alternatives éducatives : des écoles, collèges & lycées différents
| Présentation | SOMMAIRE |

I Obligation scolaire & liberté I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! Appel pour des éts innovants et coopératifs |
| Une école différente ? Pour une société différente ? Qui n'en veut ?! I L'heure de la... It's time for ... Re-creation |

2017
école autrement, école alternative, école différente ...
Une autre école est-elle possible ?
 

Quelques autres "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité :
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, les punitions collectives, l'état des toilettes, le téléphone portable, le créationnisme...

school choice... charter schools ... vouchers ... flexi-schooling ... home schooling ... :"liberté-d'instruction", disent-ils !
LES CHÈQUES "ÉDUCATION" :
L'ÉCHEC.
USA 2008 -  "dans le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle" (Sol Stern)
Depuis une bonne vingtaine d'années - ici aussi dans certains milieux favorables au "marché de l'éducation"! -
le "chèque éducation" (ou "bon scolaire") - en anglais "voucher" - fait partie d'un blabla yakaiste
au sujet des indispensables réformes, "simples, urgentes et radicales", disent-ils, du système scolaire.
L'un des plus fervents promoteurs du chèque-éducation aux USA vient de faire brusquement volte-face en affirmant, constats à l'appui, que le voucher n’avait pas du tout amélioré le système public.

Mais était-ce, vraiment, l'objectif ?!

« Main basse sur l'école publique »
L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage.
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures :
des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions.
Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation.
 
 

«Vous êtes décidément une classe peu intéressante, dit-elle, continuons. Citez-moi une fable de La Fontaine.»
... Ceux qui avaient vu les enfants affirmèrent ensuite que l’idée ne leur était pas venue,
d’un déraillement collectif. "
 
ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...

... ces jeunes non-scolarisés se retrouvent bien souvent sans emploi ou inactifs. C’est le cas pour 71% d’entre eux en France, un chiffre au-dessus de la moyenne de l’OCDE (57%). Et les inégalités ont tendance à durer, puisqu’un quart des 20-24 ans qui ont un niveau de formation inférieur à la fin du secondaire (autrement dit, la fin du lycée) sont au chômage. Chez les 25-29 ans, la proportion demeure élevée, à 22% ...
... Entre 2000 et 2009, l'échec scolaire chez les élèves de 15 ans est passé de 15 à 20%.» Pour lui, le système scolaire français «se dégrade par le bas». En cause notamment, le manque de mesures pour lutter contre l'échec scolaire et une pratique du redoublement qui ne fonctionne pas bien.
... faiblesse des investissements réalisés jusqu'à la fin du secondaire entre 2000 et 2009 : si les dépenses par élève ont augmenté en moyenne de 36% dans les pays de l’OCDE, elles ont crû de moins de 10% en France...
[ Regards sur l'éducation 2012 : Les indicateurs de l'OCDE ]

"L'ECOLE coûte trop cher à l'Etat"
Cette rengaine des ministres de l'Education 
- de Luc Ferry à Luc Chatel en passant par François Fillon - 
vient de se voir vertement contredite par un récent (2009) rapport de l'OCDE.

Les formes radicales d'abandon sont préoccupantes : 
les "décrocheurs", sortant du secondaire sans diplôme, sont estimés à 120 000 tous les ans.
Les vaincus, parfois écartés sans ménagement, sont découragés et atteints dans leur estime de soi.

"fichier des décrocheurs"
A partir de mai 2010, une application free.frrmatique permettant notamment de recenser les collégiens ou lycéens qui "décrochent", c'est-à-dire qui sont en cours de déscolarisation, doit être mise en place dans les établissements scolaires du second degré. Aussitôt baptisée "fichier des décrocheurs" par certains opposants, déjà réunis dans le "collectif national de résistance à base élèves" (système free.frrmatique en usage dans le 1er degré), cette nouvelle application nourrit une angoisse, minoritaire mais tenace, sur les dangers du "fichage" des élèves....
...Toutefois, la circulaire de rentrée, signée par M. Blanquer, rappelle que ce principe de non transmission des free.frrmations ne saurait être absolu dans l'éducation nationale. Dans un passage qui ne concerne pas les applications free.frrmatiques mais porte sur les "élèves en grande difficulté", elle indique qu'"en cas de danger présumé, après une réflexion partagée au sein de l'équipe éducative et, le cas échéant, avec les partenaires, les free.frrmations préoccupantes sont transmises au Conseil général et, dans les situations les plus graves, au procureur de la République". C'est cette potentialité de transmission de données, liée aux affaires de sans-papiers et plus largement aux tentations politiques "sécuritaires", qui alimente la défiance des contestataires. 

Buissonnière. L’Education nationale s’inquiète de la hausse des absences dans le secondaire. D’après les chiffres officiels, au collège, le problème touche de 1,3% à 2,8% des élèves ; au lycée général et technologique de 1,3% à 5,8% des jeunes ; enfin, au lycée professionnel de 6,3% à 12,6%. L’absentéisme est en outre très inégalement réparti : il dépasse 17% dans 10% des établissements, souvent des collèges et surtout des lycées ghettos, considérés par les élèves eux-mêmes comme de dernier rang. Plusieurs solutions ont été proposées pour lutter contre ces absences qui, d’épisodiques, peuvent devenir chroniques et conduire au «décrochage»

Académie de Créteil :
Une cagnotte pour les lycéens qui ne sèchent plus les cours.
C’est la nouvelle idée contre l’absentéisme scolaire. 
Le donnant donnant : une cagnotte d’un montant de 10 000 € maximum pour les classes aux élèves assidus.

"A bout de souffle, perclus d'habitudes obsolètes, notre enseignement secondaire s'enfonce dans la grisaille. 
L'ennui des élèves dans cette affaire n'est qu'un symptôme parmi d'autres, comme la violence à l'école ou l'absentéisme. 
Des symptômes significatifs d'une inadaptation profonde du système scolaire face aux besoins de culture et de savoir de la population actuelle."
École : le coût de l'ennui
par Paulette Maillard

Dans la dernière enquête de l’OCDE, à la question «vous sentez-vous bien en classe?»,
moins d’un jeune Français sur deux répond «oui».
C’est le plus mauvais score des 41 pays sondés.
Il faut bien l’admettre.
D’autres font beaucoup mieux que nous  avec des méthodes moins brutales.

C’est en France que les élèves souffrent le plus !
Et s’il fallait retenir un seul critère pour caractériser une école qui marche?
  Le plaisir d’être élève.
Sur ce dernier point, la France détient le record du mal-être à l’école
avec seulement 45% des élèves se sentant à leur place en classe,
contre 81% en moyenne dans les pays de l’OCDE.
Un score - referendum ? - qui en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour rendre notre école efficace, performante et plus juste.
L'enquête Pisa menée dans différents pays de l'OCDE montre que nos élèves sont champions du monde de l'inhibition
et qu'ils craignent de répondre aux questions ouvertes, celles dont la réponse n'est pas dans le cours.
Par peur des sarcasmes ?

Le stress à l'école ("la perception du stress à l'école par les parents", sondage CSA, février 2009)
- 69% des parents français déclarent que leurs enfants ne sont pas stressés par l’école. Mais plus les enfants sont avancés dans le cursus scolaire, plus leurs parents considèrent qu’ils sont stressés (22% en maternelle, 29% en primaire, 32% au collègue, et surtout 42% au lycée général et technique ou 37% en enseignement supérieur).
- 52 % des parents se déclarent stressés par la réussite scolaire de leur enfant.

L'humiliation des élèves, reflet des carences pédagogiques françaises
L'humiliation des élèves va souvent de pair avec une méconnaissance de leurs droits, pourtant renforcés par un décret de juillet 2000. Et les règlements intérieurs des établissements scolaires se déclinent surtout en termes d'obligations, constate Pierre Merle,
sociologue, regrettant que les classes soient souvent des zones de non-droit:
«Humilier, une forme d'autorité très usitée»
Il est fréquent que les élèves se sentent humiliés.
Une enquête statistique avait montré que 50 % des collégiens estimaient avoir été humiliés par un enseignant.

Absentéisme scolaire :
5  % des élèves et 10  % en lycée professionnel
8,5 % des enseignements ne sont pas assurés en collèges et lycées

Absentéisme : 5% des collégiens et lycéens selon le ministère
Plus les établissements ont des effectifs importants, plus l'absentéisme augmente,
à catégorie sociale de la population scolaire égale

ALLERGIES SCOLAIRES
Seine-Saint-Denis : près de 1.000 élèves pas rentrés de vacances

France : l'absentéismetouche 5% en moyenne des collégiens et lycéens
L'absentéisme scolaire touche d'abord les quartiers défavorisés
Enseignants et proviseurs ont également relevé une "forte augmentation depuis 5 ou 6 ans"
d'adolescents exerçant un petit boulot le soir et renonçant à se lever le matin pour aller en cours.
Loin du baby-sitting ou de l'encadrement de centres aérés le mercredi,
c'est "un vrai travail qui est pris en charge par les jeunes", tel que le service dans des fast-food ou la livraison de pizzas...

L'ennui à l'école, l'une des causes de la violence scolaire

Absentéisme à l'école : 100 000 collégiens fantômes

Absentéisme scolaire : les mesures déjà prises
"...C'est souvent un révélateur, on ne peut pas le réduire à la délinquance, ni au seul problème des parents démissionnaires",
(Gérard Aschieri, secrétaire général  FSU)

La FCPE réservée sur les mesures de prévention de l'absentéisme scolaire
"comment convaincre les parents de l'importance de suivre assidûment tous les cours lorsque tout au long de l'année, ils sont confrontés à tant d'heures de cours non remplacées?" "Certains rectorats n'assurent les remplacements qu'au-delà de trois semaines, voire un mois d'absence et non seulement les cours ne sont pas assurés mais les élèves sont renvoyés chez eux ou dans la rue"
L'Etat condamné pour le non-remplacement de professeurs absents.
Haute-Garonne:plainte de parents pour non remplacements de professeurs.
Viry-Châtillon : Des parents attaquent en justice l'absence d'un prof.

30/01/04 : Luc Ferry dit non aux forces de l'ordre à l'école
17/03/04 : Violences scolaires, absentéisme : l'école et la police au diapason pour "éradiquer ce cancer"
 

Décrochage scolaire

École buissonnière aux USA et en Angleterre
MALGRÉ AMENDES ET PRISON (pour les parents)
LES CHIFFRES AUGMENTENT TOUJOURS

Québec : Échec de la lutte contre le décrochage
200 millions n'ont pas permis d'accroître de façon notable la persévérance scolaire

Californie : Près d'un lycéen sur 4 "décroche" entre 15 et 18 ans
(rapport du State Department of Education - 7 juillet 2008)

Allemagne : L’absentéisme a pris un tour inquiétant dans les écoles berlinoises au cours des dernières années. 
Près de 12% des 13 000 élèves de Hauptschule (une voie de garage pour les jeunes en échec scolaire préparant à l’apprentissage) manquent chaque jour en classe, la moitié sans excuse de leurs parents.

France :  École sans issue pour élèves hors-circuit
Nouvelle "Innovation" innovante  (Académie de Créteil - Rentrée 2008-2009)
Pour les décrocheurs- ou déjà "décrochés" - de plus de 16 ans : une annexe (3 classes d'une douzaine d'élèves) au lycée polyvalent Jean Macé de Vitry (1.500 élèves, classé en "zone prévention violence")

Est-ce que ça s'aggrave?
Non. Ils étaient 30% d'élèves en France dans les années 70 à sortir du système sans aucune qualification, 18% au début des années 80, et 6% aujourd'hui.
Mais maintenant...

École sans issue pour élèves hors-circuit
La déscolarisation toucherait 1 % des collégiens en France.
Exclus pour indiscipline oumal orientés, ils quittent le système sans qualification
"... aucun milieu n'est protégé. Aux côtés des enfants du voyage, des primo-arrivants ou des gamins confrontés à des contextes familiaux en miettes, des enfants issus de milieux favorisés sortent aussi du système ..."
 
 

Élèves décrocheurs, décrochés, découragés, révoltés...

120.000 collègiens casqués,
150.000 appareillés,
330.000 humiliés publiquement...
...1.890.000 mastiqueurs-ruminants...
(sur une population d'environ 3 millions de "collègiens")

Aujourd'hui, les misérables se multiplient, de chômage en RMI, et avec eux, les bienfaiteurs. 
Que prétendent faire les seconds ? 
La morale aux enfants de pauvres. Se laver, bien se tenir, entrer sans casquette sur la tête, etc. 
Très bien. 
Mais, comme le dit Alain, il y a un siècle, «comment voulez-vous que la sagesse se soutienne quand elle se bat tous les jours avec des soucis qui renaissent tous les jours comme la tête de l'hydre ?» 
En résumé, «il y a des discours qui vous restent dans les dents»
Beaucoup de professeurs le savent.

Alain, sauveur des cancres
LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES
| Présentation | SOMMAIRE |
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ?