| Critique
sur l’Union Européenne ? Dehors !
mardi 24 mai 2005 Lors du week-end des 15 et 16 mai, la FCPE (plus grosse fédération
de comités de parents en France) organisait son congrès national
à Strasbourg sur le thème « L’Europe et l’enseignement
». Certaines fédérations départementales
ont estimé que la liste des intervenants était un peu trop
unilatérale. En effet, pas un seul n’apportait le moindre regard
critique sur l’Europe.
Refusé ! Il est vrai qu’on n’était qu’à deux semaines
du référendum sur la Constitution … Devant une telle situation,
ils ont décidé d’organiser une partie «off»
dans le congrès. Un papier a été distribué
à tous les participants, les invitant à venir entendre un
autre point de vue dans une certaine salle (sans être en concurrence
avec une partie officielle du congrès). Quelques minutes après
le début de l’intervention de Jean-Pierre Kerckhofs, le président
national de la FCPE a débouché dans la salle avec quelques
sbires pour le virer purement et simplement du Palais des Congrès
en déclarant :
Face à la résistance des participants qui avaient l’outrecuidance de vouloir entendre un autre avis, on a pu assister à un déchaînement de violence verbale inouïe de la part de la direction nationale. Démocratie quand tu nous tiens … C’est ainsi que l’intervention a finalement dû se tenir à l’extérieur, face à l’entrée du palais des Congrès. Si les organisateurs ont pu trouver une chaise pour l’intervenant, les participants ont suivi l’atelier debout ou assis par terre… |
Les parents d'élèves
de la FCPE en congrès sous le signe de la défiance
14-05-05 - La Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE) a ouvert samedi à Strasbourg son 59e congrès sous le signe de la défiance à la politique gouvernementale : Pentecôte, loi Fillon, budget 2005 et laïcité. Traditionnellement réunie lors du week-end de la Pentecôte, la première fédération de l'enseignement public (370.000 adhérents, 30 % d'audience dans le primaire et 56 % dans le secondaire), est la première organisation à avoir ouvert les hostilités contre la suppression du congé du lundi de la Pentecôte. Dès fin mars, elle avait appelé à ne pas envoyer les enfants à l'école ce lundi 16 mai. "Non salariés, ils ne sont pas concernés et les parents n'ont aucune obligation de se plier à cette mesure poudre aux yeux, injuste et inefficace ni de contribuer à la pagaille qui va s'instaurer", avait déclaré le président de la FCPE Georges Dupon-Lahitte. Elle a renouvelé cet appel samedi et, en ouverture du congrès qui se tient jusqu'à lundi inclus, les parents FCPE - qui ont choisi de venir à Strasbourg plutôt que de "sacrifier à la pseudo solidarité, sauce gouvernementale" - ont rappelé leur refus d'une "injonction dogmatique en total mépris avec les attentes exprimées par les citoyens". Le choix de Strasbourg a également permis à la fédération de rappeler son attachement à la laïcité. "En cette année 2005, centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, nous revendiquons l'application pleine et entière du principe de laïcité sur l'ensemble du territoire national", a déclaré Georges Dupon-Lahitte. Il a stigmatisé le statut concordataire spécial de l'Alsace et l'obligation faite aux élèves du public de suivre, sauf dispense spéciale, un enseignement religieux. politique "autoritaire et sécuritaire" C'est toutefois la politique éducative du gouvernement, "autoritaire, sécuritaire et libérale" et la loi Fillon qui ont été les cibles essentielles des congressistes. "Notre opposition résolue et raisonnée est fondée sur une conception de l'école aux antipodes de celle développée par la majorité au pouvoir : une école qui sélectionne, exclut et rejette du système ceux qui ne sont pas dans la norme, érige l'individualisme en vertu, renvoie les jeunes et leurs familles à leurs seules responsabilités quand ils sont en échec et transfère une part de ses missions fondamentales aux officines privées de soutien, uniquement accessibles à ceux qui en ont les moyens", a affirmé le président de la FCPE. Il a également protesté contre la "vision sécuritaire" du gouvernement vis-à-vis de la jeunesse, la traitant même de "pathologique". Il a accusé le ministre François Fillon de "confondre autorité et autoritarisme" et de "refuser de voir que la violence scolaire est liée aux violences culturelles, économiques et sociales subies par ceux qui s'y adonnent". Pour M. Fillon, "ce n'est plus l'enfance en danger, c'est l'enfance coupable, ce n'est plus l'enfance fragile, mais l'enfance perverse", a-t-il ajouté. La FCPE a enfin vivement critiqué l'insuffisance des moyens pour
l'école et parlé d'un budget 2005 "en régression
historique". "On crée 700 postes nouveaux dans les écoles
primaires pour 51.000 élèves de plus, soit un enseignant
pour 75 élèves et dans le second degré, on supprime
5.500 postes pour une baisse de 41.000 élèves, soit un poste
de moins pour sept élèves de moins. Est-ce là la justice?"
a demandé le secrétaire général de la FCPE,
Faride Hamana.
Pentecôte : la FCPE dénonce à nouveau "une initiative dogmatique" 16-05-05 La Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE), qui a clos lundi à Strasbourg son 59e congrès, a de nouveau dénoncé la suppression du congé du lundi de Pentecôte en évoquant une "initiative dogmatique et idéologique au total mépris des citoyens". La FCPE, principale fédération de parents (370.000 adhérents), a également qualifié de "provoc" les épreuves d'examens fixées ce lundi. La fédération avait appelé à plusieurs reprises les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école. La FCPE a par ailleurs exprimé son "opposition résolue à l'école libérale, ségrégative et sélective qui fonde, selon elle, la loi Fillon". "Nous n'accepterons jamais d'avaliser une loi nuisible de sélection et d'exclusion", a affirmé en ouverture puis en clôture du congrès le président de la FCPE, Georges Dupon-Lahitte. Les parents ont également exprimé leur solidarité avec le mouvement lycéen. Une motion finale "dénonce les mesures d'intimidation et de répression, s'indigne des brimades pédagogiques, des sanctions disciplinaires et des mesures judiciaires à leur encontre". Elle "demande la levée des sanctions et l'abandon des poursuites". D'autre part, si les responsables syndicaux enseignants (FSU, Unsa, CFDT) ont été invités au congrès, la seule personnalité "extérieure" conviée à monter à la tribune a été Constance Blanchard, présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL). Elle a dénoncé "une école élitiste et conservatrice qui a perdu son rôle d'ascenseur social et renforce les discriminations au lieu de les combattre". "Ni manipulée, ni désinformée, notre génération réclame son droit à l'avenir", a lancé la jeune fille applaudie debout par les congressistes. Le rapport d'activité a été approuvé par
69,66% de voix (17,49% contre et 12,85% d'abstention) et les instances
de direction réélues.
Soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen Le Collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen constate qu'en faisant passer la loi Fillon en force, en refusant de recevoir toutes les composantes de la mobilisation lycéenne et en réprimant violemment les manifestations et les occupations, le gouvernement oppose le mépris et la répression aux revendications de ce mouvement d'abrogation de la loi Fillon et d'attribution de tous les moyens pour la réussite scolaire de tous. Cette politique est d'autant plus dangereuse qu'elle frappe une jeunesse préoccupée par son avenir, qui est aussi celui du pays. Le Collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen considère qu'il est temps que cesse la répression de ce mouvement social, demande l'abandon des poursuites à l'égard des personnes interpellées lors des différentes initiatives contre la loi Fillon et l'abandon de toutes les sanctions disciplinaires, administratives voire pédagogiques prises contre les lycéens en raison de leur participation au mouvement. Il appelle à des rassemblements de soutien lors des procès. Signataires : AC ! (Agir ensemble contre le chômage), Alternative Libertaire, ATTAC France, CNT-FAL, CNT-FTE, Collectif des jeunes chercheurs contre la précarité, Coordination lycéenne, Emancipation, FCPE - Ile de France, Fraction l'Etincelle de Lutte Ouvrière, FSU, JCR, LCR, Ligue des Droits de l'Homme, No Pasaran, Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires - Région Parisienne, SCALP-Reflex Paris, SNES Créteil, SUD-Education, , SUD-Etudiants, Union Syndicale Solidaires, Verts Rassemblements de soutien devant les tribunaux : Mardi 25 mai, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, 8 h 30
métro Cité,
Le Collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen lance une souscription pour, en particulier, aider à couvrir les frais d'avocat. Vous pouvez envoyer vos dons par chèque à l'ordre de CDPE
Paris-SSL
FCPE Paris, 14 rue d'Astorg, 75008 Paris. |
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lycée "expérimental" de Saint-Nazaire |
Le
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dans (?) le système "éducatif" (?) |
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Vitruve |
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écoles publiques "expérimentales" |
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