alternatives éducatives : des écoles différentes
| Présentation | SOMMAIRE |
| Une école différente ? Pour une société différente ? Qui n'en veut ?! I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop |
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Appel pour des éts innovants et coopératifs |

 QUOI DE NEUF POUR "CHANGER" L'ÉCOLE ?

2016
école autrement, école alternative, école différente ...
Une autre école est-elle possible ?

Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans
Appel en réponse à l’expertise INSERM sur le trouble des conduites chez l’enfant
 
 
 
L'Entreprise mondiale d'exploitation
 

BRITISH WAY OF LIFE
Le "modèle" anglo-saxon,  libéral 
... et blairo-socialiste

Royaume-Uni : 35% des élèves de 11 ans ne savent pas lire

Un demi-million de «sans-logement» en Grande-Bretagne
A Londres, un enfant sur deux sous le seuil de pauvreté

Un demi-million d'enfants britanniques travaillent "illégalement"

Royaume-Uni : «tolérance zéro» et conditions de détention intolérables
Plus de dix milles jeunes délinquants britanniques sont emprisonnés
«Le bilan du Royaume-Uni en terme d'emprisonnement des enfants
est l'un des pires qui se puisse trouver en Europe.»
Tony Blair : "tolérance zéro" face aux éléments perturbateurs dans les écoles

Royaume-Uni : Ecoles fermées aux pauvres

Un rapport émis par ConfEd, (une association qui représente les dirigeants du secteur de l’éducation locale) dénonce le manque d’intégrité des processus d’admission dans certaines écoles publiques.
Des réunions de "sélection" d’élèves sont organisées,
durant lesquelles ne sont admis que les enfants "gentils, brillants et riches".
Ainsi, 70 000 parents n’ont pas pu inscrire cette année leurs enfants dans l’école de leur choix.
En écartant les élèves issus de milieux pauvres, ces établissements "hors la loi" espèrent rehausser leur taux de réussite aux examens.
Pour lutter contre ces pratiques, le gouvernement s’apprête à proposer un nouveau système d’admission des élèves dans les écoles publiques.

5 September 2005

... et moins de pauvres dans les écoles primaires catholiques.

Les écoles anglaises pourront être gérées par des "trusts"

Les Britanniques inventent l'ultrason antijeunes

Grande Bretagne : premier pays où chaque déplacement de véhicule sera enregistré.

Blairo-socialisme :
bilan globalement positif
Naître et grandir pauvre en Grande-Bretagne
est encore plus pénalisant que dans d’autres pays développés.

Royaume-Uni : Le créationnisme aux examens

Plus de 350 000 Britanniques ont quitté leur île en 2005
pour jouir d'une vie meilleure

Les jeunes Britanniques se voient vivre ailleurs
difficulté d' acquérir un logement, hausse de la fiscalité et indigence des services publics,
en particulier les transports et le système de soins.

De plus en plus d’étudiantes se prostituent ou travaillent dans l’industrie du sexe 
pour payer les frais d’inscription de leur université

Beuark.
Ségolène Royal rend hommage à la politique de Tony Blair.
 
 

  AMERICAN WAY OF LIFE...

45 millions de personnes sans système de santé
dans le pays le plus riche du monde

Le système de santé américain est le plus onéreux parmi les pays industrialisés
et l'un des moins efficaces en terme de nombre de personnes couvertes

États-Unis : L’abstinence sexuelle renforcée
131 millions de dollars (augmentation de 30 millions) pour les programmes fédéraux vantant auprès des collégiens et lycéens américains les mérites de l’inexistence d’une vie sexuelle avant le mariage. L’évaluation nationale des bienfaits réels de ces programmes a été reportée à 2006.

Des aberrations scientifiques pour mieux prêcher la chasteté
Cette année, 40 des 50 Etats doivent faire face à diverses procédures visant à contester l'enseignement de la théorie de l'évolution dans les écoles publiques.

Quelque 6000 étudiants sont attendus sur le campus  "sans péché" (l’Ave Maria University), 
qui ne connaîtra ni préservatifs ou autre moyen de contraception, ni homosexualité, ni avortement.

Le nombre total des armes à feu en circulation aux Etats-Unis est estimé à plus de 200 millions, dont 65 millions d'armes de poing, pour une population totale de 284 millions d'habitants.
Selon des statistiques gouvernementales remontant à la fin des années 90, les armes à feu sont la cause de la mort d'un enfant ou adolescent toutes les deux heures, par crime, accident ou suicide.
En 1997, ces armes ont été responsables de la mort de 32.436 personnes,
selon ces mêmes statistiques.

La "Home School Legal Defense Association" :
Liée à l’église évangélique,
« Les croisés américains du Home Schooling »

Pourquoi maintenant ?
  Les enfants, qui n'ont jamais eu tant de bonheur et de pouvoir (disent les adultes), sont en réalité, maintenant, menacés. Par-dessus les parents, dont la non-intervention est espérée, la Force Aveugle est en marche contre eux. Car en dépit d'un traitement réducteur millénaire, les enfants ont toujours la rage de vivre.
   Le traitement est un éternel recommencement : chaque sacré bébé naît entier, et repose de zéro l'irritant problème : si on le tue trop, on ne pourra pas s'en servir plus tard; si on ne le tue pas assez, on risque que plus tard il fasse tout péter. Dans cette marge étroite, entre tuer assez mais pas trop, tout le truc se tient en équilibre.

   Or cet équilibre devient de plus en plus instable.
   Car, fruits de la politique nataliste, les enfants sont devenus horriblement nombreux. En plus, ils ont forci car mieux nourris en sociétés de consommation, et les voilà doués d'une façon de pouvoir en tant que masse consommante. Ils sont mieux informés, même si l'information est traitée, plus instruits même si l'instruction est partielle. Et si l'école les contrôle, elle les rassemble aussi, et permet la communication, en même temps que la prise en main de plus en plus directe par les institutions affaiblit le pouvoir parental - bref toute l'affaire est bourrée de contradictions. Chose qui se produit fatalement lorsqu'on traite le vivant comme du mécanique.
   Il paraît que le virage de la contrainte à la persuasion comporte des risques de dérapage. Après quinze ans de béatitude prospère, de recherches de motivations, de glorieuse manipulation des foules, les Pouvoirs s'en sont aperçus subitement au cœur des années 60  : les jeunes saisis par la conscience refusent leur futur d'oppresseur opprimé. Ce futur les ennuie. Ennuie! Pénible surprise, lâchage imprévu. Les fruits des entrailles se retournent pour mordre. Crachent dans la soupe (en 1966 une enquête de Fortune révélait que les étudiants de Harvard - Harvard! - ne voulaient pas continuer leurs papas). En ont, disent-ils, ras-le-bol (la première cible de Cohn-Bendit au début de 68 est : l'ennui). Les Dominants n'étaient pas préparés sur ce front-là. Ils ont eu peur. (1)
   Depuis ce temps-là, leur obsédant souci est :
   Comment faire que ça n'arrive plus jamais ? Jamais jamais jamais. Leurs polices nationales ont régulièrement ensemble des méditations au sommet, pour échanges d'idées et coordination, et le capital­pensée est mobilisé sur le problème : Comment venir à bout une bonne fois de cette engeance - ce Phœnix répétitivement tué et resurgissant, le petit d'humain obstiné à vivre, qui est peut-être la vie même qui se défend.

   La vie, Ils veulent pas. Eux, Ils sont la mort. Ils sont la quantité la force aveugle. La vie les nie. Ils sont prêts à tout pour sauver la mort. (Noter : leur zéle servant Pinochet fait arrêter (mai 75) des enfants de 3 ans pour obtenir la reddition des parents. Pas de limite.)
   Une classe d'âge est entrée en lice. Personne n'en convient (exception : Gérard Mendel (2) : ce n'est pas répertorié, Marx n'en parle pas (il n'y a qu'une classe, la nôtre - i.e. celle que nous organisons). Mais les Pouvoirs ne sont pas si bêtes, ils ont compris, répertorié ou pas ils sont déjà en lutte de classes, eux. Au coup pour coup d'abord ils coincent les lycéens dans des « réformes scolaires » de plus en plus élaborées qui quadrillent les enfants, ils nettoient l'école des enseignants dangereux.
   Or la rébellion remonte les couches d'âge.
   Ils vont opérer scientifiquement. Des équipes de chercheurs à gages sont mises au travail. Les chercheurs à gages pigent rapidement qu'il faut prendre la révolte étudiante dans l'œuf, soit l'enfant petit à mesure que sa conscience s'éveille.
   La conscience est le champ de cette guerre de dissuasion précoce. Violence invisible, qui rendra inutiles les brutalités apparentes - lesquelles pourraient d'ailleurs produire des chocs en retour. Dangereux à manier.
   L'ennemi dispose d'un arsenal super-raffiné, fourni par la Science à son service, il la paye.       Conditionnement systématique, psychologie appliquée, psychothérapie, psychiatrie, biochimie, psychochirurgie s'il faut, telles sont les armes qui en escalade prendront le relais de l'autorité défaillante et faillible. Et l'Etat s'en occupe lui-même.
   Le pavlovisme, largement diffusé et « conseillé » en U.R.S.S., ce qui prouve qu'on peut être prophète en son pays, est la base de formation des futurs bons citoyens soviétiques, dressés par la méthode douce du « retrait d'amour », qui semble fonctionner assez bien. Ailleurs, c'est moins systématique. Néanmoins, par le conditionnement adroitement mené, on arrive déjà à faire dire aux enfants qu'ils « veulent » des poignes fermes, des notes, des punitions, tout ce qu'on veut qu'ils veuillent, après on n'a plus qu'à leur céder.
   Pour les bavures, les « Psy » ont fait leur entrée dans les écoles. L'analyse des enfants devient banale dans les sociétés occidentales. Instituts psychothérapiques, médico-pédagogiques, rééducatifs, pour enfants inadaptés, dispensaires d'hygiène mentale, se multiplient. La politique de sectorisation, originellement libératrice de l'asile psychiatrique, peut être utilisée aussi pour le dépistage précoce, dans les milieux sous-cultivés surtout, des « déviants », étiquetés malades mentaux, et traités.
   Cette approche a la vertu de déplacer l'étiologie du « mal » du social vers la médecine (puisque la psychiatrie passe pour de la médecine), et donc de gommer le politique - en même temps qu'elle permet des interventions violentes, faites d'autorité dès lors que quelqu'un est baptisé « patient », selon un «diagnostic » incontestable puisque «scientifique»  : la pénalité infligée sans jugement sans appel et sans protestation puisque «pour le bien» dudit «patient», excusez les guillemets en avalanche mais les mots abusifs doivent être incarcérés.
   Partout en sociétés industrialisées on observe ce glissement dangereux du jugement au diagnostic, de la peine au traitement.
   Précurseur, le régime soviétique opère déjà ce déplacement affolant, traitant les opposants par les électrochocs.
   Le docteur Fritz Roder de Gottingen (que son nom soit retenu), «guérissant» les jeunes homosexuels par l'ablation de l'hypothalamus, laquelle rend aveugle et débile lorsqu'elle laisse la vie, est dans la ligne (3). En ce moment, l'Allemagne est sur des recherches de « privation sensorielle » préventive.
   Le ministre de l'Intérieur français, en énonçant (juillet 1975) que la violence est d'origine génétique, ne fait que s'aligner sur la doctrine internationale actuelle en matière de répression.
Jamais en reste avec l'U.R.S.S., les U.S.A. occupent évidemment (les fonds de la recherche psy étant fournis directement par les gros de l'Entreprise) une position de pointe dans la guerre antisubversive préventive. Les enfants pas sages à l'école ne reçoivent plus de zéros mais un diagnostic : « hyperactifs », et de ce mal sont «soignés», drogués à la Ritalin. Et voilà que la prévention passe à l'échelle industrielle : dans des universités américaines, sont subventionnés des Centres de Recherche Anti-Violence. Là, s'élaborent des tests permettant de déceler les « préviolents »(?). Ces tests seront passés aux enfants dès 6 ans (six). Les petits tueurs futurs, démasqués, se verront évidemment au vu de leur dossier refuser l'entrée des écoles ordinaires, dont ils ne manqueraient pas de faire des boucheries. Ils se retrouveront donc tous ensemble dans d'autres, spéciales. Là un menu, spécial aussi, leur sera servi  : il est prévu de mettre dans leur soupe d'une certaine drogue, déjà utilisée avec succès dans les instituts psychiatriques (Haldol), et qui a les effets d'une lobotomie. Bonne nuit les petits.
   Le projet officiel a été déposé pour monsieur Nixon, dont les références sont connues. L'idée lui en a été suggérée par son psychanalyste, qui s'appelle monsieur Hutschnecker (que son nom soit également retenu).
   S'agissant de l'Amérique du Nord, on peut prophétiser la couleur d'ensemble des locataires de ces laboratoires de décérébration : plutôt foncée, avec des taches claires éparses, les enfants un peu trop vivants encore de gens ayant mal fait leur boulot de parents tel que la société l'entend et l'ordonne : ces gosses-là, à 6 ans, ne donneront sans doute pas au test détecteur les réponses conformes.
 

1. Comment ils furent sauvés, non tant par leurs alliés naturels (la droite) qui alors accumulaient plutôt les gaffes, que par les  Organisations gestionnaires de la Lutte de Classe économique, qui coiffèrent et détournèrent vers leurs fins le mouvement réel, et ainsi lui ôtèrent la vie- c'est un chapitre en passe de devenir classique de l'Histoire nouvelle des luttes d'opprimès.

2. Pour décoloniser l'enfant. Petite Bibliothèque Payot, 1974.

3. Des opérations détruisant les tissus cérébraux sont déjà pratiquées sur des enfants « agressifs, incontrôlables » (Japon, Inde, U.S.A., Allemagne, Danemark ... ). A. Valtlenstein : Brain Control.

 

« Chers parents. Commencez-vous à entrevoir que c'est sérieux ? Vos fils et filles, attentifs à votre réaction. »

   Un pédagogue ou autre professionnel de l'enfance, au su de ces informations, peut-il ou elle continuer à dire que la condition des enfants va s'améliorant ? Insidieusement, mais vers la plus extrême violence, ça s'aggrave, voilà la vérité. Qui, parmi les spécialistes - et, donc, responsable de son niveau d'information - persiste aujourd'hui dans un discours rassurant peut se voir accusé d'aveuglement volontaire et de complicité dans le forfait de mutilation des enfants.
   Qui a accès à des informations de ce type doit les crier sur les toits.

D'où ce livre.

Christiane ROCHEFORT
"Les enfants d'abord"(chap. 4)  1976.
Sommaire

7  - Avertissement

9 - Point d'information, en guise d'exposé des motifs

11 - Welcome

15 - L'Entreprise mondiale d'exploitation
La mécanique du jeu - Les parents pris au piège - Point d'ordre.

21 - Exploitation de la condition parentale
Quelques millénaires en quelques lignes - Le patriarche dépossédé - Exploitation - Triste fin du patriarche - Ambiguïté de la condition d'officier subalterne - La politique de l'éducation - Le pouvoir - Le devoir d'aimer et de rendre heureux - Divorce !

39 - Les enfants: une oppression très spécifique
Mesures - Universalité - Spécificité - Objets - Inconnus et pourtant définis, épistémologie - Non-identité - Temporaire éternel - Régime - Pas d'alternative - Bases réelles, analyse de classes - Dictionnaire du Maître, ou génie sémantique de la bourgeoisie.

59 - Pourquoi maintenant ?

71 - Les chemins de la dépendance
L'homme le plus riche du monde, qui peut être une femme et de n'importe quelle couleur - Les traumatismes de la naissance - Sur une structure mentale de dominant - Coupures - Enfants et femmes: antagonisme actuel, solidarité potentielle - Nostalgies génétiques - Le bébé, cet inconnu - Mise en dépendance - La dépendance la plus profonde au monde.

83 - Rapport de forces
Dressage des désirs - La laisse - L'inceste - L'éducation.

93 - Action psychologique, ou combat contre un adversaire ligoté
L'armée en campagne - L'arsenal des media - La période de compromis.

101 - Dépendance légale
Le statut de mineur - Non-personnes civiles - Incapacité civique - Anticonstitutionnellement vôtre - Justifications de la privation de droits - La protection est toujours un alibi - A quoi les enfants ont droit. - Attention ! réformes.

113 - Les Corps constitués
La grande expropriation - Le Corps enseignant - Expropriation de l'environnement - Expropriatiqn du corps - Expropriation de l'esprit - Eloge des coups de bol - Guerre contre le hasard - Corps orienteur ou la science domestique - Ce que le QI ne mesure pas - Valeur idéologique - Ce que le QI mesure - La culture intensive de matière grise extra - Portrait-robot de la Nouvelle Société rationnelle - Mais - Le Corps médical - Nos enfants! - Le caducée se mord la queue - L'armée psy, en expansion : Travail Famille Chimie.

141 - Dépendance économique
Dorlotage obligatoire - La reconnaissance - Points de références - Motus - Les adultes - Exploitation - Petit supplément de dépendance - Impacts et mesures.

157 - L'amour filial
L'Histoire reprend ce qui lui appartient  - L'amour filial, tel qu'il est ordonné - Tel qu'il est ordonné - Dosage - Le terrain - Tel qu'il est administré - L'amour pris dans une relation de pouvoir - Litanie pour les jours lucides - Impossibilité de l'observation ­ L'inconnaissable amour et l'inconnaissable non-amour - L'enfant lucide - L'ordre et désordre d'Œdipe - Les oppressions enchevêtrées : ­ Le plaisir - L'amour, entre parenthèses.

188 - Haldol



Gérard Mendel
Sociopsychanalyse de l'autorité 

Le droit de vote dès 12 ans, la lutte entre les classes d'âge relayant et complétant la lutte entre les classes sociales, le conflit dans l'individu et entre l'individu et la société reconnu comme inéluctable et devenant le nouveau consensus social, l'enfance comme état spécifique au même titre que l'état d'adulte et se prolongeant la vie durant chez l'adulte, la désocultation des projections et idéalisations diverses, le recouvrement par l'individu des pouvoirs délégués du fait de la culpabilité et de l'exploitation économique aux Grands et à l'Etat. 

Voilà ce que l'auteur de la Révolte contre le Père et de la Crise de Générations nomme l'utopie réaliste d'une révolution pédagogique dont l'Institution scolaire serait le lieu d'apprentissage. Réaliste, car il lui paraît que sous l' «eau dormante» de la stagnation politique actuelle une lutte de vitesse est engagée entre de telles novations et un retour en force des Dictatures. 

Le consensus social traditionnel, fondé sur l'Autorité, se désagrège. Le relaiera un consensus fondé sur la force nue et policière de l'Etat ou bien, pour l'auteur de cet Essai, un consensus fondé sur l'institutionnalisation du conflit à tous les niveaux, non plus lutte à mort mais jeu sans fin d'antagonismes eux-mêmes évolutifs.

Petite Bibliothèque Payot - 6° Edition 1979 - ISBN 2-228-32422-1 



Enfin, tant Oslo que les Gorguettes, démontrent que, si on joue franc-jeu avec les adolescents,
le résultat dépasse les espérances.
Le C.E.S. n'a pas explosé dans une fuite en avant de revendications impossibles à satisfaire 
de la part des élèves:
le sentiment de leurs responsabilités a été permanent. 
C'est que, aussi, ils aimaient leur établissement, qui était devenu pour eux un lieu de vie.
Et non le lieu de mort, ce parking déshumanisé et déshumanisant, 
qu'il tend toujours plus à devenir aujourd'hui dans notre pays,
contre le vœu profond de la plupart de ceux qui y travaillent.
(Gérard Mendel)


Catherine BAKER
INSOUMISSION A L'ECOLE OBLIGATOIRE

TABLE DES MATIÈRES
 Introduction
1  Contre tout ce qui est obligatoire 
2  Contre les canons de la pensée
3  Contre la très manifeste injustice de l'école
4  Contre la trouille
5  Contre l'oppression des adultes sur les enfants 
6  Contre les maîtres 
7  Contre la confusion entre apprendre, savoir, connaître
8  Contre l'assujettissement du sexe mineur
9  Contre le manque à vivre
10  Contre la normalisation
11  Parce que je t'aime et qu'on n'a rien à perdre

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

| Présentation | SOMMAIRE |
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ? |