Quelques
autres "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité
:
les rapports
parents-profs, la maternelle
à 2 ans, l'ennui
à l'école, les punitions
collectives, le téléphone
portable,
l'état des
toilettes,
le créationnisme...
LES "MODÈLES"
ANGLO-SAXONS :
(libertés, justice,
santé, système scolaire, éducatif, marché de
l'éducation, homeschooling...aux USA et en Angleterre)
AMERICAN
WAY OF LIFE
BRITISH
WAY OF LIFE
Oh-so-british
!
Angleterre
Nouveau conseiller pédagogique
au Times,
un ancien banquier de la City,
journaliste
(Financial Times, the Far Eastern Economic Review...)
donne son opinion le jour de la rentrée
:
"Les
enfants sont mieux éduqués à la maison"
En dix ans, le nombre d’enseignants
en Angleterre a augmenté de 10%
tandis que celui
des assistants (non qualifiés, et 3 fois moins payés)
a triplé .
Rentrée
scolaire 2008 à l'anglaise :
Il
manque 1000 directeurs d'écoles.
Recrutés par de coûteuses
agences privées, sur fonds publics, les plus "performants"
filent à l'anglaise,
pour prendre la direction de l'une des
"academies",
écoles-pilotes à petits effectifs
Au moment de la rentrée scolaire
en Angleterre,
des
dizaines de milliers d'enfants sont oubliés et ne "rentrent"
nulle part,
totalement
livrés à eux-mêmes et à la délinquance.
Les
petits rapporteurs :
Des
municipalités anglaises font appel à des "junior streetwatchers"
("jeunes gardiens des rues"),
et
offrent des primes à des centaines de jeunes de 8 à 10 ans
incités
à rapporter des "délits contre l'environnement".
BRITISH
WAY OF LIFE
Le "modèle"
anglo-saxon, libéral ... et blairo-socialiste...
Beuark.
AMERICAN WAY OF LIFE... |
Grande-Bretagne
Les sponsors au secours de l'école PATRICK
FAUCONNIER - Le Nouvel Observateur - 28 avril 2005 - n°2112 -
Entreprendre
Ils sont fous ces Anglais ! Non seulement leur ministre de l’Education est une femme qui n’a que 36 ans, mais ils font financer leurs écoles par des entreprises. Et cela ne marche pas si mal L’école britannique serait-elle un havre de bonheur ? Aude Plateau n’est pas loin de le penser. Cette étudiante en maîtrise d’anglais à la Sorbonne, option littérature étrangère, a décroché un poste d’assistante d’enseignement de français dans un collège de Liverpool, la Blue Coat School, job qu’elle mène en parallèle avec sa maîtrise. Elle a obtenu ce travail il y a deux ans, avec une facilité déconcertante, en postulant via le British Council. On lui a proposé de cocher une liste d’écoles. Elle avait mis Liverpool en dernier, ayant une image médiocre de la ville. C’est pourtant celle-là qu’on lui a proposée, et elle ne le regrette pas. « Ce que je fais me plaît beaucoup. Du coup, j’ai décidé de m’établir prof en Angleterre. En plus, les gens sont ici très sympathiques, toujours prêts à vous aider, alors qu’à Londres c’est plus individualiste. » Aude gagne 1 000 euros par mois pour douze heures de cours par semaine, et l’école lui a trouvé un logement à cinq minutes de trajet pour un loyer de 220 euros. Aude bénéficie
vraisemblablement de l’énorme effort engagé par le gouvernement
Blair pour améliorer le système éducatif britannique.
Le budget de l’Education a grimpé de 41% depuis 1997. La dépense
pour l’éducation est en passe de devenir l’une des plus élevées
du monde, avec 8 000 euros par an et par élève (France :
6 600 euros en 2003, soit, en pourcentage du PIB, le même niveau
qu’en 1985…).
Mais de nombreux progrès restent à faire. Les Britanniques ont les mêmes problèmes que nous mais y répondent avec des mesures pragmatiques plutôt que de grandes lois. Un quart des élèves sortent du primaire en maîtrisant mal l’écriture et le calcul. D’autres évaluations estiment même que la moitié des garçons et le tiers des filles ne sauraient pas écrire correctement en entrant au collège… Le gouvernement a donc créé « the literacy hour » : une heure de lecture quotidienne obligatoire dans toutes les écoles primaires, avec de bons résultats. Rendre l’école plus démocratique est un autre défi, comme l’atteste un rapport choc publié en janvier par l’Ofsed (Office for Standards in Education), le service chargé d’évaluer le système. Aujourd’hui, les jeunes issus des milieux les plus favorisés ont dix fois plus de chances d’accéder à l’université que ceux provenant des milieux les moins favorisés, et les disparités régionales font que les jeunes Londoniens ont deux fois plus de chances d’aller en fac que ceux vivant dans le nord-est du pays. Pour y remédier, l’accent est mis sur le développement de l’enseignement professionnel, sans toutefois que celui-ci soit séparé des filières générales, comme en France. Le nombre de collèges en échec en zones difficiles est devenu si important que le gouvernement Blair a entamé une véritable révolution pour y remédier : considérant qu’il faut mobiliser toutes les ressources locales pour sauver ces collèges, il en a autorisé certains à faire appel au financement d’entreprises. Dans ce cas, ces collèges offrent aux jeunes une spécialisation en plus du cursus normal. Ainsi sont apparus les City Technology Colleges, pour lesquels il y a trois fois plus de candidats que de places disponibles, leurs résultats aux examens de fin d’études étant spectaculaires : 83% des élèves décrochent le GCSE (voir encadré) contre 46% en moyenne pour les autres écoles. Il faut dire que les établissements britanniques sont autonomes : le directeur recrute ses enseignants et gère son école à sa guise, dans le respect d’une charte de standards à respecter. Cela a conduit, bien sûr, à la coexistence de deux catégories d’établissements : les bons et les mauvais. Il n’est pas sûr que les écarts soient cependant très différents de ce qui s’observe en France de façon non avouée. Ce qui est différent, c’est que les Britanniques ont une forte culture de l’évaluation, mesurant et affichant en permanence les performances des collèges. Ceux qui peinent, environ 10%, doivent progresser ou fermer. Pour éviter les fermetures, les travaillistes sont allés encore plus loin dans le financement privé en créant en 2002 les academies, des écoles qui ne doivent leur salut qu’à l’appui de « sponsors », entreprises ou mécènes. 17 sont aujourd’hui en fonctionnement, 53 sont programmées pour 2007, l’objectif étant d’en avoir 200 en 2010, dont 60 à Londres. Le principe peut paraître ahurissant en France. Pourtant, il n’est pas éloigné du dispositif de nos « écoles de la deuxième chance », dont il n’existe que six exemplaires dans l’Hexagone, dans lesquelles les employeurs s’investissent pour aider à former des élèves ayant décroché de l’école. Surtout, l’engagement de l’Etat dans ces écoles de Grande-Bretagne est cent fois plus important qu’en France. Pour qu’une école obtienne le statut d’Academy, il faut qu’elle trouve un soutien financier local de 3 millions d’euros. Dans ce cas, l’Etat investit dix à quinze fois plus, apportant de 40 à 50 millions d’euros. Ce système sauve des écoles opérant dans un environnement difficile. Elles se retrouvent dotées de locaux et d’équipements rutilants, et les premiers résultats sont prometteurs. A la Walsall City Academy, financée par l’entreprise Mercer et spécialisée en technologie, le nombre de candidats a bondi de 57 à 608 avec le changement de statut. A Bristol, l’Academy est parrainée par le club de football et prépare aux métiers du sport en liaison avec l’université. A l’Academy de Bexley, sponsorisée par sir David Garrard, où l’on forme des employés pour la Bourse et la finance, la proportion d’élèves qui décrochent les meilleures notes au GCSE a grimpé de 7% à 21% en un an. Inconcevable en France, ce système ? Pas si sûr. Car nous avons aussi un dispositif de participation financière des entreprises à la formation qui est très important, sauf qu’il déçoit souvent les employeurs. La taxe d’apprentissage, en France, représente 1,5 milliard d’euros, que les entreprises peuvent affecter aux écoles de leur choix. Mais chez nous s’interposent deux ou trois intermédiaires entre l’entreprise et l’école (chambres de commerce, Régions, branches professionnelles…), alors qu’en Grande-Bretagne le contact est direct, l’entreprise s’engageant souvent à embaucher dans l’école qu’elle finance. A Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, existe une école de commerce, l’Escip (Ecole supérieure de Commerce international du Pas-de-Calais), entièrement financée par une entreprise, les Cristalleries d’Arques. Il n’est donc pas sûr que le système britannique doive être regardé comme absolument hérétique. Il introduit une relation de responsabilité directe et réciproque entre formation et recrutement, inconnue en France mais qui améliore l’«employabilité» de jeunes peu tentés par les cursus académiques. Le taux de chômage des jeunes Britanniques est deux fois inférieur au nôtre. Il faut dire que leurs lycéens sont très familiarisés avec l’entreprise : la plupart exercent des jobs à côté de leurs études. D’ailleurs, la toute jeune ministre de l’Education britannique, Ruth Kelly, 36 ans, dirige un ministère qui se dénomme « ministère pour l’Education et les Savoir-Faire ». Elle chapeaute l’école mais aussi la formation professionnelle et la formation continue des adultes, une logique inconnue en France. Quand on veut, chez nous, améliorer l’apprentissage, il faut réunir plusieurs administrations : l’Education nationale, la Formation professionnelle, l’Emploi, les PME et l’Artisanat… Ce qui produit souvent plus de bla-bla que d’action. Reste, pour Ruth Kelly et Tony Blair, un rude défi : faire passer la loi rendant l’université payante (jusqu’à 4 300 euros par an, selon les revenus), les étudiants accédant à des prêts remboursables à partir du jour où ils auront un emploi rémunéré au moins 21 000 euros par an. Amère pilule, mais qui obligera au moins l’Etat à « booster » l’emploi des diplômés… Uniforme pour tous, présence permanente des profs Seulement 7% des écoles britanniques sont de statut privé (et s’appellent… Public Schools). Elles constituent une sorte de voie royale pour les bonnes universités, un peu à la façon de notre filière S et de nos classes prépa. Les autres sont des State Schools (écoles d’Etat). Dans le secondaire, le programme obligatoire jusqu’à 16 ans est sanctionné par le GCSE (General Certificate of Secondary Education), qui porte sur toutes les matières de base, incluant l’enseignement du fait religieux (qui peut comporter des cours sur l’athéisme) et la psychologie. Ceux qui ont réussi le GCSE entament deux années qui les amènent, vers 18 ans, à l’examen du A Level (abréviation pour General Certificate of Education Advanced Level). Pour ces deux années, les élèves peuvent choisir leurs cours : quatre matières seulement en première année, trois en seconde année. L’obtention du A Level est obligatoire pour accéder au supérieur, et les universités les plus prestigieuses se disputent les élèves ayant eu les meilleures notes. Mais le carnet scolaire des deux dernières années entre aussi en ligne de compte. On passe donc le A Level sur les matières de son choix. L’important étant d’avoir choisi des matières qu’on souhaite poursuivre à l’université. 90% des élèves du secondaire portent l’uniforme, ce qui réduit considérablement les phénomènes de « dépouille ». Le voile islamique ou le turban ne sont pas interdits, mais le port de piercings ou d’excentricités est presque toujours proscrit. Les enseignants sont présents toute la journée dans les établissements secondaires. Ce sont eux qui régulent la discipline : il n’y a pas d’équivalent de nos conseillers d’éducation. De l’avis général, cela contribue à un climat moins violent qu’en France. L’Inspection
générale britannique relève que, dans les écoles
qui marchent bien, «les profs se comportent comme des coachs, encourageant
les élèves avec la même force de persuasion que des
entraîneurs sportifs».
PATRICK
FAUCONNIER
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|
Présentation
| SOMMAIRE
|
| Le
nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation
? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme
scolaire et "éducation alternative" | Jaune
devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le
lycée "expérimental" de Saint-Nazaire |
Le
collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure
de la... It's time for ... Re-creation | Freinet
dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer
l'école | Des
écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !|
L'école
Vitruve |
| Colloque
Freinet à ... Londres | Des
écoles publiques "expérimentales" |
| 68
- 98 : les 30 P-l-eureuses | Et
l'horreur éducative ? |