alternatives éducatives
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I Obligation scolaire et liberté I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! Appel pour des éts innovants et coopératifs |
 
 
Semaines éducation contre racisme: 
numéros spéciaux des Clés de l'actualité

18/03/05 -   Les Clés de l'actualité (10-16 ans) et les Clés de l'actualité junior (8-12 ans) ont publié des numéros spéciaux à l'occasion des semaines d'éducation contre le racisme qui se déroulent pendant tout le mois de mars.

"Tous pareils... mais tous différents", titre les Clés de l'actualité junior qui se penche en pages intérieures sur le racisme en France, la colonisation ou encore l'apartheid et présente des personnalités du show biz français d'origine étrangère, comme Jamel Debbouze ou Isabelle Adjani.

De son côté, les Clés de l'actualité clame en Une "Non au Racisme !" et développe dans ses pages, entre autres, les problèmes de discrimination à l'Ecole, à l'embauche et dans les entreprises.

Ces "semaines" sont organisées depuis 1984 dans le cadre de la journée mondiale contre le racisme, le 21 mars. Elles sont pilotées par un collectif, composé de 24 associations, fédération de parents d'élèves et syndicats d'enseignants, d'étudiants et lycéens, et sont l'occasion de multiples initiatives (projections de films, expositions, concerts...) à destination des plus jeunes.

Les deux journaux pour enfants font partie des outils pédagogiques mis à disposition des acteurs du système éducatif pour sensibiliser les élèves aux problèmes de discrimination.

"L'objectif est d'assurer la promotion au plan national des actions menées localement", a précisé la Ligue de l'Enseignement, qui regroupe plus de 30.000 associations agréées "complémentaires de l'Ecole" et membre du collectif.

Ainsi l'opération "Et si on s'la jouait fraternel" a-t-elle été élargie dans l'espace et dans le temps, a expliqué la Ligue. Toute l'année, dans l'ensemble du réseau, des enfants envoient des cartes postales au dos desquelles ils ont rédigé un "message de fraternité" à des inconnus tirés au sort dans l'annuaire. Un coupon détachable permet au destinataire de répondre s'il le souhaite.

 
La polémique sur le terme "islamophobie"
l'Unsa s'explique

05/02/05 - L'Unsa-Education s'est expliquée, dans une lettre rendue publique samedi, sur les raisons pour lesquelles elle ne cautionne pas l'usage du terme "islamophobie" et refuse qu'il soit inscrit dans le document de présentation de la Semaine d'éducation contre le racisme (21-26 mars).

Une polémique s'est fait jour à ce propos au sein du comité de pilotage de préparation de cette semaine, organisée par une soixantaine d'organisations sous le patronage de l'Education nationale et la coordination de la Ligue de l'enseignement.

Ainsi, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a adressé jeudi une lettre ouverte aux organisateurs déplorant que ce terme n'ait pas été retenu pour l'instant dans les documents qui seront diffusés dans les établissements scolaires, ceci, dit-il, à la demande de l'Unsa avec le soutien de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Le MRAP soulignait "le caractère multiforme du racisme" et ajoutait que "nombre de jeunes et leurs familles qui subissent l'islamophobie ne comprendraient pas pourquoi cette forme particulière de racisme serait occultée".

Le secrétaire général de l'Unsa, Patrick Gonthier, répond en affirmant que le terme "islamophobie" ne signifie qu'aversion ou peur de l'islam et ne peut être assimilé à une forme de racisme.

"Cela pose de multiples questions: le blasphème à l'égard de l'islam serait-il un délit et devrait-t-on abandonner Salman Rushdie et Talisma Nasreen aux fatwas? Doit-on assimiler à une religion tous ceux qui sont originaires de certains pays et assigner à une religion les raisons de discriminations? Va-t-on créer d'autres délits comme +christianophobie+ ou +judéophobie+? Doit-on enfin réviser notre constitution et abandonner nos références aux droits de l'homme?", ajoute-t-il.

M. Gonthier termine sa lettre par ses "salutations syndicales et antiracistes".
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Polémique dans la préparation 

de la Semaine d'éducation contre le racisme

04/02/05 -   Une polémique sur le terme "islamophobie" et l'opportunité de le placer dans le document de présentation de la Semaine d'éducation contre le racisme (21-26 mars) se dessine au sein des associations qui la préparent avec une lettre ouverte du MRAP aux organisateurs.

Signée du secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, Mouloud Aounit, cette lettre qui vient d'être rendue publique est adressée à Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'Enseignement. La Ligue coordonne depuis quinze ans cette semaine placée sous le patronage de l'Education nationale et dont une trentaine d'organisations sont partie prenante.

Dans cette lettre, M. Aounit déplore que le terme islamophobie n'ait pas été retenu pour l'instant dans les documents qui seront diffusés dans les établissements scolaires, ceci, dit-il, à la demande de l'UNSA avec le soutien de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

M. Aounit convient qu'il est peut-être difficile de définir ce concept mais affirme qu'il ne faut pas éluder la difficulté. "La première urgence est de mettre en évidence le caractère multiforme du racisme", dit-il. "En outre, il est capital de mettre au coeur de nos préoccupations l'expérience vécue par nombre de jeunes et leurs familles qui subissent l'islamophobie et ne comprendraient pas pourquoi cette forme particulière de racisme serait occultée".

De son côté, M. Roirant a déploré que le MRAP "extériorise" un problème interne, qui n'a pas encore été tranché puisqu'une nouvelle réunion est programmée le 14 février. "La Ligue est garante du sérieux de cette semaine d'éducation et de l'équilibre entre toutes les organisations dont aucune ne doit imposer ses positions aux autres", a-t-il dit à l'AFP.

"Nous n'avons pas encore pris notre décision au sujet du terme islamophobie car nous devons être tous d'accord sur sa définition. D'ailleurs le document ne sera donné à tirer que quand il sera signé de tous", a-t-il ajouté.

Il a enfin mis en garde contre "la tentation de sombrer dans des affrontements d'appareils au lieu de se consacrer au travail de fond avec les jeunes".

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

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| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
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| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
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