alternatives éducatives : des écoles différentes
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school choice... charter schools ... vouchers ... flexi-schooling ... home schooling ... :"liberté-d'instruction", disent-ils !
« Main basse sur l'école publique »
L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage.
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures :
des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions.
Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation.

En période de croissance, il est rentable de prêcher le « laissez faire »
parce qu’un gouvernement absentéiste permet le gonflement de bulles spéculatives.
Quand ces bulles éclatent, cette idéologie devient un obstacle,
et elle se fait discrète pendant qu’un gouvernement fort accourt à la rescousse.
Mais soyez assurés qu’elle reviendra vrombissante après le sauvetage.

Les dettes massives que les contribuables accumulent pour renflouer les spéculateurs
deviendront alors partie intégrante d’un budget global de crise,
qui sera le prétexte à des coupes sombres dans les programmes sociaux,
et à une incitation renouvelée à la privatisation de ce qu’il reste du secteur public.
On nous dira aussi que nos espoirs pour un futur « vert » sont malheureusement trop coûteux.

05 10 08 - Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de l'Etat de Californie, à court de capitaux, a alerté qu'il pourrait réclamer une aide d'urgence de 7 milliards de dollars.
Mercredi 3 octobre, un fonds pour les universités a été gelé, "obligeant 1 000 écoles et collèges à devoir se battre pour payer leurs professeurs", signalait le Wall Street Journal, le 5 octobre 2008.
 
 

SOL STERN ?


Né à Haifa (1935), il a passé son enfance dans le Bronx. Débute dans la gauche "radicale", en accusant la CIA d'infiltrer le mouvement étudiant.
Quitte la "Nouvelle Gauche" lorsque celle-ci exprime ses réserves face à la politique d'Israël. 
Et s'engage au "City Journal", think-tank du libre marché.
Pastichant la formule de Irving Kristol, 
("Un néo-conservateur est  un libéral contrarié par la réalité"), il se définit lui-même comme "un libéral dont les enfants ont été trompés par les écoles publiques"
 Et bien que ses opinions aient progressivement glissé vers "quelquechose de traditionnel - conservateur", il reste inscrit chez les démocrates …
En partie "par inertie", et puis pour le plaisir de voter à des "primaires".
Ajoutant qu'après avoir voté pour Hilary, il se prépare à voter pour Mc Cain en novembre …

Un peu découragé [par l'échec des "vouchers"], il conclut : « cela fait 10 ans que nous argumentons sur les mêmes choses. Je suis tombé dans le piège d’écrire sur les 2 sujets les plus difficiles au monde : l’éducation américaine et le Moyen Orient ».

Ne rions pas : nous avons également ce genre de profil dans nos rayons en France...


DOUX JESUS !

Les surprises des séjours linguistiques:
Un an chez les Mormons malgré lui...

Les merveilles de LA-liberté-d'instruction:
Texas : 52 fillettes extraites d'une secte
(l'Eglise Fondamentaliste des Saints des Derniers Jours -  courant fondamentaliste mormon).
Âgées de six mois à 17 ans, elles ont été évacuées d'un ranch appartenant à une secte mormone polygame, après le signalement de mauvais traitements..
 

France : « les plus stricts des stricts »
Ces dernières années, les Frères de Plymouth n° 4  ont peu à peu retiré du circuit de l’Education nationale leurs enfants, à partir de la sixième.
Leur proximité particulière avec la veine évangélique est encore plus nette.
Présents dans huit départements (Ardèche, Drôme, Loire, Haute-Loire, Var, Gard, Rhône, Seine-et-Marne)
La vie familiale y est très normée, dans un contexte patriarcal où le père travaille à l’extérieur, tandis que la mère prend en charge l’éducation morale des enfants.
Bien qu’ouverts à l’école laïque, ils ont choisi depuis quelques années de scolariser eux-mêmes leurs enfants.
Les communautés ont récemment créé un système privé de cours par correspondance, les cours du Chêne.

Il n'y a d'espoir que «si l'Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre». 
Et de citer les Etats-Unis en exemple.
L'association se réfère volontiers au philosophe Philippe Nemo
Les politiques ne s'affichent guère avec une association dont l'idéologie, à la droite de la droite, renvoie aux néoconservateurs américains.

Le nouveau sirop-typhon :
déplacements de populations ? chèque-éducation ? 
ou
non-scolarisation ?

Le gouvernement n'est pas si sectaire avec les sectes.
Mais pourquoi tant de sollicitude ?

Janine Tavernier : "Il faut distinguer les mouvements religieux des vraies sectes"
Aujourd'hui, on ne sait plus où l'on en est.
Si des travaux sérieux avaient été entrepris, on y verrait plus clair.

Il y a quelques années, dans ma circonscription, 
on a découvert près d'Aix-en-Provence une quarantaine d'enfants installés dans une villa, 
tous  déscolarisés,
mais certains inscrits à un centre de téléenseignement ;
tous étaient inconnus des services sociaux, les parents ne percevant aucune allocation. 
Les devoirs rendus au service de téléenseignement étaient parfaitement accomplis en langue française,

mais la plupart des enfants ne connaissaient pas notre langue.
 


GOD BLESS AMERICA ...
90 % des sectes sont d’origine nord-américaine ou ont installé leur siège outre-Atlantique.
AU NOM DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE
Les sectes, cheval de Troie des Etats-Unis en Europe
Pour les sectes, l’intérêt de ce combat paraît évident : s’implanter dans l’éducation au niveau européen et disposer, comme aux Etats-Unis,
d’écoles sans aucun contrôle de l’Etat, c’est l’assurance d’un recrutement plus large et plus solide,
car intégré à la construction culturelle et psychologique des individus.

   "Je t'aime, Alex" : 4 mois de redressement.

Lourde peine pour une écolière amoureuse.
Une jeune fille de 12 ans ayant écrit «Je t’aime Alex» sur les murs d’une école, a été envoyée pour 4 mois dans un établissement "accueillant" des élèves "en difficulté". Parmi de nombreuses autres jolies colonies de vacances du même type : Tranquillity bay, gérée par la WWASP (patronnée par le professeur Skinner, le père de la psychologie comportementaliste).
Pour 3000 dollars par mois, il promet de transformer ces récalcitrants en citoyens dociles et travailleurs.

Mission de l'Esprit-Saint : Le ministre défend l'école à la maison
Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-Marc Fournier, défend la stratégie de compromis qu'il a adoptée face à la Mission de l'Esprit-Saint,
un groupe religieux de la région de Joliette dont les 144 enfants sont éduqués à la maison.
 

AMERICAN WAY OF LIFE...

  C.J. Klicka invite les partisans étrangers de l'école à la maison au combat.
Son organisation, la "Home School Legal Defense Association" est liéee à "l’église évangélique".
"Eglise" qui sert de relais en dehors des Etats-Unis pour promouvoir l'école en famille :
«Les croisés américains du Home Schooling»
(Newsweek)

  45 millions de personnes sans système de santé
dans le pays le plus riche du monde.

  Le système de santé américain est le plus onéreux parmi les pays industrialisés
et l'un des moins efficaces en terme de nombre de personnes couvertes.

  L’abstinence sexuelle renforcée
131 millions de dollars (augmentation de 30 millions) pour les programmes fédéraux vantant auprès des collégiens et lycéens américains les mérites de l’inexistence d’une vie sexuelle avant le mariage. L’évaluation nationale des bienfaits réels de ces programmes a été reportée à 2006.

  Des aberrations scientifiques pour mieux prêcher la chasteté
Cette année, 40 des 50 Etats doivent faire face à diverses procédures visant à contester l'enseignement de la théorie de l'évolution dans les écoles publiques.

  Quelque 6000 étudiants sont attendus sur le campus  "sans péché" (l’Ave Maria University), 
qui ne connaîtra ni préservatifs ou autre moyen de contraception, ni homosexualité, ni avortement.

  Le nombre total des armes à feu en circulation aux Etats-Unis est estimé à plus de 200 millions, dont 65 millions d'armes de poing, pour une population totale de 284 millions d'habitants.
Selon des statistiques gouvernementales remontant à la fin des années 90, les armes à feu sont la cause de la mort d'un enfant ou adolescent toutes les deux heures, par crime, accident ou suicide.
En 1997, ces armes ont été responsables de la mort de 32.436 personnes,
selon ces mêmes statistiques.

  4000 Québécois fréquentent des écoles "clandestines" pentecôtistes
Les écoles pentecôtistes enseignent notamment le créationnisme.


... & GOD SAVE THE QUEEN

BRITISH WAY OF LIFE...

  ÉCOLES ANGLAISES :
Discipline, rigueur et esprit compétitif sont les maîtres mots de la mutation mise en œuvre par le gouvernement travailliste..

  35% des élèves de 11 ans ne savent pas lire.

  Un ado sur cinq ne peut situer son pays sur une carte.

  Ecoles publiques fermées aux pauvres.  Des réunions de "sélection" d’élèves sont organisées, durant lesquelles ne sont admis que les enfants "gentils, brillants et riches".  Ainsi, 70 000 parents n’ont pas pu inscrire cette année leurs enfants dans l’école de leur choix. En écartant les élèves issus de milieux pauvres, ces établissements "hors la loi" espèrent rehausser leur taux de réussite aux examens. 

  ... & Moins de pauvres dans les écoles primaires catholiques.

  Les écoles anglaises pourront être gérées par des "trusts".

  L’école britannique livrée au patronat.  En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne avait fixé comme principal objectif à la politique de l’Union en matière d’éducation de produire un capital humain rentable au service de la compétitivité économique. 

  Le créationnisme aux examens.

  Grande-Bretagne :Les sponsors au secours de l'école.

  Naître et grandir pauvre en Grande-Bretagne  est encore plus pénalisant que dans d’autres pays développés.

  Un demi-million de «sans-logement». A Londres, un enfant sur deux sous le seuil de pauvreté.

  Un demi-million d'enfants britanniques travaillent "illégalement".

  De plus en plus de mineurs hospitalisés pour des problèmes d'alcool. Le nombre de mineurs hospitalisés en Angleterre pour avoir trop bu a augmenté de 20% en un an.

  «tolérance zéro» et conditions de détention intolérables. Plus de dix milles jeunes délinquants britanniques sont emprisonnés. «Le bilan du Royaume-Uni en terme d'emprisonnement des enfants est l'un des pires qui se puisse trouver en Europe.»

  Les frais très élevés d’inscription universitaire dissuadent les étudiants issus de familles modestes de s’inscrire en fac.

  De plus en plus d’étudiantes se prostituent ou travaillent dans l’industrie du sexe pour payer les frais d’inscription de leur université.

  M. Ernest-Antoine Sellière, alors président du patronat français :« Je suis un socialiste britannique »

  Londres, paradis des milliardaires.

  Selon des rapports de l’ONU et de la Banque mondiale :  «Au Royaume-Uni, les inégalités entre riches et pauvres sont les plus importantes du monde occidental, comparables à celles qui existent au Nigeria, et plus profondes que celles que l’on trouve, par exemple, à la Jamaïque, au Sri Lanka ou en Ethiopie.»

Californie :
Près d'un lycéen sur 4 "décroche" entre 15 et 18 ans
(rapport du state Department of Education - 7 juillet 2008)

  Californie 2008 : 
Les associations de parents vont devoir financer des postes d'enseignants
 

les french vrp 
du "voucher"

 Une requête sur un moteur de recherche fournit la liste des importateurs et promoteurs du "concept" :
alternative libérale, liberté chérie, sos-éducation, front national, contribuables associés, etc...

- Le 24 octobre 2006, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié un communiqué qualifiant SOS Education de «groupuscule malfaisant»
"Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education."
"/.../SOS-Education n'entend nullement remettre l'Ecole publique sur les rails. En créant la confusion dans l'esprit des parents, en les dressant contre les professeurs, elle orchestre, en réalité, sa destruction dans le seul but d'imposer sa propre « solution » : le démantèlement de l'Education nationale au profit d'écoles privées financées par le « chèque éducation ». SOS-Éducation s'inscrit ainsi dans cette nébuleuse d'associations rassemblées autour d'une prétendue «Révolution bleue» pour construire en France un pôle d'extrême-droite ultralibérale. Rien ne saurait être plus éloigné de notre propre conception d'une Ecole de qualité, publique, laïque et gratuite./.../


 En Grande Bretagne, modèle, patrie, phare, Paradise, Eden, leader du home schooling en Europe,
après de multiples constats d'enfants livrés à eux-mêmes,
ou aux fantaisies des parents, sous couvert de home schooling,
(on estime à un sur quatre la proportion de ces enfants victimes de "négligences",
allant de l'analphabétisme à la délinquance en passant par les coups...) le ministère de l'éducation "envisage" ... depuis un certain temps, de rendre obligatoires la déclaration, voire l'autorisation.
... Et des contrôles ("sociaux" et "scolaires") plus réguliers, plus sérieux.
On commence aussi, enfin, à poser la question qui fâche : le Droit ... de quoi ? de qui ?
"All the rights are in favour of the parent. But who is going to stand up for the rights of the child?"
The circumstances of a significant proportion of home-schooled children were "a real cause for concern".

Grande Bretagne
(sectorisation, chèque scolaire, etc...)
« Le libre choix renforce les inégalités » 
On fait croire aux parents qu'ils ont le choix, mais c'est faux ! 
Ce sont les écoles qui choisissent



Bibliographie :

Ivan ILLICH


"Une société sans école"
Points Essais n°117, Paris, Seuil.


Ivan ILLICH :
Œuvres complètes
Volume 1 : Libérer l’avenir, Une société sans école, Energie et équité La convivialité, Némésis médicale),
Fayard.  792 p., 30 euros.
Volume 2 : Le Chômage créateur, Le Travail fantôme, Le Genre vernaculaire, H2O, les eaux de l’oubli, Du lisible au visible : la naissance du texte et Dans le miroir du passé.
964 p., 35 euros.



John HOLT

How children fail (John Holt)

John Holt : How children learn

disponibles aux Ed. Penguin.
 
John Holt : Teach your yown
Teach Your Own. Delacorte, 1981, By John Holt.
Revised and updated by Patrick Farenga, Perseus 2003
John HOLT : S'EVADER DE L'ENFANCE
(traduction parue aux Ed. Payot en 1976 - puis en P.B.P. n° 285) 

Postface :
"Parmi ceux qui croient à l'enfance-institution, beaucoup la considèrent comme une sorte de jardin clos dans lequel les enfants sont gardés de la brutalité du monde extérieur jusqu'au moment où ils seront assez forts et intelligents pour y résister
D'autres, comme John Holt, estiment que la plupart des jeunes, et à un âge de plus en plus précoce, ressentent l'enfance plutôt comme une prison et qu'il convient de les aider à pratiquer dans le mur qui les enferme une ou deux brèches qui leur permettent d'en sortir et de tenter de vivre plus au large"

John Holt : Escape from childhood


Pour ou contre Summerhill
L'opinion de

Bibliographie 
(de référence ?!)
en français :

Les ouvrages cités en bibliographie, de Catherine Baker ("Insoumission à l'école obligatoire") , ou  Christiane Rochefort («Les enfants d’abord») , le sont pour … mémoire.

Ils ne semblent plus tellement correspondre aux références, déclarées ou pas, dont se réclament actuellement et majoritairement les familles de «home schooling»
… à la française (?!) .

Christiane ROCHEFORT
"LES ENFANTS D'ABORD" 
(Grasset 1976 - Epuisé)
Christiane Rochefort : Les enfants d'abord
Pourquoi
maintenant ?

Catherine Baker
"Insoumission à l'école obligatoire"
Catherine Baker : Insoumission à l'école obligatoire (réédition)
Réédition 2006
ISBN 2-912631-12-2
208 p.
Catherine Baker : Insoumission à l'école obligatoire
(Ed. Barrault 1985 - Epuisé)
Catherine Baker : Les cahiers au feu
et "Les cahiers au feu"
(Ed. Barrault 1988 - Epuisé)

Marie-Lydia Lazinier : J'ai dit non à l'école
Marie-Lydia Lazinier
"J'ai dit non à l'école"
(1987 - Ed. Retz)



"L'INSTRUCTION EN FAMILLE" EN EUROPE

- en Belgique
. néerlandophone : L'Huisonderwijs est clairement réglementé.
. francophone :
L'Instruction En Famille (IEF), très peu pratiquée, est de nouveau réglementée : le décret du 12 juin 2008 prévoit que l'enseignement "ne doit pas être incompatible avec les valeurs de notre société".
Le ministre de l'Enseignement obligatoire Chritian Dupont a assuré le député Ecolo qu'il lancerait une étude "afin de mieux connaître le phénomène". Il espère toutefois qu'«on ne lui reprochera pas de faire intrusion dans la vie privée des gens»...
 

- En Allemagne ... c'est interdit, sauf en cas de réelle "persécution" religieuse ou obligations professionnelles des parents.
Décision de la Cour Européenne le 18 09 06


Une semaine de prison pour un père qui refusait de mettre sa fille à l'école et de payer l'amende

ALLEMAGNE - Le tribunal de Hambourg a condamné à une semaine de prison un père de 6 enfants qui refuse d'envoyer ses 3 filles aînées, en âge scolaire, à l'école. 

Comme d'autres familles, le couple de chrétiens évangéliques, objecte que plusieurs sujets enseignés à l'école sont contraires à leur foi chrétienne.
Par exemple, l'éducation sexuelle, l'instruction religieuse et l'enseignement des théories de l'évolution en cours de biologie
Selon eux, les écoles publiques ne respectent pas les préceptes bibliques de décence et d'obéissance aux parents.

Le couple de chrétiens évangéliques avait été condamné en février à une amende. 
Comme celle-ci (2340 euros) n'a pas été payée, l'incarcération a été prononcée.
Le porte-parole de l'administration scolaire, Mr. Luckow a déclaré au journal du soir de Hambourg (Hamburger Abendblatt): 
"L'obligation d'aller en classe est un devoir parental et un devoir civique et ne peut dépendre du bon vouloir de qui que ce soit."

Les parents chrétiens avaient annoncé en février vouloir revendiquer leur droit au "homeschooling" (scolarité à la maison) devant la Cour Européenne des Droits de l'homme.



Association française :

Les quelques centaines de familles françaises pratiquant l'Instruction en Famille se répartissent, avec beaucoup de turn over et de multi-cartes, entre trois ou quatre associations.
La plus ancienne : 
"Les Enfants D'Abord"
 

Malgré son nom, cette association n'a, de toute évidence, strictement plus rien à voir aujourd'hui avec l'analyse de Christiane Rochefort dans "Les enfants d'abord") ... ou celle de Catherine Baker ("Insoumission à l'école obligatoire")

Le vent souffle d'Amérique...
 

 R.A

 
POUR LA LIBERTE D'INSTRUCTION
disent-ils...

Des écoles "indépendantes", disent-ils ...

Carqueiranne : bataille autour d'un école traditionaliste

/.../ À l'origine de ce schisme carqueirannais, on trouve l'arrivée attendue pour la rentrée de 45 enfants dans les locaux de la maison paroissiale. Ils devraient y suivre les cours Sainte-Anne de Guigné, un enseignement par correspondance, hors contrat, transmis dans le Var par un répétiteur et les parents à des élèves de 6 à 11 ans coupés de toute autre forme de vie scolaire. 

/.../  De son côté, l'inspection académique est "en train d'étudier ce cas particulier; pour savoir si, d'après les textes, cette école peut ouvrir", fait savoir le secrétaire général, Dominique Kleczec. S'il semble que ces cours par correspondance soient reconnus par le rectorat de Paris, reste à déterminer si le regroupement d'enfants sous la responsabililé d'un répétiteur, donc la création d'une école primaire, peut être agréé. 
 

EPHRAIM : (Communauté catholique des Béatitudes, Cours Agnès de Langeac )
La secte qui prospère avec la bénédiction de l'Eglise
A Autrey, dans les Vosges, une trentaine d'ados de 13 à 18 ans prient 
et se préparent à devenir la future élite de la communauté
Depuis 1982, la Communauté catholique des Béatitudes, répondant à l’appel de l'évêque de Saint-Dié, occupe l'Abbaye Notre-Dame d'Autrey. En1988, elle a ouvert l'école du Cours Agnès de Langeac qui "accueille des jeunes garçons désireux de discerner une éventuelle vocation sacerdotale ou religieuse".
Répertoriée comme école "indépendante"
Lien vers ce réseau d'écoles très ... innovantes, sur de nombreux sites, 
y compris parmi ceux prônant "la liberté d'instruction" ...(disent-ils)
Etonnant, non ?
C.q.f.d. ?

 
il était une fois ...
(Contes & légendes du far west)

 

LES CHÈQUES ÉDUCATION (SCHOOL VOUCHERS) 
= L'ÉCHEC !

L'un des plus fervents promoteurs du chèque-éducation aux USA, Sol Stern, vient de faire brusquement volte-face en affirmant, constats à l'appui, que le voucher n’avait "pas du tout amélioré le système public".

Quelle surprise !
Mais, était-ce - vraiment - le véritable objectif ?

 
En France aussi, évidemment, et depuis une bonne vingtaine d'années, le "chèque éducation" (ou "bon scolaire") - en anglais: "voucher" - fait partie d'un blabla consensuel et yakaiste au sujet des indispensables réformes, "simples, urgentes et radicales", disent-ils, du système scolaire. 

Une consternante pitrerie sur le sujet  [sous forme d'un colloque intitulé «Nouvelles formules de financement de l’éducation»] s'était déroulée en novembre 1996 dans les salons du Sénat.
Sous l'égide de l'OIDEL (Organisation Internationale pour la Défense de la Liberté d'Instruction  - ...ou de l'Enseignement Libre" ?!) et avec la présence d'«experts», Messieurs Nemo et Sexton, assez  peu documentés sur le produit dont ils faisaient la promotion mais avec un bel enthousiasme, partagé par une salle assez clairsemée...!

Ses traditionnels promoteurs français (nos "libéraux", depuis Madelin) ont été vite rejoints par les extrême-droites (cf programmes présidentiels des FN, MNR, CNIP...), puis par la droite extrême, conservatrice, et/ou affairiste. 

Et même, et donc, évidemment, par une bonne partie des partisans-pratiquants actuels de "l'école à la maison" : comme ingrédient indispensable à la "liberté d'instruction", ce nouveau slogan fédérateur permettant de "ratisser large" selon la formule d'un porte-parole et manager de l'association "les enfants d'abord". Qui persiste par ailleurs à faire croire qu'elle a quelque chose de commun avec les analyses ou témoignages de Christiane Rochefort ("Les enfants d'abord" !) ou de Catherine Baker ("Insoumission à l'école obligatoire").

R.A.

USA : "dans le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle"
(Sol Stern). 
 

D'après  (February 13, 2008)
Depuis son perchoir au Manhattan Institute, le groupe de recherche ancré à droite, Mr Stern, 72 ans, a une réputation de provocateur acariâtre envers les pratiques « libérales » en éducation, critiquant aussi bien les méthodes de lecture que les écoles publiques qui se soucient trop de justice sociale.

Comme beaucoup de ses alliés intellectuels, Sol Stern a ardemment promu le chèque éducation comme moyen de donner aux enfants défavorisés de meilleurs choix en éducation et d'inciter à la compétition afin d’améliorer les écoles publiques. Fin 2004, il publiait "Breaking Free: Public School Lessons and the Imperative of School Choice".

Il vient de faire brusquement volte-face à propos des vouchers dans un N° du « City Journal », le magazine de l’Institut en affirmant que le voucher n’avait pas du tout amélioré le système public. Et déplore que les écoles catholiques auxquelles il voue une grande admiration et sur lesquelles il comptait pour s'en emparer, disparaissent à grande vitesse !

Hérésie, "trahison", hurlent de concert conservateurs et libertariens. Tempête...
 

Après avoir depuis longtemps réclamé des vouchers et des charter schools, Stern dans son nouvel essai pointe les défauts et les insuffisances du voucher. Selon lui, il  a perdu le soutien politique. 
Il préconise donc aujourd'hui un « plan B » exhortant les enseignants à se préoccuper de l’amélioration des programmes.

Pour illustrer son propos, Stern cite l’expérimentation de Milwaukee, première ville aux États-Unis à adopter, en 1990, un programme chèque éducation : il n'y a pas eu de miracle, dit-il. 

A New-York non plus, malgré toutes les mesures d'incitation : primes pour les enseignants "méritants" .. et pour les élèves, afin de contraindre les écoles à toujours plus de compétition "comme des chacals"...

... Tandis qu'au Massachussets, pas d'incitation au "marché concurrentiel", pas de chèque-éducation, pas de crédits d'impôts, très peu de charter schools, ni récompenses financières pour les chefs d'établissements ou les enseignants. Mais une surprenante amélioration des performances scolaires dûe à des programmes rigoureux à tous les niveaux, parsemés d'évaluations, de tests, et clôturés par un examen final. 
 

Conclusion de Sol Stern :

"School choice is not enough"  : Le choix de l'école ne suffit pas.
Il faut, aussi, que ces écoles enseignent les mêmes programmes.
Et appliquent les mêmes méthodes/recettes. 
Qui "ont fait leurs preuves".
Dit-il.

Le même "choix", en somme, qu'entre un hamburger et un hamburger :
au MacDo, au Quick, ou "at home".

Comme on veut.

C'est merveilleux.

R.A.


A Reversal on School Vouchers, 
Then a Tempest
By JENNIFER MEDINA - February 13, 2008 -

 

Sol Stern is at it again.

“I’ve always been in a dissenting position.”
SOL STERN Senior fellow at the Manhattan Institute

From his perch at the Manhattan Institute, the right-leaning research group, Mr. Stern, 72, has reveled as the city’s cantankerous provocateur against liberal education policies, criticizing reading curriculums that de-emphasize phonics as well as public schools that focus on social justice.

Like many of his intellectual allies, he had ardently supported school vouchers as a way to give poor and minority children better educational choices and to create competition that would help improve public schools.

Although colleagues long thought they had him pegged, he made an abrupt about-face on vouchers in the most recent issue of City Journal, the institute’s magazine, saying there was little evidence they had done much to improve public education across the country.

In the circles Mr. Stern inhabits, such a sentiment is a kind of heresy, and his essay has set off a firestorm. But he is relishing the controversy.

“That’s what I am supposed to do,” he said, chuckling. “I’ve always been in a dissenting position.”

Many of Mr. Stern’s allies — among them Thomas W. Carroll, the president of the Foundation for Education Reform and Accountability, which supports vouchers and charter schools, and Jay P. Greene, another fellow at the institute — fired off responses to his essay, leading City Journal to post them in an online forum, a first for the magazine.

“I think he made mistaken claims,” Mr. Greene said in an interview. “He claimed that the evidence that vouchers have been effective was very meager, and I do not believe that’s the case. The research community is settled on this.”

Mr. Stern is known as a contrarian; he supports mayoral control of the school system but frequently criticizes Mayor Michael R. Bloomberg’s efforts. Yet rarely has he backed away from his own views.

Despite his many earlier City Journal articles calling for vouchers and charter schools, in the new essay Mr. Stern focused on the shortcomings of the voucher movement. He argued that in recent years, vouchers had steadily lost political support. And citing the need for a “Plan B,” he urged educators to focus on improving curriculums instead. To support his idea, Mr. Stern pointed to Milwaukee’s experiment with school vouchers.

“Milwaukee’s public schools still suffer from low achievement and miserable graduation rates, with test scores flattening in recent years,” Mr. Stern wrote. “Violence and disorder throughout the system are as serious as ever. Most voucher students are still benefiting, true; but no ‘Milwaukee Miracle,’ no transformation of the public schools, has taken place.”

In his online opposition, Mr. Greene said he was particularly bothered because the essay was being widely interpreted as setting up a choice between vouchers and curriculum changes.

“There’s no reason you can’t have both — just like you like brownies and ice cream,” Mr. Greene said. “You shouldn’t be made to choose.”

In a recent wide-ranging interview in the institute’s offices, Mr. Stern described himself with a mix of pride and self-deprecation, brushing off efforts to label him politically. He said he saw himself as a kind of revolutionary who was now simply reporting and writing about issues he cared about.

“I’m a reporter,” he said, as if stating the obvious.

His 2003 book, “Breaking Free: Public School Lessons and the Imperative of School Choice,” relied on his own trips to Milwaukee to measure the impact of the voucher system on public schools there. In the book, he found much to praise about vouchers, saying they would give needed competition to the failing schools. But now he says more recent evidence has fallen short.

“People have to pay attention to what’s going on,” he said, his gravelly voice somewhat incongruous to his broad smile. “They have to respond. I am not ideological about this.”

To describe his current political outlook, Mr. Stern refers to an adage coined by Irving Kristol: A neoconservative is a “liberal mugged by reality.”

“I’m a liberal whose children were mugged by the public schools,” Mr. Stern said.

His history with the city’s schools goes back to his childhood. Just before World War II, Mr. Stern immigrated with his parents from what was then Palestine. The family settled near Fordham Road in the Bronx, where Mr. Stern attended Public School 6 until eighth grade. He went on to Stuyvesant High School and City College, and then started but did not finish a doctorate in political science at the University of California, Berkeley.

At Berkeley, he became entranced, he said, by the left-wing student movement and dropped out to write for the radical magazine Ramparts, gaining national attention. One of his most famous articles included assertions that the Central Intelligence Agency had infiltrated the National Student Association, a group of student governments, as part of its Cold War strategy.

 Like other neoconservatives, however, Mr. Stern began splitting with the left over the Middle East, reacting to what he saw as an anti-Israel philosophy. In the early 1970s, he became curious about his family’s history and returned to the renamed Israel for the first time since he was a toddler. On that trip, Mr. Stern found himself “falling in love with the country,” he said, and he later met his wife in Jerusalem.

They moved back to New York City in the mid-70s, where Mr. Stern continued writing for several magazines and newspapers. In the ’80s, he met the City Council president, Andrew Stein, through a mutual acquaintance and became his chief of staff.

Although he was involved in several political campaigns with Mr. Stein, who was a Democrat, Mr. Stern said he was never involved in the city’s Democratic political circles. And while his political views have gradually changed to what he calls “somewhat traditionally conservative,” Mr. Stern has remained a registered Democrat, partly out of “inertia” and the desire to have a vote in the primaries. (He voted for Senator Hillary Rodham Clinton last week and says he will probably vote for Senator John McCain in November.)

Mr. Stern prefers personal anecdotes to describe his political evolution. While he was working for Mr. Stein, he was often able to take his children to school near their home on the Upper West Side. One morning, he spotted a man he assumed was homeless wandering through the schoolyard.

“He looked terrible — battered clothes, a worn shopping bag — just terrible,” he said, grimacing at the memory.

As he tells it, he turned to another parent standing nearby and asked, “Where did he come from? Should we call somebody?”

The parent smiled and replied, “You don’t know him? That’s Malcolm, one of our new teachers!”

Mr. Stern became curious and set off to ask the principal about the disheveled instructor.

“She just looked at me and said, ‘I can’t do anything about it; that’s seniority,’ ” Mr. Stern said. “It was all about the teacher’s contract. If they wanted to transfer into the school, they could, simply based on how long they had been in the system.”

Much of Mr. Stern’s criticisms of the schools center on the teachers’ union, which he says is a “vested interest with far too much power,” pointing to its objections to longer school days and its demands for more money.

Still, Mr. Stern has been equally critical of Mayor Bloomberg and his schools chancellor, Joel I. Klein, frequent opponents of the unions. While he applauds the philosophical underpinnings of many of the administration’s decisions, like giving principals more latitude in hiring teachers, he contends that they have made many changes, like the new school report cards, haphazardly and quickly.

“They are only accountable once, for re-election,” he said. “But they act as though this is the greatest thing in education since Horace Mann or John Dewey.

“He’s been able to do that effectively by sheer portrayal,” Mr. Stern said of the mayor. “It’s as though he views the schools as props.”

Mr. Stern’s criticisms can be irksome to members of the city’s Education Department, but they are heard.

“Sol is a pundit, and pundits have lots of ideas,” said David Cantor, a spokesman for the department. “Some of his have been helpful.”

Despite his obvious appetite for stirring controversy, Mr. Stern can sound as though he is on the edge of despair.

“We’ve been arguing about the same things for the last 10 years,” he said. “Sometimes I tell my friends that I have fallen into the trap of writing about the two most intractable problems in the world: American education and the Middle East.” 


Sol Stern
School Choice Isn’t Enough
Instructional reform is the key to better schools.
City Journal - Hiver 2008

 

I began writing about school choice in City Journal more than a decade ago. I believed then (as I still believe) that giving tuition vouchers to poor inner-city students stuck in lousy public schools was a civil rights imperative. Starting in the 1980s, major empirical studies by sociologist James Coleman and other scholars showed that urban Catholic schools were better than public schools at educating the poor, despite spending far less per student. Among the reasons for this superiority: most Catholic educators still believed in a coherent, content-based curriculum, and they enforced order in the classroom. It seemed immoral to keep disadvantaged kids locked up in dismal, future-darkening public schools when vouchers could send them to high-performing Catholic ones—especially when middle-class parents enjoyed education options galore for their children.

But like other reformers, I also believed that vouchers would force the public schools to improve or lose their student “customers.” Since competition worked in other areas, wouldn’t it lead to progress in education, too? Maybe Catholic schools’ success with voucher students would even encourage public schools to exchange the failed “progressive education” approaches used in most classrooms for the pedagogy that made the Catholic institutions so effective.

“Choice is a panacea,” argued education scholars John Chubb and Terry Moe in their influential 1990 book Politics, Markets and America’s Schools. For a time, I thought so, too. Looking back from today’s vantage point, it is clear that the school choice movement has been very good for the disadvantaged. Public and privately funded voucher programs have liberated hundreds of thousands of poor minority children from failing public schools. The movement has also reshaped the education debate. Not only vouchers, but also charter schools, tuition tax credits, mayoral control, and other reforms are now on the table as alternatives to bureaucratic, special-interest-choked big-city school systems.

Yet social-change movements need to be attentive to the facts on the ground. Recent developments in both public and Catholic schools suggest that markets in education may not be a panacea—and that we should reexamine the direction of school reform.

One such development: taxpayer-funded voucher programs for poor children, long considered by many of us to be the most promising of education reforms, have hit a wall. In 2002, after a decade of organizing by school choice activists, only two programs existed: one in Milwaukee, the other in Cleveland, allowing 17,000 poor students to attend private (mostly Catholic) schools. That year, in Zelman v. Simmons-Harris, the Supreme Court ruled that limited voucher programs involving religious schools were compatible with the First Amendment’s establishment clause. The 5–4 decision seemed like school choice’s Magna Carta. But the legal victory has led to few real gains. Today, fewer than 25,000 students—compared with a nationwide public school enrollment of 50 million—receive tax-funded vouchers, with a tiny Washington, D.C., program joining those of the other two cities.

Proposals for voucher programs have suffered five straight crushing defeats in state referenda—most recently in Utah, by a margin of 62 percent to 38 percent. After each loss, school choice groups blamed the lobbying money poured into the states by teachers’ unions, the deceptive ads run by voucher foes, and sometimes even voters’ commitment to their children. When the Utah results came in, the principal funder of the pro-voucher side, businessman Patrick Byrne, opined that the voters failed “a statewide IQ test” and that they “don’t care enough about their kids.” If vouchers can’t pass voter scrutiny in conservative Utah, though, how probable is it that they will do so anywhere else? And denouncing voters doesn’t seem like a smart way to revive the voucher cause.

Voucher prospects have also dimmed because of the Catholic schools’ deepening financial crisis. Without an abundant supply of good, low-cost urban Catholic schools to receive voucher students, voucher programs will have a hard time getting off the ground, let alone succeeding. But cash-strapped Catholic Church officials are closing the Church’s inner-city schools at an accelerating rate [see “Save the Catholic Schools!,” Spring 2007]. With just one Catholic high school left in all of Detroit, for instance, where would the city’s disadvantaged students use vouchers even if they had them?

Even more discouraging, vouchers may not be enough to save the Catholic schools that are voucher students’ main destination. Archbishop Donald Wuerl of Washington, D.C., recently announced plans to close seven of the district’s 28 remaining Catholic schools, all of which are receiving aid from federally funded tuition vouchers, unless the D.C. public school system agreed to take them over and convert them into charter schools. In Milwaukee, several Catholic schools have also closed, or face the threat of closing, despite boosting enrollments with voucher kids.

During the 15 years since the first voucher program got under way in Milwaukee, university researchers have extensively scrutinized the dynamics of school choice and the effect of competition on public schools. The preponderance of studies have shown clear benefits, both academically and otherwise, for the voucher kids. It’s gratifying that the research confirms the moral and civil rights argument for vouchers.

But sadly—and this is a second development that reformers must face up to—the evidence is pretty meager that competition from vouchers is making public schools better. When I reported on the Milwaukee voucher experiment in 1999, some early indicators suggested that competition was having just that effect. Members of Milwaukee’s school board, for example, said that voucher schools had prompted new reforms in the public school system, including modifying the seniority provisions of the teachers’ contract and allowing principals more discretion in hiring. A few public schools began offering phonics-based reading instruction in the early grades, the method used in neighboring Catholic schools. Milwaukee public schools’ test scores also improved—and did so most dramatically in those schools under the greatest threat of losing students to vouchers, according to a study by Harvard economist Caroline Hoxby.

Unfortunately, the gains fizzled. Fifteen years into the most expansive school choice program tried in any urban school district in the country, Milwaukee’s public schools still suffer from low achievement and miserable graduation rates, with test scores flattening in recent years. Violence and disorder throughout the system seem as serious as ever. Most voucher students are still benefiting, true; but no “Milwaukee miracle,” no transformation of the public schools, has taken place. One of the Milwaukee voucher program’s founders, African-American educator Howard Fuller, recently told the Milwaukee Journal Sentinel, “I think that any honest assessment would have to say that there hasn’t been the deep, wholesale improvement in MPS [Milwaukee Public Schools] that we would have thought.” And the lead author of one of the Milwaukee voucher studies, Harvard political scientist Paul Peterson, told me: “The research on school choice programs clearly shows that low-income students benefit academically. It’s less clear that the presence of choice in a community motivates public schools to improve.”

What should we do about these new realities? Obviously, private scholarship programs ought to keep helping poor families find alternatives to failing public schools. And we can still hope that some legislature, somewhere in America, will vote for another voucher plan, or generous tuition tax credits, before more Catholic schools close. But does the school choice movement have a realistic Plan B for the millions of urban students who will remain stuck in terrible public schools?

According to Hoxby and Peterson, perhaps the two most respected school choice scholars in the country, no such plan is necessary. In their view, the best hope for education improvement continues to be a maximum degree of parental choice—vouchers if possible, but also charter schools and tuition tax credits—plus merit-pay schemes for teachers and accountability systems that distinguish productive from unproductive school principals.

That “incentivist” outlook remains dominant within school reform circles. But a challenge from what one could call “instructionists”—those who believe that curriculum change and good teaching are essential to improving schools—is growing, as a unique public debate sponsored by the Koret Task Force on K–12 Education revealed. Founded in 1999, the Koret Task Force represents a national all-star team of education reform scholars. Permanent fellows include not only Hoxby and Peterson but also Chubb, Moe, education historian Diane Ravitch, Thomas B. Fordham Foundation president Chester Finn, Stanford University economics prof Eric Hanushek, and the guru of “cultural literacy,” E. D. Hirsch, Jr. (recently retired). Almost from the start, the Koret scholars divided into incentivist and instructionist camps. “We have had eight years and we haven’t been able to agree,” says Hoxby. But in early 2007, members did agree to hold a debate at the group’s home, the Hoover Institution at Stanford University: “Resolved: True School Reform Demands More Attention to Curriculum and Instruction than to Markets and Choice.” Hirsch and Ravitch argued the affirmative, Hoxby and Peterson the negative.

Hirsch and Ravitch opened by saying that while they had no opposition to charter schools or other forms of choice, charter schools had produced “disappointing results.” Try a thought experiment, urged Ravitch. Say that one school system features market incentives and unlimited choices for parents and students, but no standard curriculum. Then posit another system, with no choice allowed, but in which the educational leadership enforces a rich curriculum and favors effective instructional approaches. In the market system, Ravitch predicted, “most schools will reflect the dominant ideas of the schools of education, where most teachers get their training, so most schools will adopt programs of whole language and fuzzy math. . . . Most students under a pure choice regime will know very little about history or literature or science.” The system with the first-rate curriculum and effective pedagogy, Ravitch argued, would produce better education outcomes.

Responding, Peterson and Hoxby paid respects to good curricula and instructional methods. But the key question, in their view, was who would decide which curricula and instructional methods were best. Here, the pro-choice debaters made no bones about it: the market’s “invisible hand” was the way to go. As Hoxby put it, educational choice would erect a “bulwark against special-interest groups hijacking the curriculum.”

I had supported the competition argument for school choice as a working hypothesis, but my doubts about it grew after recent results from the Milwaukee experiment, and nothing said in the Koret debate restored my confidence. And something else caught my attention: Ravitch’s comment about “the dominant ideas of the schools of education, where most teachers get their training.” The statement slipped by, unchallenged by the incentivist side.

While the arguments about school choice and markets swirled during the past 15 years, both Ravitch and Hirsch wrote landmark books (Left Back and The Schools We Need and Why We Don’t Have Them, respectively) on how the nation’s education schools have built an “impregnable fortress” (Hirsch’s words) of wrong ideas and ineffective classroom practices that teachers then carry into America’s schools, almost guaranteeing failure, especially for poor minority children. Hirsch’s book didn’t just argue this; it proved it conclusively, to my mind, offering an extraordinary tour d’horizon of all the evidence about instructional methods that cognitive neuroscience had discovered.

If Hoxby and Peterson were right in asserting that markets were enough to fix our education woes, then the ed schools wouldn’t be the disasters that Hirsch, Ravitch, and others have exposed. Unlike the government-run K–12 schools, the country’s 1,500 ed schools represent an almost perfect system of choice, markets, and competition. Anyone interested in becoming a teacher is completely free to apply to any ed school that he or she wants. The ed schools, in turn, compete for students by offering competitive prices and—theoretically—attractive educational “products” (curricula and courses). Yet the schools are uniformly awful, the products the same dreary progressive claptrap. A few years ago, the National Council on Teacher Quality, a mainstream public education advocacy group, surveyed the nation’s ed schools and found that almost all elementary education classes disdained phonics and scientific reading. If the invisible hand is a surefire way to improve curriculum and instruction, as the incentivists insist, why does almost every teacher-in-training have to read the works of leftists Paolo Freire, Jonathan Kozol, and William Ayers—but usually nothing by, say, Hirsch or Ravitch?

For a good explanation, look to the concept of ideological hegemony, usually associated with the sociological Left. Instead of competition and diversity in the education schools, we confront what Hirsch calls the “thoughtworld” of teacher training, which operates like a Soviet-style regime suppressing alternative perspectives. Professors who dare to break with the ideological monopoly—who look to reading science or, say, embrace a core knowledge approach—won’t get tenure, or get hired in the first place. The teachers they train thus wind up indoctrinated with the same pedagogical dogma whether they attend New York University’s school of education or Humboldt State’s. Those who put their faith in the power of markets to improve schools must at least show how their theory can account for the stubborn persistence of the thoughtworld.

Instead, we increasingly find the theory of educational competition detaching itself from its original school choice moorings and taking a new form. Vouchers may have stalled, but it’s possible—or so many school reformers and education officials now assure us—to create the conditions for vigorous market competition within public school systems, with the same beneficent effects that were supposed to flow from a pure choice program.

Nowhere has this new philosophy of reform been more enthusiastically embraced than in the New York City school district under the control of Mayor Michael Bloomberg and schools chancellor Joel Klein. Gotham’s schools are surging ahead with a host of market incentives, including models derived from the business world. Many of the country’s major education foundations and philanthropies have boosted New York as the flagship school system for such market innovations, helping to spread the incentivist gospel nationally. Disciples of Klein have taken over the school systems in Baltimore and Washington, D.C., and Bloomberg’s fellow billionaires Eli Broad and Bill Gates are about to launch a $60 million ad campaign to push the market approach during the presidential election season.

Don’t get me wrong: market-style reforms are sometimes just what’s necessary in the public schools. Over the past decade, for instance, I often called attention in City Journal to the destructively restrictive provisions in the New York City teachers’ contract, which forced principals to hire teachers based solely on seniority, and I felt vindicated when negotiations between the Bloomberg administration and the United Federation of Teachers eliminated the seniority clause and created an open-market hiring system. Similarly, the teachers’ lockstep salary schedule, based on seniority and accumulating useless additional education credits, is a counterproductive way to compensate the system’s most important employees. The schools need a flexible salary structure that realistically reflects supply and demand in the teacher labor market.

Unfortunately, the Bloomberg administration and its supporters are pushing markets and competition in the public schools far beyond where the evidence leads. Everything in the system now has a price. Principals can get cash bonuses of as much as $50,000 by raising their schools’ test scores; teachers in a few hundred schools now (and hundreds more later) can take home an extra $3,000 if the student scores in their schools improve; parents get money for showing up at parent-teacher conferences; their kids get money or—just what they need—cell phones for passing tests.

Much of this scaffolding of cash incentives (and career-ending penalties) rests on a rather shaky base: the state’s highly unreliable reading and math tests in grades three through eight, plus the even more unreliable high school Regents exams, which have been dumbed down so that schools will avoid federal sanctions under the No Child Left Behind act. In the past, the tests have also been prone to cheating scandals. Expect more cheating as the stakes for success and failure rise.

While confidently putting their seal of approval on this market system, the mayor and chancellor appear to be agnostic on what actually works in the classroom. They’ve shown no interest, for example, in two decades’ worth of scientific research sponsored by the National Institutes of Health that proves that teaching phonics and phonemic awareness is crucial to getting kids to read in the early grades. They have blithely retained a fuzzy math program, Everyday Math, despite a consensus of university math professors judging it inadequate. Indeed, Bloomberg and Klein have abjured all responsibility for curriculum and instruction and placed their bets entirely on choice, markets, and accountability.

But the new reliance on markets hasn’t prevented special interests from hijacking the curriculum. One such interest is the Teachers College Reading and Writing Project—led by Lucy Calkins, the doyenne of the whole-language reading approach, which postulates that all children can learn to read and write naturally, with just some guidance from teachers, and that direct phonics instruction is a form of child abuse. Calkins’s enterprise has more than $10 million in Department of Education contracts to guide reading and writing instruction in most of the city’s elementary schools, even though no solid evidence supports her methodology. This may explain why, on the recent National Assessment of Educational Progress (NAEP) tests—widely regarded as a gold standard for educational assessment—Gotham students showed no improvement in fourth- and eighth-grade reading from 2003 to 2007, while the city of Atlanta, which hasn’t staked everything on market incentives, has shown significant reading improvement.

One wonders why so many in the school reform movement and in the business community celebrate New York City’s recent record on education. Is it merely because they hear the words “choice,” “markets,” and “competition” and think that all is well? If so, they’re mistaken. The primal scene of all education reform is the classroom. If the teacher isn’t doing the right thing, all the cash incentives in the world won’t make a difference.

Those in the school reform movement seeking a case of truly spectacular academic improvement should look to Massachusetts, where something close to an education miracle has occurred. In the past several years, Massachusetts has improved more than almost every other state on the NAEP tests. In 2007, it scored first in the nation in fourth- and eighth-grade math and reading. The state’s average scale scores on all four tests have also improved at far higher rates than most other states have seen over the past 15 years.

The improvement had nothing to do with market incentives. Massachusetts has no vouchers, no tuition tax credits, very few charter schools, and no market incentives for principals and teachers. The state owes its amazing improvement in student performance to a few key former education leaders, including state education board chairman John Silber, assistant commissioner Sandra Stotsky, and board member (and Manhattan Institute fellow) Abigail Thernstrom. Starting a decade ago, these instructionists pushed the state’s board of education to mandate a rigorous curriculum for all grades, created demanding tests linked to the curriculum standards, and insisted that all high school graduates pass a comprehensive exit exam. In its English Language Arts curriculum framework, the board even dared to say that reading instruction in the early grades should include systematic and explicit phonics. Now a professor of education reform at the University of Arkansas, Stotsky sums up: “The lesson from Massachusetts is that a strong content–based curriculum, together with upgraded certification regulations and teacher licensure tests that require teacher preparation programs to address that content, can be the best recipe for improving students’ academic achievement.”

The Massachusetts miracle doesn’t prove that a standard curriculum and a focus on effective instruction will always produce academic progress. Nor does the flawed New York City experiment in competition mean that we should cast aside all market incentives in education. But what has transpired in these two places provides an important lesson: education reformers ought to resist unreflective support for elegant-sounding theories, derived from the study of economic activity, that don’t produce verifiable results in the classroom. After all, children’s lives are at stake.

Sol Stern is a contributing editor of City Journal and the author of Breaking Free: Public School Lessons and the Imperative of School Choice.


DES AMALGAMES GROTESQUES
disent-ils...
Californie :
Une décision de justice rappelle les limites du "droit" au "home schooling"
 
Un "débat" actuel (printemps 2008), en Californie, certes, 
mais très intéressant car il montre très clairement ce qui est en jeu :
là-bas, en grandeur nature; comme ici à l'état encore embryonnaire.
On y trouve en effet  - et à la source ! -  et à l'état brut (c'est le terme qui convient) t o u s   les ingrédients (protagonistes, arguments, faux-nez, prétextes, ruses, esquives et langue de bois) quant à la "Liberté-de", quant au (Divin)  "Droit-de".
Et bien sûr les hurlements et lamentations quant aux insupportables "contrôles" concernant l'école à la maison - l'instruction en Famille.
On y retrouve, aussi, le rôle de certaines écoles, très privées, "familiales" ...  ou dites "indépendantes".
Et celui de certaines écoles "publiques" (charter-schools

Rigoureusement les mêmes motifs et pratiques qu'en France ou en Belgique.
Derrière de complaisants reportages promotionnels avec textes et images soft, (les mêmes ici que là-bas) on distingue clairement quels sont les virus à l'oeuvre.
Ici, aussi, on supprime des milliers de postes dans les écoles publiques de quartier et ferme les dernières classes uniques malgré leur indéniable réussite en milieu rural.

On y déplorera d'ici peu l'augmentation des "violences" et de "l'échec scolaire".
Incitant les familles, celles qui le peuvent, à les fuir vers des écoles de plus en plus privées, de plus en plus chères, de plus en plus élitistes et ségrégationnistes. 
Et  à en prendre le relais, do it yourself : "instruction en Famille" !
Avec une louche de l'autre sirop-typhon : le miraculeux chèque-éducation !
A peu près aussi génial et efficace, a posteriori, tous bilans en mains, que les subprimes.


"QUEL DOMMAGE QU'ON VA PLUS VERS L'ÉTÉ !"
 
En quoi des familles contestant le "système scolaire"
pratiquant - ou tentées par - "l'école à la maison" peuvent-elles/veulent-elles
se différencier, 
très clairement, publiquement,
(une pieuse déclaration de filousophie n'y suffit pas)
quant aux motifs, aux objectifs, aux pratiques, aux références
- affichés, masqués ou en filigrane -
de la quasi-totalité des listes, sites, associations "francophones"
autour de "l'école à la maison", de "l'instruction en famille", de la "non-sco",
bref du "home schooling" ?

Existent-elles ?
On ne les entend pas.

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

| LE GUIDE-ANNUAIRE | Commande | Documentation| Présentation | SOMMAIRE |
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ? |