alternatives éducatives : des écoles différentes
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I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! I
 

école autrement, école alternative, école différente, collège lycée innovant, expérimental ...
2017 : Une autre école est-elle possible?

 Vitruve, une école de la différence

Le handicap mental expliqué aux élèves de CP
Les 40.700 enseignants de C.P. d'écoles publiques et privées sous contrat recevront le 10 mai
une édition "handicap mental" du Petit Quotidien, un journal pour enfants, a indiqué l'Unapei.

Manifeste pour le droit à l’école des enfants et des jeunes en situation de handicap
L’heure n’est plus à l’interrogation sur le droit à la scolarisation.
Elle est à la mise en place de tous les moyens
pour faire de ce droit une réalité tangible pour tous dans notre pays.

Autistes, handicapés mentaux ...
Les 20000 oubliés de l’école
On avait promis de les intégrer à la vie normale, en commençant par la vie scolaire.
Mais à Paris il n’y a même pas dix places dans le public
pour ceux qui sont en âge d’aller au collège...

La loi du 11 février 2005 dispose que dès la rentrée 2005 tout enfant ou adolescent présentant un handicap
peut être inscrit dans l'école ou l'établissement scolaire de son secteur (celui par exemple, dans lequel vont ses frères et sœurs).
Ainsi, la responsabilité de l'Education nationale est affirmée et les enfants se voient reconnaître le droit à une véritable existence scolaire.

Scolarité des élèves handicapés
Un décret stipule que tout enfant ou adolescent présentant un handicap est inscrit dans une école.
Cette école ou cet établissement constitue son établissement scolaire de référence.
Le décret précise que le parcours de formation de l’élève s’effectue en priorité en milieu scolaire ordinaire,
dans son établissement scolaire de référence. Le texte détaille les modalités d’accès à l’enseignement scolaire des élèves handicapés.
BO n° 10 du 9 mars 2006
 

Handicap: trois décrets de la loi de 2005 enfin publiés au Journal officiel

--afp---09 04 09 ----Trois décrets d'application de la loi handicap de février 2005 destinés à améliorer la prise en charge et la scolarisation des handicapés ont été publiés au Journal officiel ces derniers jours, a fait savoir jeudi le secrétariat d'Etat à la Solidarité dans un communiqué.

Un des textes vise à "développer une coopération entre les établissements médico-sociaux pour enfants et adolescents handicapés et les établissements scolaires relevant de l'Etat".

Selon le secrétariat d'Etat, "concrètement, un enfant handicapé pourra, pendant sa scolarité, alterner enseignement ordinaire et enseignement adapté en fonction de l'évolution de ses besoins grâce aux passerelles définies par le décret".

Un deuxième texte "définit un socle d'obligations commun aux maisons d'accueil spécialisées (MAS), aux foyers d'accueil médicalisé (FAM) et aux services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) qui accueillent des personnes très lourdement handicapées" (polyhandicapés), poursuit le secrétariat d'Etat.

Enfin, le troisième décret "va permettre de donner un véritable statut" aux unités d'évaluation, de ré-entraînement et d'orientation sociale et socioprofessionnelle (UEROS) pour les traumatisés crâniens.

Créées depuis 2003, ces unités servent à la réinsertion sociale et professionnelle des personnes dont le handicap résulte d'un traumatisme crânien ou d'une lésion cérébrale acquise, rappelle le communiqué.

Ces textes étaient attendus de longue date par les associations du secteur.

Le gouvernement avait notamment indiqué en avril 2008 qu'un décret sur le polyhandicap allait être publié "dans les jours qui viennent".



Hausse de 6% sur un an des élèves handicapés scolarisés (Bas)

--afp--020207---- 160.000 élèves handicapés ont été scolarisés dans l'école ou le collège de leur quartier à la rentrée 2006-2007, soit une progression de 6% par rapport à l'année dernière, a annoncé mercredi le ministre délégué aux personnes Handicapées, Philippe Bas.

"A la rentrée 2006-2007, 160.000 élèves handicapés ont été scolarisés. En 2005-2006, ils étaient 151.000, soit une progression de 6% par rapport à l'année dernière et de 20% par rapport à 2004", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

"Si on distingue le premier et le second degré, en 2005-2006, 104.500 élèves ont été accueillis dans le 1er degré, dont 7% dans l'enseignement privé. Et plus de 46.500 élèves handicapés ont été accueillis dans le second degré", a précisé M. Bas.

Alors que l'association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), des organisations syndicales et des associations de parents d'élèves avaient déploré fin janvier le manque d'auxiliaires de vie scolaire (AVS, contrats d'assistants d'éducation), qui assistent les enfants handicapés dans les écoles et les établissements ordinaires, le ministre a annoncé le recrutement de "2.000 auxiliaires de vie scolaire" pour la rentrée 2007-2008.

Evoquant une des mesures phare de la loi du 11 février 2005, Philippe Bas a assuré "qu'aujourd'hui toutes les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sont installées", ainsi que "les commissions des droits et de l'autonomie qui attribuent la prestation de compensation du handicap".

Le ministre a jugé "rapide" la montée en charge de la prestation de compensation du handicap. Sur 60.000 demandes, depuis mai 2006 seulement "18.300 prestations ont été attribuées", a-t-il toutefois reconnu.

120.000 personnes seraient susceptibles de bénéficier de cette prestation, selon le ministère.

En ce qui concerne l'emploi, Philippe Bas a a regretté que l'objectif de 6% de personnes handicapées travaillant dans les administrations et entreprises ne soit toujours pas atteint. Le taux de salariés handicapés a cependant progressé en vingt ans, "il est passé de 2% en 1987 à 4% aujourd'hui", a précisé le ministre.

A partir de mars, "pour alléger les démarches administratives, la carte de stationnement pour personnes handicapées sera délivrée à titre définitif alors qu'elle ne pouvait excéder dix ans auparavant", a enfin annoncé le ministre.



Hausse du nombre d'enfants handicapés scolarisés

PARIS --ap--230307---- - Le nombre d'enfants et adolescents en situation de handicap scolarisés par l'Education nationale est en augmentation. En 2005-06, 223.5400 de ces élèves ont été scolarisés en France, dont 151.500 par l'Education nationale, qui a permis à 69% d'entre eux d'intégrer des classes ordinaires ou adaptées à leurs difficultés (scolarisation individuelle), contre 52% à la rentrée 1999-2000, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DRESS) du ministère de la Cohésion sociale.

Le ministère voit dans cette hausse les résultats de la nouvelle politique du handicap, définie par la loi du 11 février 2005, qui donne la priorité à la scolarisation en "milieu ordinaire" - c'est-à-dire dans un établissement de l'Education nationale - quels que soient l'enseignement dispensé (ordinaire ou adapté) et le type de scolarisation (individuelle ou collective).

Quand l'intégration à l'Education nationale n'est pas possible, les enfants et adolescents handicapés sont accueillis dans des établissements médico-éducatifs et hospitaliers. En 2005-06, 76.300 enfants ont été scolarisés dans ces structures, dont 92% dans des établissements médico-éducatifs et 8% en milieu hospitalier, selon la DRESS.

Entre 1999 et 2005, le nombre d'élèves en scolarité individuelle (classes dites "ordinaires" ou adaptées à des élèves ayant des difficultés scolaires ou sociales) a doublé pour s'élever à 104.000 à la rentrée 2005. L'enseignement adapté est, lui, dispensé en collège dans des sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ou des établissements régionaux d'enseignement adapté (EREA). Au total, ces structures ont représenté en 2005-06 5% de l'ensemble des élèves handicapés pris en charge par l'Education nationale (7.800 sur 151.000).

Parallèlement, lorsque la scolarisation individuelle se révèle inadaptée, l'Education nationale propose des structures "collectives" dédiées spécialement aux élèves en situation de handicap, grâce à "un enseignement différencié". Celui-ci est dispensé dans des classes d'intégration scolaire (CLIS) pour le premier degré, et des unités pédagogiques d'intégration (UPI) pour le second. En 2005-06, ces structures ont accueilli 31% des élèves handicapés scolarisés à l'intérieur de l'Education nationale, contre 49% en 2000, selon le ministère de la Cohésion sociale. 



Lyon: 
l'Etat poursuivi pour défaut de scolarisation d'un enfant handicapé

15-09-05  -   Le commissaire du gouvernement a requis jeudi devant le tribunal administratif de Lyon la condamnation de l'Etat pour défaut de scolarisation d'un enfant autiste de 14 ans, pour lequel la préfecture n'avait trouvé aucune place en établissement spécialisé.

Le commissaire (qui émet un avis mais ne représente pas le gouvernement) a demandé à ce que l'Etat verse 20.000 euros à Brahim Khelif, un enfant autiste de Saint-Fons (Rhône), qui n'est plus scolarisé depuis septembre 2002, ainsi que 8.000 euros à chacun de ses parents.

Le commissaire du gouvernement n'a en revanche pas appuyé la demande de l'avocat de la famille, Me Bertrand Sayn, d'émettre une injonction de scolarisation à l'encontre de la préfecture, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

"Nous sommes déçus, car ce n'est pas pour l'argent que se battent les parents, nous aurions voulu que le tribunal enjoigne à l'Etat de scolariser Brahim (...). Si le tribunal suit les conclusions du commissaire sur ce point, il est probable que M. Khelif fera appel", a expliqué l'avocat.

Me Sayn avait également demandé 100.000 euros pour l'enfant, 50.000 pour chacun des parents et 10.000 pour chacun de ses 5 frères et soeur.

Selon Me Sayn, une éventuelle condamnation de l'Etat pour non-scolarisation d'un enfant handicapé serait une première en France.

Entre 1998 et fin 2002, Brahim, qui présente le développement intellectuel d'un enfant de 2 ans, bénéficiait d'un encadrement à l'hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu de Lyon, mais une réorganisation du service a entraîné la fermeture de la structure qui le recevait.

La commission de la préfecture en charge de la scolarisation des enfants avait proposé trois établissements susceptibles de prendre la relève, mais aucune de ses structures n'avaient de place libre.

 


 
Le handicap mental expliqué aux élèves de CP

18/04/05 -   Les 40.700 enseignants de Cours préparatoires d'écoles publiques et privées sous contrat vont recevoir le 10 mai une édition spéciale "handicap mental" du Petit Quotidien, un journal pour enfants, a indiqué lundi l'Unapei.

"Près de 1,2 million d'exemplaires de cette publication des Editions Play Bac seront diffusés aux 800.000 enfants de 6 à 7 ans", précise dans un communiqué l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (Unapei), dont l'objectif à travers cette opération est de "sensibiliser l'ensemble des enfants de 6 à 8 ans, citoyens de demain, au handicap mental".

Le kit pédagogique, 26 exemplaires par classe, comprendra aussi un document pour les enseignants (informations générales sur le handicap, législation...) pour les informer et les sensibiliser à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés mentaux. "Aujourd'hui, 10.000 d'entre eux, sans solutions, pourraient être accueillis au sein d'une école «ordinaire»", précise l'Unapei.

"Les enseignants sont invités à organiser une séance pédagogique sur le handicap mental", ajoute l'Unapei, qui dispose du haut patronage du ministre de l'Education, François Fillon.

L'association propose aussi aux écoles des rencontres et jumelages avec des établissements accueillant des enfants handicapés mentaux.

La mise à disposition d'intervenants pour expliquer le handicap aux enfants de CP, l'organisation de spectacles animés par des personnes handicapées mentales et la visite d'établissements sont également proposées.

Des milliers d'enfants handicapés non-scolarisés malgré les dispositifs
 

31/08/04 - Plus de 10.000 jeunes handicapés mentaux "sont sans aucune solution éducative", estime l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (UNAPEI).

Le nombre d'enfants qui vivent à domicile faute de solution "varie selon les définitions et les sources de 6.000 à 15.000", selon le dernier rapport du Défenseur des enfants en novembre 2003.

D'après cette même source, on compte environ 250.000 enfants et adolescents malades ou handicapés, sur 12 millions d'élèves.
"Parmi eux, 100.000 sont scolarisés (à temps complet ou partiel) à l'école de droit commun, 120.000 sont accueillis en établissements spécialisés (dont 30.000 ne bénéficient d'aucun contact avec un enseignant)". En outre, 13.000 enfants malades sont scolarisés à l'hôpital par le CNED.

Depuis la loi de 1975 jusqu'à la nouvelle loi handicap adoptée en première lecture en juin, en passant par le plan Handiscol de 1999, des dispositifs ont été mis en place pour l'accueil des enfants handicapés en milieu ordinaire.

Leur intégration scolaire est décidée par les commissions spécialisées (comme la Commission départementale d'éducation spéciale) en fonction du handicap. Elle peut se faire:
- Dans des écoles et des classes ordinaires, avec l'aide au besoin de personnel extra-scolaire.
- Dans des écoles ordinaires, mais dans des classes spéciales. Dans ce cas, l'enfant handicapé fréquente des classes d'intégration scolaire (CLIS) au primaire et des unités pédagogiques d'intégration (UPI) au collège.
- L'enfant handicapé peut aussi fréquenter un établissement spécialisé, comme les instituts médico-éducatifs (IME), où près de 25% ne sont pas scolarisés.



Au moins 38.000 enfants handicapés en France 
ne sont pas du tout scolarisés

07/03/02 - Au moins 38.000 enfants handicapés en France ne sont pas scolarisés du tout, malgré le droit à l'éducation pour tous donné par la loi, selon des chiffres publiés jeudi pour la première fois par un collectif comprenant les 14 plus importantes associations de handicapés.

Sur ce total, 25.000 enfants accueillis dans des établissements relevant du secteur médico-social ne reçoivent aucune éducation, a indiqué Pierre Miglianico, président d'une des associations, Oeuvre des Villages d'Enfants (OVE), lors d'une conférence de presse à Paris.

Les 13.000 autres enfants viennent de familles qui n'ont eu aucune réponse à leurs demandes et sont recensées comme "en attente de solutions éducatives et de soins", a-t-il ajouté.

Ces chiffres sont minorés par rapport à la réalité, puisqu'ils ne prennent pas en compte les "nombreux cas particuliers non recensés" constitués par les enfants soignés à domicile, sans demande officielle de scolarisation, a précisé le collectif.

"Il faut aussi ajouter une partie des enfants recensés dans la catégorie +scolarisés+, qui n'ont droit qu'à une ou deux heures de cours par semaine", a souligné Marie-Christine Vieira, assistante sociale à l'Institut de psychopédagogie appliquée (IPPA) de Créteil, accueillant des enfants autistes.

Le coût pour scolariser 38.000 enfants est estimé à quelque 300 millions d'euros (2 milliards de francs) par le collectif, soit un chiffre "comparable à ce que les cliniques privées ont obtenu après deux jours de grève", a ajouté René Bernard, président de l'Association nationale des communautés éducatives (ANCE). "Cela relève du droit fondamental des enfants", a-t-il dit.

Le manque criant d'enseignants spécialisés vient peut-être de la disparition des primes d'incitation qui existaient dans les années 70, a estimé le collectif. Il a aussi relevé plus généralement l'exclusion dont souffrent les handicapés et leur famille à l'école, qu'il s'agisse de troubles du comportement, d'un problème sensoriel bien cerné (enfants sourds) ou de poly-handicaps lourds.

"Il faudrait que les futurs enseignants soient mieux sensibilisés dès l'IUFM au potentiel d'apprentissage des handicapés. Depuis toujours, l'Education nationale ne s'intéresse au problème qu'en créant des classes spécialisées, qui excluent de fait", a ajouté Marie-France Epagneul, présidente de l'Union départementale des amis et parents des personnes handicapées mentales (UDAPEI) du Val d'Oise.



.. A rapprocher de l'énergie déployée par Jospin/Allègre/Royal et le preux chevalier antisectes Brard pour traquer, et les protéger du danger sectaire, les 247,1/2 familles ayant délibérement choisi pour leurs enfants "normaux" "l'école à la maison".

... ou par Jack Lang pour une inspection-surprise-perquisition dans neuf écoles Steiner, dont 2 sous contrat d'association. 
(Sans "résultat" autre qu'une campagne de soutien à ces écoles, présidée par le notoirement connu sectaire Albert Jacquard...)

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES
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| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
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