2012
école autrement, école
alternative, école différente ...
Une
autre école
est-elle possible ?
Certains l'affirment. Avec des variantes
: "une autre école est possible", "une autre école est
nécessaire" ...
Mais ils sont rarement très
nombreux à être très longtemps d'accord sur les détails
de sa mise en oeuvre, et sur leur cohérence.
Plus nombreux sont ceux qui en
restent à la forme interrogative.
Ou très personnelle : pour
mes
enfants.
Ou très provisoire : en attendant
de - en espérant bien - réintégrer au plus vite le
circuit «normal».
Cela
revient toujours de toutes façons, tôt ou tard, à la
même question: «une autre société est-elle
possible?». Et donc à la classique: de l'oeuf ou de la
poule, qui conditionne, engendre, l'autre?
Migraine.
Les concepteurs et commanditaires
des fondations et de l'architecture de l'Institution Scolaire sont connus
: Église, Royauté, Empire, Napoléon, République,
Ferry (Jules !). Et leurs objectifs pas vraiment dissimulés: reproduction
et tri sélectif d'une «élite» dite depuis deux
siècles «républicaine», avec grades en cascade,
pour l'encadrement du troupeau, la gestion et la rentabilisation ou élimination
(lucratives) des déchets.
... Il
faut de vrais “chefs” comme en Italie ou en Grèce désormais.
Des décideurs
qui ne sacrifient pas leurs décisions à la démocratie.
De ces chefs dont
Rousseau disait qu’ils s’accoutument
“à regarder
leur magistrature comme un bien de famille,
à se regarder
eux-mêmes comme les propriétaires de l’État”
et à considérer
les citoyens “comme du bétail “.
Ainsi, tout
se passe comme si les citoyens français étaient invités
au printemps prochain
à
se donner un nouveau “chef “, comme un troupeau perdu sans berger
(et chiens de bergers
à l’occasion).
... une
sélection qui élimine, pratiquement depuis l’école
primaire, les refusés.
L’idéal républicain
de la politique scolaire de la France, tel que l’a défini Jules
Ferry,
est de donner accès
à l’instruction à tous et, par l’égalité des
chances,
de permettre à tousd’accéder
aux plus hautes fonctions.
Mais en sous-œuvre, un
système de sélection et de compétition, installé
bien plus tôt par Napoléon et peut-être déjà
par les collèges de jésuites de l’Ancien Régime
permet d’extraire
de ce gisement d’instruction, sans le dire, les futures élites.
Cette reproduction est coûteuse
...
Ses co-propriétaires - co-gestionnaires
de toujours mais de moins en moins invisibles se nomment aujourd'hui Medef,
FMI, Banque Mondiale, OMC, OCDE, avec leurs
succursales locales, faux-nez et autres philanthropes actionnaires.
Et parfois d'actifs relais syndicaux
et parentaux.
Etonnant, non ?
Depuis l'inauguration : Rien.
Sauf de rares et brefs soubresauts
: pendant la Commune (école
mutuelle), au début du 20° siècle (Éducation
Nouvelle), à la Libération (Langevin-Wallon).
D'éphémères
velléités : tags colorés en 68, ravalement de façade
en 81, et pose d'échafaudages en 89 avec une Loi
d'Orientation jamais réellement mise en oeuvre.
"Sans
leur demander aucune contrepartie" ?
Bizarre amnésie
: 1989,
c'était, aussi et surtout, la nouvelle loi d'orientation.
Qui incluait un nombre
non négligeable de "contreparties", désignées
sous le terme, un peu vague, de "travailler autrement" (par exemple
la rédaction et la mise en pratique d'un véritable "projet"
- et pas seulement d'un "réglement intérieur" ! -
une école plus ouverte sur le quartier, les parents ...)
"Contreparties"
fermement ignorées par les syndicats dès "la revalo"
obtenue.
... et - plus surprenant
- par L. Jospin lui-même, pourtant demeuré ministre de l'éducation
jusqu'en 1992.
Puis devenu 1er ministre
de 1997 à 2002 (Son gouvernement a été à ce
jour le plus long de la Ve République) ...
Bilan
en 1998 :
"/.../Le projet d’établissement
a connu des périodes intenses de réflexion et de mise en
oeuvre
(1982 : collèges - 1989
: tous les établissements).
Il a permis à de nombreuses
équipes éducatives de progresser.
L’inspiration s’est, de nos jours,
sauf exceptions, singulièrement émoussée.
Quand il n’a pas purement et
simplement disparu,
il n’a ici et là que le
statut d’une formalité accomplie pour satisfaire à une demande
convenue
de la hiérarchie ou pour
obtenir des moyens financiers supplémentaires.
Quand il a quelque existence,
le plus souvent il ne mentionne
que des objectifs très généraux, omet les résultats
attendus,
ne décrit que des activités
diverses, généralement marginales
et s’emploie à justifier
les moyens « extraordinaires » dégagés ou spécialement
alloués.
Tout se passe comme si l’essentiel
de l'activité pédagogique ne relevait pas du projet,
mais s’inspirait d’une autre
logique de programmes et de moyens,
alors que les objectifs et l’activité
pédagogiques
devaient être placés
« au centre » du projet d’établissement.
Hormis son caractère obligatoire
(loi d’orientation de 1989),
le projet d’établissement
- qui a pourtant fait l’objet d’une abondante littérature «
grise » -
n’a jamais fait l’objet d’une
définition réglementaire. /.../"
Verbiages, postures et impostures.
Faux-départs, feintes et croche-pieds. Grandioses stratégies
d'appareils et petits calculs mytho-mégalos individualistes, et
carrièristes. Avec parfois de complaisantes notices hagiographiques,
auto-rédigées, dans une encyclopédie-who-s who
online...
Beaucoup
de paroles
verbales, d'intrigues très show-bize et M'as-tu-vu/e?
("j'aime beaucoup ce que vous faites", "pousse-toi d'là que j'm'y
mette!", "y en aura pas pour tout le monde", "prem's!", "kiçé
l'fondateur-chef ?...), et la totale
confusion quant à la définition de "l'innovation" et
la distribution
des clés !
Au-delà des envolées
lyriques et promesses verbales, il semble évident qu'il n'existe
pas encore, toujours pas, de «socle commun» susceptible de
remplacer celui édifié par Napoléon, ses prédécesseurs
et ses successeurs.
Et qu'entre deux déclamations
gesticulatoires, on ne semble pas vraiment s'en soucier.
Au programme des universités
d'été 2010 des partis dits d'opposition (P."s", Europe Ecologie-Les
Verts), ni école ni éducation - pas plus qu'aux précédentes
élections présidentielles - mais électorat et médias
(«l'Opinion»!) obligent : La-Sécurité.
Pas plus de projet (pour-de-vrai-sans-déc.
: solidement travaillé, discuté, argumenté, étayé,
décidé, chiffré, programmé) pour l'École
- l'Éducation ? - que, entre autres, pour le million de logements
manquants.
Etonnant, non ?
C'est pourtant
le prix du m² qui fait la différence, en matière
d'école, aussi.
Etonnant ?
Non :
Indifférence, omissions
normales, puisque leurs électeurs comme leurs élus ne sont,
de fait, pas réellement ni directement concernés.
(**)
... Et occupés à
tellement
d'autres jeux !
C'est pourtant plusieurs
années avant l'échéance qu'un véritable «projet»
devrait être patiemment et sérieusement débattu, tous
bilans en mains et cartes sur tables, puis assemblé et très
clairement motivé, chiffré, exposé, et proposé,
afin de pouvoir, en cas de succès électoral être mis
en oeuvre - promesses et compte à rebours obligent - dès
le lendemain matin du scrutin.
Sous l'autorité d'un ministère
ayant, tant qu'à faire, participé activement à son
élaboration, et étant fermement assuré du soutien
actif de ses collègues, comme du temps nécessaire à
sa consolidation.
A l'abri des girouettes virevoltant
au gré de sondages, modes, imports, intox, carrières et lobbies
en tous genres.
Et donc soutenu également
aussi bien par les associations de parents que par les professionnels,
puisque nécessairement, logiquement, associés en aval comme
en amont à sa conception et à son évaluation.
Est-ce vraiment «possible»
?
Car on peut, tout de même,
très légitimement se demander, entre autres, si le ministre
est bien vraiment toujours - et sera encore - celui de l'«Education».
Et ...
«Nationale»?
Dans quel sens ?
Ou celui des multinationales ?
Et de quel type d'«éducation»,
d'«école»,
celles-ci ont-elles besoin?
Pour quel type de société
?
Et constater que la longévité
des ministres (en titre) de «l'éducation
nationale» raccourcit de nouveau : cinq
en dix ans. Et six ministres «de la jeunesse» en six
ans.
Une autre
école pour, dans, une autre société ?
«Possible» ?
On peut
aussi faire pire : c’est
en cours.
Ou apparemment, autrement,
moins pire : on en cause ... dans les colloques; on cherche, chez
les chercheurs; on expertise chez les experts; on calcule chez les stratèges
: comment faire la même chose, ou pire, en innovant sans
rien changer ?
Mais mieux
(c'est-à-dire avec d'autres objectifs et méthodes) ?
Est-ce vraiment
nécessaire ?
Oui. Et urgent.
Avant un séisme
ou après le déluge?
Faudra-t-il une «révolution»?
Une véritable réforme
(et non du compassionnel et caritatif «care»
en barre, poudre, pansements, gélules ou pommade) en serait une.
Mais au
«tous ensemble, tous!» succèdent toujours
très vite les «pousse-toi d'là que j'm'y mette»
et
«prem's, y en aura pas pour tout le monde».
Après
des siècles de stagnation, et aujourd'hui de régression,
dont le pouvoir actuel - et futur ! - n'est pas la cause, mais le résultat
(de mensonges, esquives, égoïsmes, soumissions, compromissions,
langue de bois, «mal-entendus» parce que non-dits, non écrits),
il ne s'agirait en fait - et enfin ! - que d'une Évolution.
Pas au petit sens utilitaire ou
hasardeux darwinien (les plus nombreux, forts, opportunistes, «efficaces»)...
mais d'une victoire de la Culture sur la Nature.
D'un pas en avant.
D'un progrès.
D'une émancipation.
Pour de vrai.
Émancipation.
Quel gros mot.
Est-ce bien raisonnable?
Est-ce compatible
avec mes diplômes, mon Q.I., ma fonction, mes valeurs, mes titres,
mon ancienneté, mon parcours, mes relations, ma carrière,
mon patrimoine, mes principes, mes voisins (Mme et M. Caen-Diraton
...), mes assurances, mes vacances, mes sacrifices, ma retraite et ma «petite»
rente immobilière; avec mes «légitimes» ambitions,
médailles, mérites et acquis; avec ma voiture, mon doudou-portable-bracelet-gps,
mon jardin, ma porte blindée, mes abonnements à Maisontélérama
et
Maison-Magazine; avec mes peurs, ma Sécurité?
Avec celles et ceux de Mes enfants
d'abord?
« autre »
= Émancipation.
Tout le reste
n'est, n'a été, ne sera que paroles verbales, novlangue,
slogans, fantasmes, leurres et mensonges : pour camoufler la reproduction
du modèle initial.
A l'apprentissage forcé
de la conformité et l'uniformité de futurs petits soldats
pour les guerres d'empires a succédé celui de la standardisation
nécessaire à la guerre économique, permanente, et
mondiale. Le Marché de «l'éducation» fait
partie de tous ceux à conquérir. Quelles que soient les pertes,
ici et «en face».
Comme
en 14.
On va donc
continuer de plus belle à parler de «réformes»,
d'innovations, d'expérimentations.
Et, c'est "nouveau", de "changement"
- cf les 29 lignes (sur 1200) du "projet" du Ps ("Nous
proposerons un nouveau pacte éducatif à la Nation") !
 Et
des hordes de chercheurs et autres experts - en benchmarking ...
"éducatif" - font, refont, vont faire, et refaire, à grands
frais, le tour du monde, de la Finlande au Népal en passant par
le Poitou, pour en rapporter "les recettes qui marchent ailleurs"
: un truc, une ficelle, un gadget, bref un "concept innovant" avec son
packaging,
qui sorti de son contexte culturel, social, politique, économique,
n'a aucun sens, aucune cohérence, aucune autre utilité que
celle d'un bricolage, d'une diversion, supplémentaire.
Un ancien sous-titre
du guide-annuaire était «L'école à rustines».
Auquel avait répondu une
commande éditorialo-ministérielle titrée «L'école
qui décolle» ...
Il y a vingt ans.
Nous sommes
tous ministres de l'éducation.
Ce sous-titre du guide-annuaire
est généralement mal lu, mal entendu, compris comme «je
suis donc ministre ... de mes enfants d'abord» : de mes enfants
seulement.
Ou pire : «ministre,
j'ai donc une solution pour ... les autres».
Screugneugneu.
Yaka. Yzonka. Faucon.
Voulons-nous
- du verbe vouloir - nous émanciper (*)?
Avec - pas aux dépens de
- tous les autres, d'ici et d'ailleurs?
A quel prix? En se débarrassant
de quoi? Au profit de quoi? Aux dépens de qui? On commence quand?
Par quoi? Comment?
Vertige.
Bon, alors...
soyons raisonnables :
et si on se contentait plutôt
d'un petit sondage?
Au choix : cantine, cartables
trop lourds, punitions, WC, casquettes, drogues, foulard, portable, informatique,
sport, mixité, laïcité, rythmes
scolaires, innovations, évaluation, surdoués, internet,
caté, uniforme, carte scolaire, semaine de 4 jours, obésité,
notes, devoirs à la maison, classement, shorts, minijupes, robes
trop longues, talons hauts, précocité,
redoublement,
orientation, cours particuliers, soutien scolaire, "réussite" scolaire,
"meilleur" lycée (hit-parade), "LE"-Bac (tricherie au),
absentéisme, décrochage, violences ...
Vidéo-surveillance, vigiles
ou portiques ?
Les trois ?
Suivi d'un petit
débat ?
D'un "Grand
Débat" ?
...
les
"signes sur l'école".
"Ils
vont venir, les Français vont en être abreuvés",
promet Vincent
Peillon.
"A partir
du collectif budgétaire de juillet,
et durant
les six premiers mois de l'avènement de la gauche,
la
France va se saisir d'un grand débat sur l'école",
portant, entre
autres, sur les Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation
- qui succéderaient
aux IUFM -, sur les rythmes scolaires, sur le métier d'enseignant...
De commissions ? D'«appels»
? D'«assises» ? D'«états généraux»
?
De "lettres ouvertes" ? De "manifestes"
? De pétitions ?
D'un «Observatoire»
?
D'un «Conseil scientifique»("contre
les violences à l'école) ?
D'un «Comité Stratégique»
("pour
l'apprentissage de l'anglais dès 3 ans") ?
... D'un «Haut Conseil»
("de
l'Education")?
Avec un «Comité de
pilotage» ?
... Et des, petits et Grands, «Chefs
de projet» ?
Et d'une Nième annonce de
«
réforme » ?
... Ou de "Transformation"
! (S. Royal, janvier 2011)
Pas assez audacieux, semble-t-il.
Une refondation ?
Pour de vrai sans déc. ?
Sur, à la place, à côté des
anciennes "fondations" (Eglise, Royauté, Empire, 3° République,
et ... Traité de Lisbonne) ?
Donc sur de nouvelles bases ? De nouvelles "fondations"
? Avec une nouvelle architecture ? Un nouveau cahier des charges ? D'autres
concepteurs et ... commanditaires ?
Bigre.
(à suivre ...)
R. A.
(*) du latin
«emancipare»,
affranchir un esclave du droit de vente, venant de «e»
privatif et «manucapare», prendre par la main (l'achat
des esclaves se faisait en les prenant par la main).
(**) Quelques
références & "illustrations"
-
1996 : « ...Si
l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à
ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la
qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits
de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il
serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants.
Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription
de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité
de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement
obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité.
Cela
se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement
voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général
de la population.... »
©
OCDE 1996 (Cahier
de politique économique n° 13 - Faisabilité politique
de l'ajustement - page 30)
- 2010...
L'Irlande avait été le premier Etat européen à
prendre des mesures d'austérité. On voit le résultat.
Le recul social est porteur d'un risque non nul d'effondrement économique.
Pire,
en sabordant l'éducation et la santé au nom du moins d'Etat,
ce sont les bases de leur avenir qui sont ébranlées dans
ces pays...
... la crise des dettes
souveraines consécutive à l'implication des Etats pour sauver
leurs banques nationales a ouvert la voie à des réformes
dites "structurelles". Il ne s'agit pas d'un complot caché.
Bien au contraire, cette
fenêtre d'opportunité est affichée dans des documents
publics, par exemple ceux de l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE)... Documents, il est
vrai, peu ou pas consultés par les citoyens et les journalistes.
Au nom de la crise de la dette, on
peut imposer aux peuples des "réformes structurelles", même
si elles n'ont aucun lien direct avec la nécessité de rétablir
les comptes publics...
- ...La
soumission à un pouvoir autoritaire conduit toujours à une
augmentation de l’autoritarisme.
En fait, le basculement
de la société française traditionnelle, avec ses majorités
et ses oppositions, vers une société ultra libérale
implicite, dont le choix n’a jamais été débattu
démocratiquement, a modifié le paysage politique en profondeur.
Le
zarkozisme a abandonné toutes les valeurs gaullistes sans le dire.
La
gauche a souvent oublié ses propres valeurs pour tenter de faire
la démonstration qu’elle savait gérer... (Pierre
Frackowiak)
- ...On
est dans une société loufoque, qui dépense
pas mal d'énergie pour l'éducation de sa jeunesse et qui,
ensuite, adhère à un système économique qui
assure l'écrasement de la jeunesse et de la baisse de son niveau
de vie.
C'est un gaspillage d'énergie
énorme. Les jeunes sont assez conscients de ce qui les attend sur
le marché du travail. Et donc j'imagine qu'ils ne sont pas très
contents....
Cette ligne, c'est l'autoritarisme.
Ce n'est pas le coup d'Etat à la Napoléon III. C'est plus
subtil : un mélange de provocations, d'agitation, d'activation de
peurs, de discours sécuritaire, de thématiques ethniques.
A travers tout ce que fait la droite, il y a une ligne, un projet....
...les socialistes entretiennent
un rapport fort à l'éducation, à la culture : ce
sont des premiers de la classe, des bons élèves.
La gauche était autrefois le reflet du monde enseignant et du monde
ouvrier, mais, en ne prenant pas la mesure de la mutation économique,
elle a perdu le second....
(Emmanuel Todd)
-
Le
thème du jour, c'était l'éducation,
mais
dans son discours, Bertrand
Delanoë n'en a pas parlé.
... Pour l’ensemble de la
ville de Paris, les
illuminations représentent une dépense de trois millions
d’euros, répartie entre les associations de commerçants
et la mairie (pour 900.000 euros). La campagne de communication, menée
par l’office du tourisme, coûte trois millions de plus...
- Le
9 novembre, lors d'un
conseil national marqué par un absentéisme record - moins
du quart des membres du "Parlement" du PS était présent -,
le texte sur "l'égalité réelle" a provoqué
un sérieux accroc à l'unité affichée depuis
septembre. Pour la première fois depuis l'élection, en novembre
2008, de Mme Aubry, douze élus, pour la plupart membres de sa majorité,
se sont abstenus. Parmi les "rebelles", qui s'inquiétaient du "manque
de hiérarchie" et de crédibilité économique
de ce catalogue de promesses "pour cinq, dix, quinze ans", figuraient trois
candidats potentiels à la primaire : François Hollande, Pierre
Moscovici et Manuel Valls.

- Royal, (à
la même table que Lang, Julliard, etc...) le 15
janvier 2011 :
... on
ne dit plus "réforme", mais "transformation"...
:
«-
Nous
rétablirons
les RASED, la formation des enseignants ...
- 2 adultes par classe,
17 élèves par classe ...
- pas de collège
de plus de 600 élèves, etc...»
Quand
?
Bientôt
... : "à la rentrée 2012"
- Royal le 26
janvier 2011 :
le
PS n'a "ni projet, ni candidat" pour 2012...
... Il n’y a chez Ségolène
Royal ni désespoir, ni même frustration face à la lenteur
du PS, seulement une stratégie du pire, froide, calculée,
dans laquelle la souffrance des Français et l’intérêt
de la gauche ne jouent aucun rôle.
Une stratégie exclusivement
personnelle
Ségolène Royal
poursuit depuis plusieurs mois son exercice d’équilibriste à
la frontière du Parti socialiste. Elle maintient une présence
minimale pour ne pas être oubliée et ne pas s’aliéner
entièrement ceux des socialistes qui tâchent de construire
un programme. Elle effectue de temps en temps une piqûre de rappel
sur le thème de l’unité afin de ne pas apparaître comme
porteuse de discorde. Mais en ne s’investissant pas dans la construction
du projet, en rendant ostensible son absence, en plaçant à
l’occasion (comme lors de la convention pour l’égalité réelle)
sa contribution individuelle (2 pages), elle se donne toutes les armes
pour se désolidariser du PS le temps venu...
("Ségolène
Royal ou la stratégie du vautour")
«
- Votre projet éducatif est ambitieux, mais comment comptez-vous
le financer ?
-
Bruno
Julliard : Tout n'est pas une question de moyens, puisqu'à
investissement comparable dans notre système éducatif nous
n'avons pas de meilleurs résultats que la moyenne des pays de l'OCDE.
Nous sommes même un peu en dessous. Ceci dit, nous avons défini
des priorités budgétaires : la maternelle et l'école
primaire, la formation professionnelle des enseignants et les établissements
situés en ZEP.
Pour
ces priorités, nous avons identifié des sources d'économies,
comme la fin
de l'exonération fiscale pour toutes les entreprises privées
de soutien scolaire. Cela coûte extrêmement cher à
l'État en plus d'être une voie détournée de
privatisation de l'école publique... »
- Entretien
avec Bruno Julliard, 9 mars 2011 :
"Notre
école traverse une crise majeure et il faut tout reconstruire...
...
Notre
projet éducatif est à dix ans."
- Benoît Hamon :
Mais
attendez, je suis honnête, là… A
mon avis, quand tu es au pouvoir ce n'est pas le moment où tu es
le plus inventif. Les
meilleures idées et la plus grande énergie que tu peux mettre
dans un combat politique, c'est quand tu t'opposes, quand tu es en minorité
...
- ... "Si
les 60 000 créations de postes annoncées par François
Hollande ne devaient l'être que par redéploiement, cela reviendrait
à réduire le service public de la santé ou de l'emploi
pour consolider les moyens de l'éducation nationale. Cela n'aurait
aucun sens. Un
poste de professeur en plus ne peut être payé par un poste
d'infirmière en moins" ...
- Arnaud Montebourg
entend adopter une démarche pro-active pour atteindre cette mixité,
quitte à « forcer » les chefs d’établissements
à recruter des élèves moins bons d’autres lycées
et collèges afin d’introduire de l’hétérogénéité
dans les classes – puisque les classes de niveaux sont une catastrophe
pour tous ».
Question
: Les parents d’élèves, et notamment les électeurs
du PS, sont-ils prêts, en pratique, à tant de mixité?
Ont-ils vraiment envie que leurs enfants soient mélangés
à d’autres moins bons et/ou issus d’un autre milieu que le leur
(parce que oui, les deux sont évidemment liés)? Sur
le papier, l’idée est très belle. Et concrètement?
- L'UMP
vient de dévoiler son projet éducatif pour 2012. Dans quelques
semaines le Parti socialiste débattra du sien lors d'une convention
nationale. A dix-huit mois de l'élection présidentielle,
une certitude s'impose : l'éducation
sera au cœur de la confrontation politique entre la droite et la gauche.
-
... La division n'est pas politique, les écologistes sont grosso
modo homogènes et unis sur leur vision du monde et leur projet de
société. Mais comme toutes les organisations politiques,
ils sont soumis en interne à des jeux de pouvoir et à des
tiraillements d'ambition qui les paralysent et les décrédibilisent.
Ce
n'est pas propre aux écologistes ou aux Verts, c'est
le virus consubstantiel à la représentation politique et
le péché originel des partis.
La
lutte pour le pouvoir en interne détourne les meilleures volontés
et les plus belles intentions...
-
Redoublement :
-
Un
fils d'enseignant a quatorze fois plus de chances relatives d'obtenir le
bac que
son camarade dont le père est ouvrier non qualifié, selon
une note du ministère de l'Education (*). Cette étude
est basée sur un panel d'élèves entrés en sixième
en 1995. Ils ont passé le bac à partir de 2002. Quand on
compare aux élèves entrés en sixième en 1989,
les inégalités ont augmenté: les fils d'enseignant
avaient alors neuf fois plus de chances relatives de réussite que
les fils d'ouvriers non qualifiés. C'est la première fois
que les inégalités sociales s'aggravent à la fin du
secondaire...
(*)[Note
d'information E.N. - pdf]
- 20%
d’élèves en grande difficulté à 15 ans, deux
fois plus qu’il y a dix ans. Et parmi eux, pas un enfant de cadre ou d’enseignant.
Quant à ceux qui parviennent à entrer au lycée général,
ils se retrouvent plongés dans une compétition acharnée
entre élèves, à coups de séjours linguistiques
pour maîtriser l’anglais, de cours de soutien et autres coaching
hors de prix...
... Les Bourses peuvent
bien dévisser, les banques s’effondrer, l’industrie du soutien scolaire
résiste à toutes les tempêtes. Depuis une quinzaine
d’années, elle affiche même une santé insolente, avec
en France un chiffre d’affaires annuel estimé à plus de 2
milliards d’euros, en hausse de 10% chaque année.
"Il ne s’agit pas de
soutenir des élèves en difficulté scolaire, explique
Thomas Collas, étudiant-chercheur à Sciences-Po, mais de
les rendre plus compétitifs." C’est
en France que le phénomène est le plus développé,
"le seul pays, précise Mark Bray, qui offre une réduction
d’impôts aux familles pour l’emploi à domicile", une mesure,
mise en place au début des années 1990 et qui profite aux
plus aisés. Cette course laisse encore un peu plus sur le
bord de la route les enfants de milieu modeste, mais aussi des classes
moyennes, voire moyennes supérieures.
[
Des
priorités pour remettre l’école d’aplomb !
]
... tout
le système s’organise pour créer ces petites différences
scolaires qui deviendront de grandes différences sociales
: choix des filières, des langues, des matières optionnelles,
classes européennes…. Et l’on voit déjà que l’école
élémentaire est touchée par ce mécanisme selon
lequel tout le monde est «relativement» en échec dès
lors qu’il n’est pas aussi bon que le système le suppose.
Au bout du compte nous débouchons
sur une orientation par l’échec ...
... Il ne sert à
rien de condamner les «parents consommateurs» parce qu’il est
rationnel et pas forcément cynique de choisir la meilleure école.
D’ailleurs les enseignants qui sont aussi des parents se conduisent de
la même manière. Le problème vient de ce que ces choix
individuels aggravent les inégalités sociales puisque les
bons élèves se regroupent, et les moins bons aussi ...
- ...D’une certaine façon,
l’école s’est substituée à l’Eglise et a acquis une
dimension quasi religieuse...
En France,
le diplôme fonctionne comme une double peine.
Dès les petites classes,
avec l’apprentissage de la lecture, il y a des inégalités
de réussite selon le milieu social.
Or, peut-on parler de mérite
pour un enfant de 6 ans ?
Ne
faudrait-il pas renvoyer ces inégalités scolaires précoces
aux inégalités de conditions de vie entre les familles ?
- ...
En
France, certains diplômes sont des sortes de rentes
et on comprend que les écoles qui les distribuent ne tiennent guère
à s'ouvrir. Mais dans un marché du travail relativement serré,
la grande utilité de certains diplômes se solde par la très
faible utilité de ceux qui sont situés à l'autre bout
de la hiérarchie scolaire. Si
on a tout avec quelques diplômes, on n'a pas grand-chose avec d'autres
et on a rien quand l'école n'a mesuré que vos lacunes.
Dans ce cas, la faiblesse scolaire devient un handicap d'autant plus marqué
que la majorité des jeunes accède aux étapes élémentaires
comme le baccalauréat aujourd'hui. Alors, les élèves
les plus faibles alimentent les rangs des décrocheurs et manifestent
leur colère dans les émeutes urbaines...
- Selon un classement établi
par l'OCDE, la France
se situe au 22e rang (sur 25) en termes de qualité de vie à
l'école, rappelle l'association. [ AFEV ]
Selon le baromètre
sur le rapport à l'école des enfants des quartiers populaires
publié pour l'édition 2009, 66 % des jeunes interrogés
affirmaient ne pas aimer ou "un peu seulement" aller à l'école.
53 % disaient s'ennuyer.
Surtout, 36 % déclaraient
qu'ils avaient "parfois - voire souvent - mal au ventre avant d'aller à
l'école ou au collège".
-
41% sont rarement, voire jamais, aidés par leurs parents pour faire
leurs devoirs.
Si l’on extrait les collégiens
uniquement, ce pourcentage passe à 49%, les devoirs et les exigences
scolaires devenant plus complexes, la capacité des parents à
fournir une aide devient plus faible.
-
"Quatre stylos valent 2,42 euros, combien coûtent 14 stylos ?
"Ça, je ne sais
pas le faire du tout", répond d'emblée l'ancien ministre
de l'éducation nationale, Xavier Darcos...
"si l'on en croit les
évaluations à l'entrée au collège en 2007.
Seuls 3 élèves sur 10 sont alors capables de calculer le
prix de 20 objets lorsque 10 d'entre eux coûtent 22 euros.." (lemonde.fr)
Sur les 800 000 jeunes
que compte une génération, l'école française
laisse sortir à la fin de la scolarité obligatoire, chaque
année 354 400 incapables de manier la règle de trois.
En
fin de collège, 44% des élèves ne sont pas au niveau
attendu en mathématiques.
(Évaluation et
statistiques - Les compétences des élèves en mathématiques
en fin de collège - Les notes d'information - DEPP - N°10.18
octobre 2010)
-
« C'est le prix du m² qui fait la différence »
La carte scolaire, qui visait
pourtant la mixité, n'a pas empêché la concentration
sociale des enfants de milieux aisés et cultivés dans les
mêmes quartiers ainsi que la concentration des enfants les plus défavorisés
dans les ZEP (Zones d'éducation prioritaire). C'est
le prix du mètre carré qui fait la différence.
De même, les meilleurs enseignants sont aussi dans les collèges
et lycées de ces quartiers résidentiels du centre et de la
périphérie, là où vivent les cadres et les
professions supérieures alors que les enseignants moins expérimentés
sont envoyés faire leurs armes dans les zones plus défavorisées
notamment dans les ZEP. La carte scolaire renforce la ghettoïsation
de la société française par le haut.
(Michel GODET - Libération
- jeudi 08 septembre 2005)
... Aux antipodes de ces
dérèglements du marché immobilier,
faut-il rappeler que l'on
estime à 1 million le déficit de
logements, accumulé depuis une vingtaine d'années ?
Ou qu'en France, aujourd'hui,
quelque 3,5 millions de personnes n'ont pas de logement digne, ou pas de
logement du tout ?
"République" ? Un
vain mot, hélas ! quand le
droit, élémentaire, au logement est à ce point bafoué.
... Il reste que la symptomatologie
n'est pas un diagnostic. Celui-ci relève du refus collectif de regarder
lucidement notre long terme, et du caractère
profondément conservateur, rentier, de la société
française dans son entier. Le comportement patrimonial des
possédants français accumulant de l'assurance-vie et des
logements vides, tout comme leurs grands-parents serraient leurs lingots,
relève de la même frilosité. ...
... Les seniors de 2010,
qui sont propriétaires sans remboursement d'emprunt dans plus de
70 % des cas, ont été les grands bénéficiaires
- par les plus-values longues, et donc non imposables - de la crise du
logement payée au prix fort par les jeunes actifs. Les seniors urbains
des classes moyennes supérieures n'ont jamais vécu aussi
à l'aise dans des logements sous-occupés, le couple type
de 60 ans vivant à deux dans un cinq-pièces, alors que les
jeunes familles sont tenues de s'entasser dans de petites surfaces ...
... Parions
donc qu'aucun candidat n'aura le courage de s'atteler à une telle
politique de générations.
On
exalte le passé, on ranime l'instruction civique...
... des
élus louent des logements de la RIVP alors qu'ils disposent d'autres
habitations, ou paient des loyers sous-évalués
par rapport à leurs ressources.
Le
quotidien cite Jean-Pierre Chevènement et Delphine Batho,
dont le loyer a été réévalué, Fadela
Amara, et aussi deux personnalités qui ont quitté leur logement
Benoist Apparu, Brigitte Kuster (maire du 17ème).
Selon le Parisien,
Jean-Pierre
Chevènement a notamment un appartement de 120 m2 rue Descartes pour
1271 euros de loyer par mois....
...Pas question pour le
sénateur, président d’honneur du Mouvement républicain
et citoyen (MRC)
de quitter les 120 m2 qu’il loue rue Descartes, situé à deux
pas du Panthéon (Ve).
- «Tout
le monde est pour la mixité sociale.
Mais
pour les autres.»
USA
2008 :"dans
le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle" (Sol Stern).
LES CHÈQUES
ÉDUCATION : L'ÉCHEC.
Depuis une bonne vingtaine
d'années, ici aussi, évidemment, le "chèque éducation"
(ou "bon scolaire") - en anglais "voucher" - fait partie
d'un blabla yakaiste au sujet des indispensables réformes, "simples,
urgentes et radicales", disent-ils, du système scolaire...
L'un des plus fervents
promoteurs du
chèque-éducation aux USA, Sol Stern,
vient de faire brusquement volte-face en affirmant, constats à l'appui,
que le voucher n’avait "pas du tout amélioré le
système public".
Après avoir depuis
longtemps réclamé, soutenu et contribué au développement
des vouchers et des charter schools, Sol Stern pointe les
défauts et les insuffisances du voucher. Il cite, entre autres,
l’expérimentation de Milwaukee, première ville aux États-Unis
à adopter, en 1990, un programme "chèque éducation".
Le
droit d'apprendre
Ivan
Illich dans
Une société sans école proposait,
dès les années 70,
une réflexion
radicale sur l'échec de l'enseignement à l'école.
Cette dernière,
outil d'un Etat,
peut-elle être
pensée aujourd'hui autrement
comme il le suggérait
il y a trente ans ?
ENTRE
PSYCHORIGIDES ET INVERTÉBRÉS...
L'école
traditionnelle,
publique
ou privée,
est
depuis toujours i n a d a p t é e
à
la grande majorité des enfants et adolescents,
autant
qu'aux besoins d'une société en pleine mutation.
Elle
ne peut que fabriquer de plus en plus d'inadaptés,
dégoûtés
à vie d'apprendre, alors qu'une formation continue,
active
et coopérative est une nécessité.
|
|
...
Psycho-pédagogue, orthophoniste, psycho-motricienne, grapho-thérapeuthe,
psychopédagogue… A 10 ans, Elena, en CM 2, a déjà
été suivie par toute une flopée de spécialistes.
Le but: l’aider à être meilleure à l’école.
Elle n’est pas nulle. Elle dirait qu’elle se situe entre «bien et
mauvais». Evidemment,
ce n’est pas assez....
...
Mais c’est qu’il faut réussir. Et ça ne va pas être
facile. La concurrence est rude. Pas de bonnes notes = pas de diplôme
= pas de boulot = pas de Rolex à 50 ans = la fin du monde. La pression
est presque palpable. Mais le plus grave, c’est qu’elle débute dès
la maternelle...
... La pression est là.
On voit des enfants rendre «copie blanche» à 5 ans.
La mise en échec est trop précoce. Et
la réponse apportée par l’Education Nationale est terrifiante
: encore plus d’heures de cours pour les plus faibles...
Public Sénat diffusera
le documentaire* « L’école à
bout de souffle »* de Marina Julienne, sur l’école
primaire et les inégalités scolaires.
16/02 à 09 h00 - 18/02
à 22h00 - 19/02 à 18h00 - 20/02 à 17h15 - 25/02 à
15h15
*samedi
18 février à 22h sur Public Sénat. Il sera suivi
d’un débat animé par Elise Lucet.
L'association
loi 1901 Le Germe (Groupe pour l'Elaboration et la Réalisation
d'une Magnifique Ecole) est un collectif de citoyens (parents d'élèves,
enseignants, grands-parents, chômeurs, pédagogues, etc...)
qui souhaite créer
sur le lochois, une école différente, laïque à
vocation de devenir publique, fondée sur une pédagogie alternative
ouverte au développement de l'enfant.
Pour
se faire connaître, encourager le plus grand nombre à rejoindre
cette action, l’Association proposait le 4 octobre 2011 une soirée
débat sur les écoles alternatives sur le thème
"Quelles
pédagogies différentes
pour
l'école ?"
en présence
de chercheurs et d'enseignants.
Débat
précédé par la projection du film documentaire
Merci
Ovide !
l'école
Decroly,
une
pédagogie différente.
Le
projet d'un collège-lycée Freinet
sur les rails
à Nantes
L'association
Célestin
milite depuis 2007 pour la création d'un collège-lycée
de pédagogie Freinet. Ça semble avancer : elle a aujourd'hui
le soutien des collectivités locales.
Et
espère une ouverture en 2013.
Le
choix d'une pédagogie différente.
Le
projet semble sur de bons rails. « On est confiant, assure
Marie-Bertille Couëdel, présidente de l'association Célestin
Pour un Collège-Lycée Public Innovant. On sent que les
collectivités locales sont avec nous. » Depuis 2007, l'association,
qui réunit parents, enseignants, personnels éducatifs, travaille
à l'ouverture d'un collège et lycée public de pédagogie
Freinet.
1921
(Summerhill)
L'origine
de problèmes n'est pas dans l'enfant, il est dans l'attitude des
adultes à leur égard. Il peut
y avoir eu beaucoup de changements depuis l'époque où Neill
dirigeait l'école, mais le scénario
est fondamentalement le même. Les enfants sont toujours privés
du respect et du soutien qui leur est dû comme êtres vivants.
Un
mélange confus d'autoritarisme, de corruption, et de séduction,
maintient toujours les jeunes sous la tutelle du monde adulte,
un monde qui a perdu le contact avec son élan vital.
1968
(Colloque
d'Amiens, mars 68)
«
Profondément troublés par l’inadaptation d’un système
éducatif hérité du 19° siècle, dont la
centralisation excessive la rigidité et l’inertie leur apparaissent
d’autant plus graves au moment où s’effectue, comme dans les autres
grands pays développés, le nécessaire passage à
une formation secondaire et supérieure qui doit être aussi
une formation de qualité, les membres du colloque affirment
l’urgence
d’une rénovation éducative aussi bien que pédagogique
qui ne peut se concevoir que dans la perspective d’une éducation
permanente de la nation ...»
1975 : (Oslo
:Un lycée aux lycéens)
Amputez
les enfants-adolescents du pouvoir qui leur revient dans l'Institution
scolaire
- qui leur revient,
du fait qu'ils y sont indispensables -
et, en les coupant
de la réalité extérieure, en les renvoyant à
leur seul monde intérieur,
vous
les désocialisez, c'est-à-dire que vous les névrotisez.
1978
: "Quand on
parle de l'école aujourd'hui, on ne trouve pas de mots assez durs
pour stigmatiser ses faiblesses, ses carences.
Chacun
a son histoire, ses anecdotes, plus péjoratives les unes que les
autres, qui ne fleurent guère la nostalgie . .."
Archives (1978)
n°
13 - avril 1978 - 49 fr
Alors,
on n'a pas école aujourd'hui?
Faire
bouger Goliath,
par
Henry Dougier
"Quand
on parle de l'école aujourd'hui, on ne trouve pas de mots assez
durs pour stigmatiser ses faiblesses, ses carences.
Chacun
a son histoire, ses anecdotes, plus péjoratives les unes que les
autres, qui ne fleurent guère la nostalgie . .."
Ces pratiques
alternatives: un modèle?
Des
« lieux pour enfants » où s'inventent d'autres rapports,
par
Catherine Baker, Jules Chancel
Cinq expériences,
cinq itinéraires
-
La Barque, comme le nom l'indique
-
Le Toboggan, avant la chute ... ailleurs
-
Le Moulin des souvenirs
-
L'Ecole en Bateau à contre-courants
-
Le projet Jonas,
Jonas-en-Corrèze
: un réseau
D'autres lieux
Mais
qui, diable, va dans ces «écoles» et pourquoi ?
par
Catherine Baker
-
La Roulotte
-
L'Ecole et la Ville
-
Le groupe de Houilles-Argenteuil
-
Terrevigne en Beaujolais
-
Belbezet
-
Le Har
-
La Commune
-
L'A.C.C.E.N.
Critiques et
réponses
Attaques
... et hésitations ...
Parades
... et auto-critiques
Deux
bilans :
«
Attention Ecole », 73-74
«
La Mosaïque », 75-76
Une «
théorie »
Où
il n'est plus question de cheveux blonds ni de sourires panoramiques ...
mais de politique!
par
Jules Chancel
Face
à face, l'enfant et l'adulte
Confrontations
Plusieurs
silences bien gênants !
(Guy
Avanzini)
Je
demande toujours : quoi de neuf ? (Fernand Oury)
Prendre
la tangente
(Fernand
Deligny)
Une
alternative? Non, une reproduction du système scolaire (Etienne
Verne)
La
longue marche des innovateurs
(Louis
Legrand)
Vitruve,
une école perpendiculaire ... (L'équipe de la rue Vitruve)
Le
lieu central de lutte, c'est l'école publique !
(Jacques
Guyard)
Comment
enclencher sur le milieu populaire ?
(Bernard
Defrance, Louis Caul-Futy)
«
L'initiation » plutôt que la pédagogie (René
Schérer)
Ecoles
parallèles ... Lieux de vie ... Réseaux (Liane
Mazère)
BRITISH
WAY OF LIFE
Le "modèle"
anglo-saxon, libéral ... et blairo-socialiste...
"Redynamiser
la pensée sociale progressiste" !
"Pour la première fois, une
responsable politique français introduit la
notion anglo-saxonne du care dans le débat public, notion
longtemps débattue outre-Atlantique..."
ILLUSTRATIONS :
ÉCOLES
ANGLAISES :
Discipline, rigueur et esprit
compétitif sont les maîtres mots de la mutation mise en œuvre
par le gouvernement travailliste..
Royaume-Uni
: L’uniforme discriminatoire
En imposant un fournisseur
unique pour l’achat de l’uniforme, les écoles pratiquent une discrimination
à l’encontre des élèves pauvres.
Directeur
d'école en Grande Bretagne :
« Le métier
a beaucoup évolué. Aujourd’hui, on est beaucoup plus responsable,
on a plus de pression,
on nous demande plus de résultats. »
Deux
fois plus d’enseignants sont partis en retraite
anticipée au cours des sept dernières années.
35%
des élèves de 11 ans ne savent pas lire.
Un
ado sur cinq ne peut situer son pays sur une carte.
Ecoles
publiques fermées aux pauvres. Un rapport émis
par ConfEd, (une association qui représente les dirigeants
du secteur de l’éducation locale) dénonce le manque d’intégrité
des processus d’admission dans certaines écoles publiques. Des réunions
de "sélection" d’élèves sont organisées, durant
lesquelles ne sont admis que les enfants "gentils, brillants et riches".
Ainsi, 70 000 parents n’ont pas pu inscrire cette année leurs enfants
dans l’école de leur choix. En écartant les élèves
issus de milieux pauvres, ces établissements "hors la loi" espèrent
rehausser leur taux de réussite aux examens.
Selon
l'OCDE, les écoles privées britanniques ont les meilleurs
résultats au monde :
FAUX !
...
& Moins de pauvres dans les écoles primaires catholiques.
Les
écoles anglaises pourront être gérées par des
"trusts".
L’école
britannique livrée au patronat. En mars 2000, le Conseil
européen de Lisbonne avait fixé comme principal objectif
à la politique de l’Union en matière d’éducation de
produire un capital humain rentable au service de la compétitivité
économique.
Le
créationnisme aux examens.
"BAGUE
DE VIRGINITE" : Une
adolescente anglaise, fille d'un pasteur
évangélique, perd son procès en Haute Cour.
Grande-Bretagne
:
l'athéisme (bientôt ?) au programme scolaire
Grande-Bretagne
:Les
sponsors au secours de l'école
Empreintes
digitales pour les enfants d'une école de Londres. Le Royaume-Uni
réfléchit à la mise en place d’une loi pour la création
d’un fichier national des enfants de moins de douze ans.
Naître
et grandir pauvre en Grande-Bretagne est encore plus pénalisant
que dans d’autres pays développés.
Un demi-million de «sans-logement». A
Londres, un enfant sur deux sous le seuil de pauvreté.
Un
demi-million d'enfants britanniques travaillent "illégalement".
«tolérance
zéro» et conditions de détention intolérables.
Plus
de dix milles jeunes délinquants britanniques sont emprisonnés.
«Le bilan du Royaume-Uni en terme d'emprisonnement des enfants est
l'un des pires qui se puisse trouver en Europe.»
Les
frais très élevés d’inscription universitaire dissuadent
les étudiants issus de familles modestes de s’inscrire en fac.
De
plus en plus d’étudiantes se prostituent ou travaillent dans l’industrie
du sexe pour payer les frais d’inscription de leur université.
Plus de 350 000 Britanniques ont quitté leur île en 2005 pour
jouir d'une vie meilleure
Les
jeunes Britanniques se voient vivre ailleurs. Difficulté d'
acquérir un logement, hausse de la fiscalité et indigence
des services publics, en particulier les transports et le système
de soins.
M.
Ernest-Antoine Sellière, alors président du patronat français
:«
Je suis un socialiste britannique »
Londres,
paradis des milliardaires.
Selon
des rapports de l’ONU et de la Banque mondiale : « Au Royaume-Uni,
les inégalités entre riches et pauvres sont les plus importantes
du monde occidental, comparables à celles qui existent au Nigeria,
et plus profondes que celles que l’on trouve, par exemple, à la
Jamaïque, au Sri Lanka ou en Ethiopie .»
Grande Bretagne : premier
pays où chaque déplacement de véhicule sera enregistré.
Les
Britanniques inventent l'ultrason antijeunes.
De
plus en plus de mineurs hospitalisés pour des problèmes d'alcool.
Le nombre de mineurs hospitalisés en Angleterre pour avoir trop
bu a augmenté de 20% en un an.
Beuark.
Ségolène
Royal rend hommage à la politique de Tony Blair.
AMERICAN
WAY OF LIFE...
Les
écoles publiques en Californie :
"Sodome
et Gomorrhe" !
"Je
t'aime, Alex" : 4 mois de redressement.
Lourde peine pour une écolière
amoureuse.
Une jeune fille de 12 ans
ayant écrit «Je t’aime Alex» sur les murs d’une
école, a été envoyée pour 4 mois dans un établissement
"accueillant" des élèves "en difficulté". Parmi de
nombreuses autres jolies colonies de vacances du même type : Tranquillity
bay". gérée par la WWASP (patronnée par le
professeur Skinner, le père de la psychologie comportementaliste).
Pour 3000 dollars par mois,
il promet de transformer ces récalcitrants en citoyens dociles et
travailleurs.
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