alternatives éducatives : des écoles, collèges et lycées différents
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Collèges, lycées: la FCPE-Paris appelle à une mobilisation à Paris mercredi 5 mai

03/05/04 -  L'association de parents d'élèves FCPE-Paris a appelé lundi à une "journée de mobilisation" dans les collèges et lycées parisiens mercredi en occupant les établissements pour protester contre la "suppression drastique d'heures d'enseignement" à la rentrée prochaine.

L'association a protesté dans un communiqué contre "la dégradation des conditions d'enseignement et de scolarisation qui touche l'ensemble de l'Académie de Paris".

Elle a demandé "l'abandon du plan de retour à l'équilibre" des postes lancé par le rectorat, et "le rétablissement de dotations horaires qui permettent d'assurer aux élèves les cours auxquels ils ont droit, notamment les options ou les dispositifs pédagogiques innovants comme les itinéraires de découvertes, les travaux personnels encadrés et le soutien".

"La FCPE Paris et le collectif parents-enseignants du XVIIIe arrondissement appellent les parents et les enseignants à occuper leur établissement mercredi ou à manifester leur mécontentement par tout moyen à leur convenance", selon le communiqué.

Un rassemblement doit avoir lieu à 14h 30 au métro Solférino.



Paris: 
sept collèges et lycées "occupés" par des parents d'élèves mécontents 

05/05/04 -  Sept collèges et lycées publics parisiens ont été occupés ou "perturbés" mercredi par des parents d'élèves de la FCPE mécontents des conditions de la prochaine rentrée scolaire, a indiqué le rectorat de Paris en estimant que la mobilisation était "faible".

"Nous avons dénombré sept établissements, six collèges et un lycée, dont le fonctionnement a été perturbé mercredi matin par des parents qui occupaient les loges des concierges et parfois filtraient les appels téléphoniques" a indiqué un membre du cabinet du recteur à l'AFP.

"La FCPE avait lancé un mot d'ordre important en annonçant dans les médias des occupations d'établissements. Nous considérons que les perturbations ont été extrêmement limitées. De plus, à l'exception du collège Yvonne-le-Tac (XVIIIe), - occupé depuis deux mois par des parents, ndlr - la possibilité d'un retour des parents n'a pas été envisagée" a ajouté la même source.

Le mécontentement était surtout perceptible dans le XVIIIe arrondissement: outre Yvonne-le-Tac, le rectorat a recensé des occupations au collège Coysevox, Dorgelès, et Hébert, ainsi que Matisse (XXe), Pilâtre de Rozier (XIe) et au lycée Paul Valery (XIIe).

"Les demandes en postes seront réexaminées en juin et à la rentrée sur la base des inscriptions d'élèves", a ajouté le rectorat.

Paris compte 109 collèges et 110 lycées publics au total (dont 74 lycées non professionnels).



Paris: la FCPE estime que la mobilisation est "significative" et "va durer" 

05/05/05 -  L'association de parents d'élèves FCPE-Paris qui avait appelé à des occupations de collèges et de lycées dans la capitale mercredi pour dénoncer les conditions de la prochaine rentrée scolaire a estimé que la mobilisation était "significative" et qu'elle allait "durer".

"Nous avons recensé une quinzaine d'établissements où des +actions+ de protestation ont eu lieu mercredi matin, occupations, distributions de tracts, discussions avec les enseignants et les proviseurs", a déclaré à l'AFP Michel Samgam, président de la FCPE à Paris.

Le rectorat de Paris pour sa part a recensé seulement sept collèges et lycées, dont le fonctionnement a été perturbé par le mouvement des parents.

Selon M. Samgam, le mécontentement "est profond et durable" contre "la politique de l'académie de Paris".

"Avec environ 250 personnes au rassemblement de Solférino et des actions dans 15 établissements, il s'agit de la pointe immergée de l'iceberg du mécontentement, les parents d'élève qui travaillent ne pouvant pas se libérer un mercredi après-midi pour la plupart", a-t-il ajouté.

M. Samgam a demandé "le retrait du plan d'économie du rectorat qui prévoit la suppression de 4.000 heures d'enseignement dans les collèges et lycées de la capitale à la rentrée".


 
Signes religieux à l’école
Circulaire : y'a rien à voir !

22 avril 2004
 

La loi sur le port de signes religieux à l'école ne règle rien. Bien au contraire, elle complique la situation. Le projet de circulaire d'application de cette loi que le ministre vient de rendre public corrobore l’analyse de la FCPE et celle de tous ceux qui avaient émis de fortes réserves. 
 

Comme nous l'avions craint et maintes fois exprimé, la loi sur le port de signes religieux à l'école ne règle rien. Bien au contraire, elle complique la situation.
Le projet de circulaire d'application de cette loi que le ministre vient de rendre public corrobore l’analyse de la FCPE et celle de tous ceux qui avaient émis de fortes réserves.

La circulaire d'application d'une loi (pourquoi n'a-t-on d’ailleurs pas choisi un décret ?) a pour objectif d'expliciter les modalités d'application de la dite loi.

La loi du 15 mars 2004 a pour objet exclusif le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse.

Or, la circulaire porte sur de multiples considérations qui n'ont aucun lien direct avec la loi, on tente ainsi sans doute de "noyer le poisson" ennuyé que l’on est par une loi difficile voire impossible à appliquer.

Par son incapacité à définir juridiquement ce qu’est un signe religieux ostensible, le projet de circulaire sème la confusion, pose plus de questions qu'il n'en résout et renvoie les établissements et leurs responsables à leur propre interprétation de ce que sont une "tenue traditionnelle", ou un "accessoire ou une tenue qui, même s'ils peuvent être portés dans certains cas pour des motifs d'ordre religieux sont aussi communément portés par des élèves en dehors de toute signification religieuse".
Les risques de dérapage et d’arbitraire sont aggravés.
La conception du dialogue prôné par cette circulaire laisse pantois : "le dialogue n'est pas une négociation». Rien d’étonnant, c’est la conception du dialogue du gouvernement.

Les chefs d'établissements s'étaient mobilisés en faveur d'une loi qui devait clarifier la situation. Les voilà bien éclairés !
L'avis du Conseil d'Etat de 1989 était beaucoup plus opérationnel.

La FCPE demande que cette circulaire soit entièrement réécrite de façon courte et précise. 
Elle fera ses propositions à la direction des affaires juridiques du ministère, lors d’une réunion, le vendredi 23 avril. Elle demandera également que ce texte soit soumis à l'avis du Conseil d'Etat. 
Pour la FCPE, le gouvernement doit être clair et assumer sa loi jusqu'au bout.

"On est entré dans quelque chose qui est un problème de société,
qui se cristallise sur la décentralisation,
mais qui va bien au delà de cela"
"Quelque chose de grave se passe.
Nous ne voulons pas d'une société à l'américaine
avec 20% d'enfants préformés pour l'université
et 80% de buveurs de bière abstentionnistes aux élections"
La FCPE réservée sur les mesures de prévention de l'absentéisme scolaire

26/02/04 -  La Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE) s'est montrée réservée sur l'efficacité des nouvelles mesures de prévention de l'absentéisme scolaire, faute, selon elle, de moyens et même de volonté de le faire.

Dans une lettre au directeur de l'enseignement scolaire rendue publique jeudi, la FCPE se félicite du principe de dialogue avec les familles et de responsabilisation des parents.
Toutefois, elle ajoute: "comment convaincre les parents de l'importance de suivre assidûment tous les cours lorsque tout au long de l'année, ils sont confrontés à tant d'heures de cours non remplacées?" "Certains rectorats n'assurent les remplacements qu'au-delà de trois semaines, voire un mois d'absence et non seulement les cours ne sont pas assurés mais les élèves sont renvoyés chez eux ou dans la rue", ajoute-t-elle.

"De plus, les conseils de discipline prononcent de plus en plus de sanctions d'exclusion et que dire de la pratique de l'exclusion pour cause d'absentéisme!", affirme encore la FCPE.

Enfin, elle souligne que "pour que les mesures soient cohérentes et réellement efficaces, il aurait fallu commencer par augmenter les personnels de surveillance dans les établissements au lieu de supprimer des postes".
 
 
3,1 millions de journées de grève au total dans l'Éducation en 2003 : 230 millions d'euros "économisés" par l'É.N.

Le mouvement social qui a affecté l'Éducation nationale l'an dernier, avec douze journées de grève nationale d'octobre 2002 à juin 2003, sans compter les grèves locales parfois de longue durée, ont abouti à 3,1 millions de journées "perdues" au total, un record pour ce secteur.

Selon la comptabilisation effectuée par le ministère de l'Éducation nationale -comptablisation habituelle faite chaque année et permettant de savoir quelles seront les retenues de salaires- le total 2003 est de 3,1 millions de jours de grève.

L'année 2002 n'avait connu que 438.468 journées de grève, selon la même comptabilisation qui s'effectue d'abord au niveau local puis académique puis national. En 2001, il y eut sensiblement le même nombre de journées de grève, 415.424 exactement. 

L'année 2000, qui connut pourtant des mouvements sociaux importants et une mobilisation contre la politique du ministre d'alors, Claude Allègre, a abouti à 937.208 journées de grève seulement. 

Enfin, en 1999, on ne comptabilisa que 315.126 journées de grève.

Par ailleurs, selon le Monde daté du 28/02/04 qui cite de récentes réponses du ministre Luc Ferry à des questions écrites de députés, les retenues salariales correspondant aux grèves de l'année 2003 se montent à 230 millions d'euros.



L'État condamné
pour le non-remplacement
de professeurs absents

Le Monde -  27.02.04

150 à 450 euros pour les parents d'élèves plaignants.
Depuis une semaine, les parents coupables de ne pas envoyer leurs enfants régulièrement à l'école sont passibles d'une amende de 750  euros (Le Monde du 25  février). Qu'en est-il de l'Etat lorsqu'il n'assure pas l'intégralité des heures de cours qu'il est censé dispenser  ? A lire la Lettre d'information judiciaire de février  2004, il ne fait aucun doute qu'il est en faute.

Cette publication officielle du ministère de l'éducation nationale rapporte une série de 11  jugements rendus par le tribunal administratif de Versailles (Yvelines), le 3  novembre 2003, qui affirment qu'il est du devoir de l'Etat d'assurer le remplacement des professeurs absents. Dans les 11  affaires jugées, le tribunal a condamné l'Etat à verser aux parents d'élèves plaignants des sommes comprises entre 150 et 450  euros, selon le nombre d'heures de cours non dispensées (entre 60 et 80 sur l'année scolaire 2000-2001).

A chaque fois, le tribunal a jugé que "la mission d'intérêt général d'enseignement impose -à l'Etat- l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires inscrites aux programmes. Le manquement à cette obligation légale (...) est constitutif d'une faute de nature à engager -sa- responsabilité" s'il se poursuit "pendant une période appréciable". Quant au "manque de crédits budgétaires allégué par le recteur de l'académie de Versailles ou les démarches qu'il aurait mises en œuvre", ils "ne sauraient exonérer l'administration de la responsabilité qui lui incombe", ont estimé les juges.

AU-DELÀ DE 15 JOURS

Le ministère de l'éducation n'a pas fait appel. "Ces jugements sont conformes à la jurisprudence fixée par le Conseil d'Etat", y explique-t-on.
En 1984, le ministère avait déposé un recours devant l'institution du Palais Royal dans une affaire similaire à celles jugées à Versailles. Celui-ci avait été rejeté, dans un arrêt du 27  janvier 1988, dont les arguments ont été repris mot pour mot par le tribunal de Versailles.

"L'Etat est le premier à ne pas respecter l'obligation scolaire. Il devrait y avoir continuation du service public, et aucune heure de cours ne devrait jamais manquer. Dans le secondaire, les élèves doivent souvent attendre plusieurs semaines avant de voir un professeur absent remplacé", commente Georges Dupon-Lahite, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves).

Au ministère, on confirme. Alors que dans le primaire, les professeurs absents sont généralement remplacés tout de suite - environ 25  000  titulaires, soit près de 8  % des enseignants du primaire, sont là pour ça - dans le secondaire, il faut souvent attendre un mois. Au collège et au lycée, "en théorie, les académies s'occupent des remplacements quand les absences dépassent 15  jours. En dessous, les établissements doivent utiliser leurs enseignants pour faire les remplacements", développe un haut fonctionnaire du ministère. Dans la pratique, en dessous de deux semaines d'absence, il ne se passe rien. D'autant qu'on ne peut imposer qu'une heure supplémentaire par semaine à un professeur. "Dans le privé, c'est différent. Les enseignants n'ont souvent pas le choix. C'est une autre culture", explique un fonctionnaire.

Au-delà de 15  jours, les rectorats interviennent. Environ 11  000  professeurs titulaires - soit 2,68  % des enseignants du secondaire - sont disponibles à cet effet. Ils sont rattachés à une zone, départementale généralement, et, dans l'attente de remplacements, effectuent des tâches ponctuelles (soutien scolaire...).

L'administration a calculé qu'il faudrait qu'elle ait environ 5  % de ses enseignants en disponibilité pour assurer les remplacements dans le cas d'absences supérieures à 15  jours. Mais choisir d'avoir 5  % de titulaires inoccupés une grande partie de l'année et payés à plein temps, c'est évidemment coûteux. Elle a donc largement recours à des contractuels, environ 11  000 en équivalent temps plein.

Au-delà des chiffres, la gestion des remplacements dans le secondaire est complexe. D'abord parce qu'il existe 150  disciplines pour 8  000  établissements du second degré. Ensuite car, dans certaines des disciplines, on compte des excédents de personnels (allemand, philosophie, éducation physique). En outre, il y a des matières et des régions où l'absentéisme est plus fort que dans d'autres. C'est le cas du Sud, où les professeurs sont plus âgés qu'au Nord. C'est le cas des lettres, plus souvent enseignées par des femmes, qui sont plus absentes que les hommes.

Quand il était arrivé au ministère de l'éducation nationale, en 1997, Claude Allègre avait demandé aux rectorats de se préoccuper réellement des problèmes de remplacement. Il semble que son message ait porté ses fruits. Les absences de plus d'un mois sont aujourd'hui remplacées dans 90  % des cas, affirme le ministère, contre 75  % en 1999.

Virginie Malingre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Débat sur l’école :
ni dupes ni soumis !

La FCPE n’est pas dupe de la finalité réelle du débat pour l’avenir de l’école, une opération alibi destinée à occulter la préparation simultanée  d’une nouvelle loi d'orientation dont les grandes lignes sont déjà définies, accompagnée d’un budget 2004 déjà adopté.
Tout semble organisé pour que les conclusions du débat sur l’école légitiment les objectifs du gouvernement, et par là-même un probable renoncement au service public d’éducation.

La FCPE-Paris relève de nombreuses irrégularités dans l’organisation du débat à Paris. Le texte fixant le cadre préparatoire est souvent ignoré, parfois bafoué. L’Académie de Paris et la commission nationale du débat ont du être saisies à plusieurs reprises.
Sans illusions donc, la FCPE-Paris invite cependant les parents à participer au débat sur l’école et à y défendre leurs positions. La FCPE-Paris précise que cette présence ne saurait être interprétée comme une caution apportée aux conditions du débat.

Pour la FCPE-Paris, l’avenir de l’école nécessite mieux qu’un débat organisé dans l’urgence. La précipitation apparaissant pour le gouvernement, le meilleur moyen de se garantir contre des initiatives construites.
En conséquence, la FCPE-Paris demande l’ouverture d’un troisième débat dans les établissements en janvier et se déclare prête au dialogue et à la confrontation d’idées avec les enseignants.

La FCPE-Paris rappelle, qu’à partir de janvier 2004, elle organisera avec la Ligue de l’enseignement et Éducation et devenir, un débat public autour de quatre thèmes majeurs : la maternelle, la gratuité, la laïcité et les pratiques pédagogiques pour la réussite de tous.
La FCPE-Paris entend ainsi, par la voie du débat démocratique, rechercher des solutions pour faire reculer l’échec scolaire et lutter contre toutes les exclusions.

Paris, le 6 décembre 2003

Congrès FCPE:
les parents d'élèves restent
aux côté des enseignants

CLERMONT-FERRAND (AFP) - La fédération des conseils de parents d'élèves FCPE, qui a ouvert son 57e congrès samedi à Clermont-Ferrand, est restée fermement ancrée du côté des enseignants, malgré la menace que ceux-ci laissent planer sur les épreuves du baccalauréat.
"Ce que les parents rejettent, c'est la conception profondément réactionnaire et restauratrice, à la manière de Louis XVIII, qui anime le gouvernement en matière d'éducation", a tonné le président de la FCPE Georges Dupon-Lahitte en ouverture du congrès, à cinq jours du démarrage des premières épreuves écrites nationales du bac.
Alors que le principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées, le SNES, a renforcé samedi la pression sur le gouvernement en envisageant l'éventalité d'une grève unitaire le 12 juin, jour de l'épreuve de philosophie, la FCPE, qui se revendique de gauche, a accusé le gouvernement de "jouer la carte du pourrissement et de l'exacerbation" pour tenter de "retourner l'opinion publique" en sa faveur.

Fait exceptionnel, les secrétaires généraux des principales fédérations enseignantes, présents au congrès comme tous les ans, ont été invités à s'exprimer publiquement devant les délégués de parents pour expliquer leur position dans le bras de fer qui les oppose au gouvernement.

"On a l'impression" que le gouvernement "souhaite presque des dérapages dans la tenue des examens pour pouvoir retourner l'opinion contre les grèves", a estimé Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT, en dénonçant "l'irresponsabilité" du gouvernement. Tandis que Patrick Gonthier, pour l'UNSA-éducation, estimait que la tension avait atteint un "point critique" et que le gouvernement portait une "responsabilité majeure dans le conflit".

Chez les délégués de la FCPE, le durcissement de ton des enseignants est généralement bien perçu, même si chez les militants de base, des tiraillements sont perceptibles entre les intérêts supérieurs de la "lutte" et les intérêts individuels de leurs enfants, qui n'ont parfois pas été en classe depuis plusieurs semaines ou qui risquent d'être privé de session du bac.

"Je ne suis pas d'accord sur toute la ligne avec la FCPE, on se bat pour nos gamins, ils doivent pouvoir passer les examens", avoue un peu gêné un militant de base qui préfère rester anonyme.

Mais dans les rangs des responsables départementaux élus, les états d'âmes ne sont pas de mise.

"Je fais confiance à la bonne réflexion des enseignants, qui eux-mêmes sont parents, et j'appelle au bon sens des autres professions pour que personne n'ait l'idée de venir perturber la tenue des épreuves", dit Christine Lopez-Unos-Gilibert, mère de 4 enfants et présidente départementale de la FCPE en Eure-et-Loir, comptable dans une banque. Son fils François doit passer la semaine prochaine l'épreuve de français du bac.

"Bien sûr que cela va m'embêter si mon fils ne peut pas passer ses épreuves ou si elles sont repoussées, mais je ne vais pas renier mes convictions pour autant", ajoute Marc Loubaud, agent immobilier dans la Vienne et président départemental de la FCPE.

"On est entré dans quelque chose qui est un problème de société, qui se cristallise sur la décentralisation, mais qui va bien au delà de cela", ajoute-t-il. "Quelque chose de grave se passe. Nous ne voulons pas d'une société à l'américaine avec 20% d'enfants préformés pour l'université et 80% de buveurs de bière abstentionnistes aux élections", martèle-t-il.

A l'attention de Luc Ferry, il ajoute: "le débat sur l'éducation est nécessaire avant les décisions".

samedi 7 juin 2003 - AFP

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

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