I Une
école différente ? Pour une société
différente
? Qui n'en veut ?! I Des
écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop |
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L'heure
de la... It's time for ... Re-creation | Appel
pour des éts innovants et coopératifs |
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Obligation
scolaire et liberté I | Une
école différente ? Pour une société
différente
? Qui n'en veut ?! I
Quelques
autres "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité
:
les rapports
parents-profs, la maternelle
à 2 ans, l'ennui
à l'école, les punitions
collectives, le téléphone
portable
, l'état des
toilettes,
le créationnisme...
«La
vente d’un bien à Londres permet aux Anglais d’acheter de belles
propriétés qu’ils rénovent.
Ils s’y installent à
l’année car ils ont des facilités pour travailler via internet.»
Londres,
ton univers impitoyable
Voilà ce que Blair
laisse en héritage aux Londoniens : une ville où seul compte
l'argent.
S'il y a une chose dont
le Parti travailliste de Tony Blair ne s'est jamais préoccupé,
c'est bien le fossé qui ne cesse de s'élargir entre les riches
et les pauvres.
Tony Blair, miroir
des renoncements des socialistes français
En 2008, 318 000 citoyens
britanniques se sont expatriés, 400 000 en 2009, et ils
devraient être encore plus nombreux en 20010.
BRITISH
WAY OF LIFE
Le "modèle"
anglo-saxon, libéral ... et blairo-socialiste...
Beuark.
AMERICAN WAY OF LIFE... |
Les
Anglais de France retournent chez eux
Par
Angélique Négroni - Le
Figaro - 23/01/2009
La chute de la livre et les suppressions d'emploi dans la finance ont beaucoup affecté le niveau de vie des citoyens britanniques vivant sous nos cieux. Ils étaient arrivés en France le portefeuille bien garni avec la certitude de mener une vie de rêve à la campagne. Ils repartent dépités en comptant leur argent. Délogés par la crise des fermettes qu'ils avaient restaurées et des villages qu'ils avaient adoptés, de nombreux Anglais sont ainsi contraints aujourd'hui de retourner chez eux. Le cœur gros et le porte-monnaie un peu plus vide. Depuis plusieurs semaines, la presse britannique se fait largement l'écho de l'histoire de ces expatriés en proie à de soudaines difficultés financières. Face à l'euro, la livre sterling a perdu environ un tiers de sa valeur en 2008 et a entraîné une perte de pouvoir d'achat pour ceux qui perçoivent leurs revenus en monnaie britannique. C'est le cas des retraités qui coulent des jours tranquilles dans nos provinces, mais aussi de ceux qui vivant dans nos villages, travaillent outre-Manche. À cela s'ajoute une envolée des prix en France touchant notamment les denrées alimentaires. La vie est brusquement devenue trop chère pour nombre de ces étrangers. Le bonheur n'est plus dans le pré. Pour les journaux anglais, c'est donc aujourd'hui le retour forcé. Pris de court par ce revers de fortune, de nombreux Britanniques plient bagage ou envisagent de le faire. «Les Anglais quittent le Périgord», ou encore «les Anglais repassent la Manche» titrent également quelques journaux français. Ils abandonnent des fermettes restaurées aux confins de la Dordogne ou de la Bretagne, vendent des bâtisses en Normandie ou dans le Pas-de-Calais, se débarrassent de domaines dans le Limousin, dans les Pays de la Loire ou encore dans les Alpes. Rares d'ailleurs sont les régions où ils ne sont pas présents, les sujets de Sa Gracieuse Majesté ayant toujours trouvé à leur goût la moindre parcelle de campagne française. Pourvu que les prix de l'immobilier y soient bien plus doux que chez eux, qu'il y ait un peu de soleil, mais aussi qu'il y ait de belles rangées de vignes parcourant des plaines ondulantes. Désormais un rêve s'est brisé et le verdict est sans appel. Pour le Guardian, l'Observer ou encore le Daily Express, la France n'est plus cette terre promise où tout était tellement plus abordable qu'en Angleterre. «On est dans le fantasme» Combien sont-ils à avoir regagné les côtes anglaises ? L'ampleur du phénomène est difficile à mesurer. Car le nombre de Britanniques résidant en France reste tout d'abord incertain. 128 000, selon les chiffres de l'Insee de 2005. Chiffre plus probable : plus de 500 000, selon les estimations du Royaume-Uni. «Un ressortissant anglais qui s'installe en France n'a aucune obligation de déclaration. On ne peut donc faire un recensement précis», explique-t-on à l'ambassade du Royaume-Uni. Reste alors des données éparses et locales. Ainsi en Dordogne, fief de ces exilés anglais, ces derniers seraient entre 20 000 à 30 000 à résider en permanence dans le département. «On dénombre parmi eux 600 entrepreneurs, artisans ou commerçants», rapporte Marc Mercier responsable de la chambre de commerce franco-britannique de Périgueux prudent sur le nombre de départs dans sa région. «Il y en a eu, mais ce n'est vraiment pas l'exode. On exagère le phénomène.» Pour le vérifier, direction Eymet, le village le plus anglais de la Dordogne. Ici on parle anglais, on mange anglais et on vit à l'anglaise. Sur les 2 650 habitants, 30 % viennent d'outre-Manche et sur les 150 élèves, 20 % sont britanniques. Dans la rue et sur le marché du jeudi, la langue de Shakespeare a détrôné celle de Molière. L'épicerie britannique, mais aussi le pub font partie du décor. À La Cour d'Eymet, l'une des meilleures tables du village, on préfère ne pas s'inquiéter des effets de la crise. «Quelques-uns de nos clients anglais sont partis il y a déjà un an. Travaillant pour la plupart dans la finance, ils ont senti le vent tourner et ont fait leurs valises», explique l'épouse du patron. Ailleurs, chez les autres commerçants, le sujet fige aussitôt les visages. Tous sont exaspérés par les gros titres de la presse anglaise. «Arrêtons de dire qu'ils s'en vont. On est dans le fantasme. Il n'y a eu que quelques rares départs», martèle la bouillonnante Cathy Dursapt, gérante d'une agence immobilière où une dizaine de chats occupant ses locaux surchauffés font office de coussins sur les canapés. À ce jour, dans les écoles privées de la commune où les petits Anglais sont inscrits en nombre, trois d'entre eux seulement - tous d'une même fratrie - manquent à l'appel pour cause de déménagement de la famille. «Comment pourraient-ils tous partir ? Au Royaume-Uni, même si l'immobilier a baissé, il reste plus élevé que chez nous. Et ici tout se vend difficilement», ajoute un autre responsable d'agence. Malgré des prix plus attractifs, le marché immobilier en Dordogne, soutenu il y a un an par 30 % d'investisseurs anglais, se porte mal. «La clientèle britannique a baissé de moitié», constate Charles Gillooley président de la Fnaim départementale et déjà informé de plusieurs faillites d'agences immobilières. Une situation identique dans d'autres régions. «J'ai perdu 50 % de ma clientèle britannique. Elle a disparu du marché», confirme Jean-Jacques Wilhelm responsable d'agence à Carcassonne. C'est en raison de ce marché exsangue, qu'une seule catégorie d'Anglais a pu quitter la France selon Keith Martin, délégué régional de la chambre de commerce franco-britannique de Bretagne. «Il s'agit des propriétaires de résidences secondaires. Ils ont pu mettre en vente leur bien sans être obligés de trouver immédiatement un acquéreur pour se reloger dans leur pays», explique-t-il. Mais une fois les valises bouclées, il n'est pas certain que tous ces expatriés, rejoignent leur pays d'origine. Selon Françoise Kaloupschi, à la tête d'une agence immobilière près de Cahors, beaucoup tentent l'aventure ailleurs. «En ce moment, ils vendent. Mais l'Anglais est voyageur et va où il peut faire des affaires», dit-elle. Selon elle, la Croatie ou encore le Maroc sont devenus leur nouvel Éden. 25 % de salaire en moins Quant aux Britanniques restant en France - par choix en grande majorité ou contraints faute de pouvoir vendre leurs biens - la vie est aujourd'hui bien morose pour beaucoup. Les retraités réduisent leur train de vie. Fini les restaurants, les visites dans leur pays pour voir les enfants. Les familles anglaises aussi se serrent la ceinture. «Mon mari, Mark, qui travaille à Londres est payé en livres. Avec l'effondrement de notre monnaie, il a perdu 25 % de son salaire», raconte Kate, qui habite Capelle-les-Hesdin dans le Pas-de-Calais. Sa recette pour faire des économies : chauffer la maison exclusivement au feu de bois et c'est Mark qui de Londres rapporte les vivres. «C'est maintenant moins cher qu'en France.» Mais les Anglais payés en euros ne sont pas épargnés. Car beaucoup travaillent dans l'immobilier ou avec des compatriotes. Terrible cercle vicieux où les uns, faute d'argent, ne font plus travailler les autres… Gini, qui réside à Eymet, cumule les difficultés. Cette mère de famille de quatre enfants travaille dans une agence immobilière et James, son mari, carreleur, était surtout en contact avec une clientèle britannique. Tous deux boivent la tasse. «James n'a plus de commande et pour moi, c'est difficile. On n'achète plus de vêtements et on fait une croix sur les sports d'hiver», dit Gini, qui possède deux maisons. «J'aurais besoin de les vendre pour avoir de l'argent. Mais il n'y a pas d'acquéreur.» Un peu plus loin, Bénita, employée d'un cabinet d'architecture, ne cache pas son anxiété. «Notre activité a chuté de 40 %. Je ne sais pas si mon poste sera conservé.» Julan, vendeur de carrelage en pierre naturelle, se donne quant à lui quelques mois avant de prendre une décision. «Si mon activité ne repart pas, je rentre avec ma famille en Angleterre où j'aurais plus de chances de rebondir.» Dans ce contexte,
Derek se demande s'il a bien fait d'arriver en France, à Eymet,
il y a deux mois, avec sa femme et ses deux enfants. Pour le moment, cet
Anglais de 52 ans accumule les handicaps. Il a vendu son pavillon près
de Douvres au moment où le prix de l'immobilier anglais chutait.
Avec la baisse de la livre, il a au total perdu 150 000 euros. Aujourd'hui,
il n'a plus les moyens d'acheter une maison et se retrouve dans un appartement
exigu. Pour couronner le tout, son activité - la vente en ligne
de cuisines - marche au ralenti. «Ma femme parle anglais et il lui
faudrait des cours de français, mais je n'ai pas les moyens de les
lui payer», dit-il au milieu de son bureau, un local vide occupé
par deux tables et un téléphone. Mais debout, les mains enfoncées
dans les poches de son jean, Derek garde le sourire. «J'ai atteint
mon rêve. Je suis en France.» Et il a conservé son humour
tout britannique. «Il y a juste un peu trop d'Anglais ici !»
D'ici quelques mois, il y en aura peut-être un peu moins.
Plus de 350 000 Britanniques ont quitté leur île en 2005 pour jouir d'une vie meilleure Le Monde - 20.02.06 - LONDRES CORRESPONDANT
Pour beaucoup de peuples, notamment d'Europe centrale, le Royaume-Uni est un Eldorado où ils rêvent, sinon de s'installer, du moins de travailler et de vivre, en attendant un éventuel retour vers leur pays d'origine. Mais beaucoup de Britanniques font le rêve inverse, et sont de plus en plus nombreux à passer à l'acte. Selon les derniers chiffres de l'Office national des statistiques, 359 500 personnes ont émigré du Royaume-Uni en 2005, soit une augmentation de 50 % en dix ans. Parmi ces émigrants, 60 % sont des citoyens britanniques. Il s'agit du chiffre le plus élevé jamais enregistré. Les autorités s'inquiètent surtout du fait que le nombre d'émigrants pourvus d'une bonne qualification professionnelle a doublé en dix ans. Un rapport de la Banque mondiale, publié en 2005, indiquait qu'un diplômé sur six quitte la Grande-Bretagne. C'est la plus forte proportion parmi les pays occidentaux. La balance démographique du royaume reste toutefois nettement favorable puisque 582 000 étrangers y ont immigré, pendant la même période, avec l'intention d'y vivre au moins un an. Selon un sondage Yougov, 54 % des Britanniques aimeraient prendre racine hors de leur terre natale. Leur émigration s'effectuait traditionnellement vers cinq grandes destinations : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis. Depuis une vingtaine d'années, la possibilité qui leur est offerte de travailler librement dans l'Union européenne en a incité un plus grand nombre à traverser la Manche. Aujourd'hui, l'Europe attire autant d'émigrants britanniques que les pays du Commonwealth. Pourquoi les Britanniques tournent-ils le dos à leur île, en une période où l'économie nationale se porte bien et leur fournit un quasi plein emploi ? Trois sur quatre invoquent le désir de jouir d'une meilleure qualité de vie sous d'autres cieux. Ils assurent vouloir fuir, pêle-mêle, la cherté de la vie, la flambée de la fiscalité, la criminalité, l'engorgement du réseau de transports, le manque d'espace dans leur logement et la tristesse du climat. Dans un pays comme la Nouvelle-Zélande, les nouveaux arrivants ne sont pas forcément mieux payés qu'au Royaume-Uni mais ils peuvent mener, avec le même revenu, une vie beaucoup plus agréable. Le différentiel de salaire joue nettement, en revanche, en faveur des Etats-Unis, où un jeune diplômé peut gagner jusqu'à deux fois plus que chez lui. "Nous avons du mal à retenir nos jeunes diplômés", reconnaît un professeur d'économie de l'université de Warwick. VIVRE EN PLEIN AIR D'autres motivations entrent en jeu, comme, dans le cas de l'Australie, l'envie de vivre en plein air, au plus près de la nature, où, dans le cas de l'Espagne et de la France, la possibilité d'acquérir un bien immobilier à un prix raisonnable, chose de plus en plus aléatoire en Grande-Bretagne. Ce choix concerne notamment les retraités ou futurs retraités. Selon la banque Alliance and Leicester International, au cours des dix prochaines années, un Britannique sur huit a l'intention, au moment de sa retraite, de s'installer ailleurs. Oficiellement, plus de 600 000 familles ont déjà investi dans la pierre à l'étranger, un chiffre en forte progression annuelle (+ 14 %). Mais, selon les experts du secteur, ils seraient en réalité près de 2 millions à posséder un "sweet home" loin de leur île. L'Espagne reste leur terre d'accueil favorite, devant la France. Une petite partie des émigrants s'en vont aussi parce qu'ils
ne trouvent pas d'emploi dans leur profession. Exemple : des centaines
de jeunes diplômés en médecine, victimes d'une mauvaise
planification des besoins, cherchent en vain un poste correspondant à
leur formation, alors même que le système de santé
manque de bras. Ces médecins débutants émigrent, non
pour mieux vivre, mais simplement pour commencer une carrière. Et
nul ne sait si et quand ils reviendront.
Les jeunes Britanniques quittent leur pays Le Figaro - Londres - SÉBASTIEN MARTIN
- 18 août 2006
Quelque 360 000 sujets de Sa Majesté s'expatrient chaque année. Ils sont en majorité jeunes, mais les retraités les imitent. ALORS que le taux de chômage a atteint un sommet à 5,5 % depuis près de six ans, de plus en plus de Britanniques veulent tenter leur chance à l'étranger. Selon un récent sondage de la BBC, 13 % d'entre eux entendent s'expatrier à court terme et, plus inquiétant, la proportion atteint un quart parmi les jeunes de 18-25 ans. L'émigration britannique s'est accélérée depuis dix ans. Le nombre des sujets de Sa Majesté partant vivre à l'étranger a augmenté de 50 % au cours de la période, pour atteindre 360 000 par an. Actuellement, plus de 4,5 millions de personnes possédant un passeport britannique résident hors du Royaume-Uni, essentiellement dans les pays du Commonwealth, où ils bénéficient automatiquement d'un permis de travail. Mais l'Europe est également choisie par les expatriés britanniques : il y en a environ 200 000 en France et le même nombre en Espagne. Avantage du Vieux Continent : ils bénéficient de la libre circulation des travailleurs. Désormais, il y a plus de Britanniques vivant à l'étranger que d'étrangers vivant en Grande-Bretagne, faisant de leur diaspora la seconde du monde. Les raisons souvent invoquées pour expliquer l'exil des jeunes actifs tiennent au chômage qui les frappe plus durement que leurs aînés et à la mondialisation de l'économie qui les incitent à avoir une expérience internationale. Le « gap-year », année sabbatique qui se prend avant ou après ses études, est même devenu un passage quasiment obligé pour les jeunes. Un véritable marché Le phénomène a pris des proportions impressionnantes ces dernières années et un véritable marché de services à ces candidats à l'exil s'est même créé. « Les affaires explosent depuis quelques années », souligne Tom Griffiths, qui dirige Gapyear.com, un site Internet qui fournit des services qui vont de la gestion de leur argent jusqu'à la vente en ligne de matériel spécialisé. Ce nouveau marché est estimé à 1,2 milliard d'euros pour les seuls 15-25 ans, et à 3,2 milliards pour l'ensemble de l'industrie. « De nombreuses entreprises spécialisées sont apparues », confirme un porte-parole de VSO, une association qui envoie 350 000 volontaires sur des projets caritatifs à travers le monde chaque année. Mais le phénomène n'est pas limité aux étudiants.
Depuis quelques années, les retraités à la recherche
d'une meilleure qualité de vie s'expatrient. Kevin et Vicki, 61
ans, font partie de ceux qui voudraient passer leurs vieux jours en France.
Paradoxalement, c'est la crise des fonds de pension qui les pousse à
traverser la Manche. Propriétaires d'une maison qu'ils espèrent
vendre 600 000 euros, ils n'ont pratiquement aucune épargne et une
retraite minimale en tant qu'anciens enseignants. « Aller en France
est la seule façon convenable de prendre notre retraite avec aussi
peu d'épargne ». Les observateurs du phénomène
s'attendent qu'un tiers des retraités britanniques aillent passer
leur retraite à l'étranger où ils vont dépenser
leurs retraites. Avec un quart de la population qui aura atteint ou dépassé
l'âge de la retraite en 2030, cet exode pèsera sur l'économie
britannique.
Un Britannique sur cinq aurait préféré naître en France LONDRES (AFP- 11 10 06) - Plus d'un Britannique sur cinq aurait préféré naître en France mais, à défaut, l'Hexagone est le pays où ils préfèrent travailler et où ils souhaitent passer leur retraite, selon un sondage. Malgré l'antipathie légendaire entretenue avec les Français, les Britanniques semblent avoir succombé au "facteur Henry", du nom du joueur du club londonien de football d'Arsenal, Thierry Henry. La plus grande visibilité de vedettes françaises au plan international, comme l'actrice Audrey Tautou, a provoqué un regain de francophilie au pays de Shakespeare. Ainsi, 22% des Britanniques auraient préféré naître sur l'autre rive de La Manche. A défaut, ils sont 32% à opter pour la France s'ils devaient "délocaliser" leur famille et leurs amis, devant l'Espagne et l'Italie (19% chacun), selon un sondage effectué auprès de 1.010 personnes par l'institut ICM à l'occasion de la Semaine du vin français à Londres (9 au 15 octobre). Ils sont seulement 23% à choisir le Royaume-Uni comme lieu de vie idéal. A peine plus de 50% des personnes de moins de 50 ans interrogées conserveraient leur nationalité britannique. Selon ce sondage, la France a les faveurs des Britanniques devant tout autre pays, y compris la Grande-Bretagne, pour travailler et prendre sa retraite (37%). Ils ne sont que 30% à vouloir passer leur retraite au Royaume-Uni. Les Britanniques détiennent actuellement pour 4,6 milliards de livres sterling (6,83 milliards d'euros) de biens immobiliers en France et, depuis 2000, y ont acheté quelque 51.000 maisons. Le nombre de Britanniques habitant en permanence en France a grimpé de 50% au cours des cinq dernières années pour atteindre 100.000 personnes, selon le dernier recensement effectué en France en 2004. Environ 500.000 Britanniques passent plus de six semaines par an sur le territoire français. Selon les experts, cette francophilie s'explique par un climat plus clément, des prix de l'immobilier plus bas, un niveau de vie plus élevé, le tout agrémenté de produits alimentaires de qualité et de bons vins. Aux oubliettes le bacon and eggs, traditionnel petit-déjeuner
anglais à base de lard et d'oeufs fris: deux tiers des personnes
interrogées estiment qu'un bon petit-déjeuner consiste en
un café et un croissant. Pour les repas, le meilleur accompagnement
est un verre de vin selon 40% des Britanniques, contre à peine 5%
qui préfèrent la traditionnelle bière anglaise.
Royaume-Uni Une "génération perdue" ? Xavier Goossens Correspondant à Londres - La
Libre Belgique - 12/12/2006
L'Office national des statistiques estime à 1,24 million les
jeunes Britanniques paumés.
Voilà la face cachée du Nouveau Labour. Selon des statistiques enfouies dans les bureaux de l'administration, 1,24 million de Britanniques, âgés de 16 à 24 ans, ne font strictement rien : ils ne sont ni à l'école, ni au travail, ni dans un centre de formation professionnelle. L'opposition conservatrice, qui blâme le déclin de la famille, parle de "génération perdue". Ce sont des chiffres officiels arrachés à l'Office national des statistiques. Il existe maintenant 1,24 million de jeunes Britanniques, âgés de 16 à 24 ans, qui ont entièrement disparu de la carte : ils ont quitté l'école, n'ont pas encore pénétré dans le secteur de l'emploi et ont tourné le dos aux programmes de formation professionnelle lancés par le gouvernement travailliste. Loin d'être en voie de disparition, cette "génération perdue", ainsi que l'appelle l'opposition conservatrice, a augmenté de 15 pc depuis 1997 et l'arrivée au pouvoir de M. Tony Blair et de son "Nouveau Labour". Cette augmentation est plus marquée encore pour les jeunes de 16 à 17 ans : ils sont estimés à 216 000 contre 170 000 il y a dix ans. Cette augmentation ne surprend pas M. Robert Cope, porte-parole du "Prince's Trust", une organisation charitable facilitant l'insertion des jeunes. "Si vous considérez les plus démunis, vous voyez que leur situation, relativement parlant, a empiré. Ils quittent l'école sans qualification, finissent en prison et le cercle vicieux continue. Certains sont complètement coupés du reste de la société." La publication de ces chiffres tombe bien. C'est lundi que le parti conservateur de M. David Cameron a publié son rapport - une brique de 300 000 mots - sur la "fracture britannique". Ce document devrait servir de base dans les prochains mois, à l'élaboration d'une nouvelle politique de la famille. Le rapporteur, M. Iain Duncan-Smith, déclare : "Nous avons devant nous un quart-monde (underclass) qui a perdu tout espoir de pouvoir s'élever au-dessus de sa situation. Nous ne voyons plus aucune mobilité sociale. L'enfant né d'une mère et d'un père pauvres a moins de chance de s'en sortir qu'à aucun moment depuis les années septante". "Nous avons essayé d'en trouver les causes. Nous avons étudié la crise des familles, l'endettement, l'abus d'alcool et de drogue, les échecs scolaires et aussi la dépendance économique et l'absence de travail et nous avons découvert que l'absence de vie familiale est cruciale, qu'elle est la cause d'échec scolaire menant à l'abus de drogue ainsi qu'à la dépendance économique." Evoquant ensuite la crise qui frappe le système pénitencier,
M. Duncan-Smith ajoute que "les trois quarts des détenus ont un
problème avec la drogue ou l'alcool, qu'ils ont un quotient intellectuel
équivalent à celui d'un enfant de dix ans, et que 60 pc d'entre
eux viennent de familles désunies ou inexistantes". Cette génération
oubliée ne se retrouve pas parmi les minorités ethniques
ou religieuses toujours considérées comme brimées
ou désavantagées. Selon le rapport, cette crise frappe la
famille traditionnelle "anglo-saxonne". C'est le vieil électorat
travailliste qui paraît avoir été oublié par
le Nouveau Labour dans sa poursuite des classes moyennes. Cette crise de
la famille, qui, selon M. Duncan-Smith coûte 20 milliards de livres
sterling au pays, ne sera pas résolue par les grands discours, les
programmes gouvernementaux ambitieux, les initiatives fracassantes familières
au Nouveau Labour. Le rapporteur voit le salut dans l'action de petites
organisations charitables; comme en économie, il se trouve dans
les petites entreprises.
Les jeunes Britanniques quittent leur pays ! Le Figaro - 25 Janvier 2007
Alors que le taux de chômage a atteint un sommet à 5,5% depuis près de six ans, de plus en plus de Britanniques veulent tenter leur chance à l'étranger. Selon un récent sondage de la BBC, 13% d'entre eux entendent s'expatrier à court terme et, plus inquiétant, la proportion atteint un quart parmi les jeunes de 18-25 ans. L'émigration britannique s'est accélérée
depuis dix ans. Le nombre des sujets de Sa Majesté partant vivre
à l'étranger a augmenté de 50% au cours de la période,
pour atteindre 360.000 par an. Actuellement, plus de 4,5 millions de personnes
possédant un passeport britannique résident hors du Royaume-Uni,
essentiellement dans les pays du Commonwealth, où ils bénéficient
automatiquement d'un permis de travail. Mais l'Europe est également
choisie par les expatriés britanniques : il y en a environ 200.000
en France et le même nombre en Espagne. Avantage du Vieux Continent
: ils bénéficient de la libre circulation des travailleurs.
Désormais, il y a plus de Britanniques vivant à l'étranger
que d'étrangers vivant en Grande-Bretagne, faisant de leur diaspora
la seconde du monde.
(...) Mais le phénomène n'est pas limité aux étudiants.
Depuis quelques années, les retraités à la recherche
d'une meilleure qualité de vie s'expatrient. Kevin et Vicki, 61
ans, font partie de ceux qui voudraient passer leurs vieux jours en France.
Paradoxalement, c'est la crise des fonds de pension qui les pousse à
traverser la Manche. Propriétaires d'une maison qu'ils espèrent
vendre 600.000 euros, ils n'ont pratiquement aucune épargne et une
retraite minimale en tant qu'anciens enseignants. «Aller en France
est la seule façon convenable de prendre notre retraite avec aussi
peu d'épargne». Les observateurs du phénomène
s'attendent qu'un tiers des retraités britanniques aillent passer
leur retraite à l'étranger où ils vont dépenser
leurs retraites. Avec un quart de la population qui aura atteint ou dépassé
l'âge de la retraite en 2030, cet exode pèsera sur l'économie
britannique.
Pour les Anglais, la France n'est pas chère RÉALISÉ PAR GILLES BRIDIER, PHILIPPE BUSSANG, ANNE-NOÉMIE DORION, MICHEL GARIBAL, ANNA HAGÈGE, ANNE LEMOINE, HERVÉ ROUSSEAU, CATHERINE SALVANT Figaro
Magazine - 13 octobre 2006
Qu'est-ce qui fait courir les étrangers en France ? Lorsqu'on les interroge, les arguments ne manquent pas. «Ce que nous aimons, c'est la qualité de vie que nous trouvons ici, s'exclame Mickael Legg, un Anglais installé de fraîche date dans la Creuse, les gens sont très gentils et les maisons sont beaucoup moins chères qu'en Grande-Bretagne.» Paul Robberts qui a quitté sa Cornouailles natale et qui s'est définitivement installé avec femme et enfants, n'est pas moins loquace. «Nous sommes venus en vacances il y a trois ans, et nous avons tellement aimé les paysages, le climat et les gens que nous avons décidé de rester.» Dans la plupart des cas, ils ne parlent même pas français. Mais qu'importe, ils apprennent sur le tas. D'autant que beaucoup d'entre eux ne font pas qu'acheter une résidence secondaire, ils élisent domicile principal en France. Sur le créneau des maisons à la campagne, 77% du marché sont détenus par les Britanniques et les Irlandais. Dans la Creuse, par exemple, le nombre d'Anglais qui s'installent est impressionnant. «Cela nous rappelle la campagne anglaise sans avoir à supporter le climat pluvieux», s'exclame Mickael Legg. Le soleil n'est pourtant pas garanti. Sans doute l'une des raisons du succès de ce département est-elle à rechercher du côté des prix. On trouve aisément de petites maisons de pays, habitables mais vétustes, pour 60 000 à 80 000 euros. Avec travaux à la clé, bien sûr, mais à ce niveau, les Anglais n'hésitent pas. Ils arrivent généralement avec un budget confortable. «Dans la plupart des cas, ils vendent les biens qu'ils possèdent en Grande-Bretagne, achètent en France et placent le surplus, l'objectif étant de couler une retraite précoce en France», explique Alain Bernard, responsable de plusieurs enseignes Vert et Bleu dans la région, et notamment à Bourganeuf, où les Anglais sont très présents. C'est d'autant plus facile qu'en Grande-Bretagne, les valeurs de l'immobilier sont très élevées. «Pour acheter une maison chez nous, il faut beaucoup d'argent, car les prix ont flambé en quelques années», précisent des Britanniques. Analyse que conforte la dernière étude du réseau Era sur le marché européen. En Grande-Bretagne, le prix moyen d'un logement à l'échelon national s'établit à 283 825 euros en 2005. En France, cette valeur n'est que de 176 000 euros. Pas étonnant que de nombreux propriétaires britanniques qui se sont enrichis grâce à l'immobilier, débarquent en France avec de gros budgets. De bons clients pour Alain Bernard, qui s'est d'ailleurs spécialisé dans la clientèle étrangère. «Sur 1 000 transactions, j'ai vendu 300 maisons à des Anglais.» Les commerçants, les grandes surfaces, les artisans locaux ne se plaignent pas non plus de voir débarquer cette clientèle inespérée. Du coup, des affichettes bilingues fleurissent un peu partout, révélant cette présence qui se veut pourtant discrète. Chez certains commerçants, on trouve des spécialités anglaises. On avoue même réviser ses notions d'anglais et recruter du personnel parlant la langue. Résultat, des villages qui mouraient à petit feu reprennent vie. A Bourganeuf, le parcours de golf douze trous - on connaît la passion des Anglais pour ce sport - a un succès fou. «Je me suis mis au golf !», s'exclame Alain Bernard. Dans l'ensemble, la population locale a plutôt l'oeil bienveillant, même s'il y a, ici et là, quelques grincheux pour dire que les Anglais ont fait monter les prix de l'immobilier et que les enfants du pays ne peuvent plus se loger... Quoi qu'il en soit, les villages d'étrangers ne sont pas pour demain. En tout cas, ils n'émaneront sans doute pas des Britanniques, qui cherchent, la plupart du temps, à fuir la compagnie de leurs compatriotes. «Nous ne voulons pas retrouver en France ce que nous n'apprécions pas en Grande-Bretagne, car les Anglais ne sont pas très ouverts, explique Mickael Legg, qui poursuit : Pour nous, il n'est pas question de vivre en communauté. S'il devait y avoir trop d'Anglais dans la région, nous partirions sûrement.» N'empêche que «chaque village a son Anglais», note un habitant. La Creuse n'est pas un cas isolé. Bien avant elle, le Périgord avait fait leur bonheur. Mais la région est aujourd'hui désertée par cette clientèle. Parce que ses prix sont trop élevés mais aussi parce, paradoxalement, il y a maintenant trop d'Anglais. Du coup, ce sont les régions voisines qui profitent de cette désaffection. Le Limousin par exemple, bien desservi par des compagnies low cost. Depuis Limoges, Ryanair propose des liaisons quasi quotidiennes avec Londres-Stansted, Liverpool et Nottingham-East Midlands, tandis que Flybe dessert Southampton à raison de cinq vols l'été et trois l'hiver, par semaine. A des prix défiant toute concurrence évidemment. «On trouve des billets à cinquante euros, et parfois à moins d'une dizaine d'euros !», lance Mickael Legg.Depuis l'ouverture d'une liaison avec Londres-Stansted, il y a trois ans, Rodez illustre également ce phénomène. En 2004, l'aéroport a drainé quelque 61 000 passagers étrangers sur 145 000 au total. Ils s'installent du côté de Najac et de Villefranche-de-Rouergue. «A Najac, un tiers de la population est britannique, lance Jean-Stéphane Vilain, de Sélection Habitat, mais ceux qui viennent ici veulent vivre à la française.» Le type de bien le plus recherché ? Les vieux corps de ferme à 150 000 euros.Reste à savoir si cet apport de clientèle peut s'avérer durable. Ces marchés sont en effet tributaires des compagnies. Qu'adviendrait-il si les liaisons ne s'avéraient plus rentables ? La région de Carcassonne est également devenue très prisée grâce à ses dessertes. Son soleil, ses paysages, son authenticité charment la clientèle anglaise. D'où des vagues venues d'outre-Manche qui déferlent de l'aéroport pour acheter tout ce qui est à vendre. Un marché juteux pour certains professionnels qui n'hésitent pas à se spécialiser dans la clientèle étrangère et à s'affubler de dénominations à consonance... britannique !Cependant, la ruée n'atteint pas que le sud de la Loire. On observe le même phénomène en Bourgogne, région qui voit déferler Anglais, Ecossais, Allemands, Hollandais... «Dans un rayon de quinze kilomètres autour de Cluny, la clientèle étrangère s'installe de plus en plus en résidence principale. Parfois, ils achètent à plusieurs et forment de petites communautés mais ils s'intègrent à la vie locale», explique Cédric Plantin, qui possède deux agences Pierres et Traditions dans le Clunisois. Il poursuit : «La vente d'un bien à Londres permet aux Anglais d'acheter de belles propriétés qu'ils rénovent. Ils s'y installent à l'année car ils ont des facilités pour travailler via internet.» John et Karan Hicks en sont un bel exemple. Ils viennent d'acheter une ferme sur cinq hectares de terre à La Guiche, tout près de Cluny, où ils souhaiteraient élever des alpagas et créer un gîte. «Ici, c'est beaucoup mieux qu'au nord de l'Angleterre, explique John, on peut vivre tranquille.» On le voit, beaucoup de régions sont touchées. Pour autant, ce marché ralentit. Les acquéreurs étrangers ne représentaient plus que 12% du marché des maisons de campagne l'année dernière contre 14% en 2004. Il est vrai que des pays comme la Croatie font des émules grâce à leurs prix défiant toute concurrence. «Pour 100 000 euros, on y trouve de superbes maisons avec 4 000 m2 de terrain», se lamente un agent immobilier dans le Vaucluse. Ainsi, des Allemands et des Irlandais se détournent de la France. Les Anglais, eux, sont moins aventureux.» De ce point de vue, le marché immobilier français devrait donc conserver une certaine activité. |
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Présentation
| SOMMAIRE
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| Le
nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation
? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme
scolaire et "éducation alternative" | Jaune
devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le
lycée "expérimental" de Saint-Nazaire |
Le
collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure
de la... It's time for ... Re-creation | Freinet
dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer
l'école | Des
écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !|
L'école
Vitruve |
| Colloque
Freinet à ... Londres | Des
écoles publiques "expérimentales" |
| 68
- 98 : les 30 P-l-eureuses | Et
l'horreur éducative ? |