syndicats d'enseignants, ni de fédérations de parents, et il avait également été rejeté par le CTM.

La journée de six heures expérimentée depuis plus d'un siècle a montré ses limites …
- Le vendredi après-midi doit exclusivement être réservé aux enseignements. En effet, plus la coupure du week-end est longue, plus la reprise des apprentissages scolaires est difficile…
- Toutes les petites vacances, notamment celles d'automne, durent deux semaines…
- Les évaluations des «nouvelles expérimentations» en matière d'aménagement ne se limitent pas à des statistiques…
Sans la prise en considération des quatre clauses précédentes, l'ORTEJ considère que «les nouvelles expérimentations» ne respectent pas les «rythmes naturels d'apprentissage et de repos des enfants afin de favoriser la réussite de tous à l'école primaire», conformément au décret du 24 janvier 2013.


 

«Les professionnels du tourisme rappellent que la détermination des vacances scolaires, si elle répond à des impératifs pédagogiques, a également des impacts importants sur l'emploi touristique français, qui représente 2 millions d'emplois directs et indirects», indiquent-ils dans leur communiqué. Pour cette raison, ils réclament, comme ils l'avaient déjà fait en septembre dernier, que le gouvernement accompagne «l'éventuelle réduction des vacances estivales par l'instauration d'un zonage afin de pouvoir accueillir et recevoir les touristes dans les meilleures conditions»

  Rythmes ... & blues

Pouce !

«Souvent je suis gavé», «saoulé», «aucun intérêt», «je fais ça comme ça, parce qu’il y a rien d’autre», «je regarde à peine», « il se passe rien», «c’est pas intéressant mais on lit quand même» : le couperet du «c’est nul» n’épargne pas les moments passés en ligne.
Face à ces verdicts et à ces récits de fin d’après-midi traînantes, à ces SMS aussitôt lus aussitôt oubliés, face à ces moues vagues devant un énième Snapchat réceptionné, ou à ces posts sur twitter ressassant l’heure qu’il est et le temps qui ne passe pas, il faut se rendre à l’évidence : les ados connectés s’ennuient avec leurs outils numériques, comme ils peuvent s’ennuyer à l’école, ou avec leurs parents…

… accuse notamment Snapchat d'avoir trompé ses utilisateurs sur le caractère éphémère des "snaps" publiés (photos, vidéos, textes...), censés "disparaître pour toujours" en moins de dix secondes. Snapchat a notamment négligé de les informer que les "snaps" pouvaient être sauvés indéfiniment, en utilisant d'autres applications.
Ce service pour smartphones est devenu très populaire après son lancement en septembre 2011. Mais sa croissance a nourri des inquiétudes car l'application peut donner aux adolescents une fausse impression de sécurité quand ils publient des photos…

… cette application surfe sur une nouvelle tendance qui ressemble à un effet boomerang face aux conséquences invasives du Web social : le repli sur soi
"Les outils antisociaux se démocratisent", assurait Chris Baker au Washington Post le 17 mars, décrivant Facebooket Twitter comme de vieux ascenseurs dans lesquels les gens s'entassent…
… la plateforme communautaire la plus connue du genre, Ask.fm, qui invite ses utilisateurs à se poser des questions, souvent "trash", traîne déjà son lot de drames. Revendiquant plus de 50 millions de fidèles à travers le monde (dont 1,3 million en France), le réseau social, adulé des adolescents, a vu plusieurs de ses habitués se suicider …

Une bousculade, un ricanement, une insulte - c'est la répétition qui permet de qualifier les faits de harcèlement. Sur 12 millions d'élèves, 10 % en seraient victimes de façon plus ou moins violente. Parfois jusqu'au suicide. Longtemps, l'Education nationale est restée muette sur ce sujet. "Depuis plusieurs années, l'école s'est repliée sur elle-même. Elle s'est coupée de la société, excluant tout ce qui pouvait l'éloigner de sa vocation initiale, la transmission des savoirs", analyse Eric Debarbieux …
Il est temps. Avec l'essor d'Internet, le cyberharcèlement prend des formes encore plus sournoises et violentes…

Si vous voulez vous souvenir de vos cours, mieux vaut abandonner votre ordinateur et revenir au bon vieux papier/stylo.
A l’origine de cette étude intitulée «Le stylo est plus puissant que le clavier:des avantages de l’écriture cursive comparée à l’ordinateur pour la prise de notes»
«Taper à la vitesse de la lumière encourage à transcrire ce que l’on entend, sans faire vraiment attention à ce qui est dit –cette façon de prendre des notes a déjà prouvé son inefficacité. Taper chaque mot vous laisse penser que vous avez une compréhension plus complète du sujet. Ce n’est pas vraiment le cas

«D’habitude, je suis plutôt indulgente vis-à-vis de l’utilisation des téléphones en classe…
… Aujourd’hui, pour la première fois depuis très longtemps, j’ai confisqué les téléphones. Je  n’ai aucune idée de ce qui était inclus dans la mise à jour, mais on aurait dit que c’était du crack. Ils avaient les yeux rivés sur leur téléphone. Il y a même une fille qui est allé sous la table avec son téléphone.»…

L'usage intensif des téléphones portables pourrait favoriser la survenue de tumeurs cérébrales bénignes ou malignes
… Les auteurs reconnaissent que leur étude ne permet pas de définir un niveau de risque d'apparition de tumeurs. Mais l'association Priartem, qui milite contre les dangers des radiofréquences, souligne que l'usage intensif tel que le définit l'étude (plus de 896 heures cumulées) correspond à plus de 15 heures par mois, «c'est-à-dire une demi-heure par jour, ce que dépassent aujourd'hui largement de très nombreux utilisateurs, et notamment les plus jeunes»…

Entre les discours et les réalités. Entre les pratiques et les nouveautés. On ne redira jamais assez combien les technologies ou les dispositifs technologiques suscitent autant « d’irrationalité » à chaque nouveauté (tablette, classe inversée, mooc en sont les derniers avatars) qui apparaît sur le marché…
… L’imaginaire d’utilisation est embelli par tous les promoteurs du numérique en éducation. Les réalités sont bien éloignées de cela…
Car c’est cette fascination du nouveau qui tire ce mécanisme. Ce nouveau qui fait confondre innovation et invention, mettant le second de côté, est un autre étendard de la fascination qui traverse l’univers éducatif envahi par le numérique…

La psychologue a interrogé 1.000 enfants âgés de 4 ans à 18 ans pour savoir ce qu’ils pensaient du téléphone de leurs parents:
«Pour beaucoup, les mots relatifs aux sentiments qu’il impliquait était “triste, fou, en colère et seul”. Un enfant de 4 ans appelait le smartphone de son père “le téléphone stupide”. D’autres se souvenaient avoir joyeusement jeté le téléphone dans les toilettes, l’avoir placé dans le four ou tenté de le planquer. Une fille a même déclaré: “Je me sens ennuyeuse. Ennuyeuse parce que mon papa répond à tous les textos, tous les appels, tout le temps, même sur le télésiège”.»...

L'usage abusif des smartphones et des consoles de jeux entrave le développement équilibré du cerveau, selon Byun Giwon, docteur au Balance Brain Centre de Séoul. Les gros utilisateurs sont susceptibles de ne développer que le côté gauche, laissant le côté droit inexploité ou sous-développé.
Parmi les risques : d'importants troubles de la mémoire, de l'attention, sous-développement émotionnel, et dans 15% des cas, premiers signes de démence.
Les médecins sud-coréens parlent de "démence digitale" (64 % des jeunes possèdent un smartphone, 18,4 % des 10–19 ans l'utilisant plus de 7 heures par jour).
- Surge in "digital dementia"
… Les 510 élèves de l'établissement et les 45 professeurs et personnels d'encadrement sont dotés de tablettes numériques équipées de manuels scolaires leur permettant de se passer des livres scolaires…
… Selon le président du conseil général, le coût de mise en place de cette expérimentation est de 470.000 euros, dont 50 % pour les tablettes. «Ce projet est très intéressant car il permet de mettre à jour les programmes, ce qui n'est pas le cas des livres classiques renouvelés en région Centre tous les quatorze ans en moyenne»
obsolescence technologique, batterie, casse, perte ? … :
En ce qui concerne les smartphones, leur durée de vie est équivalente à environ deux à trois ans seulement !
  On dirait qu'ils s'ennuient ...

… le président de la République a choisi de le faire à Villiers-le-Bel, imprimant dans l’inconscient collectif l’équation “jeunesse en difficulté + violence = apprentissage”. Il n’est pas le premier. Dominique de Villepin, alors Premier ministre, avait également centré le pan éducatif de sa réponse aux émeutes de 2005 dans les banlieues sur l’apprentissage, avec son idée «d’apprentissage junior» accessible dès l’âge de 15 ans…
… chaque année, le soi-disant “collège” unique met en fait de côté 350.000 jeunes. Ils méritent mieux que d’être systématiquement renvoyés aux émeutiers de Villiers-le-Bel ou d’ailleurs. 

Le bac est devenu la condition nécessaire, mais pas suffisante, pour accéder à des études supérieures supposées donner accès à un diplôme monnayable sur le marché de l’emploi, qu’il soit public ou privé…
… la France s’est finalement dotée d’un enseignement supérieur dual : les premiers cycles universitaires prorogent le système antérieur, hérité de l’époque où seule une minorité de jeunes gens obtenaient le bac; tout le reste du supérieur sélectionne et fait payer…
… On peut aussi regretter que cette réforme se soit déroulée en l’absence de tout débat public, hors de tout mandat électoral, en marge des processus démocratiques qui sont censés régir des décisions aussi déterminantes pour l’avenir du pays.

"l'augmentation des effectifs va absorber une grande partie des moyens supplémentaires: dans le premier degré, les 37666 élèves supplémentaires (...) représentent à taux d'encadrement constant 1225 emplois ; dans le second degré, face aux 32892 élèves supplémentaires il n'est possible de mobiliser que 1486 ETP (alors qu'il en aurait fallu 2000 pour préserver le taux d'encadrement)"…
… "le SNUIPP, la PEEP et des élus demandent toujours un assouplissement du décret pour, de fait, pouvoir revenir à la semaine de quatre jours". Le ministre les a depuis entendus, en proposant un net assouplissement de la réforme…
… la Dgesco insiste sur la l'énorme "machine" que constitue le baccalauréat: "690000 candidats en terminale, 477000 candidats en première ; 4737 centres d'examen, des milliers de sujets, 170000 correcteurs et examinateurs...



Rapports parents-profs...
… 88% des parents déclarent que les résultats scolaires tiennent une place très (29%) ou plutôt (59%) importante dans les discussions qu’ils ont avec leurs enfants. L’école et les résultats scolaires sont aussi importants dans l’image qu’ils ont de leurs enfants : pour 78% lorsque qu’ils parlent de leurs enfants avec d’autres adultes et pour 84% dans l’appréciation que l’on a en général des qualités d’un enfant.
Par conséquent, 96% des parents font de la réussite scolaire un sujet auquel ils disent être attentifs tout au long de l’année. Et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, on sévit : ainsi 58% des parents déclarent que la réussite scolaire les oblige à être plus sévères qu’ils ne le souhaiteraient…
[ « Parent d’élève, un métier d’avenir » - l’enquête – pdf ]
Près d'un directeur d'école sur deux s'est fait agresser, verbalement ou physiquement, par des parents, l'année passée, selon une vaste étude. 
Du jamais-vu.
un faisceau de statistiques annonce aussi l'orage. D'après Georges Fotinos, c'est «la méfiance, voire la défiance» qui domine le discours des directeurs vis-à-vis de ces parents qu'ils croisent tous les jours ou presque à la grille de l'école. Pour 40,3 % d'entre eux, les liens se sont détériorés ces dernières années. Six sur dix pensent aussi que les parents «ne savent pas ce qu'il faut faire pour aider leurs enfants à la maison». Mais, surtout, le chiffre est édifiant : près d'un sur deux affirment s'être fait agresser verbalement ou physiquement par des parents lors de l'année écoulée. «Les parents nous prennent de plus en plus pour des marchands de savoir : ils exigent un catalogue de prestations, comme si on était un comité d'entreprise»

[ L’état des relations école/parents : "entre méfiance, défiance et bienveillance" - pdf 
Autre enquête en cours : Enquête nationale "Etat des lieux des relations Lycées-Collèges / Parents d'élèves" ]
Georges Fotinos est chercheur associé à l’OIVE (Observatoire International de la Violence à l’Ecole)
la seule enquête de victimation d’ampleur auprès des personnels de maternelle et d’élémentaire dont on disposait jusqu’à présent - celle divulguée à la rentrée 2012 par le sociologue Eric Debarbieux et... le même George Fotinos - faisait, elle, clairement le distinguo entre agressions physiques et verbales, sans donner, il est vrai, exclusivement la parole aux directeurs d’école (quasiment les deux tiers des 11 820 réponses traitées émanant d’enseignants)…

On entend parler d’une «judiciarisation» de l’école. Confirmez-vous ce phénomène ?
On observe, tant du côté des enseignants que des parents, une volonté de faire appel à la justice pour résoudre un conflit. C’est un fait de société. Une société qui veut réparation à tout et fait plus facilement appel à la justice qu’avant. On voit bien que l’école n’est pas un sanctuaire : elle est le reflet de la société et de ses maux…
… La formation des enseignants, renouvelée dans le cadre des toutes nouvelles Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), a un rôle fondamental à jouer. Elle doit amener l’enseignant à intégrer que même s’il n’a que l’enfant face à lui en classe, c’est tout son environnement qu’il doit désormais prendre en compte. Autrement dit, ce ne sont pas seulement 25 élèves qu’il a face à lui... mais beaucoup plus.

1861 : «Les parents, ce fléau des écoles, sont convaincus du tort des maîtres. L'enfant indocile répond effrontément aux réprimandes que son maître lui adresse ; et s'il subit une punition ce n'est qu'en menaçant son maître et quelquefois en l'injuriant. Ses parents le soutiennent. Quand le maître, pour mettre une digue à tant d'insubordination veut sévir, l'enfant indocile lui répond fièrement: 'je ne veux pas être puni, je suis innocent ; vous êtes injuste, je le dirai à mes parents qui le diront à d'autres'. Et les parents viennent vous assaillir. Autrefois le maître était craint ; aujourd'hui on en rit parce qu'on ne le craint plus» …
1912 : «Désordre de notre civilisation industrielle, manque d'enseignement professionnel, crise de la puberté, désorganisation de la famille, voire désarroi des croyances et des idées sont des causes qui produisent dans tous les pays d'Europe les mêmes effets». ..



Colt, Remington, Ruger. Ce n'est pas l'inventaire d'une armurerie, mais la liste de trois prénoms qui sont donnés de plus en plus fréquemment aux Etats-Unis…
… dans un pays où toutes les dix-sept minutes une personne est tuée par arme à feu et qui, en 2013, a connu 236 tueries de plus de quatre victimes, donner à son enfant le nom d'un revolver ou d'une carabine ne peut être tout à fait anodin. Laura Wattenberg compare les prénoms à des «fossiles», qui peuvent en dire long sur une époque : «Quand on regarde en arrière, dit-elle, on peut avoir une idée de quoi les gens parlaient, de leurs obsessions comme de leurs rêves.»
  Vivre autrement ?

"Rythmes"

Même s'ils ne sont guère plus enthousiastes, les pourfendeurs de la réforme se sentent rassérénés: c'en est fini du carcan des 9 demi-journées de classe que Vincent Peillon voulait imposer à tous, avec ses après-midis écourtés pour laisser place à des activités. Des "expérimentations" - pour ne pas dire des dérogations - vont désormais être autorisées…
… Sur le papier, ça fait beaucoup de changements, et même un embrouillamini en perspective.
Mais le délai imparti pour demander des expérimentations - d'ici début juin - est extrêmement court. Il faut que tout soit prêt pour la rentrée. De quoi en décourager plus d'un, comme si on espérait que bien peu, au final, choisissent d'expérimenter…

… Benoît Hamon a présenté ce matin deux types d'assouplissements possiblesà cette réforme: 
- la possibilité de concentrer les activités périscolaires sur une seule demi-journée, tout en conservant cinq matinées. La semaine de 4 jours telle qu'elle existe aujourd'hui est donc définitivement abandonnée;
- sous réserve d'un accord local entre la commune concernée, les enseignants, et le rectorat, la durée de la semaine pourrait être réduite d'une heure, passant de 24 heures hebdomadaires à 23 heures d'enseignement. Les 36 heures annuelles ainsi "perdues" seraient rattrapées sur les vacances scolaires.

… En offrant la possibilité de libérer une après-midi de classe pour le périscolaire, Benoit Hamon charge de fait les autres journées, dans un format à deux demi-journées de classe et trois journées complètes de 6 heures. Les enfants se retrouvent donc avec des journées aussi lourdes qu’auparavant, alors que l’idée était d’alléger des journées présentées comme les plus lourdes du monde (le décret Peillon fixait la norme à 5 h 30)…
… Avec ces propositions d’assouplissement, Benoit Hamon fait clairement un geste vers les communes et la puissante Association des Maires de France (AMF). Reste à savoir comment les collectivités locales vont s’emparer des possibilités offertes le ministre, alors que 94% d’entre elles ont déjà présenté leur projet …

Le plus significatif concerne essentiellement les communes rurales qui peinaient à recruter du personnel pour encadrer les activités périscolaires après la classe. Initialement, le texte prévoyait que ces activités aient lieu trois après-midi par semaine. Il sera désormais possible de les regrouper sur une seule après-midi. "Cela permettra aux maires de faciliter l'organisation des activités périscolaires et de faire des économies d'échelle, par exemple en construisant des partenariats au niveau des communautés de communes"

Concrètement, c'est la possibilité d'une semaine proposant quatre journées de cinq heures de classe plus trois heures le mercredi matin. Il faudrait alors commencer au moins une semaine plus tôt, fin août, voire encore plus tôt si la semaine de classe passait à 22 heures par exemple, une autre possibilité offerte par le décret. Elle laisse la possibilité au gouvernement d'afficher sa souplesse à l'égard des communes, libres, en apparence de s'organiser comme elles le veulent. Un rien illusoire, alors que les décisions d'organisation doivent être prises d'ici à début juin. On imagine mal les maires s'engager dans des discussions tendues avec les enseignants sur un sujet aussi sensible que les vacances…

les grandes ambitions citadines se fracassent sur les évidences des campagnes. Le transport d’abord. «Seuls deux enfants vivent sur place. Les autres habitent dans un rayon de 10 kilomètres. Le transport est millimétré et c’est lui qui dicte la mise en place des temps périscolaires.»…
… «Quel animateur professionnel ferait l’aller-retour depuis Limoges pour une heure de travail ?»
Il reste le bénévolat, option choisie par le précédent maire. Mais pour l’élue qui, à ce jour, porte seule les ateliers, «le bénévolat a ses limites. D’abord parce que les gens ont une vie personnelle et, surtout, parce qu’il repose sur les moyens et compétences des territoires»…
«Pour moi, cette réforme est injuste, se désole l’ancienne institutrice. Elle creuse les inégalités entre les gosses en fonction de leur commune de rattachement.»

  Rythmes ... & blues
les sorties précoces. Ces dernières désignent les jeunes qui ont quitté le système éducatif sans diplôme et sans suivre de formation après leur sortie. Au-delà des nombreuses difficultés que pose leur mesure dans un cadre de comparaison internationale, il apparaît qu'un jeune Européen sur huit sort précocement du système scolaire. La France est dans une situation légèrement meilleure que la moyenne européenne, les sorties précoces étant plus fréquentes dans le sud de l'Europe. Aux Pays-Bas particulièrement où une politique volontariste a été suivie, les sorties précoces ont connu une décrue rapide (de 16 % au début des années 2000 à moins de 9 % en 2012) ...
[ « Réduire les sorties précoces : un objectif central du programme « Éducation et formation 2020 » -INSEE - 24 avril 2014 – pdf ]
[ Résumé - version mobile ]
POSTES A POURVOIR
au LYCEE EXPERIMENTAL DE SAINT-NAZAIRE.
  Le Lycée Expérimental de Saint-Nazaire recherche pour la rentrée 2014 huit personnes désireuses d'intégrer son équipe éducative.
Il est attendu qu’elles s'investissent dans notre type de fonctionnement et soient capables d'assurer l'enseignement au niveau lycée, y compris la préparation au baccalauréat ...
… De façon générale les compétences complémentaires sont bienvenues et tous les parcours professionnels et personnels, des plus classiques aux plus originaux, sont recherchés.
Le travail dans cet établissement demande intérêt et engagement pour les pédagogies alternatives, une volonté de travailler en équipe et l'ouverture des champs d'apprentissage à travers l'inter et la transdisciplinarité.
Le fonctionnement particulier de cet établissement cogéré, à parité de droit, par les Membres de l’Équipe Éducative (19 personnes) et les élèves (entre 150 et 180 personnes) implique également de chaque membre de l’équipe une participation active à la gestion matérielle et administrative du lycée…


... Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
«Les déplacements des élèves lors des sorties et voyages scolaires participent à la mission éducative des établissements d'enseignement du second degré». Voilà ce qui est annoncé en préambule de la circulaire n° 2011-117 du 3-8-2011 du Ministère de l'Éducation Nationale.
Cependant, cette mission est largement compromise par les dispositions de cette circulaire même. Ainsi, il est nécessaire de recourir de façon systématique aux transporteurs privés...
... Depuis que cette circulaire est en vigueur de nombreux établissement ont dû annuler des sorties pour des raisons de coût et de souplesse.
Dans le cadre spécifique du Lycée Expérimental, pour qui les sorties sont un axe pédagogique fort, cette circulaire empêche le fonctionnement ordinaire et remet en cause son existence.
Nous demandons donc la révision de la circulaire n° 2011-117 du 3-8-2011 du Ministère de l'Éducation Nationale, afin de permettre le transport d'élèves par des enseignants volontaires dans le cadre de leur travail...


  Des demandes d’engagements concrets
… autre principe cher à ce collectif, c'est la mixité sociale. «Nous ne voulons ni d'une école d'élite, ni d'une école de la dernière chance.» Un tiers des enfants seraient issus du quartier d'implantation ; les élèves d'un autre tiers viendraient par choix des parents ; le dernier tiers des places seraient réservées aux enfants en difficulté dans le système traditionnel. Pour le secondaire qui n'ouvrira pas la première année, on pourrait imaginer que les élèves soient en collège ou en lycée classique le matin et à l'auto-école l'après-midi…
Le collectif 123 Ecole est un ensemble d’acteurs de l’éducation (enseignants, parents, éducateurs, animateurs), de bénévoles qui soutiennent le projet de création d’un établissement public innovant.
Actuellement, le collectif compte plus de 500 personnes souhaitant et soutenant la création de cette école : l’école coopérative Célestin Freinet…

Le gouvernement nous souffle de "changer le barème". Deux académies, celles de Poitiers et Créteil, ont expérimenté l’"évaluation positive". L’idée est belle : ne plus prendre en compte uniquement les erreurs mais évaluer également les réussites. Cela part d’un bon sentiment. C’est agréable, positif, valorisant…
Mais pour quoi faire ? Pour sauver les apparences ?
… Les inégalités et les humiliations des jeunes, notamment dans les quartiers populaires et dans les campagnes, sont de véritables enjeux dépassant largement le cadre de l’école. Ces problèmes ne se régleront pas en "valorisant" artificiellement des copies de dictée. Poudre chocolatée sur un gâteau mal cuit. 
Mais ces changements profonds seraient sans doute plus lents, plus chers et moins spectaculaires qu’un artificiel changement de barème à effet immédiat…

«En tant que nation chrétienne, je crois que nous devrions faire preuve de plus de confiance, mais aussi être plus ambitieux en élargissant par exemple le rôle des organisations religieuses et appréhender la foi de manière plus évangélique pour contribuer à changer la vie des gens»...
A l'occasion des fêtes de Pâques, M. Cameron est revenu sur son projet politique baptisé «The Big Society» qui tend à développer le bénévolat dans la société civile pour réduire progressivement la prise en charge sociale de l'Etat.«Jésus a inventé le “Big Society” il y a deux mille ans. Je veux juste en voir plus» ...

BRITISH WAY OF LIFE ...
Au-delà du débat sur le genre, n’y a-t-il pas deux conceptions de l’école qui s’affrontent, l’une qui transmet des connaissances, l’autre qui éduque ?
Cette alternative n’est pas défendable. On ne peut instruire sans éduquer. Enseigner, c’est aussi apprendre à respecter certains résultats de la science même s’ils ne vous font pas plaisir. L’éducation s’immisce partout. Quand on emmène des classes à la piscine et que les garçons se moquent des filles trop grosses, le professeur ne devrait rien dire car c’est de l’éducation ? C’est très français de croire que l’on peut séparer éducation et instruction. Il n’y a qu’en France qu’existe la fonction de conseillers principaux d’éducation (CPE). On peut voir des collégiens se bagarrer et entendre le professeur dire : «Je vais chercher le CPE.»

… Le président de l’Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, s’est déclaré jeudi «un peu abasourdi» par l’annonce d’une réduction de 11 milliards d’euros des dotations aux collectivités, réclamant «un allègement» de la réforme des rythmes scolaires si l’Etat ne veut pas y mettre les moyens financiers…
… Dans un tel contexte, si le gouvernement veut réussir la réforme des rythmes scolaires, il doit «pérenniser le fonds d’aide aux collectivités locales et l’ajuster à hauteur des dépenses supplémentaires supportées à ce titre par les collectivités locales», que l’AMF chiffre à «environ 900 millions d’euros». Créé à titre provisoire en 2013, ce fonds a été doté de 250 millions en 2013, puis de 370 millions cette année. Si le gouvernement ne peut dégager les crédits nécessaires, «il faut absolument un allègement» de la réforme, a plaidé le président de l’AMF…

Pour que l'école soit de nouveau aimée, il faudrait qu'elle soit aimable. Que l'école, plutôt que d'enseigner la démocratie dans les cours d'instruction civique, soit une école de démocratie où l'on se débrouille pour apprendre, non pas en s'amusant bien sûr, mais avec plaisir et, si possible, avec passion ! Si les notes sont "traumatisantes", c'est que l'école l'est. Quel terrible bilan que cette école qui tue la principale qualité des jeunes : la curiosité !

… Et c'est sur l'image dégradée de l'école publique que se construit aussi le projet d'Espérance banlieues. Ce projet ressemble aussi beaucoup aux charter schools américaines. Des établissements expérimentaux conçus pour encourager la réussite scolaires dans les quartiers difficiles. Des écoles publiques qui fonctionnent sur des règles qui leur sont propres, recrutent leurs enseignants sur profil et proposent des alternatives pédagogiques…
Hélas, les résultats en termes de «déségrégation» scolaire ne sont pas au rendez-vous. Un récent article de l’AFP nous apprenait qu’une étude venait de montrer que, dans l’Etat de New-York, l’expérience aboutit à former des ghettos sociaux et raciaux encore plus fermés. D’après les chercheurs, en 2010, 73% de ces charter schools new-yorkaises comptaient moins de 1% d'élèves blancs et 90% moins de 10%...

… Enfin, le contexte démographique des rentrées prochaines fait que ces postes supplémentaires apparaissent plus que jamais souhaitables. Selon la DEPP (division des études du ministère), les rentrées 2014 et 2015 verront en effet une forte croissance des effectifs élèves aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. En 2014, pas moins de 63 000 nouveaux élèves entreront dans les écoles et établissements. A la rentrée 2015, ce seront 53 000 jeunes supplémentaires…

On peut enterrer une promesse de plusieurs façons. Ouvertement, en le revendiquant haut et fort, ce qui a peu de chances d'arriver car il s'agit d'un engagement présidentiel quasi légendaire. Mais on peut aussi l'enterrer subrepticement, sans le dire, en ayant un peu honte de ce que l'on le fait mais persuadé qu'on agit pour une cause supérieure — l'intérêt général,  le redressement de la France, etc.
Comment procéder subrepticement ?...

… Alors que cette école de campagne atteint les quotas pour la rentrée 2015, l'inspection académique envisage quand même la fermeture d'une classe.
 Pourtant la méthode de travail qui est mise en oeuvre devrait être une référence pour la réflexion sur l'évolution de l'école de la république…
… 23 élèves est le nombre minimum nécessaire pour garder une classe ouverte selon l'éducation nationale, alors que ce devrait être le nombre maximum accepté pour un bon apprentissage.
 Le gouvernement s'étonne de l'échec scolaire général et de la violence croissante dans les écoles…
 Aidez nous à sauver notre école !

l'Etat a-t-il les moyens de ses ambitions en terme de recrutements d'enseignants à l'heure des économies (50 milliards d'euros de dépenses annuelles doivent être coupés d'ici 2017)? L'abandon des 60 000 postes est "sur la table", écrivaient les Echos le 11 mars dernier. Le think tank de gauche Terra Nova propose ainsi de s'arrêter à un total de 45 000. Les 15 000 postes abandonnés représenteraient 500 millions d'euros d'économies à horizon 2017, selon l'organisme…
Chaque commune se «bat» pour assurer un niveau minimum de population, d’équipements et de services. Le résultat en est la prolifération des maisons isolées, l’allongement démesuré des réseaux, la multiplication des équipements et des coûts de fonctionnement afférents. Pour une population supérieure, l’Allemagne compte deux fois moins d’écoles primaires que la France, ce qui l’autorise à s’occuper plus des enseignants et des élèves que des bâtiments ; en Lozère, un professeur enseigne à onze élèves en moyenne, contre trente en Seine-Saint-Denis ; il est désormais question d’apporter (quand et avec quels moyens ?) la fibre optique dans chaque cour de ferme !

«Il n’y aura ni report, ni retrait, ni libre choix, toutes les communes passeront aux nouveaux rythmes à la rentrée, explique le service de presse, le décret sur la nouvelle semaine scolaire n’est pas modifié. Simplement, on va étudier au cas par cas, au niveau du terrain, les communes ayant des difficultés. Si elles ont des projets innovants mais qui n’entrent pas dans le cadre du décret, on pourrait assouplir».
Consternation: alors où est le changement ?
On croit comprendre qu’il y aura des dérogations…
… A ce stade, on a un peu perdu le fil…

… Le Premier ministre veut le redressement de l'Ecole. L'Ecole n'a pas besoin d'être redressée mais d'être refondée. La FCPE attend que la promesse des 60 000 postes pour l'Education nationale soit tenue. L'Ecole doit être véritablement transformée pour préparer tous les enfants à leur future vie d'adultes et ne pas se contenter de «transmettre des savoirs et les valeurs de la République». Les réformes du collège et des programmes scolaires doivent être menées rapidement

Chez les parents, ils sont 69 % à déclarer qu'ils conseilleraient le métier d'enseignant à leurs enfants. 
En premier lieu parce qu'il permet de "concilier vie professionnelle et vie privée".
En revanche, seulement quatre enseignants sur dix conseilleraient ce métier à leurs enfants…
Les deux catégories de sondés divergent également sur leurs attentes. Alors que les parents attendent surtout une transmission des savoirs, les enseignants eux souhaitent transmettre "le goût de l'effort". Et ces derniers aimeraient pouvoir "davantage développer les compétences personnelles de chaque élève"
[ Le métier d’enseignant Avril 2014 – OpinionWay – APEL – pdf ]

Quel enseignement, quelles méthodes appliquer pour lutter contre les déterminismes sociaux et réduire l’écart de réussite entre les élèves des milieux populaires et les autres ?
Quatorze mesures ont été prévues à cet effet…
… Comme le souligne Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire, «Les REP+ ne sont qu’un miroir grossissant des questions qui se posent à l’ensemble du système éducatif»

Cette fois encore, les 18-25 ans se sont abstenus à près de 60% lors des élections municipales - claque cinglante, relativement étouffée par les médias, pour un Président qui, voici deux ans, promettait sur une place de la Bastille effervescente de placer la jeunesse au cœur de sa politique…
l’ersatz de démocratie que leur offre le système éducatif a de quoi détourner durablement de la politique. Le pouvoir concédé aux élèves dans le cadre des instances représentatives demeure dérisoire. Chaque élu lycéen le sait : on ne le laissera décider qu’à la marge ; si le sujet aborde un territoire préempté par les adultes, leur parole ne vaudra que ce que leur chef d’établissement voudra bien lui concéder…

  Des demandes d’engagements concrets
« L'insertion se dégrade lourdement, constate l'organisme.
La transition de l'école à l'emploi s'avère bien plus difficile. »
… la gauche persiste dans son entêtement à mener une politique d’austérité qui ne fonctionne nulle part en Europe. Après une débâcle aux municipales, marquée par une abstention massive de l’électorat de gauche contre l’austérité et le chômage …
Baisse des dotations d’Etat aux collectivités territoriales …
Haussedes effectifs scolaires à la rentrée 2014 …
[ Prévisions rentrée 2014 : Elémentaire - Lycée ]
plusieurs pistes sensibles sont à l'étude : prolongation du gel du point d'indice, gel provisoire des carrières, voire remise en cause des 60.000 embauches promises par François Hollande dans l'éducation (il pourrait y avoir 10.000 à 15.000 créations de postes en moins) et des recrutements dans la sécurité et la justice, afin de faire baisser le nombre de fonctionnaires sur le quinquennat…
… Vincent Peillon avait annoncé que les nouveaux établissements prioritaires bénéficieraient au contraire de postes supplémentaires d'infirmières. Benoit Hamon doit se préparer à expliquer que les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Il est vrai que lui n'a rien promis. Parions que ses constats seront tous aussi pertinents que ceux de son prédécesseur; déjà, lors de la passation de pouvoir rue de Grenelle il a déclaré :"Il y a quelque chose qui me révolte et révolte beaucoup d’enseignants : aujourd’hui l’origine sociale est un discriminant à l’école". Le tout est donc de savoir si on donnera vraiment les moyens à notre nouveau ministre de changer la donne…

Parents et enseignants ont payé pour apprendre que rien ne se règle à l'école à coups d'effets d'annonce…
… Il vous faudra donc renoncer aux remèdes-miracles et aux grands-messes coûteuses et inutiles qui d'assises en états-généraux ont tenté depuis des années de donner l'illusion que l'on sauvait l'école tous les deux ans...
C'est la seule façon d'éviter le morcellement de notre société en groupes communautaires repliés sur eux-mêmes, prêts à en découdre à la première frustration. Pour lutter contre la violence des quartiers difficiles, vous ne pourrez pas vous contenter de clôturer nos écoles…

Rythmes scolaires : muscler le fonds de compensation
Pour la suite, «on s’inquiète beaucoup sur l’aspect financier»,
car il s’agirait de restrictions «effroyables» si elles devaient se confirmer, a dit Jacques Pélissard…
… Avec Benoit Hamon, l’AMF veut rouvrir le dossier de la réforme des rythmes scolaires, qui alourdit de «900 millions à 1 milliard d’euros par an» les charges des collectivités territoriales, les communes principalement. «Nous sommes respectueux de la loi et du décret» mais «nous demandons que le gouvernement prenne en compte la réalité du surcoût pour les collectivités»

… D'autres estiment qu'il ne serait pas scandaleux qu'un gouvernement de gauche n'aide que les communes les plus pauvres…Le sujet est d'autant plus délicat que les collectivités locales sont impactées par les 50 milliards d'euros d'économie annoncés par Francois Hollande…
«C'était une illusion d'imaginer qu'une réforme de fond, dont on parle depuis trente ans, allait se faire en deux ans», lâche Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF)…

  Rythmes ... & blues
Et maintenant ?
L’histoire dira la trace laissée par Vincent Peillon : fut-il un bon ministre de l’éducation nationale, là au mauvais moment ? Ou un grand ambitieux pressé, maladroit et légèrement malentendant ?...
En attendant, l’avenir risque fort de s’assombrir pour l’école : on croit comprendre qu’elle ne sera plus la priorité du gouvernement et que les 50 milliards lui tournent autour…Quant à Benoit Hamon …

... Mais il n'a pas toujours été habile. Il s'est notamment pris les pieds dans le tapis des rythmes, provoquant la colère des maires et d'une bonne partie des professeurs des écoles - un comble alors que le primaire est érigé en priorité.
Sur cette question qui déchaîne les passions, un autre à sa place aurait-il fait mieux ? Tous ses prédécesseurs - dont le dernier, l'UMP Luc Chatel - avaient préféré y renoncer, jugeant le risque politique trop grand...
... L'homme qui se prépare à faire campagne pour les européennes de juin, n'a pas fait de confidences. Voulait-il partir, voyant les menaces s'accumuler sur son budget et sur la promesse des 60 000 postes ? Aurait-il préféré rester à la tête d'un grand ministère ?

«On a cherché à rendre explicite ce que nous entendons par « programmes scolaires»,
notre méthode pour les élaborer, et comment nous percevons leur devenir»
... Reste à espérer qu'on n'en reste pas à de vaines promesses, et que ce que Vincent Peillon considérait comme un préalable à la «refondation» de l'école soit perçu avec la même urgence par son successeur.
Prochain objectif pour le CSP : redéfinir pour la mi-mai le «socle commun de connaissance de compétences et de culture» - ce qu'est censé maîtrisé tout élève à l'issue de sa scolarité, à 16 ans.

 … «Je trouve qu'il fallait laisser Vincent Peillon continuer sa politique. On ne peut pas changer de politique tous les deux ans à l'Education nationale, sauf si l'on veut son naufrage.»
Au-delà du spectacle des alternances et des changements de gouvernement, ce turn-over régulier pose la question de l’engagement des politiques dans leur réforme. Le ministère de l'Education ne peut pas être une girouette. Les autres non plus, mais les réformes éducatives mettent énormément de temps à s'installer. L'école souffre d'un empilement de réformes, circulaires, qui se succèdent et se contredisent. Ce manque de direction et cette hystérie du changement produit sur le long terme de l'immobilisme, du découragement et de la lassitude

Sa feuille de route officieuse à l'éducation pourrait bien lui demander de se contenter d'écrire les décrets d'application de la loi d'orientation élaborée par son prédécesseur, Vincent Peillon, tout en donnant l'illusion que l'éducation et la jeunesse restent prioritaires dans ce gouvernement. Un moyen de ne pas faire de vagues dans ce secteur secoué depuis 2012 par la réforme des rythmes scolaires. Une mission qui consisterait à faire marcher une machine conçue par un autre: veiller à la bonne marche des ESPE, les toutes jeunes écoles du professorat et de l'éducation, mettre une pincée de numérique …

du passage de Vincent Peillon, le grand public retiendra surtout la réforme des rythmes. Ce sujet hypermédiatique, qui touche toutes les familles et les 323 000 professeurs des écoles, a phagocyté tous les autres…
… Sur ce sujet, Vincent Peillon a pourtant mésestimé les résistances au changement et raté sa communication. Il n'est pas parvenu à faire comprendre le sens de son dispositif, qui a été perçu comme une course inter-villes au plus grand nombre d'activités offertes… C'est d'abord cet échec qu'il paie aujourd'hui…
… Il aurait aimé être celui qui retire un avantage aux enseignants des classes préparatoires pour le donner aux enseignants des zones d'éducation prioritaire.
La France des privilèges n'était pas mûre pour ça

Rien ne dit qu’un autre que Vincent Peillon aurait mieux réussi. Le ver est en effet dans le fruit depuis bien longtemps. En omettant de faire valider par les électeurs un programme explicite - et, le cas échant, réellement disruptif - en matière d’éducation, François Hollande a condamné la loi de refondation à n’être qu’un catalogue de belles intentions qui, une fois passées à la moulinette des conseils supérieurs, des hautes autorités, des services administratifs, des discussions avec les syndicats, accouche de bien timides décrets et circulaires. ..
… Rien ne dit que la séquence qui s’ouvre ces jours-ci permettra de corriger le tir : un simple changement de style ne suffira pas à combler l’absence de contrat clair




Des demandes d’engagements concrets

La jeunesse ne naît pas « hors sol »

«Quand ma fille a eu dix ans, mon mari s'est rendu compte que dans toute sa vie, elle n'avait probablement pas passé plus de dix minutes sans supervision adulte».
Pourtant, les enfants ont réellement besoin d'explorer le monde par eux mêmes, de prendre des risques et d'apprendre à surmonter leurs peurs. Sans ce genre d'expérimentation, ils deviennent potentiellement plus peureux et phobiques …
… Les cabanes faites par les enfants n'ont pas l'air très stables mais le but est de les laisser faire des erreurs et recommencer... Ça s'appelle l'enfance, non?

Aux Etats-Unis, un certain nombre de thèmes ne doivent pas être abordés dans les sujets de concours et d’examens car ils pourraient susciter chez les candidats des réactions nuisibles à leur concentration et à leur efficacité. Il existe même une charte officielle transmise à chaque rédacteur afin de les briefer sur les « contenus partisans, sensibles ou controversés »…
… d’où vient cette impression que c’est la vie elle-même, dans ce qu’elle a de complexe, d’ambivalent, de nuancé, de vaste et de profond, que l’on arrête aux portes des salles d’examens ? D’où vient ce sentiment qu’on prend les élèves pour des névrosés immatures ?...

Le fichage d'élèves dénoncé par les parents sarthois

Trois nouveaux recours contre Base élèves
… Ces démarches, bien que portées individuellement, sont un outil de la lutte au long cours menée par tous ceux – citoyens, parents d’élèves, enseignants, directeurs d’école … – qui malgré les pressions, les menaces, les sanctions, continuent de refuser le fichier Base Elèves et son corollaire de bases de données centralisées et partageables mis en place par l’Education Nationale. Des bases de données toujours plus nombreuses, dont les mises en relations comme les utilisateurs ne cessent de se multiplier …

  "Droits de l'enfant"

Ce que nous dit d’abord le lynchage de Pierrefitte, c’est l’échec des politiques publiques menées depuis des décennies en France
dans les quartiers comme celui de la Cité des Poètes –dans les «banlieues» si l’on retient la terminologie médiatique.
Un échec massif, profond et durable qui nourrit une situation de pauvreté, de tension et d’abandon voire de relégation
dont l’ensemble des protagonistes du drame sont avant tout ici les victimes –même si, entendons-nous bien,
«la» victime du drame est le jeune homme lynché par ses agresseurs, qui sont eux des criminels.
Echec de la politique de l’emploi et de l’insertion, notamment des jeunes,
qui n’a su ou pu empêcher, sur place, un taux de chômage des jeunes de plus de 35%. ..
Echec de la politique scolaire incapable d’éduquer des jeunes au respect de principes élémentaires,
comme celui qui consiste à ne pas se faire justice soi-même. ..

décrocheurs, ces jeunes sans diplôme ni formation et surtout sans travail.
Depuis 2010, un terme est utilisé pour les désigner : ce sont les NEET. Ils sont près de 1,9 million en France…
… en 2011 12 % des jeunes entre 15 et 29 ans était sans emploi, et ne suivait aucun cursus éducatif ou formation.
Aujourd'hui, les NEET représentent 17 % de cette classe d'âge d'après le Conseil d'analyse économique (CAE).
Début 2013, le CAE, qui travaille pour Matignon, a dénombré près de 1,9 million de jeunes NEET, dont 900 000 sans aucun diplôme…
… L'offre d'emploi des entreprises est aussi mise en cause. D'après des témoignages recueillis par Le Monde en 2013,
la recherche d'emploi apparaît pour une partie de la jeunesse comme un jeu perdu d'avance. ..

de nombreux postes – particulièrement les plus lucratifs – ne sont presque exclusivement accessibles qu'aux jeunes issus de milieux favorisés.
En Grande-Bretagne, par exemple, seuls 7 % des enfants fréquentent une école privée.
Mais environ la moitié des hauts dirigeants du pays et deux tiers de ses médecins ont été formés dans le privé. Cette tendance devrait s'affirmer,
et la prochaine génération de médecins britanniques sera probablement issue de familles appartenant aux 20 % de la population les plus riches…
… Le statut financier étant le principal déterminant des opportunités, les jeunes issus de milieux moins favorisés sont de plus en plus découragés
– une situation susceptible d'entraîner des troubles sociaux.
A moins d'accorder à la jeune génération des perspectives d'amélioration de son statut social et économique,
le fossé entre riches et pauvres continuera de s'élargir, créant un cercle vicieux qu'il sera de plus en plus difficile de briser. ..
 

   Enseigner, Eduquer, Vivre, Travailler autrement ?


L'actualité:
dans, hors, en face, avant, derrière, pendant, après, en sortant
de l'école,
et de ...
"la concertation"
... pour "la refondation".

 
 

Ferry, c’est fini …
… Pour Mona Ozouf, invoquer si souvent un homme qui fut aussi contesté constitue un paradoxe reposant sur une méconnaissance de l’histoire. En revanche, elle voit une constante dans la force des passions que soulève l’école dans notre pays : "on attribue à l’école les défaites de 1870, de 1940, et la déprime actuelle des Français"

La "refondation" de l'école a été menée, mais sans réel effet sur l'opinion, encore moins dans les salles des profs. La promesse des 54 000 postes est rendue de plus en plus incertaine par la nécessité pour le prochain gouvernement de trouver 50 milliards d'euros. Enfin, le débat autour des rythmes scolaires semble avoir absorbé toute l'énergie de réforme de ce ministère. Et l'élan manque pour les années qui viennent…

En 40 ans, 15 ministres se sont succédé à la tête du ministère de l'Education nationale…
… ces deux-là (Jospin et Bayrou) ont fait exception et sont restés environ quatre ans à la tête du ministère de l'Education nationale (alors que la moyenne est de 2 ans et demi)...
ça pose la question de la "durée" d'un ministre, en particulier de l'éducation nationale. Quand les profs de lycée ont compris que la (pseudo) transformation de l'école et de la société commencerait par le primaire, qu'ont-ils pensé? Ils en ont conclu qu'ils étaient dans la situation de  2000 personnes qui attendent devant un restaurant. Le cuistot promet que tous auront un repas chaud, mais
 

REFONDATION ?

… François Hollande avait créé la surprise en annonçant que, s’il était élu, il créerait60000 postes dans l’Education, après les 80000 suppressions sous l’ère Sarkozy. Il aurait ainsi voulu jouer son va-tout face à sa grande rivale Martine Aubry. Ces 60000 postes sont, depuis, devenus le symbole dela priorité donnée à l’école et à la jeunesse sous son quinquennat…
… pour trouver des économies, on s’en prend aux services publics et à la protection sociale. Pourquoi pas demain aux 60000 postes ? Or, il faut biencomprendre qu’après les coupes claires ce n’est pas du luxe. On a du retard à rattraper et des transformations à financer.» Le syndicaliste cite le dispositif «Plus de maîtres que de classes» - des enseignants en plus dans les zones difficiles. Sur 7000 postes promis, 1300 ont été créés à ce jour.
Certains jugent toutefois impossible que l’Education échappe au coup de rabot

Baisse des dotations d’Etat aux collectivités territoriales …
Hausse des effectifs scolaires à la rentrée 2014 …
Elémentaire - Lycée

On nous dit que c'est la crise, qu'il n'y a plus de moyens….
… Nous pouvons donc, vu d'ici, affirmer qu'il n'y a pas d'équité et que l'égalité des territoires est une vaste blague, qui aura juste permis l'accès d'un élève de 3e de Villeneuve-Saint-Georges à un prestigieux lycée parisien: le fils de la ministre citée plus haut.
Les institutions ont, depuis septembre, répondu à nos demandes de moyens adaptés par le mépris. On nous refuse un 2e poste de CPE, mais on nous a conseillé d'organiser des "petits-déjeuners" le samedi matin avec les parents de nos élèves…

… Avec Benoit Hamon, l’AMF veut rouvrir le dossier de la réforme des rythmes scolaires, qui alourdit de «900 millions à 1 milliard d’euros par an» les charges des collectivités territoriales, les communes principalement…


Relations école - parents : Mme Monique Sassier, médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (audition à l’Assemblée Nationale – 15 mars 2014)

La PEEP et la FCPE tiennent également à souligner que, sans les représentants des parents à tous les niveaux de l’Education nationale, il n’y aurait ni contre-pouvoir, ni regards croisés au sein des instances décisionnelles de l’Éducation nationale. L’absence des représentants de parents dans ces instances risque de conduire, à terme, à l’immobilisme, à une Ecole « statique ». ..


  En pratique, sur le terrain ...
Le collège "pionnier" Anne Frank du Mans (Le Ronceray), après avoir survécu, difficilement, dix ans en échappant au sort de ses co-nominés"établissements innovants" (CNIRS 2001 : annexes collèges «Freinet» du Cantal et de Brest) s’est fait, lui aussi, avaler-étouffer-digérer-éliminer: «Le nouveau Proviseur nommé en 2012 continuait la sinistre besogne (la mise à mort du collège) tentée par ses prédécesseurs. L’équipe pédagogique devenait profondément divisée... :
Une école pour tous ? » (attention : au bout du lien, chat en colère !)

… Où en est le projet de collège-lycée Freinet ("projet célestin") à Nantes ? L'idée de l'installer au collège Debussy semble abandonnée. Du coup, l'association porteuse du projet table sur une ouverture en septembre 2015…… plusieurs propositions ont été faites à l'association. Dont l'installation du collège Freinet à Debussy. Une possibilité dont n'ont pas voulu les parents d'élèves et les enseignants de Debussy, qui eux-mêmes ont d'autres projets pour leur établissement. plusieurs propositions ont été faites à l'association.… Qu'en est-il aujourd'hui ? C'est le stand-by. «La première proposition retenue, Debussy, est irréalisable, commente Marie-Bertille Couëdel, présidente de l'association.Une des conditions qu'on a posée, en effet, c'est l'adhésion totale des équipes en place à notre arrivée. À Debussy, ce n'est pas le cas.»
REFONDATION ?

... ou VENTE A LA DECOUPE ?

(à défaut de "modèle" finlandais ... )
 
- ou gérance libre ?
- en franchise pédagogique ?
- en libre-service ?-

British way of life 
(Archives) : 

"Le pouvoir aux parents !", disent-ils
Dès leur retour au pouvoir,
 - mais là-bas comme ici, 
en étaient-ils réellement partis? -
les conservateurs veulent créer
5000 écoles "indépendantes"
oh, so british !
… depuis 2008 les salaires des moins de 25 ans ont baissé de plus de 14%, ce qui ramène cette catégorie de travailleurs à une situation identique à celle de 1998. Les salariés de la tranche d’âge 25-29 ans ont, quant à eux, perdu 12% dans la même période. Le salarié britannique moyen a, depuis 2008, vu son pouvoir d’achat annuel diminuer de 2.000 livres sterling, soit un peu plus de 2.400 €.  Parmi les jeunes qui sont victimes de ce piège honteux il y a bon nombre de jeunes diplômés de l’université qui se sont endettés pour payer leurs études…


… Interrogés sur l'avenir de l'industrie en France, seulement 38% des lycéens se disent confiants, dont 1% "très confiants".
Les perspectives d'emploi dans l'industrie en France sont d'ailleurs jugées limitées par les lycéens interrogés: 20% seulement pensent qu'il est facile de trouver un emploi dans le secteur, alors qu'ils sont 49% à penser que c'est plutôt facile à l'étranger…
… Les secteurs jugés les plus attractifs sont les énergies renouvelables (47%), la construction aéronautique ou spatiale (44%), les équipements électriques, électroniques et numériques (35%), la chimie (30%)…

… démontrer aux ouailles trop longtemps abusées par des écoles laïques et des médias démoniaques acquis aux théories darwiniennes, que le monde a bien été créé, dinosaures compris, en six jours de labeur divin, il y a six mille ans et non quatre milliards d'années. ..
30 % des Américains (et 48 % des électeurs républicains) croient toujours, comme lui, mais sans le crier sur les toits, que l'homme de la Genèse était identique à celui d'aujourd'hui…


... Reste qu'une vidéo illustre le fait qu'un enfant ne peut parfois compter que sur lui-même s'il se perd. Ni père, ni mère, ni simples passants sans enfants ne viennent d'eux-mêmes à son secours. C'est ce que démontre magistralement une expérience menée par le tabloïd The DailyMail. Alors que deux fillettes font semblant d'être égarées dans une galerie marchande, seule une personne sur 616 s'arrête...

... Messages agressifs, vidéos humiliantes, rumeurs, usurpations d'identité… En France, 40 % des élèves disent avoir subi une agression en ligne. Parfois, ces agressions se transforment en lynchage en règle...
... Il y a trente ans, un enfant un peu rond qui se faisait insulter dans la cour de récréation supportait ces attaques identitaires, même si elles étaient douloureuses. Aujourd'hui, il se fait insulter jusque dans sa chambre, sur son mur Facebook, par SMS… Il a alors le sentiment que toute la communauté est contre lui et se sent cerné. «Aujourd'hui, nos enfants sont des enfants de l'apparence et de l'image. C'est pourquoi ces attaques sur leur identité et leur image peuvent avoir des effets dramatiques» ...

MODELE OCDE-PISA-SUD COREEN
& REVOLUTION -TSUNAMI NUMERIQUE ...
En Corée du Sud, les enseignements disposent maintenant d’un moyen de désactiver l’ensemble des smartphones de leurs élèves durant les heures de classe.
Pour les profs, les smartphones c’est l’enfer. Si les raisons ne manquent pas aux élèves pour décrocher du cours, les smartphones sont une occasion de plus pour s’évader, t’chater ou jouer plus ou moins discrètement…
… Si le gouvernement sud-coréen en est arrivé là, c’est qu’une partie des jeunes du pays ne peut plus se passer de téléphone. 18% des élèves en seraient même devenus «esclaves». En moyenne, ces enfants passent plus de sept heures par jours à pianoter sur leurs appareils et souffrent de dépressions lorsqu’ils en sont privés…
[ Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d'un téléphone mobile est interdite. ]

Permis Internet:des inspecteurs de l'Education nationale appellent au boycott

… le ministère de Vincent Peillon tentait de rassurer les syndicats: "Je peux vous assurer que nous sommes trèsvigilants à ce que l'école reste un lieu libéré de toutes pressions économiques et commerciales." 
Insuffisant apparemment. Alors que le SE-Unsa enjoignait les professeurs "à la plus grande vigilance", le SI.EN Unsa, le syndicat d'inspecteurs, enappelait, lui, au boycott



… La Fondation Varkey GEMS vient en effet d’annoncer la création du «premier prix mondial des professeurs». Pour postuler, il suffit d’être «un enseignant remarquable ayant apporté une contribution exceptionnelle à la profession». La fondation émane de la GEMS Education, un groupe privé détenteur de réseaux d’établissements sur tous les continents qui vient d’acquérirl’Ecole des Roches. Soit l’établissement le plus onéreux de France…(La guerre du Golfe à coups de chèques education)

… C'est à l'occasion de ce nouveau forum sur l'éducation qu'ils ont annoncé la création d'un prix d'un million de dollars, soit le double de celui accordé par le Qatar… Le résultat d'une course à l'échalote? Plus que jamais, ces deux émirats, qui ont investi un terrain souvent négligé, affichent en tout cas leur vif intérêt pour l'éducation

… Ce prix est cette fois remis à Doha, capitale du Qatar, lors de la session annuelle du WISE, financé, lui, par la Qatar Foundation – un sommet aujourd'huiperçu comme un lieu important de réflexion en innovation éducative.

Mieux que le Loto. Assis sur leurs tas de pétrodollars, les petits Etats du Golfe se bagarrent donc à coups de chèques pour être sacrés bienfaiteur mondial de l'éducation – dont ils ont bien compris qu'il s'agissait d'un placement à fort rendement.
Face au succès qatari de WISE, Bahreïn a riposté. En 2010, le spécialiste des séminaires internationaux Richard Attias a monté une première édition très réussie de l'Education Project. Mais les émeutes récurrentes à Manama, la capitale, ont empêché la réédition de la conférence. Et voilà le terrain de la concurrence libéré pour que Dubaï s'y engouffre...



...les cinq familles les plus riches du pays détiennent un patrimoine supérieur au patrimoine cumulé des 20% de Britanniques les plus pauvres ...
... Pourtant, la situation n'est pas franchement plus égalitaire en France: de ce côté-ci de la Manche, le patrimoine des cinq familles françaises les plus riches est largement supérieur à celui des 30% de ménages les plus pauvres du pays...
24% des Français déclarent que le système actuel prépare BIEN les élèves au monde du travail
Dont 1% «très bien»
76% des Français déclarent au contraire que le système actuel prépare MAL les élèves au monde du travail 
Dont 20% «très mal»
… Les freins par rapport aux formations en apprentissage : des formations qui conduisent à des métiers peu valorisés
L'image des formations en apprentissage - Sondage CSA - Institut Montaigne - fév. 2014 ]


Supprimer la Segpa ce serait, d'un coup de baguette magique, effacer les motifs de l'échec scolaire. Tout s'expliquerait par la spécialisation. C'est dans le merveilleux brouet du collège unique que vont se régler, par le miracle escompté de la confusion généralisée, les difficultés constatées dès l'école primaire et qui, pour beaucoup de nos élèves, les ont mis en échec au moment de l'apprentissage de la lecture…

Enseigner en banlieue n'a pas grand chose à voir avec le fait d'enseigner en centre ville mais c'est surtout le profil des enseignants qui y est diffèrent. Les élèves des quartiers sensibles ont en effet en face d'eux une majorité de jeunes professeurs inexpérimentés, sans formation initiale, dont c'est le premier poste et qui ignorent souvent tout de la banlieue…
Au moment où chacun s'interroge sur les raisons qui peuvent expliquer que notre système éducatif crée et amplifie les inégalités scolaires en recoupant les inégalités sociales, cette question de la sélectivité de nos enseignants doit être beaucoup plus sérieusement prise en compte (à ce sujet, les dernières propositions de Terra Nova apparaissent bien dérisoires)…

… Comment une fac qui se veut politiquement si affranchie peut-elle se financer si l’Etat l’abandonne ?..
… Un prof récuse les chaires payées par des industriels : "Ca consiste à lui réserver les fruits de notre recherche, alors que nous sommes ici pour que tout le monde bénéficie de notre savoir". Au passage, on découvre que les Américains utilisent le mot français "triage" pour désigner la façon de choisir les victimes d’une sélection ou d’un choix difficile…
Ce qui arrive aux Etats-Unis déboule souvent en France quelques années plus tard. Ce qui nous dit ce film, c’est que l’Etat, quand il est à court d’argent, n’hésite pas à reporter sur les familles le paiement des frais de scolarité dans les établissements les plus prestigieux…
 

La refondation

... des "droits de l'enfant"


… L’objectif n’est pas de savoir ce que vont voter les jeunes, mais de connaître leur ressenti sur le vote et les moyens de favoriser la participation électorale des jeunes, a expliqué devant la presse le président de l’Anacej, le député européen PS Gilles Pargneaux. «Car nous avons remarqué qu’il y a de moins en moins de votants» aux diverses élections et que «les plus abstentionnistes sont les jeunes».
Des questions porteront ainsi sur un abaissement du droit de vote à 16 ans, le vote obligatoire ou encore la possibilité de voter sur internet…
… Une précédente étude auprès des «primo-votants» de 18-22 ans réalisée en février 2012, quelques mois avant la présidentielle et les législatives, par l’Anacej avec l’Ifop avait montré que 46% des jeunes connaissent mal la procédure d’inscription, ainsi qu’un vote Front national en hausse et un vote écologiste en baisse chez les jeunes…

Il convient que les appréciations portées soient suffisamment détaillées et nuancées ainsi que respectueuses de la personne de l’élève. Il est demandé de bannir tout vocabulaire trop vague («peut mieux faire», «moyen»), réducteur («faible», «insuffisant») voire humiliant («inexistant», «nul», «terne») qui n’aide aucunement l’élève. Il faut dire à l’élève ce qu’il fait et ce qu’il doit faire et privilégier les appréciations de nature à l’encourager pour que le bulletin trimestriel remplisse réellement son rôle éducatif




serpent de mer :
DU P.Q. ... POUR LE Q.I.
Aussi étonnant que cela puisse paraître,
lorsqu'on oblige 400, 800, 1200, voire 2000 enfants ou adolescents à être présents de 8 heures à 16 - 17 heures ou plus, dans un lieu clos (école, collège, lycée),
il peut arriver que plusieurs dizaines, ou centaines d'entre eux, en fonction du menu du jour, aient, à un moment ou un autre, des besoins - dont on dit qu'ils sont "naturels" - à satisfaire... 

… Plusieurs établissements de type « Pailleron » ont brûlé depuis 1973 ; aucune victime n’a en revanche été à déplorer …
L’état des sanitaires n’est pas sans conséquences sur les problèmes d’hygiène et de santé des jeunes: pathologies induites, risques de transmission bactériologique, atteinte au bien-être des personnes …
… Les faits graves et/ou interdits ne sont pourtant pas rares, mais de conséquences différentes selon les cas. Certains faits signalés transgressent un interdit (usage du portable), d’autres mettent de plus en jeu la santé des élèves (consommation de tabac, alcool, drogues...), d’autres concernent le comportement des élèves entre eux et leurs réactions de violence (bagarres, agressions, rackets, actes sexuels...), d’autres enfin, la violence sur soi (tentative de suicide...)
[ Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement - Rapport 2013 – pdf ]

La jeunesse ne naît pas « hors sol »: son bien-être et sa place active dans la société dépendent étroitement du statut qui aura été ménagé et réellement appliqué aux enfants dès leur plus jeune âge dans notre pays. Certains jeunes relèvent d’ailleurs encore du statut d’enfant, tant qu’ils ont moins de 18 ans . En tout état de cause, l’enfance est en quelque sorte le «tremplin de la jeunesse».
DEI–France suggère donc, comme elle l’avait fait auprès du Haut-Commissaire à la jeunesse en 2009, que nos gouvernants élargissent leur champ de concertation et d’action et que, au lieu de  se pencher dans une approche essentiellement «réactive» sur la seule résolution des problématiques propres aux jeunes à l’entrée dans le monde adulte, ils repensent notre société de façon «proactive », avec une approche bienveillante fondée sur le principe de l’intérêt supérieur, et donc du respect de l’ensemble des droits,  de tous les enfants dans notre pays. 
C’est dans ce sens que DEI-France adresse une lettre ouverte au Président de la République
Le CNRBE présente un dossier qui explicite son positionnement sur Base Élèves, qui est aussi celui du Comité des Droits de l’Enfant, et demande à Mme Derain de faire en sorte que la France réponde favorablement aux recommandations du Comité pour que la frénésie du fichage de l’enfance ne soit plus qu’un lointain souvenir lors de la présentation du prochain rapport …

 Lettre à Mme Marie Derain, Défenseure des enfants auprès de M. le Défenseur des droits
… A l’heure actuelle, bien qu’ayant été rétablies dans leurs droits, les familles qui font valoir leur droit d’opposition reçoivent systématiquement une fin de non-recevoir de la part des Directions Académiques de l’Education Nationale. La consigne des Directions Académiques aux directeurs et directrices d’école est simple : considérer tout motif d’opposition comme illégitime et enregistrer systématiquement les enfants dans la BE1D ! Seule possibilité pour les familles, le recours aux tribunaux pour faire respecter leurs droits et ceux de leurs enfants. Des requêtes devant les Tribunaux Administratifs sont en cours dans plusieurs départements.
Quant aux directrices et directeurs qui refusent d’enregistrer les enfants et leurs familles dans la base, ils continuent d’être victimes de sanctions disciplinaires importantes …

Base Elèves, un conte de fée ?
 Marchant dans les pas de vos prédécesseurs, et usant comme eux de réponses types ne répondant pas aux questions spécifiques des parlementaires qui vous interpellent, vous commencez par donner une image féerique de ce fichage généralisé de la jeunesse. En ce début d’année, peu de temps après Noël, le Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) s’en veut presque de rompre le charme de vos arguments, par une simple analyse des faits et par le fruit de ses recherches. ..
Monsieur le Ministre, vous confondez visiblement la refondation que vous mettez en œuvre, qui a fait l’objet d’une loi, et le fichage, qui n’en a jamais fait l’objet
L’éducation et la traçabilité des enfants sont incompatibles. Le fichage conduit au déterminisme, à l’abandon du droit à l’oubli, à la stigmatisation, à la sélection précoce et à l’exclusion.
De même la confiance entre les enseignants et les parents d’élèves est nécessaire pour réussir l’éducation des enfants…



 Cela fait quarante ans que les acteurs et les observateurs constatent à quel point le type de pédagogie généralement utilisée au collège ne fonctionne tout simplement pas pour l’ensemble des élèves et renforce les écarts de niveau.
Pour le rapport de Terra Nova toujours, le collège accroît la ségrégation scolaire, comprenez ségrégation sociale. Il est vrai que c’est traditionnellement à ce niveau que l’évitement scolaire commence à se pratiquer à grande échelle. Cela étant,rien ne dit qu’une école renouvelée (et le rapport le dit aussi) convertisse comme par magie tous les parents aux bénéfices de la mixité sociale!..

Le «manque de progressivité» et le «défaut de cohérence» entre primaire et collège sont «parmi les causes majeures de l’échec des élèves», peut-on lire en préambule du document. «L’opinion impute l’échec scolaire au collège unique (celui que la réforme Haby de 1975 a voulu instituer), résume Maya Akkari, coordinatrice du pôle éducation de Terra Nova, mais c’est bien parce qu’il n’a jamais été mis en place que le collège échoue»

[ «Pour une école commune du cours préparatoire à la troisième. Un pas supplémentaire vers la démocratisation», Terra Nova – 5 mars 2014 ]

«Pour la première fois j’ai eu l’impression d’être habillée “en prof”, avec des marques bas de gamme, alors que les mères d’élèves portent au moins deux mois de mon salaire sur le dos, sans parler des bijoux ni des brushing parfaits et des manucures impeccables. Je me fais penser aux profs des sketchs des Inconnus.»
… Au fond, ce que l’école attend des élèves, c’est qu’ils possèdent déjà les fameux prérequis qui les rendent disponibles aux apprentissage. Et c’est indéniablement très agréable pour des enseignants qui, avant d’arriver là ont circulé dans des secteurs plus difficiles. Ils voient et apprécient la différence…


La refondation

... des "rythmes scolaires"

deux appréciations d’une même réforme qu’on aimerait bien pouvoir concilier, à défaut de les réconcilier. Le retour à la semaine de quatre jours et demi d’école, déjà entériné pour 1,3 million d’écoliers (17 % des communes), mais qui reste à faire pour 5,8 millions d’enfants parce que le chef de l’Etat a permis «l’étalement» de la mesure sur deux ans (2013 et 2014), est revenu sous le feu des projecteurs, ce mercredi 12 février, avec la divulgation de deux rapports pour le moins contradictoires
… A cinquante jours des élections municipales, bien que la réforme ne soit pas – ou pas encore – redevenue un enjeu de campagne, le fossé semble se creuser entre les acteurs de l’école

… Pour étayer sa demande d'une « réécriture totale » du décret, le syndicat majoritaire au primaire a fait appel aux chiffres : 75% des personnels qu'il a interrogés estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées – un taux qui atteint 84% quand l'avis du conseil d'école n'a pas été suivi. Seuls 22% estiment que le changement de rythmes a amélioré les apprentissages des élèves.Les deux tiers des écoles n'ont pas de projet ou de réflexion spécifique pour la maternelle. Un enseignant sur deux n'a pas été consulté pour la transition entre les temps scolaire et périscolaire...
 «Tous estiment qu'il manque les autres pièces (programmes, effectifs, Rased, formation continue, plus de maîtres que de classes...) déterminantes pour une meilleure réussite des élèves», conclut le syndicat majoritaire, regrettant que «les leçons de 2013 n'aient pas été tirées pour 2014». Pas sûr que les tensions occasionnées pas la «réforme Peillon», bien qu'assourdies ces derniers mois, ne se soient tout à fait tassées.

BILAN
Aucune de ces enquêtes ne donne de garanties quant à la méthode, chacune paraissant orientée et destinée à servir les desseins de leurs commanditaires. Néanmoins, chaque rapport donne des éléments de réflexion et en creux de leur analyse se dessine un paysage intéressant de la mise en place de la réforme. La fracture semble cependant réelle entre une partie des enseignants (majoritaire ?) passée aux nouveaux rythmes, premiers impactés au quotidien, et les institutions nationales et locales, parfois soupçonnables de volontarisme zélé dans leur vision de la situation.
Quant aux bénéfices pour les élèves, en termes de fatigue et de régulation rythmique, de conditions d’apprentissages, d’ouverture au monde promise par les activités péri-éducatives, ils restent à mesurer, mais là c’est beaucoup moins facile, et bien plus long…
 
 


… Le directeur diocésain dénonce ensuite le film Tomboy, promu par le ministère de l’Education dans son dispositif «Ecole et cinéma», et recommande la vigilance devant «certains ouvrages dont le titre suggestif cache difficilement l’intention idéologique»
… En fait, tout dépend du chef d’établissement, selon qu’il est zélé ou pas.» Lorsqu’il a lu la lettre avec des collègues dans la salle des profs, «cela a oscillé entre rire et désolation». «Ce qui m’a choqué, c’est le côté obsessionnel autour du problème du genre, comme si c’était l’essentiel», confie-t-il. Pour passer à autre chose, il fait confiance «à la grande force d’inertie des profs que nous partageons, public et privé»

...  Troisième surprise: l'inscription des "Instructions" de 1938 dans la mouvance pédagogique de l' "Education nouvelle", signées par le ministre lui-même (et non par l'un de ses directeurs): "De toutes ces tentatives que l'on regroupe sous le nom général d'Ecole nouvelle et qui visent à faire un appel direct à l'activité spontanée de l'enfant, nous avons beaucoup à tirer". Les "Instructions de 1938" et la démarche du ministre Jean Zay reçoivent d'ailleurs le soutien public de Célestin Freinet. ..

… Comme le rappelle l’historien Pascal Ory, Zay "échoua à régler la plupart" des problèmes de l’école, qu’il avait pourtant identifiés, tout comme Peillon bute sur la difficulté de réformer l’école française, pourtant fort perfectible. En cause ? "Le conservatisme politique et l’esprit de corps", dit Ory pour Zay, mais aussi des financements plutôt défaillants…
… Jean Zay proposa en outre de réduire les vacances d’été de 15 jours (passant la fin de l'année scolaire du 30 au 15 juillet), tout comme Peillon tenta (vainement) de l'imposer au début de son mandat. Jean Zay affirma lutter contre le "surmenage scolaire" des enfants et les devoirs à la maison, tout comme Peillon allégea les programmes dans le secondaire…



Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Ils sont 45% à imaginer qu'elle sera pire, 29% qu'elle sera semblable. Près d'un tiers (33%) sont persuadés qu'ils ne connaîtront jamais autre chose que la crise. Quant à la vie de leurs propres enfants, 43% pensent qu'elle sera encore pire que la leur. A toutes ces questions, les jeunes femmes répondent de façon encore plus pessimiste que leurs congénères masculins. «Ces pourcentages sont très élevés, sachant que les jeunes sont, dans la plupart des enquêtes, plus optimistes que leurs aînés
… cette génération est fortement clivée en fonction des parcours et des statuts, précaires ou non. Ce n'est pas une mais des jeunesses qui se dessinent. En passant des étudiants ou salariés en CDI aux chômeurs-intérimaires-inactifs, le pessimisme gagne 20 points…
… Près des trois quarts (70%) d'entre eux ont le sentiment que la société française ne leur donne pas les moyens de montrer ce dont ils sont capables. «C'est massif, et en forte progression. En 2006, ils étaient 53% dans ce cas.»
Les jeunes se montrent très sévères sur le fonctionnement du système éducatif à la française. Récompense-t-il le mérite? Non, à 61 %. Donne-t-il sa chance à tous? Non, à 61%. 

l’enquête auprès des jeunes montre que s’ils en veulent aux politiques («tous corrompus»), c’est parce qu’ils laissent la finance diriger le monde : ils sont 90 % à le penser. Pas l’entreprise, pas le capitalisme (ils se disent plutôt libéraux sur le plan économique, en tout cas «par nécessité»), mais la finance qui écrase tout sur son passage au profit astronomique de quelques uns. Sans effectivement que les décisions politiques ne l’entravent.
Et c’est ainsi que les jeunes, toutes catégories confondues (y compris ceux qui ont un emploi) sont, en moyenne, à 61 %, favorables à une révolte type de celle de mai 68…
[ Enquête "Génération Quoi ?" - France 2 ]



… Concernant les seuls professeurs des écoles, André Ouzoulias soulignait qu’à raison de 7.000 enseignants formés chaque année, il faudrait attendre 2054 pour que l’ensemble des institutrices et instituteurs soient formés à la pédagogie du langage oral. Il appelait à un effort “historique”, comparable à celui qui fut mené dans les années 70. Ce qui vaut pour le langage oral vaut pour bien d’autres sujets.
Refondation pédagogique
Combien de temps tolérera-t-on de confier nos enfants à des enseignants qui n’ont aucune obligation et si peu de possibilités de se tenir à jour en matière de sciences cognitives, de psychologie de l’enfant et de l’adolescent, de didactique, voire, pour les professeurs du secondaire, dans leur discipline d’enseignement? Certains le font, mais la part que prend l’institution dans cet effort est dérisoire. Cet abandon est ravageur. Tant qu’il n’y sera pas mis terme, les promesses de “refondation pédagogique” risquent fort de demeurer vaines…

Notre école primaire reçoit 17% de moins que la moyenne OCDE, les lycées reçoivent 38% de plus
… Contrairement à de nombreux pays, la France présente un déséquilibre flagrant dans la répartition des dépenses d’éducation entre le primaire et le secondaire", accuse sévèrement l’OCDE dans sa fiche "France".
Ainsi quand on se désole qu’un jeune sur cinq débarque au collège sans savoir lire, écrire et compter, il faut comprendre tout simplement qu’on paye cash le choix historique d’avoir négligé notre primaire. ..
[ Regards sur l’éducation – OCDE – 2013 – pdf ]

Ce qui va changer ? Jusque-là, les enseignants d’histoire-géographie bénéficiaient d’une décharge pour gérer les cartes affichées dans les salles…
…  Les enseignants en Zep bénéficieront d’une diminution de 10% de leur temps d’enseignement devant la classe, ce qui est mieux que rien, mais encore bien loin des 50% dont bénéficient les enseignants de classes préparatoires.
 Idem des enseignants des classes à examen – récompense, sans doute, des efforts accomplis pour atteindre un taux de réussite de 90% au baccalauréat, dont il ne saute pas aux yeux qu’ils soient plus « méritoires » que ceux …
… La véritable réforme du métier demeure donc, pour l’heure, à l’état de « serpent de mer ».


La refondation
... des "rythmes scolaires"

deux appréciations d’une même réforme qu’on aimerait bien pouvoir concilier, à défaut de les réconcilier. Le retour à la semaine de quatre jours et demi d’école, déjà entériné pour 1,3 million d’écoliers (17 % des communes), mais qui reste à faire pour 5,8 millions d’enfants parce que le chef de l’Etat a permis « l’étalement » de la mesure sur deux ans (2013 et 2014), est revenu sous le feu des projecteurs, ce mercredi 12 février, avec la divulgation de deux rapports pour le moins contradictoires
… A cinquante jours des élections municipales, bien que la réforme ne soit pas – ou pas encore – redevenue un enjeu de campagne, le fossé semble se creuser entre les acteurs de l’école

… Pour étayer sa demande d'une « réécriture totale » du décret, le syndicat majoritaire au primaire a fait appel aux chiffres : 75% des personnels qu'il a interrogés estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées – un taux qui atteint 84% quand l'avis du conseil d'école n'a pas été suivi. Seuls 22% estiment que le changement de rythmes a amélioré les apprentissages des élèves. Les deux tiers des écoles n'ont pas de projet ou de réflexion spécifique pour la maternelle. Un enseignant sur deux n'a pas été consulté pour la transition entre les temps scolaire et périscolaire...
 «Tous estiment qu'il manque les autres pièces (programmes, effectifs, Rased, formation continue, plus de maîtres que de classes...) déterminantes pour une meilleure réussite des élèves», conclut le syndicat majoritaire, regrettant que «les leçons de 2013 n'aient pas été tirées pour 2014». Pas sûr que les tensions occasionnées pas la «réforme Peillon», bien qu'assourdies ces derniers mois, ne se soient tout à fait tassées.


Des demandes d’engagements concrets
et des propositions pour améliorer la vie démocratique : 
- la participation à un conseil d’enfants et de jeunes dans la ville (84% d'avis favorables)
 - la possibilité d’agir au sein d’associations (80%)
 - l'explication de la vie politique à l’école (78%) 
-  la simplification des démarches administratives pour voter (75%).
[ Enquête AFEV (Association de la Fondation étudiante pour la Ville) - OJS (Observatoire Jeunesse Solidaire) ]

Le Lycée ("expérimental", de Saint-Nazaire) jouit depuis son ouverture d'espaces de liberté qui permettent à l'équipe éducative et aux élèves d'expérimenter dans de bonnes conditions.
Pourtant, à l'heure où les innovations sont encensées et considérées comme une priorité au ministère de l’Éducation Nationale, au même titre que la refondation de l’école, nous affirmons que notre pouvoir d'expérimenter est bafoué, notre fonctionnement vivement remis en cause. Nous n'avons plus aujourd’hui la liberté de circuler. En effet, une circulaire portant sur les sorties et voyages interdit aux professeurs de véhiculer des élèves. Au-delà de cette circulaire, nous subissons des velléités de normalisation qui visent à nous faire entrer dans le rang et à restreindre notre autonomie pédagogique et financière, ce qui à terme, nous empêche de fonctionner.
A notre demande de dérogation ou de prise en compte de nos spécificités, le Rectorat de Nantes et le Ministère de l’Éducation Nationale nous opposent pour l’instant une fin de non-recevoir…

Pourquoi un comité ?
Outre l'épineuse question du mini-bus du lycée que nous ne pouvons plus utiliser, c'est l'existence du lycée en tant qu'école différente et pour tous qui est menacée par la normalisation et la politique gestionnaire en vogue à l'éducation nationale comme dans tout le reste de la société. Il s'agit pour nous de retrouver toutes nos libertés d'action, de circulation menacées non seulement par les circulaires en tout genre, mais aussi par la baisse continuelle de notre budget, les tracasseries administratives en tout genre et surtout l'intrusion d'instances extérieures dans le circuit de prises de nos décisions.
Les énergies et les bonnes volontés présentes ce soir au lycée ont déjà permis de nous sentir moins seuls !

comitesoutien-lxp at orange.fr


Un rapport avec le rapport ?
(ci-dessous)
… Enfin, les lycéens et lycéennes ont soif d’implication dans leur lycée ! 75% souhaitent une meilleure écoute des élèves, un plus grand pouvoir des instances lycéennes. Malgré le niveau satisfaisant des relations entre élèves et équipes éducatives (63%), ils pensent à 58% que leur avis n’est pas assez pris en compte dans la vie quotidienne du lycée. Ils voudraient notamment être davantage associés au choix des animations et activités culturelles, au fonctionnement (règles de vie, horaires, organisation, pause déjeuner, etc.), à l’orientation ou encore à l’aménagement et à la rénovation des locaux.
[ Rapport«Consultation des lycéennes et lycéens d’Ile-de-France» : - La vie au lycée - La réussite - La démocratie au lycée – janvier 2014 – pdf 
Vingt-trois ans après les grandes mesures prises par Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, pour favoriser la vie lycéenne, cette dernière demeure «moribonde»
… la liberté d’expression est limitée par l’impossibilité, de droit ou de fait, de toucher aux sujets qui fâchent : sexe, religion, politique et, surtout, pédagogie. Résultat, la démocratie lycéenne s’apparente, dans la majorité, des cas à un simulacre qui, au mieux, indiffère les jeunes, au pire les convainc que l’exercice d’une citoyenneté libre et éclairée relève surtout de la soumission à l’autorité.
Rien d’étonnant ...

Les sept violences DE l’école
et parmi celles-ci :
 5. Le non respect des exigences du droit, notamment des articles 12 à 15 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, constitue la cinquième violence de l’école. Les fonctionnements institutionnels actuels interdisent l’apprentissage progressif des responsabilités citoyennes, l’intériorisation des exigences du vivre-ensemble et la compréhension de la loi comme outil d’articulation des libertés. C’est encore une infime minorité d’enseignants aujourd’hui qui a lu, seulement lu !, le texte fondamental à valeur supra-constitutionnelle qui structure – devrait structurer... - les relations adultes-enfants, sachant que les enfants, par définition, ne sont évidemment pas destinés à le rester ! Les articles 12 à 15 de la CDE obligent à l’instauration des dispositifs de participation progressive des élèves dans les fonctionnements institutionnels même de l’école : force est de constater, à regarder lucidement ce qui se passe dans le quotidien de l’école, qu’un élève de maternelle a plus de pouvoir d’initiatives et d’autonomie dans les activités qui rythment sa journée qu’un élève majeur de terminale qui doit encore demander l’autorisation d’aller faire pipi !
Bernard Defrance


Amputez les enfants-adolescents du pouvoir qui leur revient dans l'Institution scolaire - qui leur revient, du fait qu'ils y sont indispensables - et, en les coupant de la réalité extérieure, en les renvoyant à leur seul monde intérieur, vous les désocialisez, c'est-à-dire que vous les névrotisez. Incroyable société qui est la nôtre!


cette abstention de la jeunesse aux municipales devrait être prise comme un symptôme d'une grave fracture générationnelle - une fracture qui se creuse entre un monde politique vieillissant et des jeunes auxquels il laisse en héritage du chômage, de la dette et une anxiété écologique. Que six jeunes sur dix se demandent à quoi bon voter …

… L'enjeu des élections municipales ne leur apparaît pas clairement. Par ailleurs, ils ont impression de ne pas être pris en compte par les instances de décisions, y compris municipales, de ne pas accéder aux responsabilités, de ne pas se voir reconnaître d'utilité sociale. Ils ne se sentent pas considérés comme des citoyens
…On ressent dans leur faible participation le même climat «déceptif» à l'égard du gouvernement que chez les plus âgés. Les 18-24 ans n'ont pas ressenti de baisse du chômage, ni vu s'ouvrir de nouvelles perspectives d'avenir. Ils perçoivent toujours leur situation comme extrêmement problématique. …

Non à un Munich éducatif !
Cette position ferme a été finalement prise il y a tout juste un siècle, après quelques années d'atermoiements face à une ''guérilla'' menée par des parents d'élèves catholiques dans un certain nombre d'écoles communales (à l'appel de la haute hiérarchie de l'Eglise en France). Toute ressemblance avec une situation potentielle actuelle doit évidemment être tenue pour une pure coïncidence…
… Six mois plus tard, c'est la guerre de ''14'' et «l'Union sacrée». Et un siècle plus tard ?


…En 1882, les parents avaient quasiment l'interdiction d'entrer dans les écoles. Ils n'ont commencé à devenir partenaires de l'école qu'à partir de 1905, avec la création d'associations de parents dans le secondaire…
… La nouvelle phase qui devrait maintenant s'ouvrir, inscrite dans la loi de Vincent Peillon et réaffirmée dans la circulaire du 15 octobre 2013, est celle de la co-éducation. On ne cantonne plus les parents à l'extérieur, ils doivent participer au fonctionnement de l'établissement scolaire et à l'élaboration des projets éducatifs.
Cela n'est pas encore acquis
[ Audition de M. Georges Fotinos, chercheur associé à l'Observatoire international de la violence à l'école ]

… Mon hypothèse est que si ces enfants-là sont capables d'une telle violence ce n'est pas "à cause d'Internet", mais parce que les parents ne sont plus là, à leurs côtés pour leur transmettre la notion de respect et d'écoute de l'autre. On n'apprend pas l'altérité quand on passe son temps devant la télé ou un écran, matin, midi, soir. Les parents de ces enfants sont peut-être là physiquement, mais pas psychiquement : leur enfant n'a personne à qui parler, notamment quand il est confronté à des images violentes. Ce ne sont donc pas les écrans qui rendent certains enfants hyper-violents - c'est leur grande solitude. …

Cette proposition de loi n'avait pas beaucoup fait parler d'elle, jusqu'à ce qu'éclate fin janvier la polémique autour de l'enseignement d'une prétendue théorie du genre à l'école. Tout à coup, ce projet d'interdire l'école à la maison bénéficie d'un "éclairage" inédit - présenté comme faisant partie d'un plan du gouvernement pour imposer le "gender" à l'école. "Le droit à la scolarité à la maison est un des actes de résistance possibles contre l'utilisation de nos enfants comme cobayes sexuels", énonce ainsi le site Prorussia.tv …
… Mais alors pourquoi l'avoir déposée ? "Pour attirer l'attention du gouvernement sur la façon dont les services publics perdent pied dans certaines cités" répond le sénateur.

… Les protestataires découvrent que l’on a diminué leurs moyens pour les attribuer à des collèges hors ZEP dont les effectifs explosent à la rentrée, et où il faudra ouvrir des classes. Un comble, alors que Vincent Peillon vient d’annoncer, au nom de l’équité, qu’il voulait mettre le paquet sur les établissements les plus difficiles…
… En Seine-Saint-Denis, seuls six collèges de ZEP sur 58 vont bénéficier des avantages de la réforme. Et lorsqu'on voit les nouvelles dotations d'heures d'enseignements pour la rentrée prochaine, reçues en début de semaine, on se rend compte que l'on ponctionne certains collèges pour donner plus de moyens à d'autres.» …

«un nombre très important de jeunes est en désespérance. Je l'évalue à un sur sept». «Ils sont plus stressés, plus inquiets de l'avenir, en difficulté pour se sentir exister, pour affirmer leur identité, parce qu'ils ne sont pas étayés par le groupe, parce qu'ils manquent d'appartenance sociale et idéologique, parce qu'ils sont de plus en plus renvoyés à eux-mêmes pour se définir. Certains ados, les plus démunis, ne veulent pas de ce combat.»…
…«Aux urgences, qui sont surchargées, on laisse repartir avec ses parents, sans bilan psychologique, la jeune fille qui a avalé une demi-boîte de comprimés, mais qui n'est que somnolente, pas comateuse, et tient à peu près sur ses jambes. Avec cette croyance erronée selon laquelle celui qui n'est pas mort ne voulait pas vraiment se tuer. C'est une erreur ! Le risque de récidive est majeur quand la souffrance n'est pas reconnue.»
Même banalisation pour les comas éthyliques traités comme de simples «cuites». ..

Ferry lui-même dès son intervention à la Conférence Molé, en 1858 : «Tempérer l’égoïsme, voilà la fonction de la femme au point de vue social le plus élevé, dit-il. Mais pour l’exercer il faut qu’elle reste elle-même, c’est-à-dire qu’elle se tienne à l’écart de la vie active qui gâte le cœur, qui exalte la personnalité […]. Il faut qu’elle n’ait part ni aux fonctions de production, ni aux fonctions de direction». C’était reprendre à nouveau frais – mais non sans conséquences pratiques réelles – ce que disait déjà Auguste Comte : «Je crois les femmes aussi impropres à diriger une grande entreprise commerciale ou industrielle qu’aucune opération militaire ; à plus forte raison sont-elles incapables de tout gouvernement».
 Très logiquement et très consciemment, Auguste Comte et Jules Ferry refusent donc la «co-éducation des sexes» (ce qu’on appelle maintenant la «mixité» )…
C’est toute une culture, et elle pèse sans doute encore sur nous.

Une confiance incroyable qui consiste à penser que des problématiques pourraient être surmontées si le sujet est pris en charge par l’école. Malgré une forte présence dans les programmes scolaires «le vivre ensemble» ne se porte pas formidablement bien actuellement en France…
… Qui doit forger les valeurs de l’enfant? L’état, l’école, les familles? Peut-être l’institution a-t-elle été trop rapide. Il y une forme d’ethnocentrisme de classe à penser que tout ce qu’on pense est évident pour tout le monde, quand bien même ces idées paraissent fondées! Il y a un conflit, nous voyons apparaître des groupes qui disent «ce ne sont pas nos valeurs». Les militants de l’égalité ont pensé naïvement que tout le monde était pour l’égalité.…
Les dernières statistiques de l’Insee le montrent, si les jeunes français sont davantage diplômés qu’il y a trente ans, leur diplôme est largement indexé à la profession de leur père…

«Facebook, c'est le réseau social des vieux»
Facebook fête aujourd’hui ses 10 ans. Mais le plus grand réseau social sur Internet n’a plus la cote chez les ados, qui préfèrent se lâcher ailleurs. ..
«sur facebook, y a ma mère et ma grand-mère, ça change totalement la donne, parce que je dois vraiment me serrer la vis, elle sait pas que je fume, elle sait pas que je sors …»
83% des jeunes sont plutôt bien armés puisqu’ils estiment leur propre maîtrise des outils numériques allant de 7/10 à 10/10 si elle devait être notée. 41% des jeunes se seraient formés seuls au maniement d’Internet et de l’ordinateur, en autodidactes, tandis que 29% affirment l’avoir été au cours de leurs études. Mais 70% des jeunes auraient aussi souhaité bénéficier davantage d’initiation à l’ordinateur et Internet lors de leur cursus scolaire.
Même s’ils sont privilégiés du fait d’avoir grandi avec les technologies numériques, certains perdent le train en route: 29% des jeunes interrogés se disent ainsi perdus face aux évolutions rapides d’Internet et de l’informatique

l'implacable loi de la Rue de Grenelle. Depuis vingt ans, quel que soit ses antécédents, son niveau de préparation, ou son appartenance politique, rares sont les ministres qui soient parvenus à transformer l'essai du ministère de l'Education nationale. Xavier Darcos s'y est brûlé les ailes, poussé dehors par la contestation lycéenne. Même destin pour François Fillon, qui n'a pas résisté aux manifestations contre sa réforme du bac.
Avec Vincent Peillon, pas de lycéens dans la rue, mais le constat d'une immense opportunité gâchée un peu moins de deux ans après son entrée au gouvernement, ses 58 000 postes supplémentaires sous le bras…
 
 

Les partisans du projet d’école publique coopérative sollicitent les candidats aux municipales
Il y avait déjà l’incinérateur ; il y a aussi l’avenir de l’hôpital ; il y a désormais 1, 2, 3 École
Autant de sujets sur lesquels les candidats aux municipales vont devoir se positionner. Car le collectif qui, depuis un an et demi, a monté ce projet d’école publique coopérative qui pratiquera la méthode Freinet, ne baisse pas les bras et a bien l’intention de peser dans la balance.
Le collectif travaille d’arrache-pied à bâtir le projet d’une école pilote à Rochefort. ..

 

… En France, 3,6 millions de personnes sont soit privées de domicile personnel, soit vivent dans des conditions très difficiles (privation de confort ou surpeuplement), soit sont en situation d’occupation précaire (hôtel, caravanes…). Le nombre de sans-abri a ainsi augmenté de 50 % depuis 2011 pour atteindre le chiffre de 141 500 personnes, dont 30 000 enfants début 2012. Le numéro d’urgence, le 115, qui gère les places d’hébergement d’urgence, est saturé…
... Il est 21 heures. Dans un hôtel low-cost de grande banlieue, un enfant d'une famille expulsée termine ses devoirs dans le couloir, rallumant la lumière au rythme de la minuterie. A l'autre bout de la ville, des frères et sœurs s'endorment dans un baraquement de tôles, la peur au ventre de penser que demain matin, peut-être, les forces de l'ordre viendront raser leur bidonville. Ailleurs, une famille pousse la table du dîner pour dérouler les matelas moisis par l'humidité dans une pièce trop petite. Bienvenue en France, au XXIe siècle, où depuis plus de trente ans, et malgré un doublement de la richesse nationale, «c’est la crise». Une crise permanente, qui permet de justifier les atteintes aux droits fondamentaux.
Est-ce la peur ou la résignation ? Comment se fait-il qu’une majorité de Français ne s'indigne plus devant la régression sociale programmée et les atteintes récurrentes à la dignité de tous ?..
 
 

C'est le prix du mètre carré 
qui fait la différence...
...En Ile-de-France, le marquage social des quartiers
souligne l'inégalité devant l'école
La carte scolaire et l'apartheid...

 

interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés aux cris de «pédés» dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde…
… En permettant aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles permettent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.

… Leur idée est de limiter les possibilités d'enseignement à domicile pour éviter «une désocialisation volontaire, destinée à soumettre l'enfant, particulièrement vulnérable, à un conditionnement psychique, idéologique ou religieux». Ils demandent qu'une scolarisation à domicile soit validée par un médecin agréé qui reconnaisse de réelles difficultés pour l'enfant à être scolarisé. 
Cette proposition n'est donc pas une mesure que le gouvernement s'apprêterait à prendre : il s'agit d'une initiative parlementaire, issue des rangs de l'opposition de droite au Sénat, et qui n'a que peu de chances de devenir réalité dans l'immédiat


Parents-profs : la déchirure
Ils se regardent, s’épient, se jaugent depuis des années.


[ Relations entre l'école et les parents : M. Sébastien Sihr, Mme Séverine Kakpo - Audition 23 01 14 à l’Assemblée Nationale
Le modèle d’une école ouverte qui accueille les parents doit être généralisé
"Il faut lever les implicites, les malentendus entre l’école et les parents", souligne Sébastien Sihr, plaidant pour la mise en place d’outils tel qu’un guide pour les parents. Entre les parents et les enseignants,"tout se joue dans le contact du quotidien, lors de des réunions de rentrée quand les familles sont reçues dans la classe. Je crois à la capacité de l’enseignant d’expliquer aux parents ‘voilà ce que l’on va faire cette année avec vos enfants’."

Dans un contexte d'inflation de décisions d'exclusion dont la légitimité est parfois contestée, la principale fédération de parents d'élèves – la FCPE - vient de relancer le débat sur l' ''impartialité'' des conseils de discipline…
… on peut très bien imaginer que, dans une même affaire, le chef d’établissement soit à la fois victime, accusateur, instructeur et juge. La seule innovation que comportent les textes en la matière consiste dans l’institution d’un Conseil de discipline départemental …

«Les pouvoirs publics ont découvert le phénomène du harcèlement scolaire en 2011. Jusqu’à cette date, il avait toujours été sous-estimé alors que les pays nordiques et anglo-saxons travaillent dessus depuis plus de vingt ans», tonne Jean-Pierre Bellon, professeur de philosophie et cofondateur de l’APPH.  Au-delà des dernières annonces du plan de lutte national, en matière de prévention, insiste-t-il, il faut aller plus loin : «Créer des équipes réunissant enseignants, CPE, personnels de santé formés dans chaque établissement.» Pour pouvoir réagir vite : «Plus l’ado pourra en parler tôt, à des professionnels compétents, moins il aura à en souffrir toute sa vie.»

Base Elèves, un conte de fée ?
 Marchant dans les pas de vos prédécesseurs, et usant comme eux de réponses types ne répondant pas aux questions spécifiques des parlementaires qui vous interpellent, vous commencez par donner une image féerique de ce fichage généralisé de la jeunesse. En ce début d’année, peu de temps après Noël, le Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) s’en veut presque de rompre le charme de vos arguments, par une simple analyse des faits et par le fruit de ses recherches. ..
Monsieur le Ministre, vous confondez visiblement la refondation que vous mettez en œuvre, qui a fait l’objet d’une loi, et le fichage, qui n’en a jamais fait l’objet
L’éducation et la traçabilité des enfants sont incompatibles. Le fichage conduit au déterminisme, à l’abandon du droit à l’oubli, à la stigmatisation, à la sélection précoce et à l’exclusion.
De même la confiance entre les enseignants et les parents d’élèves est nécessaire pour réussir l’éducation des enfants…

en continuant à tenter d’améliorer l’écoleet le métier d’enseignant tels qu’ils sont au lieu d’essayer d’imaginer ce qu’ils pourraient être, la “refondation” confirme n’annoncer que le nouvel avatar d’un système scolaire ancien et destiné à demeurer, au fond, inchangé. ..

Vincent Peillon - et ses éventuels successeurs - boiront jusqu’à la lie le calice contenant l’amère potion que concocta François Hollande le jour où il promit de recruter 60.000 personnels sur cinq ans
… Ici on croisera les disciplines sur un projet commun, là un voyage scolaire sera exploité tout au long de l’année par les enseignants de différentes disciplines… Mais que ces initiatives, éminemment louables, demeurent fragiles et parcellaires. Si le gouvernement ne trouve pas la clé du changement, la “refondation” de l’école risque fort de se traduire au sens le plus strict du terme par une consolidation des fondations d’un système scolaire dont chacun sait, pourtant, qu’il est impuissant à remplir la promesse d’égalité inscrite au fronton des écoles.

Entre 2001 et 2009, le coût des soins a augmenté de 50%. Laissant sur le carreau les classes moyennes inférieures et les classes populaires, dont les économies sont devenues trop minces pour se soigner correctement dans le système traditionnel. «Le désengagement de l’Etat correspond à une volonté claire de détruire le système de santé égalitaire et solidaire hérité du Conseil national de la résistance», juge le Dr Jean-François Corty, directeur des missions France à Médecins du Monde, qui s’inquiète de la montée d’un «krach sanitaire» en France

au delà des effets d'annonce et de communication, les mesures doivent être mises en perspective avec le nombre d'établissements concernés :100 collèges à la rentrée 2014 (même si le ministre s'en défend, c'est son recul stratégique face à la mobilisation des professeurs de classes préparatoires qui explique ce si petit nombre) ; 350 à terme, alors que la France en compte plus de 5000. Ce sont donc 50 000 collégiens d'abord puis 142 000 à terme qui seront ciblés. La France en compte 2 588 613 !
Dans le primaire, 100 000 élèves en 2014, 351 135 à terme pour 5 810 779 élèves en tout…

… «Combien de Bac+8 à la place d’un Bac+5 lui-même à la place d’un Bac+3 à la place d’un Bac tout court à la place du gars qui a son Brevet, lequel peut bien aller se faire foutre, il avait qu’à être bon en dictée?» …

… Sur les dix dernières années, la création de classes de sections européennes et autres classes de musique ou théâtre aménagées, majoritairement développées dans les quartiers les plus favorisés et concentrant les meilleurs élèves exposés à des programmes d'excellence, a progressivement et sans bruit vidé de sa substance le collège unique, créant des inégalités dans l'offre scolaire, développant la ségrégation entre les établissements, voire au sein des établissements…
L'école française est structurellement et durablement inégalitaire au-delà des décennies, par-delà les alternances politiques. Car elle se caractérise à la fois par une immense tolérance face à l'échec scolaire et, en contrepoint, par un intérêt prépondérant pour la fabrication des élites scolaires et sociales

La notion de « grande difficulté » ne fait l’objet d’aucune définition. En revanche, elle renvoie à une réalité : la situation de tous les élèves qui, à un moment de leur scolarité, sont en échec, ou considérés « en échec » …
… elle concerne des élèves très différents les uns des autres et la situation de chacun d’eux est singulière et complexe…
… l’entrée au collège est une rupture pour l’élève en situation de grande difficulté. Il subit plus durement le passage d’un milieu proche et sécurisant à un environnement complexe dans lequel il peine à trouver sa place. 
L’organisation du collège est mal adaptée (et peu adaptable) à la spécificité des élèves les plus fragiles. 
Le morcellement de l’enseignement entre dix ou onze professeurs…
La réduction de la grande difficulté passe inévitablement par un changement profond de l’organisation et du fonctionnement du collège

[ Le traitement de la grande difficulté au cours de la scolarité obligatoire – Rapport E.N. nov. 2013 – pdf ]



… cette fois-ci, les dernières évolutions alertent l'équipe éducative, alors qu'elle pensait avoir été entendue, voici un an, en rencontrant le ministre Vincent Peillon au sujet de la place de l'innovation dans l'Éducation nationale. « Notre discours a été écouté de façon attentive, observe-t-elle aujourd'hui. Cependant, nous faisons face actuellement à des situations qui entravent dès à présent notre fonctionnement ...
...« À l'heure où les constats d'échec du système scolaire se multiplient (PISA, INSEE) et où le gouvernement se propose de refonder l'école, pourquoi mettre en danger un lycée qui propose une alternative ?
... des membres de l'équipe éducative et des élèves du Lycée Expérimental de Saint-Nazaire ont été reçus par des membres du cabinet du recteur afin d'évoquer les difficultés de fonctionnement de leur établissement, notamment en ce qui concerne leur liberté de circulation mise à mal par une circulaire interdisant aux enseignant-e-s de véhiculer des élèves avec le minibus du lycée.
Cette rencontre s'est soldée par une fin de non-recevoir

Largement méconnu des adultes et des parents en particulier, ce site est un des rares réseaux sociaux investi presque exclusivement par les adolescents. Plus que cela, ask.fm joue désormais un rôle clé aujourd’hui dans leur sociabilité. Qu’ils choisissent ou non d’y avoir une page, les adolescents sont tous plus ou moins au fait des péripéties de cette plaque tournante relationnelle, où se vivent des drames affectifs…
…D’autres nous font part d’expériences de honte cuisantes qu’ils ont subi, liées au sentiment d’être allés trop loin :
«J’ai dit des choses sur ask, j’aurais pas dû. C’était la honte après, au collège»
 
 
Le feuilleton des rythmes scolaires devrait conduire à une interrogation plus générale sur l’enveloppe institutionnelle de notre Education nationale. Celle-ci demeure en effet une administration centralisée empilant directions, inspections, délégations, bureaux, coiffant un système hiérarchisé de 30 académies dans lesquelles chaque recteur dispose d’adjoints, services, directeur de cabinet, conseillers techniques, personnels d’inspection …
… La centralisation administrative est un héritage napoléonien, entériné par les républicains opportunistes des années 1880, non mise en cause à la Libération, alors que la haute administration avait, en juillet 1940, dans sa quasi totalité, fait allégeance à Vichy…
… Dans cette culture, le dogme républicain de l’égalité, captif de la superstructure centrale, se mue en prescription d’uniformité. Et le système éducatif se révèle faussement égalitaire et profondément inefficace. La chape hiérarchique, garante de cette uniformité bureaucratique par un flux de circulaires et des programmes trop chargés et détaillés, bloque les initiatives du terrain quand elle ne les décourage pas …
… Abolition des privilèges, reconfiguration de l’administration et en premier lieu celle de l’Education nationale : il faudrait aussi que les partis républicains cessent de se balancer des éléments de langage et que les langues de bois cèdent à des débats sans complaisance mais constructifs et réellement tournés vers le Bien commun. Utopie naïve, impossible gageure ?... 
Les morcellements dans les emplois du temps et de l'espace scolaires constituent la quatrième violence infligée aux enfants : rituellement, pour la seule et exclusive commodité (illusoire) des enseignants, chaque jour, chaque semaine, les répétitions monotones dans le morcellement des temps et des espaces : de 8 à 9, la reproduction des oursins, de 9 à 10, les enjeux de la bataille de Marignan, de 10 à 11, la litanie des verbes irréguliers en anglais, de 11 à 12, la résolution des équations du second degré, etc. ; sans oublier que l'élève doit rapidement comprendre que la "loi" change à chaque heure, qu'avec Mme Dugenou, on fait n'importe quoi elle dit jamais rien mais qu'à l'heure suivante M. Duplumier fait régner ce qu'il croit être l'ordre à coups de punitions …

… Les réponses à ces morcellements du temps et de l'espace, à ces absurdités dans la structure des groupes et des cursus, dorment dans d'excellents rapports d'expérimentations conduites depuis des décennies, rapports qui prennent la poussière dans les archives de départements de sciences de l’éducation et d'instituts pédagogiques, les acteurs de ces innovations étant depuis longtemps partis à la retraite... [ Les sept violences que l'école inflige aux enfants et esquisse des réponses institutionnelles à ces violences.
Le texte complet de Bernard Defrance, 3 septembre 2013 – 1- pdf ]
1989...1997...2005
...Et lorsqu'un groupe d'enseignants se réunit pour inventer ensemble un fonctionnement différent, ce sont les anciens professeurs passés dans la hiérarchie administrative (inspecteurs d'académie, recteurs sont tous d'anciens profs) qui s'y opposent...
... L'école française fabrique donc des vrais Français: individualistes, dépourvus de sens civique, incapables de coopérer (sauf dans l'union sacrée contre un ennemi), élitistes.

2013 : "le système scolaire tricolore est non seulement peu performant en terme de compétences, mais très inégalitaire sur le plan social." (Pisa 2012)
Pisa révèle le caractère extrêmement inégalitaire de notre système. Satisfaisant pour les enfants de cadres et d'enseignants, dramatiquement pénalisant pour les classes moyennes et ouvrières. La véritable contre-performance de la France se situe là.
Et tout le monde, haut fonctionnaires, recteurs, inspecteurs, ministres et anciens ministres, le sait… 


« Faire pour » c’est ce qu’on voit si souvent; c’est le triste constat des actions de participation dites citoyennes ou démocratiques, où on invite les usagers, les habitants, le public , à assister, acquiescer (en donnant son avis ou pas, peu importe) au spectacle de ce qui est déjà décidé, déjà fait, déjà pensé et clos.
Plaçons dans cette catégorie ces conseils de classe , d’école, de quartier, d’établissement, de vie sociale (etc.) sans pouvoir, sans autonomie, sans pensée, sans motivation intrinsèque, qui n’existent que par la volonté de ceux qui les convoquent. Faire pour c’est le face à face du professionnel et de l’usager, de celui qui détient tous les critères de l’action, qui décide des objectifs comme des modalités d’évaluation, … face à celui qui est censé agir, parcourir et réaliser les changements intimés…

dans la plupart des pays, les sondés ont estimé que les enseignants mériteraient des salaires plus élevés. Sauf la France, les États-Unis et le Japon qui pensent que ces derniers devraient être payés moins, observe Peter Dolton. Pas de quoi remonter le moral d'une profession qui, en France, crie son mal-être …
[ Varkey GEMS Foundation | Teacher Status Index | 2013 - pdf ]

... Nous ne proposons pas d’innovation dont nous chercherions à montrer la supériorité, nous nous efforçons seulement d’identifier les pratiques qui s’avèrent les plus efficaces et les plus équitables...
... les 3000 élèves que nous avons observés ne passent pas «un temps considérable à des exercices de lecture globale et de devinettes de mots qu’ils n’ont jamais appris à décoder.» Contrairement aux idées reçues, dans la majorité des classes, les élèves bénéficient d’un enseignement précoce et systématique des correspondances entre les lettres et les sons : la méthode syllabique n’a pas le monopole de la lecture de syllabes...

L'enquête PISA, publiée au début du mois de décembre, a redit à la France ce qu'elle n'avait guère envie d'entendre : que, comparé à ceux de 64 autres pays du globe, le système scolaire tricolore est non seulement peu performant en terme de compétences, mais très inégalitaire sur le plan social. 
... (commentaires) : Oui mais... si l'on s'inspire des pays arrivant premiers aux tests internationaux, il faudra, comme en Corée du Sud, interdire les cours particuliers après vingt-trois heures.
Eh oui ! Pays différents, réalités différentes...

… Par tous ses pores, la machine Éducation nationale tente d’expulser des évolutions dont elle sait qu’elles constituent une révolution qui ne dit pas son nom : le fonctionnement coopératif versus la compétition “méritocratique”? …
… La révolution numérique est évidemment et avant tout une révolution pédagogique : en aidant les enseignants à individualiser les apprentissages, elle tente ce que la loi d’orientation de 1989 a raté - mettre l’enfant au cœur du système, articuler les prérogatives abstraites des programmes aux besoins réels des élèves, placer la notion “d’apprentissage” au-dessus de celle “d’enseignement” (learning versus teaching).
Les cadres dirigeants du système, qui disent soutenir cette révolution, ne peuvent ignorer que les échelons intermédiaires sont loin d’être unanimes à la souhaiter, et très loin d’avoir été préparés à l’accompagner…

… On reste dans l'optique que ''l'obligation'' de la ''scolarité obligatoire'' est un cadre commode pour inscrire des préconisations répondant à tel ou tel problème monté en épingle dans le monde politique ou sociétal (sans guère se soucier du ''reste''...) …
… le résultat de toute notre histoire où l'Ecole a été investie d'un grand rôle d'abord par les religions lors des affrontements religieux ( entre protestants et catholiques), puis par l'Etat centralisateur qui s'est fait ''éducateur'' en vue de la solution de problèmes socio-politiques (en finir avec la Révolution et les révolutions, ''gouverner les esprits'', dont les personnalités les plus emblématiques ont été Napoléon, Guizot et Ferry) …

… Mais les principes de la démarche alternative dont nous parlons ici peuvent-ils être transférés au système scolaire classique ? Oui, même si la réponse est complexe …
Nous savons donc ce qui peut contribuer à améliorer le climat scolaire et les performances des élèves. Ce qui est rejeté en marge de l'institution offre des perspectives de lutte contre les difficultés scolaires. Reste à savoir combien d'enquêtes PISA devront encore être publiées avant que les politiques tentent enfin d'aider les élèves par des solutions éprouvées.

Car ce qui compte, ce qui a de la valeur, dans l’inconscient de l’Éducation nationale, ce n’est pas l’élève et ses besoins mais l’enseignant et ses mérites académiques (avoir réussi le concours qui fait appel aux savoirs les plus robustes). Renverser cette conception élitiste, qui explique largement la prégnance des inégalités scolaires et sociales, aurait pu constituer le socle d’une réelle et profonde refondation de l’école. Vincent Peillon le savait. Que ne l’a-t-il dit plus tôt ?

Le double jeu de l'école française est démasqué. Mardi 3, l'enquête PISA a mis un coup de projecteur sur un sombre constat : la «classe France» est la plus hétérogène du monde. …
… une raison simple que montre aussi PISA : l'éducation nationale n'existe plus ! Fini l'unité d'antan. Il y a un système dual qui produit d'un côté des cancres, de l'autre des élites. Et il n'y a plus de grand corps regroupant les 800 000 enseignants qui achetaient comme un seul homme à la Camif, s'assuraient à la MAIF et la MGEN et adhéraient au syndicat. L'individualisme s'est insinué jusque dans ce collectif hier très fort. Avec ses 4 800 euros net mensuels moyens, selon les données du ministère – 5 800 pour les chaires supérieures, le grade convoité –, la vie d'un professeur de CPGE ne ressemble pas à celle d'un professeur certifié …

… Parmi les dizaines de statistiques publiées cette semaine avec la parution de PISA, il en est une qui m’a interpellé. "En France seulement 17% des enseignants bénéficient d'un accompagnement contre 61% dans l'OCDE et 100% à Singapour"
Le conseiller pédagogique, emploi fictif. Dans ses fonctions, l’inspecteur est accompagné de conseillers pédagogiques. C’est globalement un ancien enseignant qui en avait marre des élèves, qui préfère travailler dans les bureaux …
… L’année dernière dans mon école, une instit à deux mois de la retraite est partie deux semaines en stage, dont j’espère qu’il lui est utile aujourd’hui qu’elle n’enseigne plus…

ce qui nous coûte le plus, et de loin, ce n'est pas le trop plein de profs, c’est la lourdeur de l’organisation de notre système éducatif primaire et secondaire. Nous gérons 49.160 établissements, là où les Allemands n’en ont que 28.181. Nous avons 21.500 écoles de plus que nos voisins, avec les frais que cela induit ! Certes notre démographie n’est pas la même, mais 132% d’écoles en plus c’est beaucoup, tandis que notre population est 20% inférieure à celle de l’Allemagne. Chez nous, 50% de la dépense éducative va à des frais de gestion et de structures, contre 34% en Allemagne. Et c'est au détriment de la masse salariale des profs qui, chez nous ne représente que 31% de la dépense contre 51% en Allemagne…

comment la répartition du fonds d'amorçage a été définie, pourquoi sa pérennité n'est pas envisagée, et pourquoi toutes les communes en bénéficieront, même celles qui ne mettraient pas en place d'activités périscolaires !
… Et à l'avenir, pense-t-il prendre en compte la question des transports scolaires, des écoles en regroupement pédagogique intercommunal (pour lesquelles l'aide en fonction du nombre d'enfants n'a pas de sens), des communes qui partent de rien en matière de périscolaire (comparativement à celles qui en développent depuis 20 ans) ? Pas plus, semble-t-il

… La France vient de récolter une très mauvaise note dans le cadre du Programme international pour le suivi des élèves (PISA), organisé par l'OCDE. L'édition 2012, divulguée le 3 décembre, confirme ce que les enquêtes précédentes avaient déjà mis en évidence : le caractère très inégalitaire de notre école. Une école où l'écart entre « bons » et « mauvais » élèves se creuse ; qui sait faire réussir les enfants de cadres et d'enseignants, mais pas ceux issus des classes moyennes et ouvrières.
La France, cinquième puissance économique mondiale, s'arroge même le triste titre de championne des inégalités

Participer à PISA a coûté 534 000 euros à la France en 2012 et, tous les ans, c'est à peu près le même montant en bas de la facture. A la cotisation de 283 000 euros pour participer au questionnaire central (sans les questionnaires élèves ou parents, facturés en plus), s'ajoutent au minimum 251 000 euros de dépenses occasionnées en France en salaires (trois temps-plein), impression des carnets des élèves (56 000 euros), corrections (160 journées de travail)… pour faire passer PISA à 4 300 adolescents…

tabou absolu en France, du moins au plan institutionnel : certains professeurs sont meilleurs que d’autres (cette idée-là passe encore mais pas son corollaire : c’est donc qu’il y en a de “mauvais”). Pourquoi ne pas leur confier plus d’élèves, à ces enseignants qui, face aux mêmes élèves, font mieux que leurs collègues? Et quand on le fait, cela profite-t-il toujours autant aux élèves? ..
… derrière le tabou qui interdit d’affirmer que certains enseignants sont “meilleurs”, l’institution est à la manœuvre. Elle sait que certains font mieux. Que fait-elle pour les récompenser? Leur proposer des élèves eux aussi meilleurs. Tous ne cèdent pas à ces sirènes …


... « La France est mal classée à PISA 2012, quels sont les premiers responsables ? ». Deux choix : les enseignants ou les parents !!! (Véridique, regardez ici). Aucune information réelle, pas de débat de fond, mais une seule préoccupation : chercher les coupables. Bien sûr, ce sont les enseignants (63%). Sortez le goudron et les plumes...
... il ne faut pas oublier que PISA émane d’une organisation économique, il n’y donc pas lieu de s’étonner que la philanthropie n’y soit pas un axiome. PISA a pour objet de répondre à la question : « Dans quelle mesure les jeunes adultes sont-ils prêts à relever les défis de demain ? », autrement dit, d’évaluer dans quelle mesure les petits citoyens de 15 ans sont préparés à s’insérer avec succès dans le monde du travail et à y devenir des agents économiques efficaces. On a le droit de ne pas adhérer à cette vision de l’éducation...

... Avec la crise, il y a de plus en plus de familles précaires incapables d’aider leurs enfants. Face à cela, l’école continue largement à fonctionner comme si ces différences n’existaient pas. Elle est indifférente aux différences, comme disait Pierre Bourdieu. Elle ne tient pas compte des écarts majeurs de capital culturel transmis dans les familles, de leurs ressources inégales pour suivre la scolarité des enfants, notamment économiques (séjours à l’étranger ou cours particuliers - souvent, les enseignants ne savent pas combien d’élèves en prennent). Le système fonctionne de manière très fermée, favorisant ceux qui en connaissent les clés - en témoigne la «belle scolarité» des enfants d’enseignants...

… L'exercice de communication politique auquel donne lieu, tous les trois ans, Pisa est préoccupant. Ne pourrait-on pas imaginer un ministre actant avec humilité et pragmatisme que notre école ne tient plus ses promesses et faisant de la lutte contre l'échec scolaire son unique priorité ? …
Pisa révèle le caractère extrêmement inégalitaire de notre système. Satisfaisant pour les enfants de cadres et d'enseignants, dramatiquement pénalisant pour les classes moyennes et ouvrières. La véritable contre-performance de la France se situe là. Et tout le monde, haut fonctionnaires, recteurs, inspecteurs, ministres et anciens ministres, le sait

14 % des enseignants se disent en burn-out [enquête 2011 du Carrefour Santé-social], un sur trois dans un « état anxieux » [étude sur la qualité de vie au travail, G. Fotinos et J.M. Horenstein, 2011]. Les difficultés viennent surtout du fait qu’il existe un fossé entre le métier tel qu’il est imaginé, idéalisé, et la réalité. Nos témoignages montrent que les premières années d’exercice désillusionnent ceux qui souhaitaient devenir professeur. Ce sont souvent d’anciens bons élèves, passionnés par leur discipline, mais mal préparés à toutes les facettes du métier - pédagogue, animateur, gendarme...

Il y a certes plusieurs axes d'appréciation possibles des résultats de PISA, mais il serait pour le moins étonnant que le Conseil supérieur des programmes ne se saisisse pas au premier chef de la question des différences de résultats scolaires selon l'origine socioculturelle des élèves (plus ou moins inégaux selon les pays) pour apprécier la position de la France et les défis prioritaires à relever.
La France, dit-on souvent (et on a raison de le dire) est l’un des seuls pays où l’égalité est explicitement une mission pour l’Ecole. Sans doute. Mais la France est aussi l’un des pays où les résultats des élèves à leur sortie de l’école obligatoire sont les plus dépendants de leurs origines socioculturelles, et les plus inégalitaires... 

L'enquête Pisa a longtemps été décriée par les gouvernements français successifs. Ils l'accusaient de ne pas prendre en compte les spécificités locales, d'être trop "anglo-saxonne". Mais nous vivons aujourd'hui dans un espace mondialisé…
… Pisa a par exemple montré que la qualité des enseignants était un élément clé pour expliquer la qualité d'un système éducatif. Donc qu'il fallait plus investir dans leur formation. C'est ce qui est fait actuellement dans notre pays. Mais il ne s'agissait pas seulement d'une préconisation de l'OCDE...

ce n’est pas aux élèves français que Pisa attribue une mauvaise place dans le classement, ni à leurs enseignants, c’est à un discours et des politiques éducatives qui n’ont pas été à la hauteur. Pour parvenir à redresser l’école française, il faudra que les politiques et les citoyens s’accordent sur des objectifs, les placent au centre et tiennent leurs priorités dans le temps. Mais quand on connaît l’histoire du débat éducatif dans notre pays, on ne peut pas dire que cette conclusion soit vraiment optimiste.



… Cinquante ans après le désormais célèbre discours sur l'Etat de l'Union de L.B. Johnson [prononcé le 8 janvier 1964], le débat sur le rôle que doit jouer le gouvernement pour enrayer la pauvreté est à nouveau relancé. Il faut dire que les inégalités entre les riches et les pauvres sont aussi fortes que dans les années 1920, et que le nombre de pauvres et de personnes en situation de précarité atteint des records. (Parallèlement, ces dernières décennies, ce sont surtout les plus riches qui ont engrangé les plus grands bénéfices.) …

… Environ 4 enfants africains-américains sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté ; pour les enfants hispaniques, la proportion est de 3 sur 10.
Selon une étude récente réalisée à la mi-2011, quelque 1,7 million de foyers vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne ; une très grande précarité que l'on observe généralement dans les pays en voie de développement et qui est en augmentation aux Etats-Unis depuis le milieu des années 1990… 


… L'adolescent français moyen reçoit son premier téléphone mobile à 11 ans, selon Médiamétrie. Il envoie 381 SMS par semaine entre 12 et 17 ans, selon une étude du Credoc. Et il délaisse Facebook, qu'il continue à utiliser mais a minima.
A cela, une raison assez simple: la majorité des adolescents sont "amis" avec leurs parents sur Facebook. Aux Etats-Unis, c'est le cas de 70% des ados…

… Vous croyez avoir lu Guerre et Paix parce que vous avez parcouru le résumé sur Wikipedia
Vous vous tenez au courant de ce que fabrique votre enfant en surveillant sa page Facebook, pas en discutant avec lui.
Vous êtes incapable de tenir plus de dix minutes au travail sans discrètement consulter votre boîte mail –et vous vous sentez minable en constatant qu’il n’y a aucun nouveau message…
… en quoi est-ce un problème que notre capacité de concentration soit réduite à quelques nanosecondes, que la qualité de notre vie sociale se mesure grâce au nombre d’amis que l’on a sur Facebook, que notre valeur professionnelle se juge par les résultats de notre nom surGoogle, ou que les mots qui nous effraient le plus soient «mode avion»? 
Nous ne sommes que des narcissiques compulsifs, tous autant que nous sommes, abreuvés par nos smartphones de la magie de la satisfaction totale et instantanée de nos désirs; nos convictions personnelles se renforcent d’elles-mêmes, et nous pouvons contrôler jusqu’aux plus petits détails de nos vies. Ne pas être accro à son smartphone? Ça n’aurait aucun sens!..

"15% des bébés de quinze jours à trois mois mangent déjà devant une distraction", à savoir une télévision ou un autre écran. Ce phénomène augmente avec l'âge et, au total, 29% des enfants de 0 à 3 ans mangent devant un écran.
"Outre l'altération de la convivialité des repas, si importante à cet âge, la télévision à table a des répercussions du point de vue alimentaire"  …
Longtemps limité à la cour du collège,le harcèlement des ados a désormais lieu aussi sur internet: pour faire face à ce phénomène en expansion, les formations pour les parents ou les enseignants se multiplient chez les opérateurs et les réseaux sociaux.
Mardi, à l'occasion du lancement par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon de la campagne de prévention et de lutte contre le harcèlement scolaire, un volet important sera consacré à la cyberviolence, une problématique à cheval entre la vie scolaire et la vie privée…

Les parents qui pensent tout contrôler se trompent. Même si vous mettez un contrôle parental sur les ordinateurs de la maison, il reste le smartphone et si votre enfant n'a pas de téléphone, il a forcément un camarade pour lui montrer. Maintenant les ados ont le porno dans leur poche." …
… les jeunes se forgent de plus en plus rapidement une culture porn, parfois dès le primaire. Obligeant même les animateurs à se mettre "au goût du jour" pour suivre les conversations. "Quand la même question de zoophile revient dans trois collèges différents, je sais qu'il y a une vidéo qui circule sur internet"

… Un tiers des enfants que je vois tous les jours ont des parents qui ne leur font pas à manger. Ils ont entre 10 et 14 ans, est-ce qu’on ne pourrait envisager une hiérarchie dans les priorités ?
 Est-ce qu’on peut aussi parler d’Axa qui s’associe au projet tout en essayant de vendre à qui veut bien des solutions de protection contre "les dangers d’internet" ? Ça va finir par se voir, sérieux

on a préféré, en haut-lieu, en très haut-lieu, confier le dossier à de funestes officines, associations ou autres organismes, issues on ne sait d’où, avec qui on a signé des partenariats et des conventions, à qui on a accordé force subventions publiques bien grasses et ouvert en grand les portes des établissements scolaires. Ces boutiquiers vont y porter devant les élèves stupéfaits une parole seulement anxiogène et idéologiquement très marquée. Un échec sur toute la ligne, qui se perpétue aujourd’hui encore…

L’enjeu, c’est aussi de comprendre avec eux les conséquences de la libération de données ou d’informations personnelles plutôt que de ressasser les vieilles antiennes d’une morale absconse ou d’utiliser des modèles, comme celui de la vie privée, vides de tout sens pour eux.
Car la pédagogie, ça consiste d’abord à s’adresser aux autres, aux jeunes en particulier, avec des mots qu’ils comprennent…

[ GUIDE DE PRÉVENTION DE LA CYBERVIOLENCE ENTRE ÉLÈVES – E. N. – novembre 2013 – pdf ] 


D'une grève à l'autre, la réforme des rythmes scolaires n'en finit pas d'être contestée: le Snuipp appelle à la mobilisation le 5 décembre, l'UMP en en a fait son nouveau cheval de bataille, et Ségolène Royal critique la méthode gouvernementale.
Depuis des semaines,le cabinet de Vincent Peillon cherche un moyen de désamorcer la crise… 
"Il y a 15-20 ans, on était très choqués de voir des gens dormir sur le trottoir. Aujourd'hui, ça fait presque partie du mobilier urbain. On ne les regarde plus", a expliqué Patrick Doutreligne, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, lors d'une conférence de presse vendredi à Paris. Or, le problème s'est aggravé, le nombre de sans-domicile passant de 100 000 à 141 500 en dix ans, parmi lesquels 30 000 enfants

«Chaque jour, en France, deux enfants meurent de violences infligées par des adultes, le plus souvent leurs parents»
… Si l’intégration sociale des enfants est «très bien assurée» pour 50 % d’entre eux et «assez bien assurée» pour 33%, un enfant sur six est victime d’exclusion sociale préoccupante (10%) voire extrême (7%). Ainsi, à la question «on respecte mes droits dans mon quartier, ma ville», 10% des enfants ont répondu «non»…
Ecoutons ce que les enfants ont à nous dire.
A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre), l’UNICEF France publie les résultats de sa Consultation nationale des 6-18  ans, effectuée auprès de 22 500 enfants et adolescents vivant en France. Cette dernière met en lumière que près d’un enfant sur cinq (17%) vit dans une situation d’intégration sociale précaire dont 7% sont « déjà pris dans un processus de disqualification sociale »

[ Consultation nationale des 6-18 ans 2013 – Rapport UNICEF – pdf ]

plutôt que de concentrer massivement l’effort sur ces lieux de pré-relégation scolaire, on a mis en cause l’ensemble du système, faisant mine d’ignorer que la détresse scolaire se concentre aux mêmes endroits que les détresses sociale, urbaine, économique, familiale, culturelle, etc. Demander à l’école seule de résoudre le problème est aberrant sinon criminel, en tout cas voué à l’échec et formidablement culpabilisant…
… Qui accusera-t-on la prochaine fois ? Les crèches (on sait que le cerveau se nourrit largement des stimuli reçus préalablement à l’acquisition du langage le jour où l’enfant commence à parler puis à apprendre la lecture et l’écriture) ? Pourquoi pas les obstétriciens ? Les échographistes ? Soyons sérieux



... En 1886, Jean Jaurès redoutait une évolution qui explique, en partie, l’état du système : «Dans quelques années, quand la plupart des écoles nécessaires auront été construites, demain, quand les maîtres seront payés par l’État, quand le souvenir des sacrifices consentis par les communes et des droits que ces sacrifices leur conféraient aura disparu, que verrons-nous ?, je le crains, insouciance des communes et arrogante tutelle de l’État. À l’avenir, les programmes seront discutés bien loin des familles, tout contrôle échappera et, même, jusqu’à la pensée d’en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement un enseignement qu’il n’aura pas préparé.»
En 2013, Vincent Peillon estime que « 25% de la dépense d’éducation provient aujourd’hui des collectivités locales » et que «Rien ne sera possible sans l’engagement déterminé des collectivités locales dont le rôle est de premier plan et doit être reconnu comme tel, ni sans le concours plein et entier des mouvements associatifs et de l’éducation populaire.»
On ne sait encore s’il partage le rêve de Jaurès : «Lorsque la commune aura pourvu à toutes ces obligations envers l’État, lorsqu’elle aura créé le nombre d’écoles publiques exigé par celui-ci, qu’elle ait encore le droit, à ses frais et sans sortir de la laïcité, d’instituer des écoles d’expériences ou des programmes nou­veaux, que des méthodes nouvelles puissent être essayées, ou des doctrines plus hardies puissent se produire.»..
[ L’école « ouverte », apports d’une recherche-action longue durée - AFL :  les apports des écoles ouvertes de la Villeneuve de Grenoble - pdf ]
 

Le fait que Bruno Julliard ait été chargé du projet éducatif du parti est significatif. Il n’a jamais enseigné, a été responsable de l’Unef, cadre du PS et désormais maire-adjoint de Paris. C’est révélateur de la professionnalisation du monde politique et de la perte de ressources du PS dans un domaine stratégique pour lui…

En donnant à des adolescents la possibilité de s’exposer encore plus sur Internet, Facebook va à l’encontre de la tendance générale des législateurs dans plusieurs pays. L’Union européenne (UE) travaille à un projet de réglementation pour renforcer la protection des données sur Internet, mais n’est pas encore parvenue à un accord.
Les Etats-Unis, inquiets pour les intérêts de Facebook, Google et autres Amazon, ont lancé la plus importante opération de lobbying de l’histoire de l’UE pour contrer cette initiative, rapportaitLe Monde en juin.

Il y a toujours eu un sérieux doute sur le fonctionnement et l'efficacité des centres éducatifs fermés (CEF), ces petits établissements réservés aux mineurs récidivistes et jamais évalués …
… Un projet éducatif a bien été déterminé avant l'ouverture du centre ; les contrôleurs l'ont trouvé assez inconsistant, mais ce n'est pas grave, personne ne l'a lu
… Il y aura 51 CEF en décembre – 59 à la fin du quinquennat – destinés aux mineurs délinquants multirécidivistes. 1200 jeunes y sont passés en 2012, pour une durée théorique de six mois renouvelable une fois – la durée réelle moyenne est de 3,7 mois. 384 enfants y étaient hébergés en août, pour un prix de journée élevé (607 euros par personne). Les deux tiers des CEF sont gérés par des associations agréées, et ne sont remplis qu'à 70%. …
… un fichier devrait permettre de mesurer « l'effet CEF » et leur utilité : personne n'est à ce jour capable de dire ce que deviennent six mois plus tard les jeunes sortis des centres.

… L’étude des inspections générales a d’abord porté sur les pratiques d’expérimentation mises en œuvre dans le cadre de l’article 34 de la loi du 23 avril 2005 (intégré dans le code de l’éducation à l’article L. 401-1) :il s’agissait de voir comment les écoles, collèges et lycées se sont saisis (ou non) des opportunités offertes par ce droit à l’expérimentation, et au service de quels objectifs les académies l’ont utilisé…
… Une interprétation de l’article 34 plus souple dans sa mise en œuvre est nécessaire si l’on veut inciter les équipes à s’engager dans des initiatives…
[ Le recours à l’expérimentation par les établissements autorisé par l’article L. 401-1 du code de l’éducation – Rapport Inspection générale 2013 – pdf  ]

rien ne dit que le Qatar soit le principal bénéficiaire du jeu sur l'échiquier mondial du "soft power", cette bataille pour l'influence idéologique qui passe par la culture, l'art et l'éducation. Omniprésents à Education City mais aussi au Wise, via la Rand Corporation, think tank ultra-libéral, les champions du monde américains dudit "soft power" sont en embuscade, prêts à ramasser la mise – en l'occurrence affermir la diffusion du modèle capitaliste et de la société de consommation de masse. Et il se pourrait bien, au bout du compte, que ces derniers ne tirent pas moins profit du Wise que le Qatar…

… l’innovation est un atout, un moteur, un levier pour le progrès, même si l’on sait bien que, pour le système éducatif, l’institution est par nature fortement conservatrice et que les réussites n’impactent que très faiblement les pratiques dans la mesure où, peu soutenues voire souvent entravées, elles ne reposent que sur des individus engagés ou des équipes militantes dont les travaux sont perdus dès l’instant où ils ou elles quittent leur établissement.
Evidemment, cela n’empêche pas l’administration, sous tous les régimes, de tenir des discours novateurs et de créer des instances officielles pour valoriser une innovation qu’elle étouffe toujours en l’encadrant
… les médias ayant largement, en parallèle, détruit l’image et la réalité des pratiques nouvelles, accusées de tous les maux au profit des celles qui auraient fait la preuve de leur efficacité, ces bonnes vieilles méthodes qui auraient fait leur preuves, sur une élite. La plupart des étudiants n’ont jamais entendu parler de C. Freinet, de F. Oury, de M. Montessori, ni même de J. Foucambert

... les intérêts particuliers l’emportent. Bien sûr, tous jurent que seul l’élève compte mais dès qu’il s’agit d’exprimer des revendications, chacun voit midi à sa porte. En 2008, trop de monde avait intérêt à ce qu’il n’y ait plus école le samedi matin (et tant pis pour les conséquences sur les journées des élèves) et cela ne coûtait pas un sou ; aujourd’hui les différents acteurs ne parviennent pas à s’accorder parce que leurs intérêts divergent, sur le mercredi matin, sur la fin de journée, sur le financement... Les intérêts des uns et des autres se rejoignaient en 2008, ils les éloignent aujourd’hui...

blablabblablablablalabla...
L'école en échec

"Depuis trente ans,
tout ou presque
a été expérimenté
par l'éducation nationale."

Eh oui ..."Presque!":

QUESTIONSPOUR UN PROJET
C’est bien d’un nouveau contrat social dont il devrait être question. Et plutôt que de resortir la hache de guerre autour d'une frontière qui cache des anachronismes communs aux deux parties d'un système désuet, s'en tenir une fois encore à de gros mensonges sur l'égalité des chances ou la liberté des familles, ou acheter le brevet, américain ou autre, du fil à couper le beurre, il conviendrait de regarder les choses en face ...

Des écoles, des collèges et des lycées différents, dans l'E.N. : Des écoles publiques "expérimentales"
Au fil des décennies, des ministres, et donc des réformes, on voit de temps à autre le secteur public donner naissance à des collèges et lycées"expérimentaux", "pilotes", "innovants", "pionniers", ou même - quelle audace ! - à des écoles "ouvertes".
Selon les cas, il peut s'agir d'une opération de plus ou moins grande envergure, avec éventuellement des crédits et/ou des postes supplémentaires, dans le cadre d'un plan à plus ou moins long terme, ou beaucoup plus rarement d'une exception à la règle uniforme ...

Et l'horreur éducative ?
Dans une république assoupie, dénaturée et détournée par son «élite», déboussolée par les corruptions, tentée par le racisme, et toujours (néo-) colonisatrice par tradition ou par mondialisation, des rapaces, pas plus «modernes» que le mammouth, aimeraient bien saisir dans leurs griffes les morceaux les plus intéressants du monstre.
Ni viande à canon, ni code-barres, les enfants ont droit à un autre avenir, et donc à un autre présent. A une autre éducation, différente, parce qu’enfin émancipatrice, fondée sur la nature, les besoins, et les formidables capacités de chacun...

... une école alternative ?
... pour une société alternative ?
Qui n'en veut ?

Pluralisme scolaire et "éducation alternative"
Avec beaucoup de variantes d’un pays à l’autre, la question du pluralisme, du droit réel au choix de l’école - y compris celui de s’en passer - est d’actualité. Pas vraiment par soif de diversité et de liberté, mais surtout du fait des nouveaux besoins du marché du travail et du rapport qualité-prix du service public.  Les critiques, statistiques à l’appui, se multiplient : trop cher et pas assez performant ... comme tous les services publics, nous dit la rengaine de la mondialisation. Il faut donc introduire la compétitivité dans ce qui doit devenir un marché comme les autres : le marché éducatif.

Des écoles différentes ? Pourquoi ? Pour qui ?
À n'évoquer l'idée d'écoles "différentes" qu'à propos d'échec ou de difficultés scolaires, et ne les présenter, les réclamer ou les tolérer que sous la forme d'un remède nécessaire, et réservé, aux seuls enfants ou adolescents souffrant d'inadaptation passagère ou chronique, et donc tout-à-fait inutile, voire nocif, pour les autres puisqu'on ne soigne pas les "bien-portants",
à ne signaler leur existence qu'à l'occasion de dysfonctionnements du système, et ne les présenter que sous la forme de méthodes plus rapides et efficaces, permettant de rejoindre le peloton des gagneurs et d'aller plus haut et plus vite dans la course aux performances ...
...  on ne rend en fait service ni aux un-e-s ni aux autres ...

L'heure de la... It's time for ... Re-creation
Avec un détour flagorneur par la "Génération Morale", la "Bof Génération"s'est vue qualifiée de "Génération Sacrifiée". Elle sait suffisamment calculer pour comprendre que diplômes ou pas, il n'est pas prévu d'emploi pour tout le monde. Et suffisamment lire ou décrypter les informations pour savoir que c'est parce que de plus en plus d'emplois sont et seront transférés dans les pays de l'Est ou du Sud, où des enfants travaillent jour et nuit pour survivre. ..

Freinet dans (?) le système "éducatif" (?)
Faut-il - et peut-il - y avoir encore très longtemps un unique système, obligatoire et exclusif, d'enseignement ? De quel droit ? Fondé sur quelles compétences ?
Conçu pour et réservé aux seuls enfants-adolescents ?
Non plus. Puisqu'il va leur falloir - contrairement aux enseignants en place à vie  - être capables, eux, sous peine de marginalisation et/ou d'élimination, du fait de la croissance rapide et exponentielle des "savoirs", des nouvelles technologies, de l’instabilité des "métiers", de la mobilité facilitée et/ou obligée, d'apprendre, de comprendre, et d’entreprendre tout au long de leur vie.
Et donc ne pas en avoir été irrémédiablement dégoûtés dès l'enfance...

68 - 98 : les 30 P-l-eureuses
Faute de projets collectifs, dans et hors l’établissement, capables de valoriser cette énergie sous pression, de plus en plus d’enfants et adolescents la retournent contre eux-mêmes.
Déprimes habilement entretenues, exploitées par les vendeurs d’illusions, d’images, de sons et d’émotions pré-fabriqués, qui ne font qu’aggraver l’insatisfaction et augmenter le nombre et la variété de conduites suicidaires (sur-consommations, drogues, vitesse ... et suicides bien réels)...

Colloque Freinet à ... Londres
Système trop peu performant. Succès scolaires. Changer le rapport à l’école. Elever le niveau. Difficultés d’apprentissage. Sous-estimation des élèves. Violences. Consolider les bases. Citoyenneté. Valeurs morales. Fossé entre l’école et l’entreprise.
En Grande-Bretagne comme en France, la question scolaire préoccupe l’opinion. Et l’on cherche des solutions concrètes, efficaces, et si possible peu coûteuses. Peut-être qu’avec un peu plus de punitions et une meilleure sélection…
Hors de la pédagogie dure point de salut ?
Et si la pédagogie douce pouvait améliorer la situation ?..

Jaune devant, marron ... : du P.Q. pour le Q.I.
Ici, dans un pays on ne peut plus civilisé, qui s'apprête à équiper toutes ses écoles en "tuyauterie" électronique, celle des WC scolaires - et celle des individus qui tentent de les utiliser - sont soumises à rude épreuve, et souvent même débordées.
Les guides touristiques ont longtemps déploré l'état des WC de nos bistrots. La plupart de ceux qui se sont améliorés sont passés au tarif "sanisette" : il faut payer pour se soulager. Mais un patron de bistrot ne connaît pas tous ses clients, n'en est pas responsable, et ... il ne les oblige pas à séjourner dans son établissement de 8 heures du matin jusqu'en fin d'après-midi..

Sombre. Sale. Puant. Bruyant.
...et enfin quand tu arrives en terre promise,
tu découvres qu’il n’y a plus de papier toilette. Vite, tu retournes en arrière, attrapes ta besta et lui demandes si elle a des mouchoirs ;
souvent, juste pour te compliquer la tâche, elle n’en a pas.
Tu sens ta vessie prête à exploser, mais qui vois-tu au loin ? 
C’est Germaine, l’intello multipliant les allergies, tu l’accostes
et lui soutires son dernier kleenex,
tant pis pour elle...
...J’en profite pour rendre ici hommage aux braves qui vont chez les mecs pour se fournir en papier, ou pour éviter la queue et qui en reviennent souvent traumatisées. Mais avec du papier.


Le nouveau sirop-typhon :
déplacements de populations ? Chèque-éducation ? ou non-scolarisation ?
Rien n’est solidement argumenté, ni réellement démontré quant aux effets bénéfiques qu’apporterait le chèque-éducation.Tout ne repose que sur une conviction pré-établie qui dépasse derrière le faux nez du droit des familles et d’une plus grande efficacité : livrer le secteur - sa partie lucrative, seulement - au Marché.
Le reste étant laissé à la charge d’un Etat réduit au minimum (le tout sécuritaire), et du bon vouloir de philanthropes civils, commerciaux et religieux.
Même l’OCDE, qu’on ne peut guère soupçonner de gauchisme ou d’idéalisme, et dont le «E» signifie Economieet non pas Education, livre prudemment des conclusions très réservées au terme du rapport consacré à ce sujet...

Apprendre sans école
(école à la maison, instruction en Famille, instruction à domicile, cours à distance...) :
"Les Enfants D'Abord" ou "MES Enfants d'Abord" ?!
En anglais, ça se prononce "home schooling" :
Ou « unschooling » : sans « école », même « à la maison ».
  Né aux U.S.A. dans les années 60-70 en même temps que celui, plutôt « libertaire » à cette époque, des "free" ou "alternative schools", ce mouvement n'a cessé de s'amplifier, en étant vite et très largement récupéré et détourné par différentes mouvances, essentiellement conservatrices pour ne pas dire réactionnaires, du début des années Reagan aux années Bush. Les « libertarians » faisant, dans ce domaine également, volontiers cause commune avec le Tea Party.
Même développement-détournement en Grande Bretagne, pendant les années Thatcher. Et pas du tout ralenti durant la période Blair.
Puis dans une moindre mesure en France, à partir des années 2000. Encouragé implicitement par les préférences du chanoine de Latran (« l’instituteur, le curé », etc…).

Coïncidence ?


"une autre école est-elle possible ?"

Seize interventions en réponse à la question posée par l'hebdo Témoignage chrétien  :
- Blocage à tous les niveaux, par Gabriel Cohn-Bendit, secrétaire général du Réseau éducation pour tous en Afrique.
- Ne pas confondre fonctions et finalités, par Bernard Defrance, essayiste.
- Une autre école dans celle-ci, par Angélique del Rey, professeur de philosophie.
- Pour une école citoyenne, par Alain Refalo, enseignant du primaire.
- Réunir le goût du savoir et du collectif, par Jacques Pain, professeur émérite de Sciences de l'éducation à Paris X Nanterre.
- Cinq ruptures radicales, par Philippe Meirieu, professeur à l'université Lumière-Lyon 2, vice-président (Europe-Écologie) de la Région Rhône-Alpes.
- Pour une école émancipatrice, par Bernard Elman, enseignant, cofondateur du lycée autogéré de Paris.
- Retrouver un idéal, par Émilie Sapielak, ex-enseignante, auteure de L'école de la honte.
- Pour un grand projet adapté à notre époque, par Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'Éducation nationale.
- Penser l'élève comme une personne, par  Richard Descoings, directeur Sciences Po Paris.
- Une formation trop élitiste, par Michel Le Corno, proviseur de lycée, auteur d'Un autre regard sur l'école.
- Réhumaniser l'école, par Jean-Marc Louis, inspecteur de l'éducation nationale, co-auteur de L'élève contre l'école.
- Un apprentissage coopératif, par Sylvain Grandserre, maître d’école, auteur d’uneLettre ouverte au ministre de l’Éducation nationale (Chronique sociale).
- Plus d’autorité que de dialogue, par Yves Michaud, philosophe, ancien professeur d’université, directeur de l’Université de tous les savoirs, co-auteur de Face à la classe, sur quelques manières d’enseigner (Gallimard).
- Une autre école est nécessaire, par Thierry Cadart, secrétaire général du syndicat d'enseignants SGEN-CFDT.
- Priorité à l’émancipation, par Roger Auffrand, auteur du Guide des écoles différentes.
Version "décompressée" (avec références, sources et "illustrations")  :

"une autre école est-elle possible ?"
(Nous sommes tous ministres de l'éducation)

DES ECOLES                                        DIFFERENTES


Allergie, ennui, humiliation, stress, phobie, absentéisme, décrochage, déscolarisation :
ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...
Les formes radicales d'abandon sont préoccupantes :
les "décrocheurs", sortant du secondaire sans diplôme, sont estimés à 120000 tous les ans. Les vaincus, parfois écartés sans ménagement, sont découragés et atteints dans leur estime de soi.

... Les décrocheurs ? Ce sont ces collégiens, lycéens et étudiants qui quittent les bancs de l’école sans le moindre diplôme en poche – compromettant gravement leurs perspectives de trouver un emploi. Et en France, loin de régresser, leur proportion a augmenté entre 1995 et 2010.
Ainsi, le taux de scolarisation des 15-19 ans a chuté de 5 points, passant de 89% d’une classe d’âge à 84% en 15 ans. Et les 20-29 ans ne font guère mieux, puisqu’ils sont 20% à être scolarisés en 2010 contre… 19% en 1995. "La baisse française de scolarisation est d’autant plus inquiétante que, sur la même période, celle-ci a augmenté de plus de 10 points en moyenne dans les pays de l’OCDE" ...
[ Regards sur l'éducation 2012 : Les indicateurs de l'OCDE ]

 Tant Oslo que les Gorguettes, démontrent que, si on joue franc-jeu avec les adolescents, le résultat dépasse les espérances.
Le C.E.S. n'a pas explosé dans une fuite en avant de revendications impossibles à satisfaire de la part des élèves :
le sentiment de leurs responsabilités a été permanent.
C'est que, aussi, ils aimaient leur établissement, qui était devenu pour eux un lieu de vie.
Et non le lieu de mort, ce parking déshumanisé et déshumanisant,
qu'il tend toujours plus à devenir aujourd'hui dans notre pays,
contre le vœu profond de la plupart de ceux qui y travaillent.


... Selon RTL, sur la période allant de juin 2010 à mars 2011, environ 293 000 jeunes auraient été recensés. Parmi eux, 180000 seraient "perdus de vue", c'est à dire que personne ne sait ce qu'ils sont devenus.
... Maintenant qu'ils sont identifiés, ces "décrocheurs" recevront individuellement des propositions de formation...

"Lycées alternatifs".

Lettre ouverte du Lycée Expérimental de Saint Nazaire, 
30 ans après

Nous ne sommes plus dans une époque où l'adresse d'un citoyen aux salutations libertaires à un camarade Ministre est possible. Nous ne sommes plus dans une époque où l'adresse à une personnalité politique renvoie à son engagement, à ses valeurs.
Aussi, cette lettre ouverte vous est adressée, à vous, personnes de bonne volonté qui pensez que l'éducation n'a pas vocation à former des exécutants, des officiants obéissants plus ou moins élevés dans l'échelle sociale. Vous qui pensez que l'éducation vise à faire découvrir à travers la compréhension de la complexité du monde, sa propre capacité à créer sa vie. A inventer avec autrui des perspectives de société...

Le lycée Expérimental fête ses 30 ans !
Notre anniversaire se déroulera les 12 et 13 mai 2012 au Lycée Expérimental de Saint-Nazaire et sera l'occasion de réfléchir, débattre et bien sûr faire la fête ensemble.
Le thème est celui de la RESISTANCE.



C.L.E. (Collège-Lycée Expérimental de Caen Hérouville) : «Dans ce contexte de mutations du système éducatif, un établissement expérimental comme le CLE doit pouvoir justifier des moyens supplémentaires qui lui sont alloués par un apport pertinent à la réflexion commune sur ces thématiques. (...) il me paraît difficile de maintenir une majoration horaire pour votre établissement à la rentrée prochaine. Par conséquent, j’envisage de diminuer votre dotation sur deux ans à compter de la rentrée 2011. »
Les moyens supplémentaires dont il est question sont alloués au CLE dans le cadre de l’expérimentation depuis sa création et actés dans le protocole d’accord entre le CLE et le rectorat signé en février 2004.
Une telle diminution remettrait en cause le fonctionnement spécifique de l’établissement ainsi que ses principes fondateurs...

L’inscription au Lycée Autogéré de Paris se fait suivant une procédure particulière : cette démarche doit être menée par l’élève. La "réunion de présentation"(durée : 2 heures) a lieu une fois par mois d’octobre à mai. Il suffit de se présenter au lycée à 09 heures.

A l’heure actuelle, la décision du rectorat est la suivante : suppression d’un demi-poste sur les 25 actuels. Les membres du "lycée autogéré" refusent cette décision et l’ont fait savoir au recteur.
A la rentrée 2011, les collèges, lycées généraux et lycées professionnels parisiens accueilleront quelque 1.700 élèves supplémentaires, tandis que dans le même temps, 27 postes devraient être supprimés dans ces établissements, selon le directeur d'académie.

Chaises musicales.
... Les parents d’élèves, eux, croient peu à une grande mobilisation nationale, mais plutôt à des actions locales musclées.
Ces actions peuvent-elles changer les choses?
Localement, oui: le rapport de force peut éviter la fermeture d’une classe… au détriment d’un autre territoire pour lequel personne ne se mobilise...

... La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre et le plus jeune de France hexagonale. 27% de jeunes sortent du système scolaire sans qualification, 3 fois plus qu’à Paris, les résultats aux examens sont de 10 points inférieurs au niveau national.
Dès le plus jeune âge, des inégalités se creusent : 21% des élèves n’ont pas d’acquis suffisants contre 11% dans les Hauts-de-Seine (résultats évaluation de CM2).
Pourtant, la Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée avec désormais, 64 suppressions de poste dans les collèges, alors que 1000 collégiens supplémentaires sont attendus à la rentrée ; et près de 100 dans les écoles, quand plus de 2000 élèves sont attendus à la rentrée. Comment peut-on imaginer faire une meilleure école, avec moins d’enseignants ?



Le principal syndicat du primaire prévoit, pour la première fois, plus de fermetures que d'ouvertures de classes. Conséquence: l'effectif élèves par classe va augmenter.
Environ 1500 classes de primaire pourraient être fermées dans les écoles à la rentrée ...
... 379 postes supprimés concernent des emplois de "Rased" (spécialisés dans la grande difficulté scolaire), 171 des maîtres formateurs et conseillers pédagogiques (qui forment les stagiaires par exemple) et 215 divers postes comme les remplaçants pendant la formation continue ou les enseignants soutien en éducation prioritaire...
... Interrogé ces derniers jours sur des radios au sujet du nombre de fermetures de classes, le ministre de l'Education Luc Chatel n'a pas précisé les chiffres.

... Environ 1 500 classes seront fermées dans le primaireà la rentrée prochaine, du fait de la suppression de 9 000 postes d'enseignants, a annoncé le ministre de l'Education, ce matin sur RMC-BFMTV. Luc Chatel a ainsi confirmé l'estimation du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, qui avait avancé ce chiffre la semaine dernière


Collège Jules Ferry, Paris : "Désert pédagogique"
... Cette situation de "désert pédagogique" est telle qu'Alain Finot a été contraint avec plusieurs autres parents d'élèves de recourir à un enseignement privé. Comme ce mardi 22 mars où sa fille et trois de ses camarades ont suivi un cours commun d'anglais. "Nous sommes des privilégiés. Nous avons les moyens de faire appel à des services privés pour pallier ces absences", avoue-t-il avant de noter, lucide, que "ce n'est pas le cas de tout le monde." ...

Une nouvelle« loi d’orientation » a été votée (23 avril 2005),
qui ne sera pas forcément mieux appliquée que la précédente,
mais dans le droit fil des déclarations de Lisbonne (mars 2000) :
« L’Union doit devenir l’économie de la connaissance 
la plus compétitive et la plus dynamique du monde ».
Et à moindre coût !
Elle se donnait des objectifs en matière d’innovation, 
de "cohésion sociale" et d’emploi.
A peu près aucun n’a été atteint...
Nouvelle loi reprenant pour l'essentiel les directives de l'OCDE
(notamment le fameux "socle" - smic culturel, "paquetage de survie"), déjà préconisé par la commission Fauroux (*), sous le gouvernement Juppé, ... il y a près de vingt ans !

Changer l’école ?
Des initiatives sérieuses existent, et depuis longtemps.
Elles ont fait leurs preuves, et depuis très longtemps.
Dans le secteur public comme dans le privé.

(*) commission présidée par Roger Fauroux, ex-président-directeur général de Saint-Gobain, ex-ancien ministre de l’Industrie... commission dans laquelle on trouvait, entre autres, de brillants philanthropes tels que Michel Bon, futur PDG de France Télécom jusqu'à sa faillite, Francis Mer, à l'époque PDG d’Usinor-Sacilor, mais aucun représentant des salariés.

blablablablablablablablablabla...
 

L'école en échec
"Les politiques de lutte contre l'échec scolaire restent peu efficaces"
"Pourtant, ici ou là, des établissements luttent avec succès contre l'échec scolaire.
Profitant de leur autonomie croissante, ils concoctent leurs propres recettes,
et cela marche.
Mais il n'existe rien en France qui permette de diffuser ces expériences réussies."

... Ah bon ?
Et l'INRP ?
Et Innovalo ?
Et le Bureau A 11 dit "de Valorisation des innovations" à la DESCO ?!
Et feu le "atlas des innovations" ?
de feu le C.N.I.R.S. ?
et ses "conseils" - en novLang - acceptés avec déférence et révérences par les "innovateurs" tels que  D.E.C.L.I.C. 93 (DECLIC ! ...RECIT, parmi d'autres, d'une "initiative", devenue mystification, "citoyenne")
... et tant d'autres "services" gazogènes de la rue de Grenelle et annexes ?

Et les publications de l'Icem-Freinetet autres mouvements pédagogiques ?

... et éventuellement,
le guide-annuaire
des écoles différentes,

qui les "diffuse"ces "expériences réussies",
privées comme publiques,
et depuis 30 ans,
mais
sans complaisance
ni langue de bois, ni amnésie,
ni stérile bla-bla universitaire de connivence
... et sans attendre l'autorisation ou les subventions 
d'un ministre de passage,
ni plan de carrière ...
DES ECOLES DIFFERENTES


Lorsqu'un enfant/ado s'ennuie, décroche,
se décourage, se révolte,
il n'est jamais trop tôt pour rassembler le maximum
d' informations
(... et non de "pubs" ! )
pour faire à temps
le meilleur choix :
changer l'école
ou ... changer d'école !


"CHANGER L'ÉCOLE" ?
L'actualité : dans, hors, en face, avant,
pendant, après,
en sortant de ... "l'école"

La Sécurité, disent-ils,
Fra-ter-ni-té, disent-ils,
"les Droits de l'Enfant", disent-ils...

le modèle américain, fessebook...

Et quelques "rubriques",
parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité :

les rapports parents-profs,
la maternelle à 2 ans,
l'ennui à l'école,
les punitions collectives,
l'état des toilettes,
le téléphone portable,
le créationnisme...

CHANGEONS D'ÉCOLE, 
CHANGEONS L'ÉCOLE :
NOUS SOMMES TOUS
MINISTRES DE L'ÉDUCATION.

depuis 30 ans :
UN GUIDE - vraiment - "PAS-COMME-LES-AUTRES"
PARENT OU ENSEIGNANT :
N'ATTENDEZ PAS LE DERNIER MOMENT
pour choisir

une école différente
("portes ouvertes" et pré-inscriptions)
LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES
LE
guide-annuaire
DES ECOLES                    DIFFERENTES
(31ème édition)
  Nouvelle édition augmentée
288 pages grand format (17/25 cm)
SANS UNE LIGNE DE PUBLICITÉ

LISTE COMPLÈTE & À JOUR
en étroite collaboration avec équipes, associations, fédérations
des établissements scolaires innovants
primaires, secondaires,
publics et privés
(du J.E. aux Terminales)
avec les détails
de leurs projets 
& pratiques pédagogiques.

DES ÉCOLES, COLLÈGES ET LYCÉES DIFFÉRENTS :
Ni stérile blablabla universitaire de connivence

Ni liste publicitaire, fantaisiste ou périmée
Ni bottin téléphonique
Ni guide touristique !
Depuis 30 ans,
LA RÉFÉRENCE
TOUT  SUR LES "ÉCOLES DIFFÉRENTES"
& TOUTES LES ÉCOLES DIFFÉRENTES

PRÉSENTATION & SOMMAIRE
 
 
 
 
 


LES GRANDES «DÉCOUVERTES»
DU 21 ème SIÈCLE


Alan Greenspan en plein "désarroi" :
«j'ai trouvé une grosse "faille" dans le capitalisme...»
«J'ai une idéologie. Mon opinion est que des marchés libres et concurrentiels sont de loin la (meilleure) façon d'organiser les économies, sans équivalent. Nous avons essayé la régulation, aucune n'a véritablement marché». Il a alors concédé qu'il avait «trouvé une faille. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi».


Les croisés du libéralisme financier refusent à faire leur mea culpa à propos de leur rôle prépondérant dans le déclenchement de la crise des subprimes, en 2008-2009. Le dernier en date est l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, aux commandes entre 1987 et 2006...
Mr Greenspan is unrepentant and Republicans in Congress are becoming bolder in readopting the same anti-regulation stance.
... Outre les apparitions télévisées et les conférences hautement rémunérées, l'expert retraité conseille le spéculateur de haut vol John Paulson – le "sultan des subprimes" – et la Deutsche Bank.

... L’année dernière, j’ai eu l’impression que s’ouvrait un fossé entre le peuple américain et nous. J'ai même pensé que nous n'appartenons pas à la même civilisation. Or, au moment où j'écris, je vois que de grandes voix se sont élevées pour exprimer un point de vue très proche du nôtre. Ce serait un immense soulagement si elles arrivaient à dominer l'hystérie de la majorité des commentaires...
Depuis une bonne vingtaine d'années - ici aussi, évidemment - le"chèque éducation" (ou "bon scolaire") - en anglais "voucher"- fait partie d'un blabla yakaiste au sujet des indispensables réformes, "simples, urgentes et radicales", disent-ils, du système scolaire.
USA 2008 :"dans le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle" (Sol Stern).
L'un des plus fervents promoteurs duchèque-éducationaux USA, Sol Stern, vient de faire brusquement volte-face en affirmant, constats à l'appui, que levoucher n’avait pas du tout amélioré le système public.
Après avoir depuis longtemps réclamé, soutenu et contribué au développement des voucherset des charter schools, Sol Stern pointe les défauts et les insuffisances du voucher. Il cite, entre autres, l’expérimentation de Milwaukee, première ville aux États-Unis à adopter, en 1990, un programme chèque éducation.

... En janvier 2009, lorsque l’administration de M. Barack Obama parvint au pouvoir, j’étais persuadée qu’elle annulerait la loi NCLB et repartirait sur des bases saines. C’est le contraire qui s’est produit : elle a épousé les idées et les choix les plus dangereux de l’ère George W. Bush. Baptisé « Race to the Top » (Course vers le sommet), son programme fait miroiter des subventions de 4,3 milliards de dollars à des Etats pris à la gorge par la crise économique. Pour bénéficier de cette manne, ces derniers doivent supprimer toute limite légale à l’implantation des charter schools. Ainsi, leur expansion vient réaliser le vieux rêve des businessmen de l’éducation et des partisans du tout-marché, qui aspirent à démanteler le système public.
Or, il est absurde d’évaluer les enseignants selon les résultats des élèves, car ceux-ci dépendent bien sûr de ce qui se passe en classe, mais aussi de facteurs extérieurs tels que les ressources, la motivation des élèves ou le soutien que peuvent leur apporter les parents ...



AMERICAN WAY OF LIFE

Éduqué à la maison...
Son idée fixe, répétée à l'envi aux journalistes qui l'interviewent, c'est que les Américains n'ont pas compris le conservatisme.
La chaîne de télévision conservatrice Fox, la première à l'inviter sur son plateau, lui demande ensuite : «Les républicains ont besoin d'un leader, es-tu prêt à diriger ?»

De plus en plus de parents américains chrétiens choisissent d'éduquer leurs enfants à la maison
George W. Bush a tout fait pour se concilier les adeptes de l'enseignement à domicile.

La campagne des «patriotes» pour mettre sous contrôle encore plus étroit le système d'éducation est particulièrement dangereuse dans le contexte du large rejet de la science, phénomène qui plonge de profondes racines dans l'histoire américaine et qu'on exploite cyniquement depuis un quart de siècle pour de petits profits politiques. Ce systéme de croyances est sans équivalent dans les sociétés industrielles. Environ 40 % de la population croit que « les êtres vivants existent sous leur forme actuelle depuis le commencement des temps» et soutient l'idée d'interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution pour la remplacer par le créationnisme.

Les organisations prônant la haine prolifèrent aux États-Unis depuis 2008.
(Skinheads, néonazis, Ku Klux Klan, ségrégationnistes noirs antisémites, extrêmistes juifs, etc...)
Selon le rapport du Southern Poverty Law Center (SPLC), elles nont  cessé d’augmenter depuis quelques années :
leur nombre est passé de 602 en 2000 à 926 fin 2008.

Californie en faillite :
ENCORE DES DIZAINES DE MILLIERS DE LICENCIEMENTS DANS L'ÉDUCATION
Depuis 1978 (mais dès 1966, Ronald Reagan devenait gouverneur de Californie), la forte diminution du financement des écoles publiques, a conduit les associations de parents à financer voyages, classes vertes, équipements sportifs ou informatiques.

2008 : elles tentent de sauver, en les finançant, des postes d'enseignants !
Schwarzenegger ayant encore réduit le budget de 4,8 milliards de dollars, 20 000 postes sont menacés dans son état.
Qui arrive en 46ème position (/50) en matière de financement des écoles publiques.

13 MARS 2009 : LICENCIEMENT DE 26 500 ENSEIGNANTS ET & 15 000 "ADMINISTRATIFS" (secrétaires, chauffeurs de bus...)



Parents-profs : la déchirure
Ils se regardent, s’épient, se jaugent depuis des années.

La difficulté de communiquer entre parents et enseignants
Le décret du 28 juillet 2006 sur le rôle et la place des parents à l'école n'a pas changé grand-chose et les deux réunions parents-enseignants obligatoires se bornent souvent à des simulacres de communication.

Quinze ans après la loi d'orientation de 1989,
les relations entre les parents et les enseignants ne se sont guère améliorées

Les parents d'élèves toujours à la recherche d'une place à l'école
Derrière leurs divergences idéologiques, les représentants des parents d'élèves sont unanimes :
l'institution scolaire n'a pas su leur faire une place.
Ils s'y sentent marginalisés, voire indésirables.
De leur côté, une partie des enseignants se plaignent des parents, qu'ils accusent d'être tantôt"démissionnaires", tantôt "consuméristes".

Les classes uniques sont les derniers établissements publics ordinaires mais atypiques du système éducatif français.
Les pratiques y sont nécessairement plus ou moins différentes.
Beaucoup ont été les pionnières de l'introduction des technologies nouvelles à l'école.
Le partenariat de l'école les parents d'élèves et les municipalité y est souvent beaucoup plus effectif qu'ailleurs.
Le multiâge en fait la caractéristique principale.
L'Etat est en train d'éradiquer systématiquement les seuls établissements publics
qui fonctionnent à la satisfaction des enfants, des parents, des municipalités.
Pour un observatoire des classes uniques.

École : refusez le programme !
Il n'est pas de combats plus difficiles que ceux menés contre les prétendues évidences.
Ces "nouveaux programmes" sont mis en place dans la précipitation, davantage pour rassurer les parents et grands-parents
que pour aider les maîtres et enfants à réussir les apprentissages.
C'est le fameux "populisme scolaire".

Usagers usagés
Comme chaque année : Elections de parents d'élèves dans l'ignorance générale.
Les deux fédérations ont rappelé que, comme chaque année, des directeurs d'école primaire, principaux de collèges et proviseurs de lycées manifestaient une certaine mauvaise volonté à organiser ces élections.

"Les usagers sont plus au courant qu'avant de notre existence mais surtout, ils veulent comprendre",
"Ils n'acceptent plus la «parole d'expert»,
qui vous dit que c'est comme ça et qu'on ne peut ni ne veut rien y changer.
Ils sont plus exigeants, ils sont également moins complexés qu'avant vis-à-vis de l'école.
Ils osent réclamer. Ils veulent aussi des conseils et cherchent des relations humaines".
"Ne serait-il pas responsable, plutôt que de renvoyer - les parents - à leur incompétence en matière d'enseignement,
de réfléchir à des aménagements qui concilient professeurs, élèves, parents,
pour une meilleure réussite scolaire et l'arrêt de la spirale négative du conflit ?"

Loi Fillon: les parents contre "une école sans parents"
Les présidents des trois grandes fédérations de parents d'élèves se sont élevés contre "la tentation réductrice de bâtir une école sans parents"
contenue selon eux dans le projet de loi sur l'Ecole de François Fillon.

Loi d'orientation sur l'école : réaction commune des fédérations PEEP, FCPE et UNAPEL
ÉDUQUER, C’EST OSER

"/.../Au niveau local, les conseils d’école, chargés de favoriser le dialogue entre l’équipe éducative, les représentants des parents, les élus de la commune et l’inspection académique, sont loin d’exercer toutes leurs prérogatives. La périodicité trimestrielle de leurs réunions n’est pas toujours respectée et les procès verbaux de séances sont souvent manquants, incomplets ou ne sont pas transmis au maire. Leurs pouvoirs propres, tels le vote du règlement intérieur, l’établissement du projet d’organisation de la semaine scolaire ou l’adoption du projet d’école, ne sont pas toujours exercés./.../
« Premier des services publics » avec 6,6 millions d'élèves et 350.000 enseignants, l'école communale « ne réussit pas à maintenir l'égalité des chances mais en accroît les inégalités ».

(rapport de la Cour des comptes publié le 16 décembre 2008).

Allergie, ennui, humiliation, stress, phobie, absentéisme, décrochage, déscolarisation :
ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...

Les formes radicales d'abandon sont préoccupantes :
les "décrocheurs", sortant du secondaire sans diplôme, sont estimés à 120 000 tous les ans.
Les vaincus, parfois écartés sans ménagement, sont découragés et atteints dans leur estime de soi.

"A bout de souffle, perclus d'habitudes obsolètes, notre enseignement secondaire s'enfonce dans la grisaille. L'ennui des élèves dans cette affaire n'est qu'un symptôme parmi d'autres, comme la violence à l'école ou l'absentéisme. Des symptômes significatifs d'une inadaptation profonde du système scolaire face aux
besoins de culture et de savoir de la population actuelle."
(École : le coût de l'ennui, par Paulette Maillard).

L'ennui à l'école, l'une des causes de la violence scolaire.

Absentéisme scolaire :
5 % des élèves et 10  % en lycée professionnel.
8,5 % des enseignements ne sont pas assurés en collèges et lycées.
5% des collégiens et lycéens selon le ministère. Plus les établissements ont des effectifs importants, plus l'absentéisme augmente, à catégorie sociale de la population scolaire égale.
Absentéisme à l'école : 100 000 collégiens fantômes.
Absentéisme scolaire : les mesures déjà prises.
Luc Ferry dit non aux forces de l'ordre à l'école.
Violences scolaires, absentéisme : l'école et la police au diapason pour "éradiquer ce cancer".
"...C'est souvent un révélateur, on ne peut pas le réduire à la délinquance, ni au seul problème des parents démissionnaires" (Gérard Aschieri, secrétaire général FSU)

Allergies scolaires
Seine-Saint-Denis : près de 1.000 élèves pas rentrés de vacances.
L'absentéisme scolaire touche d'abord les quartiers défavorisés.
Enseignants et proviseurs ont également relevé une "forte augmentation depuis 5 ou 6 ans" d'adolescents exerçant un petit boulot le soir et renonçant à se lever le matin pour aller en cours.
Loin du baby-sitting ou de l'encadrement de centres aérés le mercredi, c'est "un vrai travail qui est pris en charge par les jeunes", tel que le service dans des fast-food ou la livraison de pizzas...

La FCPE réservée sur les mesures de prévention de l'absentéisme scolaire.
"comment convaincre les parents de l'importance de suivre assidûment tous les cours lorsque tout au long de l'année, ils sont confrontés à tant d'heures de cours non remplacées?" "Certains rectorats n'assurent les remplacements qu'au-delà de trois semaines, voire un mois d'absence et non seulement les cours ne sont pas assurés mais les élèves sont renvoyés chez eux ou dans la rue".
L'Etat condamné pour le non-remplacement de professeurs absents.
Haute-Garonne: plainte de parents pour non remplacements de professeurs.
Viry-Châtillon : Des parents attaquent en justice l'absence d'un prof.

Dans la dernière enquête de l’OCDE, à la question «vous sentez-vous bien en classe?»,
moins d’un jeune Français sur deux répond «oui».
C’est le plus mauvais score des 41 pays sondés. Il faut bien l’admettre.
D’autres font beaucoup mieux que nous avec des méthodes moins brutales.
C’est en France que les élèves souffrent le plus !
L'enquête Pisa menée dans différents pays de l'OCDE montre que nos élèves sont champions du monde de l'inhibition et qu'ils craignent de répondre aux questions ouvertes, celles dont la réponse n'est pas dans le cours. Par peur des sarcasmes ?

Le stress à l'école
- 69% des parents français déclarent que leurs enfants ne sont pas stressés par l’école. Mais plus les enfants sont avancés dans le cursus scolaire, plus leurs parents considèrent qu’ils sont stressés (22% en maternelle, 29% en primaire, 32% au collègue, et surtout 42% au lycée général et technique ou 37% en enseignement supérieur).
- 52 % des parents se déclarent stressés par la réussite scolaire de leur enfant.

«Humilier, une forme d'autorité très usitée»
L'humiliation des élèves, reflet des carences pédagogiques françaises.
Elle va souvent de pair avec une méconnaissance de leurs droits, pourtant renforcés par un décret de juillet 2000. Et les règlements intérieurs des établissements scolaires se déclinent surtout en termes d'obligations, constate Pierre Merle, sociologue, regrettant que les classes soient souvent des zones de non-droit:
Il est fréquent que les élèves se sentent humiliés. Une enquête statistique avait montré que 50 % des collégiens estimaient avoir été humiliés par un enseignant.

La déscolarisation toucherait 1 % des collégiens en France.
Exclus pour indiscipline ou mal orientés, ils quittent le système sans qualification.
"... aucun milieu n'est protégé. Aux côtés des enfants du voyage, des primo-arrivants ou des gamins confrontés à des contextes familiaux en miettes, des enfants issus de milieux favorisés sortent aussi du système ..."

Décrochage scolaire
Irlande : L’école buissonnière.
École buissonnière aux USA et en Angleterre : Malgré amendes et prisons (pour les parents), les chiffres augmentent toujours. Californie : Près d'un lycéen sur 4 "décroche" entre 15 et 18 ans.

France : École sans issue pour élèves hors-circuit.
Pour les décrocheurs - ou déjà "décrochés" - de plus de 16 ans : une annexe (3 classes d'une douzaine d'élèves) au lycée polyvalent Jean Macé de Vitry (1.500 élèves, classé en "zone prévention violence")

"fichier des décrocheurs"
A partir de mai 2010, une application informatique permettant notamment de recenser les collégiens ou lycéens qui "décrochent", c'est-à-dire qui sont en cours de déscolarisation, doit être mise en place dans les établissements scolaires du second degré. Aussitôt baptisée "fichier des décrocheurs" par certains opposants, déjà réunis dans le "collectif national de résistance à base élèves" (système informatique en usage dans le 1er degré), cette nouvelle application nourrit une angoisse, minoritaire mais tenace, sur les dangers du "fichage" des élèves...
...Toutefois, la circulaire de rentrée, signée par M. Blanquer, rappelle que ce principe de non transmission des informations ne saurait être absolu dans l'éducation nationale. Dans un passage qui ne concerne pas les applications informatiques mais porte sur les "élèves en grande difficulté", elle indique qu'"en cas de danger présumé, après une réflexion partagée au sein de l'équipe éducative et, le cas échéant, avec les partenaires, les informations préoccupantes sont transmises au Conseil général et, dans les situations les plus graves, au procureur de la République".C'est cette potentialité de transmission de données, liée aux affaires de sans-papiers et plus largement aux tentations politiques "sécuritaires", qui alimente la défiance des contestataires.


mépris, punitions collectives, brimades, exclusions ...



 

ÉCOLE, tendance "Naphtaline, nous voilà !"
«former des gens à l'esprit éveillé et critique» ?
Manquerait plus que ça !
Une majorité estime que l'école devrait avant tout «donner le sens de la discipline et de l'effort»
TOUS COLLÉS !

25 août 2011 - La FCPEet l’UNL ne peuvent accepter un dispositif de sanctions automatiques, contraire aux principes du droit, et une fausse commission éducative qui vont ériger l’arbitraire et le sentiment d’injustice en exemple.
La FCPE et l’UNL ont déjà dénoncé la précipitation du ministère à convoquer dans l’urgence un CSE sur cette question en septembre 2010 pour ensuite publier les décretsen toute fin d’année scolaire, applicables dès septembre 2011. Elles réitèrent leur étonnement avec la parution de la circulaire d’application aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée alors qu’il a brusquement interrompu les discussions dès décembre 2010...

Quand on les interroge sur les thèmes développés par Jean-Marie Le Pen,
"La défense des valeurs traditionnelles"
arrive toujours en première position (33 % d'avis favorables)

Les parents d'élèves (FCPE  & PEEP) s'opposent au rétablissement de la punition collective

Les lycéens dénoncent la punition collective comme "source d'injustice"

Mais quel vent rétrograde souffle sur le ministère ?
À quand le cachot ?

Punitions collectives: "une source de conflit" pour l'Unapel

Punitions collectives: le Snes-FSU dénonce le risque d'"abus"

On n’instruit pas dans le chantage aux punitions.
L’enjeu est bien en effet, à l’école, d’articuler l’instruction du savoir et l’institution de la loi et, si le droit est bien la structure de nos libertés, il serait temps qu’un ministre ne soit pas le premier à l’enfreindre par des décisions inspirées par la peur. (Bernard Defrance)

 " Éducation ": avec Fillon on punit en vrac, on cause ensuite

Fillon rétablit la punition collective à l'école
La dernière circulaire de l'Éducation nationale, parue hier au Bulletin officiel du ministère, fait bondir les syndicats de parents d'élèves. Le texte que dénoncent les deux principales fédérations, la FCPE et la PEEP, remet en selle la «sanction collective» officiellement bannie des principes de l'Éducation depuis plusieurs années.

Faire de la punition collective sans le dire, donc. Voire en affirmant le contraire.

"un précédent très préoccupant au moment où s'élabore la future loi d'orientation."
Non au retour des punitions collectives !  (Communiqué de presse de la FCPE du 27 octobre 2004)

Trilogie nostalgie et ... Montaigne !
« Nul besoin, par conséquent, d'en revenir à l'avant 68 que stigmatise si justement le film de Zilbermann :
les coups de pied aux fesses et autres douches froides ne fonctionnaient déjà pas en ce temps-là. Personne ne demande leur retour. Mais il est permis en revanche de s'interroger sur la pertinence des changements qui sont intervenus depuis ; même le PS le fait.
D'autant que les solutions efficaces et humaines qui pourraient contribuer à la restauration de l'autorité scolaire sont aussi simples qu'évidentes. Elles ne supposent que le respect du slogan favori, mais si rarement appliqué, de l'Education nationale: «Penser d'abord aux enfants, n'agir que dans leur intérêt.»  Montaigne, en son temps, ne disait pas autre chose. »


Innovation 2009 :
L'UNIFORME A L'ECOLE :
Le ministre de l'Education Xavier Darcos s'est dit favorable à ce que les élèves d'un même établissement portent une tenue identique, à l'exemple de l'uniforme des écoliers britanniques, y voyant un "facteur d'intégration".
"Et la décision reviendrait aux responsables d’établissement."

Impasses.
les conseils de discipline tournent à plein, avec pour objectif quasi avoué de se séparer des éléments les plus incontrôlables,
quitte à les remplacer par d'autres, par un système d'échange plus ou moins tacite entre établissements.
Ce parti répressif révèle les impasses de l'école d'aujourd'hui, sa difficulté à trouver les modes de régulation et de médiation capables d'enrayer le phénomène.

Haschisch au collège: exclusion immédiate
Quatre élèves de Colombes renvoyés, alors que la police n'a pas bouclé son enquête.
"Pour rassurer l'ensemble des parents d'élèves, le conseil de discipline a pris la décision d'exclure définitivement les jeunes. Sans évoquer aucune autre sanction à valeur éducative.
Le conseil de discipline était posé comme un simple préalable à l'exclusion définitive"

La police derrière la porte du proviseur
Menottés et emmenés dans une voiture de police stationnée dans l'enceinte de l'établissement.
Pour une vitre brisée. Quatre heures de garde à vue, fouille anale.
Pour Roger Chudeaud, inspecteur d'académie de l'Essonne, «les choses se sont passées comme elles doivent se passer».

On croise plus d'avocats en conseil de discipline dans les centre-villes... que dans les Z.E.P.
Pour le "gosse de riche" qui fumait un joint dans les W.C., le conseil de discipline s'est plutôt bien terminé.
Pour le jeune garçon à l'origine d'une bagarre, l'expérience n'a pas été concluante.
Leurs deux avocats témoignent.

Les proviseurs expriment leur "ras-le-bol"
 Il n'est "pas rare qu'un élève convoqué en conseil de discipline vienne accompagné d'un avocat"

Ecole: des sanctions sans appel à la pelle
 

La fessée rend bête et méchant.
Alors que le Conseil de l’Europe a organisé à Strasbourg un débat international sur l’interdiction de la fessée, celle-ci n’a jamais eu autant le vent en poupe auprès des parents. « On assiste à un retour aux années 1950, affirme le psychologue Didier Pleux. Tombée aux oubliettes dans les années 1970, la fessée connaît actuellement un retour en force.
Les parents sont de plus en plus nombreux à me dire dans mon cabinet que c’est l’unique moyen qu’ils trouvent pour exercer leur autorité. »

(sondage Le Figaro)
« Levez la main contre la fessée ! », tel est le slogan d’une campagne du Conseil de l'Europe contre les châtiments corporels infligés aux enfants. Les châtiments corporels constituent la forme la plus répandue de violence à l’encontre des enfants. C’est aussi une violation des droits des enfants en tant qu’êtres humains. Inefficaces en tant que méthode de discipline, les châtiments corporels transmettent un message erroné et peuvent être à l’origine de graves dommages physiques et mentaux. Le Conseil de l'Europe lutte contre les châtiments corporels en menant une campagne pour leur abolition totale et en faisant la promotion d’une parentalité positive et non violente dans ses quarante sept Etats membres.

La télé, aussi, rend bête et méchant
...La recherche, étalée sur huit ans, a touché 1.314 enfants, dont les parents avaient accepté d'indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois, tandis que les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets...
Chaque heure au delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l'engagement manifesté par l'enfant en classe ...
sans compter l'agressivité, la moindre activité physique, la consommation de sodas, le grignotage et... l'obésité...

...every additional hour of television exposure at 29 months corresponded to 7% and 6% unit decreases in classroom engagement, 10% unit increases in victimization by classmates, 13% unit decreases in time spent doing weekend physical activity , 9% unit decreases in activities involving physical effort, higher consumption scores for soft drinks and snacks by 9% and 10% , and 5% unit increases in body mass index...



Odeur, saleté, maux de ventre:
Les écoliers ont peur d'aller aux toilettes
rapport de l'Observatoire national de la sécurité des établissements (ONS)

Propreté des toilettes à l'école : l'état d'urgence
Dans certaines écoles, il n'y a pas de portes pour préserver l'intimité.
Hygiène déplorable, problèmes de santé, etc.

Après les vacances de Pâques, le ministère de l'Éducation va lancer une vaste enquête en France.
Du papier toilette par terre qui baigne dans l'eau, des savons crasseux, des endroits pas chauffés situés au fond de la cour, des odeurs épouvantables et du pipi partout...Les toilettes des écoles françaises sont dans un sale état.

Les W.C. à l'école, c'est la honte. L'Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires a voulu établir un état des lieux des toilettes dans les écoles. L'éducation nationale a bloqué l'enquête.

"3e semaine nationale de l'incontinence"
Fuites et infections urinaires chez la fillette : les WC scolaires accusés
Problèmes urinaires ou intestinaux pour un quart des enfants , beaucoup refusant d'utiliser les toilettes. Au rang des critiques : verroux défectueux, manque de papier, malpropreté, mauvaises odeurs, absence de surveillance... (enquête FCPE)


DU P.Q. ... POUR LE Q.I.

Philippe Meirieu, professeur de sciences de l'éducation, pour qui la propreté des toilettes à l'école est un «tabou invraisemblable»:
«Cette société exalte le corps mais est incapable de lui reconnaître ses fonctions primordiales.
Cela encourage la régression des enfants dans le pipi-caca, la vulgarité, l'obscénité...
Il n'y a qu'un seul lieu où l'hygiène et le mépris de l'intime soit aussi choquants, c'est la prison ! »

Tandis que le ministre de l'Éducation lance le débat national sur l'école,
les parents d'élèves organisent la nouvelle bataille des... WC : crasseuses, impudiques,
les toilettes posent un vrai problème de santé publique.
Défendre la laïcité à tout-va (pas un jour sans un article sur l'interdiction du voile à l'école et de la loi qui va suivre) est un bien noble combat. Parler de l'intrusion de la gale dans un lycée et du manque d'hygiène dans le milieu scolaire provoquera certainement moins de soulèvements dans les médias.

Décrassons les lieux avant d'y élever les beaux principes républicains.
Du P.Q. dans le cartable de ma fille

Levallois brise le tabou des toilettes en maternelle
La configuration des sanitaires qui prévaut encore largement aujourd'hui témoigne de l'esprit collectiviste qui a dominé les années soixante et qui a été préservé pour des "raisons d'hygiène".

9-3 - Vifs débats entre les délégués de classe et les élus du conseil général
- « Nous ne voulons plus des toilettes à la turque »
- "Plus tard ..."

Lycée de l'Enna, à Saint-Denis : WC bouchés et chauffage cassé : quotidien d'un lycée vétuste

En France, aucune des 11 écoles visités en 2001 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur
ne respectait les renouvellements d'air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne.

Hygiène, régionalisation , rigueur et innovation : en Belgique aussi ... :
Schaerbeek : les parents nettoient l’école de leurs enfants

41% de la population mondiale n'a pas accès à des toilettes "convenables" (OMS)


Oh-so-british !
Nouveau conseiller pédagogique au Times, un ancien banquier de la City, "journaliste"(Financial Times, the Far Eastern Economic Review...) donne son opinion le jour de la rentrée :
"Les enfants sont mieux éduqués à la maison"

25 000 élèves anglais, à partir de 14 ans, "disparaissent" chaque année du système scolaire :
"on ne sait pas exactement où ils sont".
Angleterre 2008 : Au moment de la rentrée scolaire,
des dizaines de milliers d'enfants sont oubliés et ne "rentrent" nulle part.
("Ces enfants que nous abandonnons à nos risques et périls")

19-01-2009 - "We believe the existing legislation and guidance on elective home education is outdated."
Estimant "dépassée" la législation sur le homeschooling,
le gouvernement décide un réexamen de la situation et le renforcement des contrôles.
La totalité des "enfants" anglais  est désormais fichée. Nom, prénom, date de naissance, école et médecin traitant de onze millions d'enfants anglais alimentent une base de données centrale (ContactPoint) à la disposition de près de 400.000 personnes (gouvernement, municipalités, services sociaux et diverses associations de "protection" contre les maltraitances).

Quand ne restent plus que les écoles confessionnelles...
La fermeture d'écoles primaires laisse les parents sans alternative laïque.



éveil, socialisation,apprentissages ...
Scolarisation des 2-3 ans  :
un rapport du Sénat propose
un jardin d'éveil à la place de la maternelle

«jardins d'éveil» pour les 2-3 ans à la rentrée: un «subterfuge» pour «substituer à l'école maternelle une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles».

En promo : 50 % gratuit !
L'expérimentation de "jardins maternels" en Mayenne suscite des critiques

La scolarisation à partir de 2 ans en question
"Les élèves scolarisés à deux ans ne réussissent pas significativement mieux que ceux entrés à l'école maternelle à trois ans".
"A l'entrée en 6e, 65% des enfants de cadres et d'enseignants, mais seulement 24% de ceux d'ouvriers et d'inactifs, sont en situation de réussite", note l'INSEE.

La scolarisation des enfants de deux ans en chute libre
«Les enfants perdent leur temps à jouer plutôt qu'à apprendre», disent leurs contempteurs.
«Ils s'éveillent et se socialisent», répondent leurs défenseurs.
Faut-il fermer les maternelles ?
Enquête sur une controverse qui alarme parents et enseignants

La scolarisation à deux ans vivement critiquée par les pédopsychiatres :
"fausse bonne idée", "crime", "contre-sens éducatif", "vraie mauvaise idée", "maltraitance"
Les thèses récentes en faveur de l'accueil des tout-petits
en maternelle ne tiennent pas compte des besoins de l'enfant.
À 2 ans, l'école traumatise
Comme l'adolescence est le moment où se réactivent les enjeux du début de la vie, il est illusoire
de vouloir obtenir des résultats si on ne démarre pas cette prévention dès la naissance.
La violence subie dans la petite enfance se retrouve, active, à l'adolescence.
Mais le respect génère le respect et ce sont les générations à venir qui en verront les fruits.

L'école à deux ans : 60% des parents d'élèves défavorables

L'école à Paris : une machine à creuser les inégalités
"Dès l'école maternelle, se met en place l'approche élitiste qui mène à ces résultats".

Médiocres résultats de la maternelle au lycée et aggravation des inégalités :
Paris, mauvais élève pour l'Éducation nationale.
Les dérives commenceraient dès l'école maternelle avec des ouvertures parfois tardives le matin
et surtout une absence des élèves le samedi matin qui ne serait pas que du fait des familles.

Faible scolarisation à deux ans à Paris: une "honte" selon l'ajoint au maire
Les bambins apprennent surtout la sociabilité en jouant entre eux.

Il faut de l'ambition pour scolariser les jeunes enfants :
promouvoir la pensée plutôt que la soumission et l'exécution,
la solidarité plutôt que la compétition et la sélection, l'ouverture plutôt que la peur de l'autre.... 
Et c'est possible !
Rencontres ouvertes à tous les parents, enseignants, éducateurs, formateurs, élus des collectivités locales, militants associatifs...
Paris - 31 janvier 2009 : Rencontres nationales pour l’école maternelle


MARKETING MANAGEMENT MERCHANDISING
allo maman bobo doudou...
Allô, t'es où ?

Le démontage d'une antenne relais pour la première fois confirmé en appel
04 02 2009 - La cour d'appel de Versailles a ordonné le démontage sous astreinte d'une antenne installée par Bouygues Télécom dans la banlieue de Lyon ainsi que le versement de 7.000 euros de dommages et intérêts à trois couples de riverains.

Homo zappiens foldingus
Interdire les "téléphones-doudous" dans les écoles ?
RECETTE DE LA CERVELLE D'ENFANT AU MICRO-ONDES
L'Agence française de sécurité environnementale (Afsse ou Afsset)
a déconseillé l'utilisation du téléphone mobile pour les jeunes enfants
compte tenu "de la persistance d'un doute sérieux quant à la possibilité d'effets sanitaires".

Les téléphones portables bientôt interdits dans les écoles au Japon ?
18 12 08 - Le Japon, pays à plus de 100 millions d’abonnés à la 3G pourrait bannir les portables des écoles.
Une commission gouvernementale sur l’éducation a proposé que les portables soient interdits dans les écoles primaires et les collèges. La décision finale n’est pas encore prise.

Bombardement des abeilles, des oiseaux et des êtres humains
Explosion de la technologie sans fil: à quel coût?

Très chers enfants
Qui refuserait de donner toutes ses chances à son gamin ?
«Cette situation est à l’origine d’une grande violence sociale, la violence de la pauvreté»
La police observe une forte poussée de la petite délinquance (racket, dépouille, casses) depuis l’arrivée des portables.
«Les vols ont explosé après 1998. Dans la capitale, une plainte sur deux pour vol avec violence concerne un vol à l’arraché de portable.
Aujourd’hui nous en sommes à 27 000 depuis janvier.»
Autre conséquence moins visible, l’émergence d’un marché noir et d’une société de la débrouille.

Le Coltan (Colombo-Tantale), un minerai qui tue.
20 ans de guerre, 3 millions de morts rien qu’en RDC, ex-Zaïre...
Si les téléphones cellulaires et leurs ondes sont nuisibles pour notre santé,
les conditions d’extraction des métaux nécessaires à leur fonctionnement
font bien plus de dégâts sur la santé des africains !

Les compagnies Swiss Re, Loyds, AXA, et Allianz, n'assurent plus les compagnies de téléphone mobile en responsabilité civile pour les risques sanitaires liés aux émissions des champs électromagnétiques.

TELEPHONES                            PORTABLESVous entendez souvent dire que si une école ne possède pas la Wi-Fi, ce n’est pas une école moderne.
La Wi-Fi dans une école, c’est de la pure folie.
Ils exposent ces jeunes à des ondes radio transportant de l’information à des fréquences extrêmement élevées.

Quant aux éventuels effets nocifs des ondes sur la santé,
seule une minorité de parents s'en inquiète.

Les études se suivent et ne se ressemblent pas : certaines sont rassurantes.
Mais le financement influe étrangement sur les résultats scientifiques :
33 % des études financées par des industriels concluent à l'existence d'effets sur nos organismes de l'exposition aux radiofréquences,
mais ce chiffre s'élève à 80 % quand ces études sont financées par des fonds publics ...

Les associations Agir pour l'Environnement - Priartém
réclament l’interdiction d’un portable pour enfant.


Orange, SFR et Bouygues accusés d'avoir conclu
"un Yalta du portable".
La Cour de cassation confirme une entente illicite entre opérateurs de téléphonie.

allomamandoudoubobo...
30 millions de consommateurs invités à porter plainte contre les opérateurs mobiles
« 99 % des bénéfices illicites resteront dans le patrimoine des sociétés condamnées ».
L'UFC-Que choisir dépose plus de 12.500 demandes d'indemnisation contre les opérateurs de téléphonie mobile.

Les cocus du portable en ligne
le grand gagnant de l'opération reste l'Etat, qui gagne plus de 1 milliard au passage : actionnaire principal de France Telecom, il a encaissé - selon les calculs de Que choisir ­ plus de 500 millions d'euros de profits illicites.
Et, aujourd'hui, il va empocher une amende de plus d'un demi-milliard d'euros.

Le téléphone portable, gadget de destruction massive
On croyait tout savoir sur les nuisances du téléphone portable. On était loin du compte.
"Bien sûr ces piles coûteront plus cher que le rechargement d'un téléphone sur une prise électrique,
mais nous ciblons les adolescents, qui sont immatures et moins rationnels,
et nous pensons qu'ils accrocheront au "sans fil" total."
 Des communes  mécontentes de devoir refaire leur réseau d'eau pour STMicroelectronics
Estimé à 25 millions d'euros, le projet est destiné à répondre aux besoins des industries de la micro-électronique, très consommatrices en eau pour le nettoyage des plaques de silicium.
 La téléphonie mobile serait-elle encore trop rentable pour être [déclarée] nocive ?

"Téléphonie mobile, sommes-nous tous des cobayes ?"
documentaire (52') de Joaquina Ferreira, avec la voix de Rufus  (visible et téléchargeable gratuitement)

Toujours àl'écoute du progrès ?
tous les portables sortis récemment peuvent être transformés en micro.
Il suffit que l'opérateur envoie un code informatique pour déclencher à distance le mode « écoute discrète »

Nous savons combien vous êtes !
Même lorsqu'il est en veille, il est possible de localiser la puce d'un appareil.

Mouchard portable
Un projet de loi en discussion devant le Parlement finlandais, et qui pourrait être repris au niveau européen, prévoit en effet d'autoriser les parents à suivre les déplacements de leurs enfants de moins de 15 ans, via leur téléphone portable, sans leur consentement.

Nos industriels avaient sous le coude un bon vieux truc du techno-capitalisme :
le Nodec, ou Nouvel objet de désir et de convoitise.
Et le Nodec, en matière de télé, se prénomme « écran plat »


évolution, darwinisme, dessein intelligent ...
CRÉATIONNISME
Après les États-Unis, la France est la cible de ceux qui remettent en cause la théorie de l'évolution.
"Les créationnistes me faisaient sourire il y a vingt ans, mais ce n'est plus le cas.
La communauté scientifique est désormais consciente qu'il y a un danger de déstabilisation de l'enseignement par des tentatives pseudo-scientifiques qui n'ont rien à y faire : ce n'est pas admissible dans une société laïque."

La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, est l’enseignement. (Conseil de l’Europe - Résolution du 4 octobre 2007)
 

En France aussi...
Les professeurs de plus en plus confrontés à des critiques d'inspiration créationniste de leurs élèves
L'idée que le monde est d'essence divine, véhiculée par des lycéens créationnistes, nourrit une contestation de plus en plus fréquente de l'enseignement de la théorie darwinienne de l'évolution, témoignent des professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT) et de philosophie. "Nous avons depuis 5-6 ans des retours du terrain qui indiquent une montée du créationnisme en France alors qu'auparavant, c'était exceptionnel", dit Annie Mamecier, doyenne du groupe des Sciences de la vie et de la terre à l'Inspection générale de l'Education nationale.

Le Collège de France a affirmé son opposition au créationnisme.
"Le vote des professeurs du Collège de France entre à la fois dans la tradition naturaliste du Collège
et est aussi un signe très fort à l'égard des courants de pensée qui reprennent des idées moyenâgeuses.
"Il y a un courant créationniste très fort sur le continent nord-américain et il se révèle qu'il existe aussi chez nous".

"Homo sapiens, une nouvelle histoire de l'homme"
"Mme Dambricourt fait du finalisme pour faire plaisir aux intégristes.
Ce qu'elle écrit relève de la falsification".

U.S.A. :
Les créationnistes jouent sur du velours.
Selon un sondage CBS de novembre 2004, 55 % des Américains croient que "Dieu a créé les humains dans leur forme actuelle" (67 % des républicains ; 47 % des démocrates)
Une certaine idée de la religion
Aux États-Unis, 4 millions de Juifs, 1,5 million de Musulmans, et 224 millions de Chrétiens, dont 80 à 100 millions d'évangéliques.
Montée en puissance du mouvement évangélique, endoctrinement des enfants et son futur impact sur l'électorat américain...


La campagne des «patriotes» pour mettre sous contrôle encore plus étroit le système d'éducation est particulièrement dangereuse dans le contexte du large rejet de la science, phénomène qui plonge de profondes racines dans l'histoire américaine et qu'on exploite cyniquement depuis un quart de siècle pour de petits profits politiques. Ce systéme de croyances est sans équivalent dans les sociétés industrielles.
Environ 40 % de la population croit que «les êtres vivants existent sous leur forme actuelle depuis le commencement des temps» et soutient l'idée d'interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution pour la remplacer par le créationnisme.

Canada
4000 Québécois fréquentent des écoles "clandestines" pentecôtistes.
Les écoles pentecôtistes enseignent notamment le créationnisme.
Ill suffit à ceux qui désirent fonder une nouvelle religion de remplir un formulaire pour la faire connaître comme société à but non lucratif, et obtenir les intéressantes déductions fiscales qui accompagnent ce statut.
Lorsque la secte des Raéliens avait annoncé faussement avoir cloné un être humain, le monde découvrait ainsi que le Canada, où s'était réfugié au début des années 1990 le gourou Claude Vorilhon, dit Raël, était un havre de paix pour les tendances sectaires.

Grande Bretagne
Le créationnisme aux examens.
Le créationnisme serait ainsi étudié dans le cursus britannique au même titre que l’évolutionnisme de Darwin.

L'enseignement d'une secte protestante loué par l'Etat
Les 43 écoles gérées par The Exclusive Brethren ("la fraternité exclusive") interdisent à leurs 1.400 élèves toute utilisation des ordinateurs ou de l’internet, de même que tout recours aux journaux, à la radio, à la télévision ou au téléphone. Les membres de cette secte n’ont pas le droit d’avoir des amis hors du mouvement et en général ils travaillent plus tard dans des entreprises gérées par la secte.

Pologne
Le vice-ministre de l'éducation conteste Darwin
Le ministre de l'éducation et chef de file de la LPR (extrême droite ultracatholique), Roman Giertych :
"la Pologne est un pays libre. Chacun a le droit d'y exprimer ses opinions".

Vatican
Dans son discours inaugural, Benoit XVI avait laissé entendre que le sujet de l'évolution lui tenait à coeur,
en affirmant "nous ne sommes pas des résultats accidentels, sans objet, de la création".

Grand prix de l'État de Genève et mention spéciale du jury des jeunes :
un film de Heidi Ewing et Rachel Grady.
La «fabrication» des guerriers chrétiens aux USA.
«il permet de distinguer l'intégrisme de l'identité religieuse et de mesurer le danger de nouer le politique au religieux»,
souligne le Festival International du Film sur les Droits Humains.




«Jesus Camp» : un "summer camp" du Nord Dakota, aux États-Unis.
...dans un pays où près de deux millions d'enfants sont autorisés à suivre l'école à la maison,
des parents évangéliques ont toute liberté de leur enseigner le créationnisme comme une science exacte.
Jesus Camp montre les enfants venant prier devant un George Bush en carton.
À l'époque du tournage, pendant l'été 2005, les évangéliques sont enchantés d'avoir un des leurs à la Maison-Blanche.
Ils comptent en particulier sur lui pour nommer à la Cour suprême un juge susceptible de renverser la loi autorisant l'avortement.
« Les bons juges », les bons juges ! », scandent les enfants.
 


Home schooling & créationnisme : même combat !
un film en renfort (service "cinéma des armées" ?) :
"Expelled"(sortie le 18 avril aux USA)

"Expelled : a documentary opening nationwide on April 18 that makes a compelling case against Darwinism and for academic freedom. "
WORLD : Do you think that the homeschooling movement would have grown the way it has if so many intelligent design advocates hadn't been expelled from academia ?
STEIN : No, and I think the recent case out of California [where a judge made it illegal to homeschool without a teaching credential] and the teachers unions reactions to it suggest that homeschooling is very threatening to the academic establishment because it is a threat to the scientific/Darwinist/state orthodoxy.

Ancien "speech writer" des célèbres Ford et Nixon, Ben Stein dénonce l'emprise "d'une petite élite scientifique anti-Dieu", et milite en faveur du Dessein Intelligent (*). La bande-annonce du film "EXPELLED" proclame : "découvrez comment ce film satirique provocateur peut casser l'athéisme qui s'oppose à une discussion ouverte sur la science". "Un film exceptionnel qui peut influencer davantage la culture que des dizaines de livres intellectuels" (Ken Connor, Président du "Centre pour une société juste")
(*)intelligent design = "dessein intelligent" : "nouvelle" formule du Créationnisme. Un zeste de déterminisme pour glisser dieu dans l'espace scientifique. Soutenu par le Discovery Institute, Bush et... les églises évangéliques. Toute la Droite fondamentaliste.

EXTRÊME CONTRARIANCE...
Un dinosaure momifié vieux de 67 millions d'années.


QUOI DE NEUF
POUR "CHANGER" L'ÉCOLE ?


Octobre 75 - Quelques mois avant la publication de LES ENFANTS D'ABORD
Avec Christiane Rochefort, une des premières réunions de "Possible"-A.I.E.


 

 

1996 : « ...Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.... »
© OCDE 1996 (Cahier de politique économique n° 13 - Faisabilité politique de l'ajustement - page 30)

Toute ressemblance avec une situation potentielle actuelle
doit évidemment être tenue pour une pure coïncidence…
… Six mois plus tard, c'est la guerre de ''14''
et «l'Union sacrée»
Et un siècle plus tard ? 
L'HEURE DE LA RE-CRÉATION

  A vingt ans d'intervalle, le ciel s'obscurcit à deux reprises pendant quatre ans sous les nuages d'obus, de villes en feu, de fours crématoires et de champignons atomiques. Deux générations de veuves et d'orphelins pour plus de cinquante millions de morts.
Dix à vingt fois plus de mutilés par cent à mille fois plus d'actes de barbarie. 
Perpétrés au nom de la Patrie, de l'Honneur, de la Liberté, ou de Dieu ("mit Uns"). Au bénéfice exclusif de groupes militaro-industriels et de leurs filiales bancaires. 
Au mépris des valeurs enseignées et pourtant gravées au fronton des écoles et des églises. Au désespoir d'enseignants, de part et d'autre du Rhin, du Channel, du Danube et de l'Atlantique :
"Plus jamais ça !".
Comment des hommes avaient-ils pu se laisser entraîner dans une telle "logique" de haine et d'aveuglement?
Leur instruction et leur éducation devaient être remises en cause. 

Et c'est ainsi que sur un continent en ruines, on vit dès les années 20, sans beaucoup de moyens de transports ou de communications, des enseignants, éducateurs et citoyens, non seulement réfléchir à leur métier, reconsidérer leurs objectifs et leurs pratiques pédagogiques dans leurs classes, mais aussi multiplier les échanges de correspondances et les rencontres.
Pas seulement à l'intérieur de chaque pays, mais dans toute l'Europe et au-delà, ce fut le début d'une intense période de congrès internationaux, de publications vivantes, de dialogues et de collaborations autour d'une "Education Nouvelle" pour une société moins stupidement violente. 
Leurs efforts furent anéantis par le deuxième conflit mondial dix fois plus meurtrier. ..

... Mais on a perdu beaucoup de temps. De violente à criminelle, notre société est devenue suicidaire, à l'échelle du pays comme de la planète. Les corporatismes et les faux débats ne sont plus de mise : nos institutions boursouflées sont moribondes. L'urgente nécessité d'un nouveau "Contrat social" étant évidente, il va bien falloir prendre le temps et les moyens d'en débattre sérieusement avant de le re-constituer et de ré-instituer...

... Pour éviter le pire, il est grand temps de sonner l'heure de la re-création.
(modeste contribution à la Concertation) :
«Profondément troublés par l’inadaptation d’un système éducatif hérité du 19° siècle, dont la centralisation excessive la rigidité et l’inertie leur apparaissent d’autant plus graves au moment où s’effectue, comme dans les autres grands pays développés, le nécessaire passage à une formation secondaire et supérieure qui doit être aussi une formation de qualité, les membres du colloque affirment l’urgence d’une rénovation éducative aussi bien que pédagogique qui ne peut se concevoir que dans la perspective d’une éducation permanente de la nation ...»
Le colloque d’Amiens  "pour une école nouvelle" se conclut ainsi:
«la relation entre l’école et la société traverse une crise véritable que l’on peut mesurer à la méfiance voire à l’agressivité de la jeunesse»
... solution : «la réforme des méthodes de l’enseignement»
« je retiens volontiers pour caractériser l’esprit nouveau, le mot ‘’animateur’’ qui a été employé au sein du colloque
...  tout cela signifie que nous voulons des maîtres qui soient moins les serviteurs d’une discipline que les serviteurs des enfants,
des maîtres qui sachent, certes, de quoi ils parlent, mais aussi et surtout à qui ils parlent.»
 (Discours de clôture du ministre de l’Education Nationale) 

Quelques mois plus tard, un autre ministre, Edgar Faure, suite à la loi d'orientation de l'enseignement supérieur, et à sa réforme de l’Education nationale (tiers temps pédagogique, participations dans les lycées, suppression du latin en sixième..) :«En décrétant le changement, l’immobilisme s’est mis en marche et je ne sais plus comment l’arrêter.» 

Si le cancre est un enfant qui n’aime pas l’école, car en retard ou en échec scolaire,
existe-t-il des méthodes pédagogiques nouvelles qui permettent de l’aider ?
Après un reportage dans un collège de garçons du XXe arrondissement de Paris,
Marc Gilbert tente de répondre à la question avec ses invités …


... Le langage du pouvoir soumis à des injonctions contradictoires tend par une pente naturelle à l’euphémisation, à l’oxymore, à la dénégation, un phénomène observé par Pier Paolo Pasolini (1922-1975) et Leonardo Sciascia (1921-1989) chez les dirigeants de la démocratie chrétienne, dans l’Italie des années 1970. Dans les périodes de crise, les hommes politiques adoptent spontanément une novlangue que Leonardo Sciascia a qualifiée de « langage du non dire » et qui est une tentative de se dissimuler, de s’enfouir dans la langue, dans le jargon, « pour survivre », écrivait Pasolini,« fût-ce comme automates, comme masques...» C’est à Pasolini et à Sciascia que j’ai pensé en écoutant...

A défaut de hussards ("noirs")  ...
quelques "grognards", grognons.
 

En dehors des 45 minutes d’activités périscolaires ou de garderie dans les communes qui ont fait le choix d’appliquer la réduction de la semaine scolaire dès cette rentrée, rien n’a changé dans la vie des classes et des élèves…
… On dénonce les aberrations du système depuis des décennies. Mais rien ne change. La refondation ne passe pas par là. Comme on donne le sentiment que l’on n’a pas consulté, pas réfléchi, pas étudié, avant les élections, on justifie le besoin de temps. Et comme on laisse penser que personne n’a réfléchi et proposé avant les élections, il faut le temps de se remettre à l’écoute, pour entendre ce que l’on sait déjà. Donc, il faut attendre. 2015? 2017? Pendant ce temps, les enseignants ont perdu l’espoir et la volonté de changement, à la grande joie des conservateurs…

l’obligation d’envoyer à l’inspection les emplois du temps/papier ( !) pour demain, 3 heures de réunion pour la paperasse. Les enseignants habitués, résignés ou résistants passifs, finissent par écrire n’importe quoi pour faire plaisir ou pour obéir. Pour la refondation, la pédagogie et la laïcité, on verra ça plus tard ou jamais.
 La charte est à des années lumière de la continuité imposée par les hiérarchies intermédiaires …

Les morcellements dans les emplois du temps et de l'espace scolaires constituent la quatrième violence infligée aux enfants : rituellement, pour la seule et exclusive commodité (illusoire) des enseignants, chaque jour, chaque semaine, les répétitions monotones dans le morcellement des temps et des espaces : de 8 à 9, la reproduction des oursins, de 9 à 10, les enjeux de la bataille de Marignan, de 10 à 11, la litanie des verbes irréguliers en anglais, de 11 à 12, la résolution des équations du second degré, etc. ; sans oublier que l'élève doit rapidement comprendre que la "loi" change à chaque heure, qu'avec Mme Dugenou, on fait n'importe quoi elle dit jamais rien mais qu'à l'heure suivante M. Duplumier fait régner ce qu'il croit être l'ordre à coups de punitions …
… Les réponses à ces morcellements du temps et de l'espace, à ces absurdités dans la structure des groupes et des cursus, dorment dans d'excellents rapports d'expérimentations conduites depuis des décennies, rapports qui prennent la poussière dans les archives de départements de sciences de l’éducation et d'instituts pédagogiques, les acteurs de ces innovations étant depuis longtemps partis à la retraite...
[ Les sept violences que l'école inflige aux enfants
et esquisse des réponses institutionnelles à ces violences.
Le texte complet de Bernard Defrance, 3 septembre 2013 – 1- pdf ]
         le site de Bernard Defrance.

Rentrée 2012 : rien de nouveau dans les collèges et les lycées. 
Rentrée 2013 : rien de nouveau dans les collèges et les lycées. Pas grand chose, non plus dans les écoles primaires, hormis des modifications marginales sur les rythmes scolaires.
La refondation du système éducatif ? Un élément de langage parmi d’autres.Tout continue comme avant. ..
… Le plus difficile pour les principaux et proviseurs chargés de la faire appliquer aura sans doute été de lui trouver une place sur les murs des établissements déjà recouverts de règlements de toutes sortes, tous censées assurer le respect du bien commun et encore plus de lui donner un semblant de crédibilité aux yeux des élèves, saturés par les dix ou vingt pages de règlement scolaire de l’établissement, soigneusement consignées dans le carnet de correspondance…
… Demandons nous un instant ce que serait une école qui offrirait réellement aux élèves «les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté» (principe 6), par exemple par l’intermédiaire de pédagogies coopératives ou l’exercice pratique de responsabilités, plutôt que de les afficher sur un mur ? Il y faudrait une révolution culturelle sans doute hors de portée d’un système éducatif traditionnellement porté sur l’autoritarisme et le manque de respect…

A l'instar de François Bayrou établissant un catalogue de 158 propositions dans le cadre de son "Nouveau contrat pour l'école" de 1994, Ségolène Royal a préconisé un catalogue de 40 mesures pour le seul collège. François Bayrou avait dit qu'il fallait "passer du collège pour tous au collège pour chacun", et Ségolène Royal a affirmé qu'il fallait passer "au collège pour tous et pour chacun"

Et ce coup-ci, on nous annonce deux refondations en une. "Il faut refonder l'école de la République pour refonder la République par l'école... l'école fonde la République et réciproquement", expose la loi. Un chiasme aussi alléchant aurait de quoi appâter le chaland républicain en proie aux affres endémiques de la crise de son système éducatif ! Sauf qu'à la longue l'affaire finit par ressembler davantage à une fuite en avant dont plus personne ne semble maîtriser la cadence, surtout pas ses promoteurs.  …
… deux pierres d'angle qui rendent impossible une refondation autre que verbale. La première nous est tellement familière puisque c'est en son nom que s'avancent avec l'encens de ses bienfaits annoncés toutes les réformes éducatives depuis la guerre : "l'égalité des chances". Sauf que l'égalité des chances n'est que l'envers d'un système qui repose sur le principe inégalitaire de la réussite compétitive, individuelle (mais marquée socialement) de chacun contre tous. Avec sa logique aléatoire des chanceux de la faveur républicaine et surtout ses indispensables malchanceux. Cela a fini par se voir

éviter un des grands dangers qui menacent la refondation : la professionnalisation de tous les intervenants extérieurs à l’école au nom de garanties de sérieux et de sécurité…
… donner du souffle à la refondation, un esprit, une volonté partagée par la population, plutôt que de la laisser sombrer dans la gestion et l’administration, la seule satisfaction de voir les cases de l’emploi du temps remplies, et finalement, de se complaire dans le règne de l’apparence…
… Les RERS, comme l’action des mouvements d’éducation populaire, pourraient être un des meilleurs atouts pour la refondation. Encore faut-il qu’ils aient le temps, les moyens nécessaires pour prendre toute leur place et que l’on fasse confiance aux acteurs du terrain, professionnels ou volontaires bénévoles.
Il s’agirait peut-être de faire du projet éducatif l’amorce d’un projet de société.
Nous ne sommes pas sur cette voie.
Pas encore ?

"La loi d'orientation a fait perdre un temps précieux, la réforme des rythmes scolaires a fait s'évaporer beaucoup d'énergie". Il reste quatre ans à la gauche pour transformer l'essai. Ils ne seront pas de trop pour s'attaquer aux priorités que Vincent Peillon a définies en cette rentrée : le collège d'abord, dont la réforme fait figure de serpent de mer, mais aussi l'éducation prioritaire, le lycée, les programmes, le métier d'enseignant... Autant de dossiers tous plus piégés les uns que les autres, qui feront peut-être apparaître les chantiers ouverts l'an passé comme d'aimables promenades de santé.

Y a-t-il un marché de l'éducation en France? "Ce n'est pas un marché ouvertement officiel, mais dans les faits et notamment dans les grandes villes, on est bien dans une logique de marché"
… conséquences de ce système sur le paysage éducatif, sur la ségrégation scolaire et sociale, sur le niveau des élèves et des établissements? La frontière entre public et privé a-t-elle disparu?

ÉDUQUER AUTREMENT...
ENSEIGNER AUTREMENT...
 

En faisant corriger les mêmes copies de baccalauréat par des professeurs différents, ils avaient obtenu des résultats spectaculairement inéquitables: entre le correcteur le plus indulgent et le correcteur le plus sévère, l’écart maximum enregistré sur une même copie était de 8 points en physique, de 9 en anglais et en mathématiques, de 12 en latin et en philosophie, de 13 en composition française! …

«Même parmi les familles qui n'ont pas retiré leurs enfants de l'école, on a senti de la méfiance ; des personnes qu'on croise tous les jours... ça nous a glacés»
Le sujet n’est donc pas – encore ? –, à mon sens, un sujet juridique, mais purement politique et sûrement aussi légèrement pathologique. 
Espérons que quand les parents, peut-être y en a-t-il de bonne foi, auront réalisé (les faits) que leur petit enfant de droite n’est pas forcé, ni de se masturber en public, ni de revendiquer son désir de changer de sexe (je ne pense pas être caricatural, si j’en crois la propagande de CIVITAS), alors ils renonceront à ces journées de retrait aussi inutiles que contraires à l’intérêt de leur enfant.

C’est un crève-cœur de voir ces gamins passer leur journée assis comme des plantes vertes, laisser le caviar de notre jeunesse à la cochonnerie de la passivité et de l’ignorance. Ils veulent apprendre et en ont besoin, mais de manière différente. Il y a des dispositifs qui existent : par exemple, on les sort pendant six semaines de classe, on les met entre eux et on essaye de leur redonner le goût de la scolarité, du respect de soi-même et des autres… Mais ce système est encore plus discriminatoire, réussit sur une ultra-minorité qui a dans le fond des facilités et s’en tirera toujours.
Le reste continue de se mettre à l’écart ...

… dans la classe inversée, l’interaction est érigée en principe.
Les élèves peuvent travailler en petit groupe, s’expliquer les choses entre eux, résoudre un problème en collectivement. (Travailler en équipe, c’est traditionnellement une compétence que l’école peine à enseigner.)
Alors que donne la classe inversée? On sait depuis longtemps que des professeurs enthousiastes et motivés produisent toujours des effets positifs sur les résultats des élèves, donc oui les effets sont, en toute logique, bénéfiques pour cette pédagogie qui est toujours choisie par des enseignants à la recherche d'innovation pour leurs cours…

«Ainsi, beaucoup d’adolescents somnolent dans la journée au moins une fois par semaine, certains d’entre eux avouent dormir pendant les pauses ou certains cours, et il n’est plus rare que les profs réveillent un élève endormi», relève l'Inpes.
«De nombreux travaux confirment le lien entre usage excessif des nouveaux médias, en particulier électroniques, et mauvais sommeil, dans des contextes culturels aussi variés que ceux de la France, du Japon, de l’Allemagne, de la Finlande ou de la Belgique» ….

Enquête nationale sur les règlements intérieurs des écoles et des établissements scolaires
La FCPE s'associe à la section française de Défense des Enfants International (DEI) pour lancer une enquête nationale sur les règlements intérieurs des établissement scolaires.


« … En mettant en cohérence l’ensemble des initiatives éducatives à l’échelle des territoires, le Pacte pour la réussite éducative participe ainsi à la refondation de l’école en mobilisant tous les acteurs qui, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école, concourent ensemble à la qualité des apprentissages et au plein épanouissement des enfants et des adolescents. »
... Les différences de niveau entre le collège implanté dans des zones favorisées et son voisin dans des quartiers populaires ont toujours existé. Mais depuis les années 1990, l’offre de formules pédagogiques s’est considérablement diversifiée : parcours sportifs, artistiques, options de langues rares (russe, chinois) ou mortes (latin, grec)… Or, cette diversification a surtout été importante dans les établissements aux publics favorisés, tandis que les collèges populaires ouvraient des sections réservées aux enfants les plus marginalisés : options préprofessionnelles, Segpa… De fait, une ségrégation socio-géographique s’est mise en place : non seulement le collège français n’a pas réduit les inégalités sociales, mais il a contribué à les accroître…

… si quelques établissements vont bénéficier d'un surcroît de moyens, ce sera au détriment des autres. Autrement dit, au lieu de mettre le paquet sur l'éducation prioritaire, on va déshabiller Pierre pour habiller Paul
… Peillon ou pas, reste la question: à un moment où l'Etat cherche 50 milliards d'économie d'ici 2017, le ministère de l'Education est-il assuré d'avoir les moyens de mener sa grande réforme de l'éducation prioritaire ?
 

C'est le prix du mètre carré
qui fait la différence... 
...En Ile-de-France, le marquage social des quartiers 
souligne l'inégalité devant l'école
La carte scolaire et l'apartheid...
…  Une élève de 5e d’un collège de Rouen a lancé sur internet une pétition contre les dissections d’animaux en classe qui a recueilli plus de 12 000 signatures en l’espace de deux mois.
«Avons-nous besoin de massacrer des cadavres d’animaux pour apprendre ?», écrit l’adolescente dans sa pétition adressée au ministre de l’Education nationale Vincent Peillon …

Ce qui est amusant dans l’étude Médiamétrie qui fournit ces chiffres, c’est de constater que la frange de la population qui utilise le plus massivement les réseaux sociaux est celle des… plus de 50 ans ! …
… Des clients qui vont d’eux-mêmes chercher de la publicité, n’est-ce pas le monde à l’envers ? C’est pourtant le tour de force réalisé par des campagnes de marketing imposant de « suivre » telle marque sur tel réseau social, afin de bénéficier de tel bonus en exclusivité. Ainsi aujourd’hui, sur Twitter, quasiment un inscrit sur trois suit plus de 11 marques. Sur Facebook, Twitter et Google +, les utilisateurs suivent une marque de plus qu’en 2012. Seraient privilégiés la mode, les cosmétiques, l’alimentaire et les boi ssons…
 

... je me souviens de cette classe de 4e qu’on avait emmené au cinéma, c’était en 2003. Nous les avions trouvés étonnamment sages pendant la projection. Seulement, on était à mille lieues de se douter qu’ils étaient juste bourrés… Ils avaient remplacé l’eau de leurs bouteilles d’eau minérale par de la vodka...

... Et la France dans tout ça ? Elle pointe, péniblement, à la 13e place, entre la Slovénie et la République tchèque, et enregistre des «performances très inégales»...
... Le taux de pauvreté des enfants est passé de 8,8% en 2012 à 9,5% en 2013. Quant aux performances en matière de réussite scolaire, elles baissent depuis le début des années 2000. La France enregistre la plus grosse chute des taux de scolarisation dans le secondaire (- 3%)...

... « En France, la montée de la pauvreté des enfants et du chômage des jeunes, les comportements addictifs auxquels s’ajoute le sentiment des adolescents de ne pas être entendus par les adultes constituent un cocktail explosif qui appelle à un réel plan national pour la jeunesse renforçant la prévention, l’écoute et l’intégration des jeunes dans la société » ...
[ Le bien-être des enfants dans les pays riches - Vue d’ensemble comparative - UNICEF 2013 - pdf ]

... De combien de temps les professeurs ont-ils besoin pour préparer leurs cours ? Telle est la question au centre du conflit entre, d'un côté, les enseignants, et de l'autre, les municipalités et l'Etat danois ...
... Dans ce pays connu mondialement pour son modèle de marché de travail, environ 69 000 professeurs n'ont désormais pas le droit de travailler, et 875 000 élèves, dont 566 660 enfants, sont privés de cours...

... La première fois, je me suis bêtement demandé qui n’avait pas le niveau pour passer dans la classe d’au-dessus. Parce que c’est comme ça que j’avais vu faire, entendu dire, depuis toujours, parce que la question du redoublement n’avait pas fait l’objet d’une minute dans ma formation et qu’il fallait bien se démerder...
...  J’ai bien réfléchi, je pense qu’aucun des trois élèves actuellement à la ramasse ne tirera bénéfice d’une année de plus. Pourquoi ? ...

... enquête nationale menée auprès de 3 600 collégiens et lycéens, à environ un quart ceux qui ont été victimes de violences ponctuelles via le Web.
Cinq ou 6 % ont subi un cyber-harcèlement plus continu. Des joyeusetés variées allant du "simple" envahissement par l'insulte d'un profil Facebook à la création de faux profils peu flatteurs, au trucage de photos, à la diffusion d'images d'autrui relevant de l'intime, jusqu'au très tendance "tunnel de la mort" – une haie d'honneur se forme dans un couloir du collège, l'enfant qui passe est frappé tout du long, l'ensemble est filmé et diffusé...
... Deux élèves prennent un professeur en grippe ? Grâce au réseau, leur haine sera contagieuse. Des échanges venimeux se sont déroulés sur Facebook le week-end ? Ils se soldent en bagarres le lundi matin dans la cour. Des groupes s'y forment, reproduisant les petites cellules amicales constituées sur le réseau, dont seuls leurs participants ont connaissance. "Les gamins sont aussi plus durs entre eux, ajoute M. Henno, comme si la liberté de parole sur Facebook déteignait."

... qui font du troc entre eux, ta salade de tomates contre ma compote de pomme, et se retrouvent à manger l’un trois salades et l’autre quatre compotes, point barre et vive les repas équilibrés ...
... Au bout d’un quart d’heure, vingt minutes, en moyenne, l’enfant se lève et va poser son plateau. Il a globalement mangé 40 à 45% de la nourriture qui lui a été proposée. Chaque fois, je vois 300 plateaux partir au rack avec 60% de nourriture qui s’en va illico à la poubelle...

... Un enseignant n'est pas innovant parce qu'il utilise une tablettesous Windows 8 et sait remplir un court dossier de candidature au format Word. Au contraire,il serait urgent de définir ce qu'est précisément l'innovation et ses objectifs : simple promotion commerciale ou ouverture de nouvelles connaissances et possibilités pour les élèves en développant leur esprit critique ?..

... Les évocations spontanées des étudiants concernant l’industrie sont partagées. Mentionnant avant tout des mots neutres descriptifs (‘usine’, 18% - ‘ingénieur’, 18% - ‘automobile’, 14% ), les lycéens citent également des mots positifs (‘technologie’, 6% - ‘innovation’, 5% - ‘avenir’, 4% ) comme négatifs (‘licenciements’, 12% - ‘difficile’, 8% - ‘salissant’, 2%) ...
... comparativement aux autres secteurs d’activité testés, l’industrie bénéficie de la moins bonne opinion, exæquo avec l’agriculture ...
[Opinionway - ENSAM - mars 2013 - pdf]

... En procédant à des analyses sur les aliments des cinq repas types d'une journée d'un enfant de 10 ans (petit déjeuner, encas, déjeuner, goûter, dîner), l'étude décèle 128 résidus chimiques, dont 36 pesticides.
Des résultats inquiétants alors que la France est la championne de la consommation de pesticides en Europe et que l'utilisation de ces produits chimiques a encore augmenté de 2,5% en 2011...

... lorsque l'adolescent doit trancher entre un cordon bleu-frites et un plat de poisson accompagné de très verts brocolis, l'estomac gargouille davantage à la vue du plus gras.
DOUZE FOIS MOINS DE CRUDITÉS
Le bonnet d'âne de l'équilibre nutritionnel revient aux collèges et lycées privés. Première raison, "la composition des menus, qui fait la part belle aux viandes hachées bon marchés", souligne le rapport. Mais c'est surtout "l'absence de maîtrise de l'équilibre nutritionnel dans les menus avec choix" qui plombe les établissements privés. On y propose douze fois moins de crudités que les normes l'exigent et sept fois moins de fruits crus. "Les écoles privées, par rapport aux écoles publiques, semblent négliger la qualité nutritionnelle au profit d'une offre qui flatte le goût des élèves pour des produits gras et sucrés" ...
... "Nous devons composer un menu avec deux euros de denrées alimentaires. Budgétairement, respecter les normes fixées devient infaisable" ...

La"junk food", avec des sandwichs et des en-cas industriels, s'installe et se développe dans les collèges et les lycées, selon une étude publiée mardi sur l'équilibre nutritionnel menée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir. Pour l'association de consommateurs qui a étudié plus de 600 cantines scolaires, il s'agit d'"une découverte inquiétante"....

... On parle beaucoup, vous le savez, du décrochage scolaire des élèves,mais il existe aussi le décrochage professionnel des enseignants. Il y a très peu de statistiques et ce sujet est un peu tabou dans l'Education nationale. Une quinzaine de chercheurs travaille sur cette question en France.
On retrouve les mêmes symptômes que pour les élèves: de plus en plus d'absentéisme, la difficulté à faire face à la classe, un isolement et un repli sur soi croissant...

... En Finlande, en Australie, aux Pays-Bas, les futurs professeurs acquièrent les techniques de transmission. Ils font de la sociologie, de la psychologie, de la gestion de groupe. Ils savent s’adapter aux élèves qu’ils ont en face d’eux. Ils apprennent aussi à travailler ensemble et à se faire confiance. Dans les pays très performants sur le plan scolaire, les professeurs échangent leurs meilleures pratiques. Ils collaborent entre eux. Ils vont dans les classes de leurs collègues pour observer comment ils gèrent leur classe, et ne se sentent pas menacés par ces éventuels échanges...

...& VIVRE
AUTREMENT ?
Travailler et vivre autrement à l’école publique - du 20 au 23 août 2014 à Rostrenen (22) 

Pour préparer sa rentrée, démarrer en pédagogie Freinet et s’y inscrire dans la continuité, approfondir et analyser des pratiques, les groupes départementaux de Bretagne et des Pays de Loire organisent un stage autour des quatre piliers :
- Méthode naturelle et tâtonnement expérimental
- Travail individualisé et organisation coopérative
- Expression, création
- Communication
Présentation
Contact 



Le monde entier l'a vu lâcher une colombe blanche.
Mais rares sont ceux qui ont pu apprécier l'autre geste de Wera Jeguaka Mirim, un indien guarani de 13 ans,
qui a déjoué la sécurité du stade de Sao Paulo en cachant dans ses sous-vêtements une banderole qu'il a brandie à l'adresse de la présidente Dilma Rousseff dans les tribunes, lors de la cérémonie d'ouverture du Mondial …
… Lorsqu’il évoque les principaux facteurs qui font obstacle à la promotion sociale de la communauté noire, il parle de son «comportement antisocial» et de son «attitude contreproductive face au travail, à l’école, au mariage, etc.», pas des inégalités économiques ou de la discrimination permanente…

… elle pratique la politique dite de la «vitre brisée» –un concept théorisé en 1982 par les chercheurs James Q. Wilson  et George L. Kelling dans les pages d’Atlantic Monthly, qui sera adopté par la police de New York en 1993. Elle fait valoir que le fait de sévir contre la petite délinquance permettrait de prévenir les actes plus graves…
… Ce concept est élégant, mais son efficacité n’est guère prouvée…
… Si les mêmes méthodes de maintien de l’ordre étaient appliquées à une région plus «blanche» (une zone rurale et pauvre, par exemple), les chiffres seraient les mêmes

Travailler dès l'âge de 10 ans sera désormais autorisé en Bolivie
«Si les enfants de 10 ou 12 ans sont autorisés à travailler, ils vont manquer l'école et entreront sans s'en rendre compte dans le cercle vicieux de la pauvreté et de l'analphabétisme auquel il n'est pas facile de mettre fin», estiment ces organisations, qui rappellent que la Bolivie est signataire depuis 1997 de la Convention 138 de l'Organisation internationale du travail, qui fixe l'âge minimal pour travailler à 14 ans, «exceptionnellement» pour les pays en développement (15 ans sinon)…
L'alternance est un mode de formation alliant théorie en classe et pratique en entreprise. Elle s'adresse principalement aux jeunes. François Hollande, dans la droite ligne de ses prédécesseurs, a fixé l'objectif de 500 000 apprentis en 2017. Mais la situation est grave. Les deux types de contrats sont en chute libre

la précarité s’est développée, avec des temps partiels et des CDD plus nombreux (plus de 80% des contrats de travail sont aujourd’hui à durée déterminée), venant grossir les rangs des personnes inscrites à Pôle emploi mais hors du champ du chômage pris en compte par l’Insee …

"70 000 enfants vont arriver à nos frontières cette année : que va t-il leur arriver ?" s'interroge Mother Jones. "Ceux qui viennent du Mexique sont directement ramenés de l'autre côté de la frontière, le reste est pris en charge par le département de la Santé et des Services humanitaires qui les place dans des centres temporaires en attendant que leur processus d'expulsion soit lancé". En 2013, 80 centres accueillaient 25 000 enfants non accompagnés. Sans parents dans le pays, les jeunes restent dans des centres fédéraux. "La plupart de ces centres sont dans des Etats aux frontières, loin des grandes villes, ce qui signifie pour les enfants une grande difficulté à trouver un avocat pour éviter d'être renvoyés dans les pays dangereux qu'ils ont fuis"

… “Quatre cent mille jeunes ont quitté le Portugal depuis l’effondrement de 2007. Dans un pays de 10 millions de personnes. C’est une génération entière. Il ne reste que nous, les jeunes qui ont de l’argent, et les gamins du ghetto.”…
… la présence policière, ici, “est plus légère que dans le centre de Lisbonne, sous surveillance constante”. “Le quartier est dirigé par ses habitants. Comme le Lichtenstein, mais avec moins de princes pleins aux as.”…

La voix des enfants est difficile à recueillir, ils sont souvent instrumentalisés par la presse brésilienne. Quand des policiers entrent dans une favela pour la « pacifier », on photographie les enfants qui grimpent sur le char, comme s’il était bienvenu. Pourtant, quand on leur demande ce qui leur faire le plus peur, ils répondent ou ils dessinent un char de la police. L’Etat et la presse les met en avant, comme une preuve d’une politique de sécurité réussie, sans jamais vraiment leur demander ce qu’ils en pensent. C’est ce que nous avons voulu faire…
… Un des principaux problèmes de la violence, c’est que pour survivre, les enfants oublient, mais ils effacent aussi bien l’image du cadavre sur le pas de leur porte que la liste des capitales sud-américaines…. 

L’usine des 1 000 vaches est emblématique de l’industrialisation de l’agriculture et de ses dangers. Dans la région, en Picardie, des centaines de jeunes agriculteurs sont à la recherche de quelques hectares de terres pour faire du maraîchage.

même si des solutions existent, elles ne sont pas entendues et ne le seront peut-être jamais, tant que la dynamique des inégalités ne sera pas insupportable au point de provoquer un choc majeur, tel qu'une nouvelle guerre mondiale, qui déclencherait enfin prise de conscience et coordination nécessaires en renversant les structures les plus intolérables. C'est la crainte qu'expriment aujourd'hui nombre d'éminents économistes, dont Stiglitz. Je fais partie de cette génération sacrifiée qui paiera par le chômage le prix de l'austérité à marche forcée que nous impose la troïka européenne ; mais devrais-je aussi connaître la guerre ? Je ne le veux pas ; c'est pourquoi moi, 20 ans

France -… Depuis 2004, le taux de pauvreté des enfants est en constante augmentation. Cette dernière s’est d’ailleurs accentuée sous l’effet de la crise économique. Entre 2007 et 2011, le taux de pauvreté a progressé de 1,9 point de pourcentage (+ 1,2 point entre 2004 et 2007) pour atteindre 19,5%. Ainsi, près de 2,7 millions d’enfants, soit un enfant sur cinq, sont en situation de pauvreté monétaire en 2011 …
En 2011, environ 30% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté étaient des enfants, alors que cette catégorie ne représente que 22% de la population ...

En apparence, tout va bien. Sous le soleil d’Athènes, les touristes sont déjà là, les terrasses de café regorgent de monde et, dans la douceur d’un début d’été, rien ne laisse deviner la crise ou les effets de la politique d’austérité. …
… Sur 10 millions de Grecs, ils sont en effet plus de 3,5 millions à ne plus avoir aucune assurance santé. Elle est automatiquement supprimée après un an de chômage voire immédiatement pour les professions libérales. «Concrètement, ça signifie que si ces gens-là ne peuvent pas payer de leur poche, on les chasse des hôpitaux publics : c’est ce qu’exige ouvertement le gouvernement, qui a également imposé une baisse de 25% du budget des hôpitaux»
«J’ai parlé à sa mère de fruits et de légumes, et celle-ci s’est soudain effondrée en sanglots : c’est une jeune mère célibataire au chômage qui vit chez ses parents. Ils sont six en réalité à vivre sur la modeste retraite du grand-père de la petite Panagiota. Alors, parfois, ils ne mangent pas»

… depuis 2008 les salaires des moins de 25 ans ont baissé de plus de 14%, ce qui ramène cette catégorie de travailleurs à une situation identique à celle de 1998. Les salariés de la tranche d’âge 25-29 ans ont, quant à eux, perdu 12% dans la même période. Le salarié britannique moyen a, depuis 2008, vu son pouvoir d’achat annuel diminuer de 2.000 livres sterling, soit un peu plus de 2.400 €. Parmi les jeunes qui sont victimes de ce piège honteux il y a bon nombre de jeunes diplômés de l’université qui se sont endettés pour payer leurs études…
  british way of life

Colt, Remington, Ruger. Ce n'est pas l'inventaire d'une armurerie, mais la liste de trois prénoms qui sont donnés de plus en plus fréquemment aux Etats-Unis…
… dans un pays où toutes les dix-sept minutes une personne est tuée par arme à feu et qui, en 2013, a connu 236 tueries de plus de quatre victimes, donner à son enfant le nom d'un revolver ou d'une carabine ne peut être tout à fait anodin. Laura Wattenberg compare les prénoms à des «fossiles», qui peuvent en dire long sur une époque :«Quand on regarde en arrière, dit-elle, on peut avoir une idée de quoi les gens parlaient, de leurs obsessions comme de leurs rêves.»
  american way of life


… «Les écolières disparues ont attiré l’attention du monde et mercredi, la Grande-Bretagne, la Chine et la France ont fait de nouvelles propositions d'aide au gouvernement nigérian. Or, l’attaque mortelle de Gamboru Ngala par Boko Haram ressemble fort à de nombreuses autres menées au cours de ces dernières années, qui n’ont pas ou peu été remarquées ailleurs qu’au Nigeria.»…

… L'analyse des mèches a montré que 80 % des enfants auraient été, moins de trois mois avant les prélèvements (réalisés entre octobre et décembre 2013), exposés à des pulvérisations de pesticidesà usage agricole, alors que 98 % des parents disent ne pas travailler dans un secteur nécessitant la manipulation de pesticides.
L'analyse des 29 échantillons a fait apparaître 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, soit, indique l'association, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons. Au total, treize substances interdites dans l'agriculture ont été retrouvées dans les cheveux de ces enfants


…Les boutiques des centres commerciaux de nos villes uniformes et mondialisées oublient trop souvent de mentionner ce qui sous-tend les petits prix de nos habits. Des séances de lèche-vitrine aux virées shopping, ce qui en coulisses permet aux paillettes de briller aussi efficacement pour faire trébucher notre argent reste soigneusement camouflé... jusqu’au jour où un atelier prend feu, des murs se fissurent, un immeuble s’effondre. On laisse des milliers de vies brisées avec pour seul repère, dans la poussière, quelques étiquettes… autant d'indices qu’il est temps de scruter plus sérieusement ce qui peut nous vêtir décemment.
Pas moins de 1135 personnes ont perdu la vie et plus de 2000 ont été blessées l'an dernier au Rana Plazza, révélant alors les conditions de travail de ces "damnées du low cost"…

Nous ne saurons donc pas quels résidus de pesticides se trouvaient dans les colonies les plus touchées. Et ce, alors même que des travaux académiques toujours plus nombreux montrent les effets délétères des nouvelles générations de pesticides et des mélanges de substances actives sur la survie des abeilles et des pollinisateurs.
Nous sommes donc dans le cadre d’un exercice assez étrange, qui met le discours et la pratique scientifiques au service de contingences extérieures à la science. Il faut chercher, mais dans la « bonne » direction. Il faut trouver, mais pas trop. Pour, surtout, éviter toute découverte indésirable
 … Que la science se pratique dans un contexte où il n’est pas possible d’énoncer un fait aussi trivial que le caractère nocif des insecticides pour les insectes devrait nous porter à une profonde inquiétude. Pas forcément pour les abeilles mais, surtout, pour ce que cela dit de notre société.

Attention donc à ne pas croire ce que prétendent de nombreux lobbyistes industriels qui disent qu'il y a toujours eu des nanos car c'est comme s'ils disaient "il y a toujours eu des substances chimiques depuis l'origine du monde, on n'en meurt pas". A ce titre là, il n'y aurait pas eu besoin d'inventer la toxicologie qui teste les nouveaux produits chimiques. Idem pour les virus…
… En 2010, l'ANSES demandait déjà l'interdiction des certaines nanos parmi les plus utilisées (dans les textiles en particulier). Et toutes demandent l'application du principe de précaution au plus vite, surtout pour protéger les enfants compte tenus de leur organisme plus fragile et la grande toxicité de nombreuses familles de nanos sur les cellules. Ces dernières années ont d'ailleurs connu une production exponentielle des études montrant leur toxicité
 


… «L'insertion se dégrade lourdement, constate l'organisme. La transition de l'école à l'emploi s'avère bien plus difficile.» …

… Trois ans après être sorti de formation, plus d’un jeune sur cinq (22%) est au chômage: jamais ce taux n’avait été aussi haut en France. La dernière enquête du Cereq (le Centre d’études et de recherches sur les qualifications), concernant l’insertion des 700 000 jeunes ayant quitté le système éducatif en 2010 – appelés «la Génération 2010» -, renvoie une image plutôt sombre des débuts des jeunes Français dans la vie active...
… L’apprentissage, réputé mieux insérer, ne suffit pas pour protéger.
[ Enquête CEREQ ]
 

… Globalement, la « tolérance » des Français aurait ainsi baissé de 12 points depuis 2009, selon un indice construit par une équipe de chercheurs de Sciences Po partenaire du CNCDH. «Cette baisse touche désormais toutes les minorités et est exprimée par toutes les sensibilités politiques», prévient-on à la commission. En clair, l'intolérance gagne aujourd'hui les sondés de droite comme de gauche.
Cette hausse de l'intolérance s'accompagne cependant d'une baisse globale de près de 20 points des actes et menaces à caractère raciste, antisémite ou islamophobe, recensés à la suite de dépôts de plaintes. Seule catégorie en hausse pour la troisième année consécutive : les actes antimusulmans …

… L'état dramatique des DOM, par exemple, est issu de cela.
Ce sont les quatre départements les plus pauvres d'Europe, selon Eurostat. Cela peut paraître lointain pour ceux qui vivent dans l'Hexagone, mais c'est la France,
la France issue d'un crime contre l'humanité
Il y a eu des conséquences d'ordre démographique:
ça tue des millions de gens…
Il faudrait des gouvernants informés et intelligents.
Par exemple, le président François Hollande a rendu hommage à Jules Ferry au début de son mandat. 
Or, Jules Ferry était notoirement raciste et colonialiste. Il aurait été plus judicieux de choisir une figure moins polémique.
Encore plus choquantes sont les références fréquentes d'Arnaud Montebourg à Colbert. Pour le ministre, Colbert est l'homme du redressement productif de la France. Mais c'est celui qui a organisé l'esclavage, qui a construit la compagnie des Indes occidentales.
Son redressement productif il l'a construit sur les colonies!


 
 

… Au Cambodge, les mouvements sociaux font rage autour de la question du coût du travail. Depuis plusieurs mois, des centaines de milliers d’ouvriers du secteur du textile (la première ressource du pays) se sont mis en grève pour demander une revalorisation de leurs salaires…
… Au Bangladesh, le deuxième fabricant mondial d’habillement où, l’année dernière, 1 135 ouvriers du textile mouraient suite à l’effondrement d’un immeuble, le secteur est au bord de l’asphyxie…
… Quoi qu’il en soit, la géopolitique des fournisseurs est sans cesse mouvante. L’année dernière, le géant suédois H&M étendait son réseau à l’Ethiopie, délaissant un peu l’Asie (qui représente pourtant 80 % de sa production) pour cause de hausse des salaires
 
 
 
 


… les grands groupes industriels faisaient travailler des mineurs au péril de leur vie et en toute illégalité. 
Les témoignages des enfants sont effarants.
De plus, les multinationales avaient promis de développer dans les endroits les plus reculés des deux pays des projets éducatifs au profit des populations les plus démunis.
Belle parole car les écoles et les dispensaires ne sont toujours pas construits.
Après avoir visionné ce reportage, à l'heure des fêtes de fin d'année, lorsque vous croquerez un carré de chocolat, vous aurez forcément une pensée pour ces enfants exploités... 
sur France Ô
(nombreux reportages, videos disponibles sur le net,
dont le premier de Miki Mistrati)

Le constat est désolant : ici, une école n’a pas été construite, là s’élèvent quatre murs de béton laissés en friche. «Pourquoi tu n’es pas à l’école ?»«Ils ne m’ont pas encore inscrit», répond un jeune garçon en train de ramasser les cosses sur une plantation-école censée respecter les normes du label de certification UTZ. Souvent, ces enfants font l’objet d’un véritable trafic, et viennent du Mali ou du Burkina Faso


 

Rentrée scolaire et ... "droits de l'enfant", au Mali
Chaque jour, de l’aube à la nuit, Aïcha glisse ainsi sa calebasse au fil de l’eau. À la recherche de l’or qui fait vivre sa famille. Elle aimerait bien aller à l’école. Mais elle n’y a jamais mis les pieds. «On m’a dit que c’est bien, mais mon père préfère que je cherche de l’or», explique Aïcha, un léger regret dans la voix...
... «Elle me rapporte 300 euros par mois. Une petite bonne va gagner à peine 10 euros par mois à Bamako en travaillant de l’aube jusqu’à minuit. C’est beaucoup mieux de chercher l’or. Et je ne vais certainement pas envoyer mes filles  à l’école, c’est beaucoup plus rentable de les faire travailler sur la rivière», explique-t-il en remerciant le ciel d’avoir déjà quatre filles sur le terrain. ...

...Un monde différent ne peut advenir avec des gens indifférents. Une enquête du Wall Street Journal publiée il y a quelques semaines révélait qu'en 2010, les rémunérations des vingt-cinq plus grands établissements bancaires américains avaient atteint pas moins de 135 milliards de dollars (en hausse de 5,7% sur un an), l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie. Il en va des casinos comme des banques : le plus sûr moyen de gagner reste encore d'en être propriétaire, ou pour les secondes d'y travailler au poste de trader...
... Les alternatives économiques existent !

Pas qu’en France que les inégalités et la pauvreté progressent. Selon une étude Gallup à paraître au 16 septembre et révélée par l’agence Reuters, un Américain sur cinq avoue devoir se battre pour se nourrir correctement, lui et sa famille, en 2013. Souvent obligé de sauter des repas et de recourir à des bons d’alimentation (foodstamps).
Reprise, vous avez dit reprise ? 
«Ces résultats suggèrent que la reprise économique pourrait être disproportionnée et bénéficier plus aux Américains à revenu élevé plutôt que ceux qui ont du mal à satisfaire leurs besoins essentiels.»


On ne sait toujours pas qui de l'oeuf ou de la poule a précédé l'autre, mais une chose est sûre: pour avoir des oeufs biologiques, il faut que la poule qui les pond mange au moins 95% de grains issus de l'agriculture biologique. ..
"Le Bio local qui maintient un lien au sol est inattaquable mais sa mondialisation est difficile", juge Pierre Weill qui plaide pour "le développement des mesures d'analyse rapide qui révèlent l'origine des aliments et leur mode de production. Et pas un tampon accolé au fond de la Moldavie ou du Kazakhstan". ..

… 2% sont pourtant - déjà - accaparés pour près de la moitié par la grande distribution. Tandis que, en France aussi, plus de 60% des fruits et légumes consommés sous le label "AB" sont importés de pays où la légitimité de ce fameux label est, disons, difficilement vérifiable : on sent tout de suite poindre l'arnaque. De plus, dit Léon Guéguen, membre de l'Académie d'Agriculture, "il y a des provenances dont il vaudrait mieux se méfier, malgré une certification en bonne et due forme : on a vu des importations de blé bio biélorusse provenant de la région de Tchernobyl..."
… l'AB, qui représente 3,5% des terres agricoles en France, n'atteindra jamais l'objectif de 20% que le Grenelle de l'Environnement lui a assigné pour 2020. De toute façon, ses rendements, comparés à ceux de l'agriculture conventionnelle, sont au mieux moitié moindres. Il lui faudrait donc, au bas mot, deux fois plus de surface pour réussir à nous nourrir alors que la France importe déjà près d'un tiers de ses denrées bio, cherchons l'erreur... Au passage, notons que ces produits importés, souvent venus de loin, sont en contradiction flagrante avec l'un des versets essentiels du credo bio : la proximité des paysans
 

… Ce que pointe la plainte déposée par l’association, c’est le décalage cosmique entre les codes de conduite [PDF] de Samsung – qui ne manque pas de se targuer de « respect[er] les lois et les standards éthiques » –, et la réalité de ses pratiques de production. Ce grand écart renvoie, pour les initiés, au « fairwashing »
L’éthique, sur le papier
Filon très prisé par les grandes marques, le fairwashing, ou «blanchiment éthique», pour oser la traduction, consiste à afficher des engagements éthiques (respect du droit des travailleurs, des droits sociaux...) à des fins purement marketing. Le greenwashing, son volet « vert », en est le proche cousin…
Malgré un faible effectif de labels fiables, 75% des Français indiquent avoir confiance dans les produits portant un label de certification sociale …


Les enfants forçats (LCP/ARTE)

… on déclara même qu’en 2016, il n’y aurait plus d’enfants soumis à des formes inadmissibles de travail …

… Les organisations écologistes Greenpeace et Friends of the Earth ont salué cette "retraite" de Monsanto mais laissé entendre qu'ils n'étaient pas dupes des intentions du groupe américain de continuer à commercialiser ses OGM en Europe.
"Monsanto considère l'UE comme un territoire perdu pour la culture. Mais le groupe va continuer à les cultiver ailleurs et à inonder l'UE, qui est dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement en protéines végétales d'alimentation de ses troupeaux. Ce n'est pas plus compliqué que ça"

… L’idée serait donc de faire de la «lunch box» l’option «la moins excitante», et d’encourager les élèves à faire un vrai repas chaud et complet.
Les autres recommandations du document sont la mise en place de cours de cuisine après l’école pour les parents et les enfants ou l’interdiction pour les enfants de sortir pendant les pauses pour s’acheter de la junk food. Pour les auteurs, il serait également positif d’encourager les enseignants à s’asseoir à la cantine avec les enfants.
Pour le moment, en Angleterre, près d’un enfant sur cinq est obèse à la fin de l'école primaire.…

… Dans les établissements avec un self-service, l'UFC a noté la nature du choix proposé aux élèves: en opposant du poisson et des brocolis à des nuggets et des frites, on se doute de ce que les enfants vont choisir. Or d'après Olivier Andrault, «certains gestionnaires utilisent le choix multiple pour baisser les coûts»:
«Si la règlementation dit qu'il faut tant de fois du poisson, vous pouvez mettre un choix de poisson plusieurs jours, mais comme vous savez qu'ils n'en prendront pas contre des cordons bleus, vous achetez 90% de panés et 10% de poisson.»

L’obligation d’indiquer le pays d’origine de la viande, fraîche ou transformée, était une belle idée, mais les députés viennent de l’enterrer.
Hanté par les mauvais souvenirs des lasagnes surgelées fourrées au cheval roumain, mon estomac ne peut qu’être noué devant les plats au bœuf du supermarché. Sauf exceptions, je vais devoir me contenter encore un moment de la mention « viande bovine » tout court sur le hachis parmentier du rayon surgelé.
La promesse avait pourtant été faite au consommateur

"ces accusations, d'une gravité exceptionnelle, n'ont pas suscité de réactions à la hauteur. Depuis le Patriot Act, en 2001, il y a eu des dérives constantes au nom de la lutte contre le terrorisme. On s'est affranchi de tous les garde-fous que comportent les démocraties quand il s'agit d'investiguer sur les citoyens tout en instrumentalisant les peurs à des fins démagogiques. L'utilisation des drones, en dehors de toute légalité internationale (...), repose sur le même principe." Michel Tubiana, l'avocat historique de la LDH, ne dit pas autre chose. "On ne peut pas impunément, de manière impériale, projeter sa législation hors de ses frontières sans avoir de comptes à rendre."
De quoi inquiéter Barack Obama ?
 

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Le numéro hors-série"guide-annuaire des écoles différentes", réalisé en étroite collaboration avec les courants pédagogiques, les écoles, et de nombreux parents, enseignants, conseillers d'orientation et anciens élèves, obéit aux mêmes règles.