alternatives éducatives
| Présentation | SOMMAIRE |
I Obligation scolaire et liberté I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! I Des collèges et des lycées différents I
 
 
 
Un nouveau collège public à Aizenay en 2005

Un fonctionnement différent ?
Enseigner autrement ?
Apprendre autrement ?

A la rentrée 2005, un nouveau collège public ouvrira ses portes à Aizenay en Vendée (après 20 ans de lutte pour que le Conseil Général de Vendée accepte de le construire...)
Il accueillera pour la première année environ 250 élèves sur les niveaux 6ème, 5ème , 4ème.
Ce sera un chouette établissement (architecture HQE, équipement numérique...).
Un collectif de parents et de profs essaie d'en faire aussi un établissement à HQP (Haute qualité pédagogique...) qui pourrait s'inscrire dans la continuité de la dynamique de l'école publique à pédagogie Freinet d'Aizenay.

A l'heure des voeux et des mutations pour la prochaine rentrée... pourquoi ne pas demander la Vendée (son soleil, ses plages, son histoire, le Vendée Globe...)

POUR UN COLLÈGE PUBLIC "INNOVANT" À AIZENAY

"S'implanter en Vendée c'est choisir le dynamisme et la fiabilité...
Un environnement humain fiable :
- 9 fois moins de journées de conflit par salarié en Vendée que dans le
reste de la France.
Le choix de leaders industriels  :
Vuitton, Fleury Michon, Bénéteau, Joyau, Graveleau, Michelin...
Des collaborateurs épanouis
- une vie culturelle sportive et associative intense
- 200 km de plages
- Le 2ème département touristique de France"
Ca c'est une pub (authentique) du Conseil Général de villiers pour la
promotion du département....

Néanmoins, après 20 ans de bagarres avec le dit sieur villiers justement (un excellent exemple des méfaits de la décentralisation lorsque les collectivites locales ne sont pas favorables au service public  d'éducation),
Aizenay aura ENFIN son collège public à la rentrée 2005.
Le Conseil Général vient même de décider d'en faire un collège HQE 
(Haute Qualité Environnementale).

Quant à l'Association pour le collège public d'Aizenay elle souhaite maintenant en faire un collège HQP (Haute Qualité Pédagogique...)

D'où la réflexion qui est conduite ici actuellement pour un projet innovant pour ce collège. L'Association apporte son soutien, de nombreux parents sont demandeurs, l'IA actuel plutôt favorable, le Recteur actuel carrément contre...
Reste le plus compliqué ... trouver une équipe de profs et une équipe de direction pour porter ce projet. Actuellement cette équipe ne comporte que 4 ou 5 profs.
D'où l'objet de cet appel sur la liste innovation... Si ce projet vous intéresse, rejoignez l'Association, il vous restera ensuite 1 an pour faire votre demande de mutation....

Joël Blanchard - ICEM - Pédagogie Freinet
La Simotière - F - 85190 Aizenay - 02 51 94 72 62 - 06 18 01 79 47

I Appel pour des établissements innovants et coopératifs I

Extrait du guide-annuaire

 
AIZENAY (Vendée) :
L'équipe d'enseignants, stable,
a au fil des années,
dans le cadre du projet d'école,
développé une pédagogie active
basée sur la personnalisation
des apprentissages pour chaque enfant,
et la participation active des enfants
à la gestion coopérative de l'école.

En  janvier 1979, enfants et enseignants emménagent dans des locaux neufs et fonctionnels regroupant maternelle, élémentaire et service de restauration.
A la rentrée scolaire de 1980, une équipe d'enseignants volontaires pour travailler sur un projet d'école novateur est nommé sur l'école.

Dès cette année-là, est mise en place une pédagogie axée sur la réussite du plus grand nombre d'élèves possible par le développement d'une véritable politique de lecture dont les aspects les plus visibles sont la B.C.D. (Bibliothèque Centre Documentaire), la première en Vendée, et les Fêtes du Livre Jeunesse, qui n'ont cessé de se développer depuis.
L'équipe d'enseignants, stable, a au fil des années, dans le cadre du projet d'école, développé une pédagogie active basée sur la personnalisation des apprentissages pour chaque enfant et la participation active des enfants à la gestion coopérative de l'école.
Les enseignants ont poursuivi et affiné leur politique autour de la lecture et de l'écriture avec la BCD (qui compte plus de 6000 livres et documents aujourd'hui) en créant en 1987 "l'Echo du P'tit Buton", le journal de l'école qui a fêté son 100éme numéro en février 1994.
Ils ont également développé une véritable pédagogie de la communication permettant aux enfants d'apprendre aussi souvent que possible en situation vraie et à partir de documents réels. Pour cela, ils ont introduit chaque fois que nécessaire les outils des nouvelles technologies (l'ordinateur depuis 1985, le télécopieur depuis 1989).
L'école développe pour les enfants de nombreuses occasions d'expression artistique ou corporelle dans le cadre d'ateliers de création et d'expression.
Pour respecter les rythmes biologiques de l'enfant, la journée scolaire a été aménagée depuis 1992 afin de mieux faire alterner les périodes d'apprentissages et les périodes de travail personnel. Les repas du midi ont été aménagés et une initiation à des activités culturelles ou sportives est proposée aux enfants volontaires, ceci dans cadre d'un Contrat d'Aménagement du Temps de l'Enfant (CATE) signé avec la Direction Départementale Jeunesse et Sports.
Les parents sont invités à participer activement à la vie de l'école.
Le travail de cette école lui vaut en permanence de nombreuses visites d'enseignants français et étrangers et a fait l'objet de plusieurs publications ou reconnaissances.
La municipalité a depuis 3 ans entrepris un plan d'aménagement des cours de récréation suite à un travail conduit avec un architecte.La précédente année scolaire a également vu la réalisation d'une structure psycho-motrice à l'école maternelle.
Pour faire face à l'augmentation des effectifs, la municipalité a décidé d'un programme d'agrandissement du Groupe Scolaire : ainsi les travaux de construction d'une classe supplémentaire à l'école maternelle sont en cours.
Après l'ouverture de 3 nouvelles classes ces 4 dernières années, le groupe scolaire comporte maintenant 4 classes maternelles, 6 classes primaires. Une enseignante chargée des enfants en difficulté et une enseignante chargée des remplacements y sont également affectées. Un service de restauration municipal et une garderie périscolaire fonctionnent sur place.
Aujourd'hui, le Groupe Scolaire compte donc 250 élèves répartis en 10 classes.

GROUPE SCOLAIRE LOUIS BUTON
BP 12
85190 AIZENAY
02 51 94 62 29 (tél. + fax)

Groupe scolaire public. 250 élèves répartis en 10 classes (4 maternelles et 6 élémentaires).
Continuité pédagogique de 2 à 11 ans (maternelle à CM2). Travail en équipes pour les enseignants (pédagogie Freinet). Directions collégiales.
Directrice administrative maternelle : Isabelle GODRON
Directeur administratif élémentaire : Joël BLANCHARD.

LE PROJET D'ECOLE.
 Depuis 1980, les enseignants travaillent en équipe pédagogique avec répartition des responsabilités administratives et pédagogiques autour d'un projet pédagogique et avec un gestion coopérative, défini en 1982 sous forme de charte. En 1991, les enseignants ont élaboré un projet pédagogique trisannuel (91-94) lors de plusieurs rencontres (enseignants maternelle et élémentaire, représentants des parents d'élèves, conseil d'école, personnel de restauration, psychologue scolaire, D.H.M.). Ce projet était en cohérence avec les orientations définies par la nouvelle politique pour l'école car plusieurs mesures préconisées dans ces orientations avaient déjà trouvé place dans l'organisation et le fonctionnement pédagogique de l'école.
En 1994, les équipes pédagogiques ont redéfini ce nouveau projet qui couvrira la période 94-97, et reste provisoire : un stage de formation continue prévu au second semestre 94-95 permettra d'approfondir un certain nombre des orientations pédagogiques de l'école.
Dans le souci d'une continuité éducative pour l'enfant de 2 à 11 ans, ce projet est commun aux 2 établissements : maternelle et primaire.

Il s'articule horizontalement autour des 3 cycles :
- cycle des apprentissages premiers avec une priorité donnée à la qualité de l'accueil des jeunes enfants de 2 ans à la maternelle,
- cycle des apprentissages fondamentaux avec l'amélioration des liaisons grande section et C.P., un cycle d'apprentissage technique de la lecture sur les années C.P. et C.E.1.
- cycle des approfondissements.

Il s'articule verticalement autour de 5 orientations pédagogiques fortes :
- la poursuite de la politique de la lecture s'articulant autour de l'outil central qu'est la B.C.D.
- un renforcement de la personnalisation des apprentissages
- l'ouverture culturelle de l'école
- le développement d'une véritable pédagogie de la communication
- un réel fonctionnement coopératif à tous les niveaux.

I - LE PROJET D'ECOLE A LA MATERNELLE
 Les pédagogies pratiquées à l'école maternelle et à l'école élémentaire sont étroitement liées. Nos objectifs se rejoignent et prennent en considération, avant tout, le respect des enfants dans leurs différences.
Les principes fondamentaux en sont :
- respecter le rythme des enfants en programmant dans la journée des moments de travail individuel et personnalisé afin de mieux comprendre leurs difficultés et de les aider à surmonter leurs handicaps éventuels.
- favoriser l'esprit d'initiative, l'autonomie et la responsabilisation, c'est-à-dire apprendre aux enfants à prendre en charge leurs besoins vitaux, à définir des projets et à les mener à terme.
- ouvrir l'école sur l'extérieur, avec la participation d'intervenants sur les divers projets mis en place durant l'année scolaire.
- amener l'auto-construction du savoir des enfants par l'éveil de la curiosité : expérimentation, documentation, recherches à la BCD.
- développer la communication orale par les enquêtes, les rencontres entre classes, les échanges et la communication écrite par la participation au journal de l'école "l'Echo du p'tit Buton".
- encourager l'entraide entre les enfants de la même classe d'âge et entre les enfants de classes d'âge différentes. Décloisonner entre les 4 classes.
Ces principes fondamentaux guident notre pédagogie et sont une base pour une réflexion dans notre démarche et notre travail en équipe.
L'évaluation de chaque enfant est faite en observant son comportement dans ses activités quotidiennes et en évitant les situations tests normalisées. En moyenne et grande section, elle donne lieu à un bilan écrit transmis bi-annuellement aux parents.

II - CYCLE DES APPRENTISSAGES PREMIERS.
 Nous mettons l'accent sur les objectifs suivants :
- Permettre et préparer les acquisitions cognitives en stimulant l'éveil des sens et l'expérimentation (explorations motrices et sensitives, éveil à la curiosité).
- Favoriser la socialisation. L'étape primordiale de celle-ci sera la reconnaissance de l'enfant en tant qu'individu. Dan la mesure de nos moyens matériels et humains, les rythmes biologiques de chaque enfant seront pris en compte pour aller vers des rythmes de socialisation.
- Aller vers la prise en charge par l'enfant de ses besoins primaires : manger, dormir, s'habiller, se changer.
- Encourager la collaboration avec les parents. Demander aux parents de partager avec leurs enfants les premiers moments d'école.
- Intégrer les A.S.E.M. au travail de l'équipe pédagogique pour mener ensemble un travail de réflexion sur le respect de l'enfant et l'édification de sa personnalité pour l'éducation à la propreté, l'aménagement de la sieste, le moment de la restauration. Pour cela, faire appel à des intervenants extérieurs et visiter d'autres lieux d'accueil pour les jeunes enfants.
- Respecter le rythme de développement de l'enfant.

III - CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX :
1 - Liaison et continuité Grande Section - C.P. :
 Elle se fait progressivement tout au long de l'année scolaire et s'intensifie au dernier trimestre. cette démarche est apparue très vite nécessaire pour la continuité de la pédagogie pratiquée, par le biais du décloisonnement et des échanges.
Cette liaison se traduit par de multiples aspects :
- les enfants de G.S. participent au conseil de Bibliobulle.
- il arrive que les enfants de G.S. présentent des travaux, des expositions, des albums à leurs aînés et vice-versa.
- au dernier trimestre, des ateliers hebdomadaires regroupant des enfants de G.S. et de C.P. se déroulent dans les locaux primaires ou maternelles, afin de familiariser les petits à un espace différent de celui dans lequel ils évoluent quotidiennement, afin de côtoyer également le personnel de l'école primaire.
- d'autres rencontres, dans le cadre de la BCD et de spectacles, amènent ces enfants à communiquer.
-enfin le travail scolaire réalisé en G.S. (comme le travail individuel sur fiches et l'instauration d'un plan de travail), est une approche de ce que les enfants connaîtront au C.P.
Cette expérience, mise en place depuis quelques années, évite le phénomène de rupture. Bien au contraire, le passage se fait dans un climat serein parce qu'il existe moins d'inconnues.
Concernant l'apprentissage technique de la lecture, l'objectif des maîtres reste la maîtrise de la lecture en fin de cycle (CE1). Si les maîtres sont persuadés qu'il faut développer au plus tôt le contact avec les livres et l'écrit sous toutes ses formes, le conseil des maîtres est opposé à toute systématisation de l'apprentissage de la lecture en G.S.

2 - Pratique de la lecture au C.P.
Il y a à la fois une approche individuelle et une approche collective de la lecture.
- Lecture individuelle : dans le cadre du travail individuel (plan de travail), à la bibliothèque, dans les recherches documentaires, dans les livres de la classe, dans les jeux, à l'ordinateur (utilisation du logiciel ELMO 0), dans la préparation du journal de l'école...
- Lecture collective : moment où le groupe-classe se regroupe pour redécouvrir les textes les plus variés possibles : écrits de communication et/ou écrits sociaux (textes d'enfants, ou issus de livres pour enfants, lecture d'affiches, recettes de cuisine, bricolages, revues lecture documentaires, poésies, chansons, B.D., lettres des correspondants, télécopies...)
Dans ces moments de découverte de la lecture, on s'efforce de favoriser toutes les entrées possibles, toutes les démarches (lecture globale, anticipation, déchiffrement, analyse, comparaison avec liste de mots connus...), de permettre à chacun de les expliquer. C'est pour cette raison que nous avons choisi de ne pas utiliser un manuel de lecture qui nous paraît trop réducteur quant aux démarches d'apprentissage de la lecture et à la variété des écrits.

IV - AIDE PEDAGOGIQUE AUX ELEVES EN DIFFICULTES : LE RESEAU D'AIDE.
La classe de perfectionnement qui existait autrefois au Groupe Scolaire a été transformée en 1986 en classe d'adaptation, puis en 1991 en regroupement d'adaptation avec affectation à 100% du maître E du réseau d'aide à Aizenay. A partir de novembre 93, une partie du poste a été redéployée sur l'école de Venansault.
Indépendamment de ces transformations administratives, tous les enseignants ont eu depuis le début de leur fonctionnement en équipe en 1980 la volonté d'intégrer les élèves en difficultés scolaires. Ceux-ci sont dans leur classe d'âge pour l'essentiel du temps. Ils y font l'objet d'une attention particulière. Ceci est rendu possible grâce à l'enseignement individualisé, personnalisé, qui existe dans chaque classe et au fait que chaque enseignant considère les enfants dans leur globalité et accepte leurs différences.

Origine des élèves concernés par le soutien spécialisé.
1 - Elèves en difficulté des communes avoisinantes et orientés par la CCPE sur la classe d'adaptation jusqu'en 1993
- pour certains après plusieurs années d'échec scolaire.
- pour d'autres parce que leurs troubles psychologiques laissaient supposer que la réussite scolaire serait compromise.
Cette même CCPE a toujours, lors de la révision de dossiers, préconisé pour ces élèves au vu de leur évolution la poursuite de leur scolarité à Aizenay :
- autant pour les élèves qui n'étaient plus en échec, mais dont la fragilité rendait difficile la réintégration dans leur école d'origine (subordonnée à un accueil personnalisé et à une attention particulière de l'équipe)
- que pour ceux dont les troubles de personnalité sont tels qu'aucune autre structure de service public n'a pu être proposée.
Ce recrutement est en voie d'extinction du fait du redéploiement du poste sur Venansault. Le travail d'équipe qui existe dans les faits à Aizenay, favorise le bon fonctionnement du soutien spécialisé.
2 - Elèves inscrits par des familles venus habiter Aizenay, sachant que les élèves en difficultés sont réellement intégrés à l'école.
3 - Elèves du Groupe Scolaire maternel et du G.S. élémentaire d'Aizenay en difficultés passagères et pris en charge dans le cadre du réseau d'aide spécialisée.
V - CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS :
Ce cycle s'inscrit pour nous dans la continuité pédagogique existante depuis le début de la scolarisation en maternelle et selon les principales orientations définies transversalement ci-après.
- L'apprentissage et le perfectionnement de la lecture s'inscrivent dans la durée et la continuité. C'est pourquoi nous aurons constamment au niveau de ce cycle le souci de développer et de favoriser toutes les situations qui favorisent la compréhension des écrits les plus divers, mais aussi le plaisir de lire.
- Nous souhaiterions vivement que les enfants puissent bénéficier d'une initiation à d'autres langues vivantes au cours de ce cycle. La mise en place d'un laboratoire de langues municipal en 1993 aurait dû faciliter cette initiation.
- Au cours de ce cycle, nous souhaitons développer au maximum l'autonomie des enfants par rapport à leurs propres apprentissages en s'appuyant aussi sur les interactions du groupe.
- En fin de cycle, au CM2, le souci sera aussi de préparer les enfants à vivre positivement le collège (autonomie dans le travail...). Là aussi, notre souhait est que cette continuité puisse être assurée sur place par la création d'un Collège Public à Aizenay !
 
 
 
 
 
 
 

Ce projet pédagogique se poursuit avec les rubriques :
VI - UNE POLITIQUE D'ECRIT LECTURE AUTOUR DE LA BIBLIOTHEQUE CENTRE DOCUMENTAIRE.
VII - INDIVIDUALISATION ET PERSONNALISATION DES APPRENTISSAGES.
VIII - OUVERTURE CULTURELLE.
IX - POUR UNE PEDAGOGIE DE LA COMMUNICATION.
X - UN FONCTIONNEMENT COOPERATIF.
(disponible auprès de líécole).
 
 
 
 
 
 
 

1 - Pourquoi une BCD ?
 

Nous avons installé une BCD à l'intérieur de l'école en 1980. Depuis elle s'est beaucoup enrichie (livres, documents, matériel audio-visuel,musée...). Elle est utilisée par toutes les classes de l'élémentaire et de la maternelle pendant le temps scolaire, par la garderie, comme lieu de stage... Elle a accueilli aussi des centre de vacances Lecture l'été.
Nous avons fait le choix d'installer et d'utiliser cette BCD pour donner le goût de la lecture, donner des moyens d'expression et de communication, donner une place importante au livre dans la vie de l'enfant, promouvoir la lecture sous toutes ses formes, amener l'enfant à devenir un vrai lecteur en lui offrant des livres à sa mesure, faire des découvertes grâce au livre, lui offrir des ouvrages de qualité et variés, amener le plus possible d'enfants en difficulté sur la lecture au contact d'écrits variés, les y amener le plus tôt possible (maternelle...), donner une ouverture sur le monde, provoquer le questionnement et donner les moyens de trouver les réponses (intérêt de consulter plusieurs livres, plusieurs points de vue), susciter la recherche documentaire.

2 - Les moyens, les outils :
Pour approcher le mieux possible ces objectifs, nous nous sommes donnés des moyens, des outils. La BCD est installée dans une salle agréable au sein de l'école : salle moquettée avec des coussins, des meubles fonctionnels, une décoration murale évolutive, une mezzanine, plus de 5000 livres de toutes sortes (albums, romans, BD, contes, poésies, livres documentaires...). La pièce est aménagée en espaces :
- coin réservé à la poésie
- coin BD
- coin roman
- centre documentaire
- espace plus spécialement réservé à ceux qui veulent lire seuls, au calme (la mezzanine)
- espace pour les plus jeunes.
Une grande place est donnée aux livres documentaires (tables, chaises, de quoi écrire)
On y trouve aussi des revues, des hebdomadaires, des dossiers, des diapositives, des posters, des cassettes audio et vidéo, un coin pour les visionner, un affichage mural free.frrmatif.
La BCD est aussi un lieu d'exposition des recherches faites en classe ou à la bibliothèque.
Le musée scolaire y avait sa place, mais par manque d'espace a été installé dans une autre salle de l'école.
Un système de prêt permet aux enfants de l'école d'emporter les livres chez eux. Il est à noter que ce système fonctionne en responsabilisant les enfants et les familles sans contrôle des enseignants.
L'free.frrmatisation de ce fond est en cours afin de le rendre plus efficient.

3 - Utilisation de cette BCD
Elle est le centre de l'école. les enfants y vont pendant la journée, les récréations.
On y lit seul ou à plusieurs, on y fait des recherches documentaires, on y lit le journal.
On y emprunte des livres. On peut y écouter des livres enregistrés, des disques, préparer des diapositives pour la classe. C'est aussi un lieu agréable où l'on peut se rencontrer.
4 - Accès
Afin de permettre à l'enfant de faire l'apprentissage de son autonomie notamment pour la gestion de son temps, de ses déplacements et de ses propres apprentissages, le principe de la libre circulation a été adopté.
Régi par des règles établies coopérativement, il amène les enfants à se rendre seuls à la bibliothèque sous la responsabilité de leur enseignant, mais hors du contrôle permanent de celui-ci. Il est à noter que la continuité architecturale permet cette circulation.

5 - Animation
Elle est actuellement assurée par 3 personnes (Contrats Emplois Solidarité) qui aident les enfants dans leurs recherches, leur lisent des livres, assurent le fonctionnement matériel (entretien des livres). Des parents ou amis de l'école interviennent également : travail avec des groupes autour d'un livre, lecture du journal, réalisation d'albums, choix de livres, ateliers d'écriture...
Les enseignants assurent les relations classes - BCD : présentations de livres dans les classes, critiques littéraires ("Ecritiques"), compte-rendu d'une recherche à tout le groupe-classe, préparation d'expositions, discussions sur la BCD au sein du conseil de classe, aide à l'utilisation et à la lecture de documents... Ils restent responsables des projets menés par les intervenants extérieurs.

6 - Gestion de la BCD
Elle est assurée par une Association de loi 1901, "Bibliobulle" composée de parents et de tous les enseignants, à parité. Au niveau des enfants, existe un Conseil de Bibliothèque hebdomadaire, qui est un lieu de discussions, d'échanges, de propositions, de décisions, d'informations sur la vie de la BCD.

7 - Fête du Livre Jeunesse
Bibliobulle organise un certain nombre de manifestations dont la plus connue est certainement sa Fête du Livre Jeunesse qui a lieu chaque année et qui bénéficie maintenant d'une audience départementale : exposition des nouveautés livres jeunesse, animations, rencontres avec des auteurs, bandes dessinées, poésie, soirées publiques d'free.frrmation, journées de formation...

8 - Filmographie, bibliographie
Un certain nombre de documents audiovisuels et écrits rendent compte de la mise en oeuvre de cette politique d'ECRITLECTURE sur le Groupe Scolaire :
- "Lire à l'école", film vidéo (1992) réalisé et diffusé par les Amis de la Joie par les livres.
- "Le goût de lire", film vidéo (1982) , idem.
- "Pourquoi, comment créer et animer une B.C.D.", éd. PEMF (1985)
- "Ecritiques", film vidéo (1990) réalisé et diffusé par l'O.C.C.E. et l'AFL Vendée.
- "Ecritiques" revue de critiques littéraires réalisée par des enfants et diffusée par la Coopérative Scolaire Louis Buton.
- "Télécopie et recherche documentaire" dossier "Le Nouvel Educateur" N° 52 (oct. 93)
- "La télécopie au service de la recherche documentaire à l'école élémentaire", in Bulletin de l'EPI N° 72 (déc. 93).

VII - INDIVIDUALISATION ET PERSONNALISATION DES APPRENTISSAGES
 Nous avons choisi de personnaliser les apprentissages parce que chaque enfant est différent dans son vécu, ses intérêts, ses stratégies d'apprentissage ...
et que la personnalisation permet :
- de respecter le rythme de chacun (particulièrement pour les enfants en difficulté non soumis en permanence à une norme collective qui trop souvent les confine à l'échec),
- une connaissance plus fine des élèves de la part des enseignants (qui sont ainsi à même d'apprécier quotidiennement l'enfant dans sa véritable dimension scolaire : ce qu'il comprend, les stratégies qu'il met en place pour faire un travail...)
- d'éviter l'esprit de compétition qui met les enfants en rivalité les uns avec les autres; par conséquent nous refusons la notation systématique et le classement des élèves
- à chacun d'être pris dans sa globalité et d'enrichir le groupe par la mise en valeur de ses propres capacités
- aux enfants de participer à des activités diversifiées, parfois à l'extérieur de la classe (BCD, intervenants extérieurs...), sans que le fonctionnement de la classe ne soit perturbé
- de travailler à des "niveaux" différents selon ses acquis, ses nécessités, ses envies négociées, de bénéficier de l'aide d'un-e camarade (parrainage) ou de l'enseignant.

Cette volonté de personnaliser les apprentissages nous a conduit à pratiquer certains choix pédagogiques dont :
- l'individualisation du travail :
Dans chaque classe, des plages de temps sont réservées au travail personnel et à son suivi.
Travail que chaque enfant fait à son rythme, guidé bien sûr par l'enseignant qui permet d'acquérir progressivement une autonomie d'apprentissage.
Le principe étant le même de la maternelle au CM2.
Des outils-guides comme le "plan de travail" utilisés à tous les niveaux de la scolarité accompagnent les démarches d'apprentissage.

- L'utilisation d'outils particuliers est indispensable à la personnalisation du travail.
Ceux-ci vont actuellement, des fichiers auto-correctifs divers, des classeurs d'exercices sériés selon leur pertinence par rapport aux notions à acquérir au cours du cycle, à la fréquentation de la BCD en passant par l'entraînement à la lecture sur ordinateur.
L'individualisation est aussi dans notre capacité à accueillir des enfants dont le comportement nécessite une attitude individualisée.
- L'évaluation des apprentissages se fait régulièrement à chaque niveau
Il s'agit de contrats de travail d'une semaine au cycle 2, de 15 jours au cycle 3, dont les parents ont connaissance.
Le suivi de la scolarité de chaque enfant est assuré par le plan de travail, des contrôles réguliers des acquis scolaires (chaque trimestre), des rencontres-bilans régulières avec les parents, des échanges fréquents entre enseignants notamment en conseil de cycle et conseil des maîtres, le tout regroupé dans un dossier qui suit l'enfant au long de sa scolarité primaire.
Le suivi des élèves relevant du réseau d'aide est mené tout au long de l'année en collaboration étroite avec l'enseignant spécialisé.
Cependant les compétences transversales que nous nous efforçons de développer chez les enfants restent très difficilement évaluables.
Notre pédagogie a abouti à des résultats positifs :
- scolairement, la réussite au collège est satisfaisante
- relationnellement, humainement, les enfants vivent bien d'être acceptés dans leurs différences. Ceci est particulièrement vrai pour les enfants en difficulté.
- la construction des savoirs est liée plus étroitement aux projets personnels, cette volonté de ne pas les dissocier nous poussant à toujours faire davantage dans ce domaine.

Il s'agira dans l'avenir :
- de favoriser davantage le tâtonnement expérimental, en particulier en mathématiques et en démarche scientifique. Le besoin de réflexion en ce domaine nous a conduit à demander un stage-école qui a eu lieu en avril 1995.
- lier l'évaluation aux échéances de fin de cycle en harmonisant davantage nos pratiques dans l'équipe pédagogique et en associant l'élève à son évaluation de façon continue. Ce qui nécessitera l'élaboration d'outils en rapport avec nos pratiques pédagogiques.

VIII - OUVERTURE CULTURELLE
 Le contact avec la création est l'une des nécessités de l'accès à la culture.
Cela signifie voir une pièce de théâtre, un film, visiter une exposition, assister à un concert.
Cela implique de fréquenter les lieux habituellement réservés à ces représentations.
Si pour les enfants de la ville, cela ne pose pas trop de problèmes en principe dès lors que sont facilitées les possibilités d'accès à ces lieux et que le goût de les fréquenter est donné, il en est tout autrement pour les enfants du milieu rural qui, s'il est riche pour le contact avec la nature, se transforme en un véritable désert quand on regarde du point de vue de l'accès à la culture.

Où en sommes-nous ?
Depuis la mise en place de l'équipe pédagogique dans l'école, il y a eu la volonté d'ouvrir les activités vers l'extérieur (spectacles, manifestations, visites, classes transplantées, correspondance ...)
Cette volonté s'est traduite par un nombre important de projets menés à leur terme dans les domaines les plus variés :
- PAE peinture, PAE arts plastiques
- semaine des arts
- adhésion à la C.D.D.M. pour la musique
- classes culturelles
- ateliers d'expression et d'initiation artistique
- Journal de l'école : "l'Echo du P'tit Buton"
- Fête du Livre Jeunesse, rencontre avec des auteurs, des illustrateurs
- visites d musées, d'expositions artistiques
- activités proposées dans le cadre des CATE.
 Il s'est agi de mettre les enfants en contact avec les différentes formes d'art, mais aussi avec la culture en général par une participation directe et concrète.
On sait l'importance dans la réussite des enfants de ces ouvertures qui leur permettent de s'exprimer, de découvrir, d'expérimenter dans des domaines qu'ils ignorent ou pratiquent peu.
D'autre part, toutes ces activités favorisent l'expression, l'intérêt et la participation d'enfants par ailleurs en difficulté, en "délicatesse" avec le travail plus scolaire ou ayant des difficultés à se situer dans leurs relations avec les autres et l'école en général.
Pour cela, il est nécessaire de profiter des occasions, des contacts, des manifestations sur le plan local mais aussi départemental ou régional, car les possibilités locales sont forcément limitées par l'environnement, les infrastructures réduites et/ou pas de politique culturelle globale (absence de bibliothèque, de musée, pas de spectacle, d'initiatives d'ordre culturel, pas d'animateur...)
Il faut donc :
- agir et créer (BCD, par exemple)
- organiser, innover (Fête du Livre, par exemple)
- initier des projets (PAE, classes transplantées...)
- apprécier les compétences de tous, parents, amis de l'école dans les ateliers, les sorties...
- ouvrir l'école à tous les apports de l'extérieur, artistes, vidéo, journaux...
Ainsi, nous avons mis en place un mur d'exposition permanente d'oeuvres d'artistes (prêtées par des artistes connus de l'équipe d'enseignants).
Il s'agit de continuer dans ce cadre :
- en poursuivant les activités comme les ateliers, la Fête du Livre, la correspondance, le journal
- en utilisant les possibilités qui s'offrent
- en conduisant des projets, PAE, FDAI, et classes culturelles

IX - POUR UNE PEDAGOGIE DE LA COMMUNICATION :
"Une école qui communique est une école qui vit"
Depuis plusieurs années, la dimension communication s'est affirmée et affinée dans l'école :
1 - La communication interne :
Après plusieurs essais infructueux, le journal de l'école "Le P'tit Buton" a été concrétisé lors d'un P.A.E. en 1988.
Bimensuel, adressé gratuitement dans toutes les familles de l'école, à tous les personnels de l'école et à toutes les personnes qui ont "à faire" avec l'école, ce journal d'free.frrmation est avant tout un outil de communication interne. Il crée un lien et rassemble la communauté scolaire. Il est très lu dans les familles et s'est affirmé comme le support privilégié de circulation de l'free.frrmation autour de l'école.
Outil d'évaluation aussi pour les familles qui peuvent ainsi voir ce qui esta bordé dans l'ensemble des classes.
Outil d'free.frrmation entre les classes, entre l'école maternelle et l'école primaire. Outil de communication externe aussi puisqu'il est envoyé à une vingtaine d'écoles en France et quelques unes à l'étranger (échanges avec les journaux de ces écoles).
Le N° 100 est paru en février 1994.

2 - La correspondance scolaire (et son corollaire le voyage-échange) est une pratique de l'école. Les classe qui la pratiquent l'intègrent réellement dans la vie d la classe; ce n'est pas quelque chose que l'on fait "en plus", mais bien une activité qui change la vie, le climat de la classe, car c'est une communication réelle, collective, mais aussi individuelle, directe, d'enfant à enfant souvent hors de l'intervention de l'adulte (lettres, téléphone, accueil). Elle permet de découvrir des enfants de milieux totalement différents (de Metz à Nice, de la Cité des 4000 à La Courneuve à Montricoux, de Brest à Epinal...)

3 - La correspondance internationale se développe aussi : pays d'Afrique, Pologne, Roumanie, Canada, Suède.
Moyen de découverte d'autres modes de vie, d'éducation et de pensée, et pas seulement par goût de l'exotisme, ces correspondances donnent naissance à de relations affectives et servent la compréhension, la tolérance et sont en ce sens une réelle pédagogie de la PAIX.

4 - Une communication réelle avec les adultes, les institutions.
Pour développer cette pédagogie de la communication, encore faut-il qu'il se passe quelque chose dans les classes et qu'il y ait quelque chose à dire... Nous partons du postulat qu'il se passe toujours des interactions sociales lorsqu'on met 25 enfants (ou plus) dans une classe. Notre rôle d'adulte, notre part du maître consiste bien à prendre en compte ce qui se passe, à l'accepter, le faire émerger, le canaliser éventuellement et à le faire sortir du lieu clos qu'est la classe et l'école. C'est pourquoi nous voulons que notre pédagogie soit ancrée le plus possible sur la réalité, l'environnement. Cela peut se traduire par un encouragement à la communication directe entre les enfants et les décideurs sociaux (Maire, institutions...), avec le monde économique (entreprises...), avec des écrivains, des poètes, des sportifs, des artistes.

Pour ce faire, l'école a toujours essayé d'intégrer les technologies les plus modernes et les plus efficaces :
- Ainsi dès 1984, l'école assurait des émissions hebdomadaires de radio sur la radio locale (libre) d'Aizenay.
- Depuis 1988, un journal bimensuel est diffusé à 280 exemplaires sur l'école (suite à un PAE).
- L'école et les enfants adhèrent à un réseau de correspondance télématique depuis 1989.
- L'école s'est dotée depuis 1990 de moyens free.frrmatiques efficaces (un ordinateur PC par classe, imprimante jet d'encre, PAO).
- L'école participe depuis 1990 à une expérimentation nationale de la télécopie à l'école (notamment au service de la recherche documentaire).
On peut observer la très grande complémentarité de tous ces outils technologiques au service de la rapidité et de la facilité de communication.

5 - L'école comme lieu ressource et de formation pour les adultes :
L'école est devenue au fil des années un centre de ressources (notamment en lecture autour de la BCD). Les enseignants sont appelés de plus en plus souvent à communiquer leurs expériences (stages, visites, conférences pédagogiques, mouvements pédagogiques : ICEM-Pédagogie Freinet, OCCE, AFL, La Joie par les Livres, recherche (INRP), français, mais aussi étrangers (Suède...); soit aussi par la production de documents vidéos (Le goût de Lire, Lire à l'école, Ecritiques...); ou écrits (Pourquoi Comment BCD, articles pour revues pédagogiques, participation à des chantiers de mises au point d'outils pédagogiques (fichiers PEMF) ou de revues (Jmag, BTj, Création...); soit par la participation ou l'organisation de manifestations qui dépassent le cadre de l'école (Fêtes du livre Jeunesse, Artistica, Expos d'Art...).
La communication nous semble une nécessité vitale pour la classe, pour l'école :
- car la correspondance scolaire et le voyage-échange intégrés à la vie de la classe, la modifient.
- pour ouvrir l'école sur la VIE, sur les autres, sur l'environnement
- c'est une motivation importante pour les apprentissages car les enfants sont amenés à vivre des situations sociales vraies et à utiliser ainsi des écrits réels.
En ce sens, une pédagogie de la communication est bien une pédagogie de l'éducation à la tolérance, à l'écoute, à la connaissance des autres, donc à la PAIX.

6 - Nos projets :
- développer la communication internationale,
- lier éventuelle initiation langue étrangère à correspondance scolaire avec un pays (ne pas plaquer  initiation à langue vivante, mais bien l'intégrer dans un projet relationnel).
- poursuivre la publication de "l'Echo du P'tit Buton"
- poursuivre la publication d'ECRITIQUES (PAE 1991, critiques littéraires réalisées par les enfants, pour les enfants) débouchant sur une production régulière et s'inscrivant dans la durée.

X - FONCTIONNEMENT COOPERATIF.
"Chacun a le droit de s'exprimer, le droit de se tromper, le droit d'être écouté, le droit d'être différent ... L'enfant a conscience d'appartenir à un groupe où il est reconnu et respecté ... Les apprentissages seront nourris par cette matière première qui engage la totalité de la personne " ("Animation et Coopération")
"L'enfant est une personne" (Célestin Freinet).

A une instruction civique formelle, l'équipe enseignante préfère une éducation à la citoyenneté et au civisme vécue au quotidien par l'apprentissage à la responsabilisation et à la conquête d'une autonomie négociée dans un espace social démocratique.
C'est sur ces bases que l'équipe enseignante a mis en place des structures coopératives : les conseils, et veille à leur bon fonctionnement. Ces différents conseils font l'objet de compte-rendus, discutés en classe, affichés et répertoriés.

1 - Conseil de classe : dans chaque classe, se déroule hebdomadairement un conseil. C'est la structure de base de chaque classe à laquelle participent tous les élèves et le maître de la classe. On y discute de toutes les questions concernant la classe. C'est le lieu de gestion des conflits, de propositions et de décisions.

2 - Conseil des maîtres : il a lieu toutes les semaines, un soir après la classe. On y gère collectivement les problèmes pratiques de l'école. C'est là que sont débattues et harmonisées les pratiques pédagogiques de l'équipe. C'est là aussi que se fait l'articulation avec le fonctionnement du poste d'aide.
3 - Conseil de bibliothèque : il réunit hebdomadairement l'enseignant responsable de la bibliothèque, la C.E.S. qui y travaille et deux délégués élèves par classe. On y débat de tout ce qui concerne la bibliothèque : achat de livres, règles de vie, aménagement du lieu, projet d'expositions... On s'y free.frrme du courrier reçu (abonnements et autres). Les enfants de grande section y sont associés au 3ème trimestre. Des lois régissant la bibliothèque y sont élaborées, écrites et servent de références communes à toutes les classes.

4 - Conseil du restaurant scolaire : il a été mis en place à l'initiative conjointe des enseignants et du responsable du restaurant avec la participation de 2 délégués enfants par classe. Il a permis en un premier temps une amélioration des conditions de repas. Mais des difficultés sont apparues (difficile d'intégrer à la vie de l'école ce moment qui n'est plus sous la responsabilité des enseignants mais dont ils ne peuvent se désintéresser). Une réunion entre le personnel enseignant et le personnel du restaurant a eu lieu pour tenter d'en analyser les causes.
La remise en place d'un conseil sous la responsabilité du personnel de restaurant est  un des projets prioritaires pour les années à venir.

5 - Conseil d'école : Cette structure dont le rôle serait de définir des lois communes à toute l'école, de discuter les projets lancés en conseil de classe, de donner les free.frrmations concernant toute l'école et de prendre des décisions n'a jamais pu fonctionner correctement. La planification devrait en être faite dès le début de l'année. Il conviendrait de réunir deux délégués de chaque classe 2 fois par trimestre.

6 - Conseil d'école (Conseil d'administration, structure administrative) : depuis la rentrée 1992, quatre délégués élèves de CM y participent après avoir préparé leurs interventions avec un enseignant.
La vie coopérative est également effective à l'intérieur de chaque classe (répartition des tâches entre les enfants, situations de parrainage ...) Ceci permet aux enfants d'être chacun leur tour responsables devant les autres.

Vendée : POUR UN COLLEGE PUBLIC A AIZENAY !
  Aizenay, en Vendée, obtient la création d'un collège public après dix-huit années d'attente


LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

| Présentation | SOMMAIRE|
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? Chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville |
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! | L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ? |
| Appel pour des éts innovants et coopératifs |