alternatives éducatives : des écoles, collèges et lycées différents
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I Obligation scolaire et liberté I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! Appel pour des éts innovants et coopératifs |

2017 :école autrement, école alternative, école différente ...
Une autre école est-elle possible ?

QUOI DE NEUF POUR "CHANGER" L'ÉCOLE ?

Adulte à 12 ans, ado à 33
Vieillissement, recomposition des familles, allongement   des études, chômage:
le modèle traditionnel n'existe plus.
Doit-on abaisser la majorité civique à 12 ans ?
 le corps électoral, à l'image du personnel politique, tend à devenir un vieillard qui vote conservateur.
Or, pour répondre aux défis des retraites, de la violence, du redécoupage des rythmes de travail, de l'âge d'entrée et de sortie de la vie active,
il nous faudra prendre des mesures de rééqulibrage en abaissant encore l'âge du vote.

Sa Majesté des mouches ...

Pour stimuler la "construction de leur propre société" (= "Kid Nation" !) :
chaque épisode se termine par un vote interne pour la remise d'un "prix"
(une étoile en or d'une valeur de $20 000).
"There was no sex or drugs"
Ouf.
Just money...
Great, fantastic, fun !
God bless America !


"malaise" lycéen...
68 - 98 :
LES 30 "P(l)EUREUSES".

« Profondément troublés par l’inadaptation d’un système éducatif hérité du 19° siècle, dont la centralisation excessive la rigidité et l’inertie leur apparaissent d’autant plus graves au moment où s’effectue, comme dans les autres grands pays développés, le nécessaire passage à une formation secondaire et supérieure qui doit être aussi une  formation de qualité, les membres du colloque affirment l’urgence d’une rénovation éducative aussi bien que pédagogique qui ne peut se concevoir que dans la perspective d’une éducation permanente de la nation ...»



Alors, on n'a pas école aujourd'hui ?
Quand on parle de l'école aujourd'hui, on ne trouve pas de mots assez durs pour stigmatiser ses faiblesses, ses carences.
Chacun a son histoire, ses anecdotes, plus péjoratives les unes que les autres, qui ne fleurent guère la nostalgie ...
...A vrai dire, les « écoles parallèles » souffrent de ne pas mener la réflexion politique jusqu'au bout...
(1978)

Enfin, tant Oslo que les Gorguettes, démontrent que, si on joue franc-jeu avec les adolescents, le résultat dépasse les espérances.
Le C.E.S. n'a pas explosé dans une fuite en avant de revendications impossibles à satisfaire de la part des élèves:
le sentiment de leurs responsabilités a été permanent. 
C'est que, aussi, ils aimaient leur établissement, qui était devenu pour eux un lieu de vie.
Et non le lieu de mort, ce parking déshumanisé et déshumanisant, qu'il tend toujours plus à devenir aujourd'hui dans notre pays,
contre le vœu profond de la plupart de ceux qui y travaillent.
(Gérard Mendel)

L'Entreprise mondiale d'exploitation :
Le "modèle" anglo-saxon,  libéral 
... et blairo-socialiste
BRITISH WAY OF LIFE

Royaume-Uni : 35% des élèves de 11 ans ne savent pas lire

Un demi-million de «sans-logement» en Grande-Bretagne
A Londres, un enfant sur deux sous le seuil de pauvreté

Un demi-million d'enfants britanniques travaillent "illégalement"

Royaume-Uni : «tolérance zéro» et conditions de détention intolérables
Plus de dix milles jeunes délinquants britanniques sont emprisonnés
«Le bilan du Royaume-Uni en terme d'emprisonnement des enfants
est l'un des pires qui se puisse trouver en Europe.»
Tony Blair : "tolérance zéro" face aux éléments perturbateurs dans les écoles

Royaume-Uni : Ecoles fermées aux pauvres

Un rapport émis par ConfEd, (une association qui représente les dirigeants du secteur de l’éducation locale) dénonce le manque d’intégrité des processus d’admission dans certaines écoles publiques.
Des réunions de "sélection" d’élèves sont organisées,
durant lesquelles ne sont admis que les enfants "gentils, brillants et riches".
Ainsi, 70 000 parents n’ont pas pu inscrire cette année leurs enfants dans l’école de leur choix.
En écartant les élèves issus de milieux pauvres, ces établissements "hors la loi" espèrent rehausser leur taux de réussite aux examens.
Pour lutter contre ces pratiques, le gouvernement s’apprête à proposer un nouveau système d’admission des élèves dans les écoles publiques.

5 September 2005

... et moins de pauvres dans les écoles primaires catholiques.

Les écoles anglaises pourront être gérées par des "trusts"

Les Britanniques inventent l'ultrason antijeunes

Grande Bretagne : premier pays où chaque déplacement de véhicule sera enregistré.

Blairo-socialisme :
bilan globalement positif
Naître et grandir pauvre en Grande-Bretagne
est encore plus pénalisant que dans d’autres pays développés.

Royaume-Uni :Le créationnisme aux examens

Plus de 350 000 Britanniques ont quitté leur île en 2005
pour jouir d'une vie meilleure

Les jeunes Britanniques se voient vivre ailleurs
difficulté d' acquérir un logement, hausse de la fiscalité et indigence des services publics,
en particulier les transports et le système de soins.

Beuark.
Ségolène Royal rend hommage à la politique de Tony Blair.


AMERICAN WAY OF LIFE...

45 millions de personnes sans système de santé
dans le pays le plus riche du monde

Le système de santé américain est le plus onéreux parmi les pays industrialisés
et l'un des moins efficaces en terme de nombre de personnes couvertes

États-Unis : L’abstinence sexuelle renforcée
131 millions de dollars (augmentation de 30 millions) pour les programmes fédéraux vantant auprès des collégiens et lycéens américains les mérites de l’inexistence d’une vie sexuelle avant le mariage. L’évaluation nationale des bienfaits réels de ces programmes a été reportée à 2006.

Des aberrations scientifiques pour mieux prêcher la chasteté
Cette année, 40 des 50 Etats doivent faire face à diverses procédures visant à contester l'enseignement de la théorie de l'évolution dans les écoles publiques.

Quelque 6000 étudiants sont attendus sur le campus  "sans péché" (l’Ave Maria University), 
qui ne connaîtra ni préservatifs ou autre moyen de contraception, ni homosexualité, ni avortement.

Le nombre total des armes à feu en circulation aux Etats-Unis est estimé à plus de 200 millions, dont 65 millions d'armes de poing, pour une population totale de 284 millions d'habitants.
Selon des statistiques gouvernementales remontant à la fin des années 90, les armes à feu sont la cause de la mort d'un enfant ou adolescent toutes les deux heures, par crime, accident ou suicide.
En 1997, ces armes ont été responsables de la mort de 32.436 personnes,
selon ces mêmes statistiques.

La "Home School Legal Defense Association" :
Liée à l’église évangélique,
« Les croisés américains du Home Schooling »



4000 Québécois fréquentent des écoles clandestines pentecôtistes
les écoles pentecôtistes enseignent notamment le créationnisme.


FRANCE : « les plus stricts des stricts »
Présents dans huit départements (Ardèche, Drôme, Loire, Haute-Loire, Var, Gard, Rhône, Seine-et-Marne)
La vie familiale y est très normée, dans un contexte patriarcal où le père travaille à l’extérieur, tandis que la mère prend en charge l’éducation morale des enfants.
Ils ont choisi depuis quelques années de scolariser eux-mêmes leurs enfants.
Les communautés ont récemment créé un système privé de cours par correspondance, les cours du Chêne.

 

MOSSE JORGENSEN
UN LYCÉE AUX LYCÉENS
Le Lycée expérimental d'Oslo (1975)

Traduit et adapté du norvégien par Th. Patfoort E. Rogeau et M. Massart
PRÉFACE DE GÉRARD MENDEL
LES ÉDITIONS DU CERF - Paris 1975

 

PRÉFACE
par Gérard Mendel

Voici, écrit d'une plume alerte, vivante et pour un large public, un livre auquel on peut souhaiter le succès de certains ouvrages d'éducation récents, tel le célèbre Libres enfants de Summerhill.
Le livre de A.S. Neill a eu l'immense intérêt, à partir de la longue pratique pédagogique de son auteur, de toucher la sensibilité de très nombreux lecteurs: oui, une éducation non autoritaire était possible.
Le Lycée expérimental d'Oslo, écrit par Mosse Jorgensen, directrice de l'établissement, se situe tout autrement que le livre d'« éveil » ou de « sensibilisation » de Neill. Son héros est un lycée, et non plus un pédagogue; et le vrai problème de l'école d'aujourd'hui commence à y être posé experimentalement: à savoir le problème de l'exercice du pouvoir collectif dans une Institution scolaire. C'est qu'en effet après le stade des explorateurs de génie - Neill, Freinet, etc., il convient aujourd'hui de préciser des formes de rapports non plus psychologiques mais organisationnels, autrement dit des formes qui soient viables en dehors de situations exceptionnelles. Il faut des méthodes applicables dans les établissements publics, avec le tout-venant des enfants­adolescents et des adultes.

Dans cette préface, nous voudrions dégager certains des éléments qui caractérisent l'expérience très largement empirique du Lycée expérimental d'Oslo; puis nous voudrions montrer comment, à la lumière de notre propre expérience et de sa théorisation, nous comprenons les problèmes et la dynamique du lycée d'Oslo. Car pour qu'il se produise une avancée de type Scientifique, c'est-à-dire cumulative, il apparaît indispensable de définir un minimum de concepts simples et de paramètres (quitte à les modifier!) permettant de comparer entre elles les expériences qui se déroulent ici ou là. Ou bien on devra se contenter de juxtaposer des phénomènes en renonçant à rien comprendre à leur logique et à leur dynamique internes, à ne jamais vérifier ou infirmer des hypothèses, et finalement, à se résoudre, ainsi que le redoute Mosse Jorgensen à la fin de son livre, à « tourner en rond », à laisser l'expérience devenir « un vieux chaton » sans jamais pouvoir tirer la leçon des réussites ou des échecs des années précédentes.

*

La dose de nouveauté injectée au départ, vers l'année 1966, dans ce lycée d'Oslo apparaît quand même considérable à un lecteur français.

Tout d'abord, et c'est fondamental, il s'agit de fonds publics et d'élèves (1) et de professeurs, certes volontaires, mais qui restent dans le cadre de l'Education nationale quant aux programmes des études ou aux salaires des enseignants. Il s'agit ici d'une « école pour tous ».
Citons quelques-unes de ces nouveautés:

- Pas de présence obligatoire aux cours pour les élèves et, en principe, non-information des parents à propos des absences éventuelles.

- Pas d'obligation statutaire de notation des élèves, d'où possibililé d'expérimenter librement en ce domaine.

- Quant aux parents: « on les prévient que le travail des élèves serait examiné à Noël et au printemps. Les élèves qui le désiraient pouvaient demander une feuille avec leurs résultats - mais l'école ne leur imposait pas de la remettre à leur famille. C'était aux parents de la leur demander. Ainsi les informations venant de l'école devenaient une affaire à régler entre élèves et parents (2). »

- Possibilité de répartir à son choix sur les trois années les matières obligatoires et facultatives.

- Administration mixte du lycée par les enseignants et les lycéens par l'intermédiaire d'Assemblées générales et d'un Conseil exécutif, proposant le Directeur de l'établissement au ministère après interview des postulants à ce poste.

Et donnons le résultat global en terme de rentabilité: les résultats aux examens au terme des trois ans passés dans ce lycée se situaient dans la moyenne des autres lycées d'Oslo. Mais le vrai résultat est ailleurs: dans le type d'expérience tout nouveau vécu par ces adolescents et ces enseignants, avec ses plaisirs (3), l'apprentissage de l'insécurité psycho-affective (4) et, alors que l'idéologie dominante de ce lycée était « l'épanouissement individuel », la découverte qu'un tel épanouissement passait obligatoirement par l'intermédiaire de l'inscription des individus dans de petits collectifs.

Tout le problème de la vie d'un lycée repose, nous semble­t-il sur les définitions possibles de ces petits collectifs.
Aussi allons-nous essayer de montrer comment la dynamique interne à l'expérience a modifié les choix du départ.
 
 
 
 
 
 

1. Environ 150 élèves, correspondant aux effectifs de six classes de nos troisièmes, secondes et premières de Lycée.
3. Adolescents et enseignants ne sont d'habitude guère heureux dans l'Institution scolaire. Quant à l'absence de plaisir des enseignants français, ci. G. LEVY et CI. RUEFF, Enseignants, à vous de choisir! Payot, 1976 - Or, ce furent les enseignants et leur Association qui, depuis son début, s'opposèrent le plus fortement à l'expérience d'Oslo.
 

4. « Arrachés à leur prison, les élèves se trouvaient maintenant dans un vide total» (p. 135).

 

*

Le point de départ de l'expérience se situe hors de toute motivation ou considération politiques: se situant donc dans le champ de l'idéologie ambiante bourgeoise et avec une coloration, ainsi qu'on dit, « réformiste ».

Le point intéressant est que cette tentative se distingue nettement de celles visant à adapter à l'école les méthodes d'organisation du travail (O.T.) déjà à l'œuvre dans les entreprises (5). Elle s'en distingue parce que la question du pouvoir collectif à l'école est au centre de l'expérience, alors que précisément le but de l'O.T. consiste à tout faire afin que la question ne soit pas posée. La désagrégation actuelle du phénomène-Autorité, du fait des bouleversements économico-sociaux, laisse affleurer à la conscience ce que l'Autorité intriquée à l'idéologie dominante dissimulait: à savoir que le pouvoir dans les Institutions est produit par ceux qui y sont indispensables; mais ce pouvoir institutionnel n'est perceptible, analysable en ses formes et, le cas échéant, recouvrable partiellement, qu'à chaque niveau de la division technique du travail et, à ce niveau, au sein de petits collectifs œuvrant habituellement ensemble.

5. La plus cohérente de ces tentatives néo-capitalistes était celle, en France, du Rapport Joxe. 
Nous l'avons analysée en détail dans Le Manifeste éducatif (1973).
Les limites de l'expérience d'Oslo sont celles de son a-politisme: le système social actuel étant construit pour cliver Acte et pouvoir de l'Acte, pour étouffer dans l'œuf, c'est-à-dire depuis la prime enfance, les besoins de ressaisir son pouvoir dans la vie quotidienne (6), non seulement la pression du milieu ambiant rend très difficile une tentative comme celle d'Oslo, mais encore lui impose, et par sa seule logique interne, de s'ouvrir au socialisme sous peine de tourner en rond.
6. Ressaisissement qui n'est pas possible à titre individuel, au contraire de ce que pensaient les anarchistes. Mais qui n'est pas non plus possible au niveau des « masses», bien que ce niveau soit celui pertinent quant à la conquête du pouvoir d'Etat et à la trans­formation du mode de production économique de la société. Le problème du pouvoir collectif, des prises de conscience concernant son exercice, n'est envisageable que dans une dialectique où l'Institution paraît appelée à jouer un rôle central, dans la mesure où elle est le vrai niveau médiateur entre l'individu et la société.

 

Que voulons-nous dire par là?

Tout simplement que la raison pour laquelle nous percevons inversés les rapports de pouvoir - comme si par une sorte d'Immaculée Conception ils naissaient d'En Haut ­ est qu'on nous a habitués depuis l'enfance à les percevoir ainsi - c'est-à-dire à tolérer qu'on détache de nos mains le fruit de nos actes. Quant aux pouvoirs, nous marchons dans la vie la tête en bas: les révolutionnaires dans leurs partis ou syndicats ou bien après la prise du pouvoir d'Etat reconstituent fidèlement les formes bourgeoises du pouvoir. Là aussi on pourrait écrire comme Mosse Jorgensen que « arrachés à leur prison, les élèves se trouvaient dans un vide total ». Les enseignants français de gauche auraient, en ce sens, beaucoup à apprendre de l'expérience d'Oslo: on ne touche jamais au pouvoir collectif sans qu'il en demeure quelque chose qui est de l'ordre de la prise de conscience sociale. Au contraire, amputez les enfants-adolescents du pouvoir qui leur revient dans l'Institution scolaire - qui leur revient, du fait qu'ils y sont indispensables - et, en les coupant de la réalité extérieure, en les renvoyant à leur seul monde intérieur, vous les désocialisez, c'est-à-dire que vous les névrotisez. Incroyable société qui est la nôtre! où la maturation, la socialisation des enfants-adolescents (quand elle peut se faire!) s'opère en dehors des Institutions construites à cet effet (la famille, l'école) et contre elles: c'est entre eux que les enfants-adolescents apprennent à vivre, avec tous les aléas de cette situation.

C'est contre cela que se sont révoltés les fondateurs du Lycée expérimental d'Oslo.

Et tout de suite ils s'en vinrent buter sur le problème des rapports de l'Autorité et du pouvoir, problème évidemment central:

Pourquoi avions-nous peur? Après tout, nous ne faisions rien de mal. Voulant expérimenter la démocratie à l'école, nous y dépensions toutes nos forces, et un peu plus ( ... ). Nous nous sentions pourtant au banc des accusés, mis en demeure de nous justifier (7) ( ... ). Quand nous nous sentons débiteurs, c'est que quelque chose cloche. Et d'abord, c'est que nous sommes tous les produits d'une certaine formation, d'une société où est profondément ancrée dans les consciences la honte d'être « mis au coin» ; cette honte remonte à la surface dans les contacts avec l'autorité ( ... ). Et si c'est l'attitude individuelle qui est mauvaise, il nous faudra bien un jour sortir de ce cercle vicieux qui consiste à ployer la nuque et puis faire ployer celle des autres ( ... ).

7. On croirait se trouver aux Procès de Moscou. C'est seulement ici la directrice qui parle de ses réactions et de celles des adolescents et des enseignants du Lycée d'Oslo, face aux autorités.
Il nous faut accepter que la société ait des organes de contrôle et que ces hommes aient de l'autorité ( ... ). Mais quand des hommes se voient conférer tel grade qui leur donne du pouvoir (. .. ) ils deviennent des autorités et surélèvent leurs personnes ( ... ).
Il nous fallait élaborer de nouvelles formes d'autorité 1. »

Dans ce passage affleure à la conscience de l'auteur - mais sans qu'elle puisse aller jusqu'au terme de sa prise de conscience - le fait que l'Autorité, ce n'est rien d'autre que la pérennisation d'une relation culpabilisante enfants-parents: les différences de taille que reproduit l'Autorité chez les adultes, à l'image de la différence de taille entre enfants et parents, viennent spontanément sous sa plume (« ployer la nuque, puis faire ployer celle des autres», « surélèvent leurs personnes » ... ). De même affleure la perception que se sentir coupable, c'est avoir peur d'être retranché de l'amour de ses parents (et nous portons notre vie durant l'image de ces derniers en nous). c'est avoir peur de ne plus être aimés, se sentir donc abandonnés ... la peur qu'on ne vous « laisse tomber » tel un nourrisson des bras d'un adulte, la peur d'être « mis au coin », désignés comme de méchants enfants indignes d'être aimés.

Mais précisément parce que l'auteur ne peut aller jusqu'à la prise de conscience des implications de l'aspect inactuel de sa peur, et de la nécessité de transformer ces rapports inactuels « épine dorsale de l'école, pour ne pas dire son corset de fer, depuis mille ans », écrit-elle ... et elle pourrait ajouter: épine dorsale et corset de fer de l'ordre social traditionnel, en rapports actuels qui ne peuvent être que des rapports de petits collectifs dans l'Institution, elle est vouée à, de nouveau, entremêler inextricablement l'inactuel et l'ac­tuel, le pouvoir né de l'Acte actuel et le codage psycho­familial inactuel, et à croire qu'il serait possible d' « élaborer de nouvelles formes d'autorité ».

Très intéressants nous paraissent également les passages concernant l'évolution spontanée, quoique difficile, qui a transformé l'imbrication de groupes hétérogènes (d'enseignants et de lycéens) en groupes homogènes composés seu­lement d'enseignants ou seulement de lycéens.

Combien nous aurions, à partir de notre expérience collective, de choses à dire à ce propos! Ce que nous nommons groupes ou classes institutionnelles, ce sont ces niveaux de la division technique du travail dans l'Institution (ici, les enseignants, les lycéens; mais, également, l'Administration, le personnel de service). Le développement de la personnalité, la maturation ou la socialisation des individus, les prises de consciences diverses se produisent, pour nous, par les frottements quotidiens de ces divers collectifs (9). Chacun de ces petits collectifs (10) est porteur d'un certain aspect de la réalité institutionnelle, mais qui ne peut se développer que s'il n'est pas mélangé aux autres aspects. L'unification de l'Institution est faite de tous ces frottements inter-collectifs.

9. Chacun d'entre eux devant être limité à une quinzaine d'individus, chiffre auquel d'ailleurs en arrive progressivement le lycée d'Oslo.

10. Il faut prendre en compte également les groupes ou classes institutionnelles « horizontaux», composés de tous les petits collectifs appartenant au même niveau de la division technique du travail (les lycéens, par exemple).
Ce concept de « groupe (ou: classe) institutionnel », dont nous avons expérimentalement dégagé les implications depuis plusieurs années, apporte des solutions à trois ordres de problèmes que se pose constamment Mosse Jorgensen dans son livre:
- Comment souder les groupes? - Le seul fait que ces groupes soient homogènes (et c'est notre définition des groupes ou classes institutionnelles) et au contact les uns des autres leur donne à chacun un sentiment d'identité collective;

- Comment injecter le sens de la réalité à ces groupes?  Précisément, les frottements inter-groupes homogènes les inscrivent dans la réalité institutionnelle dont chaque groupe est porteur d'un fragment, au lieu qu'à l'inverse chaque groupe laissé à lui-même se désocialise, car il ne peut que s'enfoncer dans le second dénominateur qui est lui commun (le premier étant cette inscription institutionnelle), à savoir la réalité intérieure psycho-familiale;

- Enfin, comment faire percevoir la réalité de toute l'Institution à chaoun des individus qui la composent, cette « capacité à se sentir responsable de l'école dans sa totalité »? ­Par l'appartenance à son groupe homogène (lequel dispose du pouvoir de son Acte collectif), chaque individu est au contact de tous les autres groupes homogènes: il s' opère ainsi, de par la maximisation des rapports sociaux dans l'Institution, ce que nous nommons une identification à l'Institution en Acte.
Citons Mosse Jorgensen pour montrer la perception combien aiguë de ces rapports de pouvoir collectif à laquelle mène le simple fait d'avoir posé l'environnement institutionnel permettant leur expression (11) :

11. Nous pourrions citer de nombreux autres passages pertinents, et par exemple cette prise de conscience très précise que ce sont les formes de structuration institutionnelle qui prédéterminent entièrement tant les rapports enseignants-enseignés que le contenu ou la forme de ce qui sera enseigné: l'existence du baccalauréat et des programmes « donne» la société du lycée telle qu'elle existe.
Le lycée expérimental rêve d'une nouvelle organisation et c'est une excellente chose. Mais si j'en crois mon expérience, nous aurons nécessairement des options à prendre:
Aurons-nous une démocratie directe avec une direction centrale, ou une démocratie indirecte, donc représentative, qui permet plus facilement de décentraliser la direction? Un groupe à la structure assez lâche et mouvante sous une direction centrale, ou une institution structurée de manière assez stable et permanente avec une direction décentralisée? Un groupe où l'on a peu conscience que tous sont responsables et où une direction ferme veille à la marche de l'ensemble, ou bien un groupe dont chaque membre est si conscient d'être responsable pour l'ensemble qu'il n'est pas besoin d'une direction pour assumer cette responsabilité? Aurons-nous un organisme dont chaque membre a bien peu dans l'esprit les idées maîtresses du travail en commun et se repose sur un groupe pour les garder et les appliquer, ou bien un organisme dont la plupart des membres sont fortement conscientisés et n'ont pas à recourir pour l'animation à un groupe spécialisé (12) ?
Et enfin:

Le lycée expérimental, sous une forme ou sous une autre, aura besoin d'un centre autour duquel se grouper. Un contre­poids aux forces centrifuges est toujours nécessaire. Si c'est un directeur, il doit être accepté par l'A.G., rendre compte devant elle et être facile à muter. On ne peut se passer d'un point central, d'une structure établie  (13).

La forme organisationnelle sur laquelle nous travaillons depuis des années nous parait répondre à la nécessité d'une absence de « délégations » ou de « centre », si l'on veut que chacun prenne progressivement conscience des réalités institutionnelles et sociales.

Et, précisément, cette réalité dans l'Institution scolaire, c'est qu'il existe des différences d'intérêts, de psychologie, de motivations entre les niveaux de la division technique du travail (lycéens, enseignants, personnel de service, administration). Vouloir nier ces différences institutionnelles, en imbriquant les niveaux entre eux, ne peut aboutir qu'à occulter et refuser la réalité sociale tout entière.

Par contre, par le frottement de ces groupes homogènes que forment les « classes institutionnelles » (14), lycéens et enseignants confrontent leur réalité, la développent.

14. Précisons bien qu'il n'existe pas de rapport direct entre ces « classes institutionnelles» et les « classes sociales en lutte» au sens de Marx. Il existe par contre un rapport indirect dans la mesure où la dynamique inter-classes institutionnelles peut permettre une meil­leure prise de conscience de l'existence de la société de classes et de la réalité de la lutte des classes.
L'une des différences qui existerait en France, au cas où l'expérience du Lycée d'Oslo y serait tentée, viendrait certainement d'une plus grande « politisation » de la jeunesse en notre pays. Mais s'agit-il vraiment dans la plupart des cas d'une conscience sociale et politique ou d'une manière, pour une jeunesse désorientée, de trouver (et qui ne la comprendrait!) un minimum d'identité et de chaleur affective à l'intérieur d'une « nouvelle famille » ou d'une « fratrie », représentées par des groupes politiques?

Vouloir détruire l'Institution scolaire pour changer la société nous paraît être une illusion du même ordre que, au siècle des lumières, celle touchant à la possibilité de changer la société en éduquant l'homme - c'est ici l'anti­thèse de la thèse, mais nullement son dépassement.

Il nous semble que c'est seulement à partir d'un minimum d'existence institutionnelle et en mobilisant progressivement le corps enseignant - dont les intérêts sociaux véritables sont les mêmes que ceux de la jeunesse - que lycéens et étudiants pourraient peu à peu sortir de l'Institution, rencontrer la société et plus particulièrement là où elle trouve sa matrice, son modèle fondamental: dans les lieux de production économique.

Le premier temps, c'est celui de la conquête d'un pouvoir collectif sur place, sur son lieu de travail, par les lycéens­étudiants et par les enseignants. Et, dans cette perspective, l'expérience d'Oslo nous paraît précieuse par le simple fait qu'elle existe, qu'elle n'est pas pure spéculation.

Car devant le terrible gâchis humain dont notre société est responsable, il ne paraît pas possible d'attendre les fameux « lendemains qui chantent ». L'absence ou les retards de socialisation des enfants et des adolescents sont peu réparables. Un spécialiste (15) parlait récemment de la « névrotisation massive de la jeunesse ». 

15. Le Docteur Olivenstein, évoquant ainsi ce qu'il nommait « le véritable Biafra d'une génération ».
Quand une société, et c'est le cas de la nôtre, ne répond pas à sa première fonction qui est de permettre cette socialisation, elle récolte le produit (en négatif) de ce qu'elle n'a pas semé, sous la forme de la drogue, de la violence quotidienne, des névroses, ou d'un essor des idéologies fascistes. Bien souvent, on le sait, les prisons, les hôpitaux psychiatriques, l'alcoolisme, etc., sont les réponses d'une société aux problèmes sociaux qu'elle n'a pas pu résoudre. En ce sens, le prisonnier, le malade mental, le drogué ou l'alcoolique, sont deux fois des victimes de la société: la première fois parce qu'ils n'ont pas eu l'enfance ni l'adolescence à laquelle ils avaient droit, et la seconde fois parce qu'ils sont exclus des rapports sociaux, forcés à une désocialisation de plus en plus importante au lieu de pouvoir développer avec l'aide de toute la société des formes de socialisation spécifiques. Il nous faut aider à créer l'équivalent de ces formes de socialisation des enfants (les rites d'initiation) ou des malades mentaux (certaines pratiques collectives) que réalisèrent beaucoup de sociétés dites primitives. C'est nous-mêmes que nous appauvrissons en créant des marginaux.

L'alternative qui s'offre à nous, devant la désagrégation inéluctable de l'Autorité traditionnelle de type patriarcal, est le développement de formes archaïques de l'Autorité ou bien l'exercice d'un véritable pouvoir collectif dans tous les aspects de la vie quotidienne, pouvoir qui est incompatible avec la logique du mode de production capitaliste. C'est que le système capitaliste - privé ou d'Etat - se nourrit, certes, d'un vol économique (la plus-value), mais tout autant d'un vol de pouvoir: « l'avenir est entre VOS mains », dit-on aux jeunes,  pour qu'ils produisent toujours plus de valeur économique et de pouvoir social ... qu'on ôte bien vite des mains qui les ont produits.

16. Elle a eu son heure, comme la bourgeoisie, pour Marx, eut la sienne.
Venu d'Oslo, voici un souffle d'air frais pour aérer nos tristes - tristes pour tous: adultes et enfants - établissements d'éducation, machines à ligoter les âmes et les corps (17), Institutions qui, comme toutes celles de notre société de consumation jusqu'aux Hospices de vieillards y inclus, se succèdent tels des mouroirs et comme autant d'étapes de notre mise à mort progressive, de notre déssaisissement en pouvoir, sur le lieu même où pourraient être produits, dans le plaisir, les rapports sociaux et le développement de la personnalité qui sont ceux de notre époque.
17. Nous ne souhaitons nullement jeter la pierre aux enseignants qui, eux aussi, sont des victimes de cette situation. Mais des victimes quand même bien souvent un peu trop consentantes ... « Il est significatif que l'on n'ait pratiquement parlé au congrès (du SNE-Sup) ni de l'organisation des études, ni des étudiants» (Le Monde, 12 juin 1975).
UN MOT DE REMERCIEMENT

Ce livre fut conçu à l'origine comme une étude scientifique sur « l'organisation et l'administration d'une école de type démocratique ». Pour cette étude je fis appel à l'aide d'abord du Conseil norvégien de recherches scientifiques, puis de la Commission de recherches sur l'enseignement scolaire. Des deux côtés l'aide me fut refusée. J'aimerais exprimer ici ma reconnaissance à ces deux instances pour leur refus. Car il vaut à mon livre une forme qu'à la réflexion je considère comme plus adaptée à mon intention première.

J'ai voulu en effet montrer ce qu'entraîne la démocratie directe à l'école et aussi susciter de nouveaux essais dans cette direction. Un travail scientifique n'aurait certainement fait qu'ajouter à la montagne de papier des travaux de ce genre que personne n'utilise, qui ne mettent rien en route et qui permettent seulement à beaucoup de gens et à beaucoup d'institutions d'arborer une bonne conscience, puisque après tout quelque chose a été fait.

Pendant trois ans, je me suis trouvée au centre des turbulences et des conflits qui marquent l'histoire du Lycée expérimental d'Oslo. De cette position centrale - et hautement subjective ­ il me sera sans doute aisé de donner une image plus sincère et donc plus exacte de ce que nous étions et de ce que nous sommes que ce n'eût été le cas dans une étude plus objective. Avec d'autres récits le mien pourra peut-être donner une bonne idée de la vitalité et de l'atmosphère stimulante de notre école.

En outre, la composition de ce livre m'a donné ainsi beaucoup plus de plaisir, puisque j'ai pu me débarrasser de la camisole de force scientifique que je croyais d'abord devoir m'imposer, alors qu'elle convient si mal au Lycée expérimental et à moi-même. Car on doit toujours avoir du plaisir quand on s'occupe du Lycée expérimental.

Les gens en place en concluront sans doute qu'il ne faut pas prendre au sérieux ce livre qui n'a rien de scientifique; du moins ne nuira-t-il à personne ni à aucune cause.

Donc: un grand merci!
 

AVANT-PROPOS

Ceci n'est pas un livre sur « l'art de la démocratie à l'école ».
On ne saurait d'ailleurs écrire un tel livre, pour la bonne raison que personne encore n'a réussi à réaliser parfaitement la démocratie à l'école.
C'est simplement le récit de difficultés et d'erreurs, d'efforts presque désespérés, d'échecs et d'espoirs déçus, d'essais tâtonnants et toujours repris. Il n'offre guère de solutions aux problèmes que l'on rencontre sur la route de la démocratie directe. Certains problèmes sont analysés et clairement formulés. Les reconnaître et les placer dans une juste lumière est la première chose à faire pour trouver réellement des solutions.
Je crois que peu de gens se rendent clairement compte des problèmes qui surgissent quand on veut introduire la démocratie directe à l'école. Notre mérite, peut-être, au Lycée expérimental d'Oslo, est, avant tout, d'avoir osé risquer le saut dans l'inconnu; nous avons ainsi rencontré tous les problèmes et toutes les situations qui se présentent après le lancement de l'école, et nous avons essayé d'y réfléchir et d'y faire face. C'est pourquoi nos expériences pourraient intéresser tous ceux qui souhaitent réellement introduire la démocratie à l'école autrement qu'en paroles.
Quoi qu'il en soit, et que l'on prenne la chose au sérieux ou non, il n'y a pas d'autre voie possible: nos écoles doivent devenir plus démocratiques qu'elles ne le sont aujourd'hui. Nous ferons donc le récit des difficultés que nous avons rencontrées - mais aussi de nos joies.
 

On ne trouvera pas ici des professeurs et des élèves malheureux, mais un groupe de personnes qui ont fait l'expérience de l'incertitude et de l'angoisse, qui ont connu soucis et joies plus intensément que d'ordinaire à l'école; de gens pour tout dire, dont la vie a été plus riche.

La démocratie inclut le droit de tout homme à se libérer et à s'épanouir dans la mesure du possible. D'où l'intensité du contact entre nous et cette approche plus profonde de la réalité véritable de l'homme. Nous avons rapproché l'école de la vie.

La vie n'est pas facile, mais elle est excitante. La démocratie à l'école n'est pas facile non plus, c'est pourquoi aussi elle est si excitante.

Trop longtemps les hommes, et très spécialement les professionnels de l'école, ont cru qu'il s'agissait non pas de résoudre mais de refouler les problèmes. C'est une des raisons qui, dans notre société, produisent tant de tensions et de névroses. C'est pourquoi également la démocratie à l'école s'impose.
 

Il était une fois un brave petit garçon. Il allait à l'école à Oslo. Il fut gentil et appliqué pendant les premières années scolaires, mais peu à peu, en passant dans les classes supérieures, il se comporta de plus en plus mal. Cette évolution ne fit que s'accentuer et, au seuil du second cycle, sa conduite était devenue si mauvaise qu'il abandonna l'école.

A la même école allait un autre écolier, brave et appliqué lui aussi. Les choses n'allaient guère mieux pour lui. Lui aussi devint de plus en plus impossible et finit par quitter l'école en plein milieu de ses études.
C'est lorsque ces deux-là se rencontrèrent que commença cette histoire ...

>>   CHAPITRE 1
FEU D'ARTIFICE DANS UNE BOITE DE CONSERVES
(MONTER UNE ÉCOLE)
 



Christiane ROCHEFORT : LES ENFANTS D'ABORDChristiane ROCHEFORT
"Les enfants d'abord"(chap.1) -  1975.

Sommaire

7  - Avertissement

9 - Point d'information, en guise d'exposé des motifs

11 - Welcome

15 - L'Entreprise mondiale d'exploitation
La mécanique du jeu - Les parents pris au piège - Point d'ordre.

21 - Exploitation de la condition parentale
Quelques millénaires en quelques lignes - Le patriarche dépossédé - Exploitation - Triste fin du patriarche - Ambiguïté de la condition d'officier subalterne - La politique de l'éducation - Le pouvoir - Le devoir d'aimer et de rendre heureux - Divorce !

39 - Les enfants: une oppression très spécifique
Mesures - Universalité - Spécificité - Objets - Inconnus et pourtant définis, épistémologie - Non-identité - Temporaire éternel - Régime - Pas d'alternative - Bases réelles, analyse de classes - Dictionnaire du Maître, ou génie sémantique de la bourgeoisie.

59 - Pourquoi maintenant ?
Les enfants, qui n'ont jamais eu tant de bonheur et de pouvoir (disent les adultes), sont en réalité, maintenant, menacés.
Par-dessus les parents, dont la non-intervention est espérée, la Force Aveugle est en marche contre eux.Car en dépit d'un traitement réducteur millénaire, les enfants ont toujours la rage de vivre.
 71 - Les chemins de la dépendance
L'homme le plus riche du monde, qui peut être une femme et de n'importe quelle couleur - Les traumatismes de la naissance - Sur une structure mentale de dominant - Coupures - Enfants et femmes: antagonisme actuel, solidarité potentielle - Nostalgies génétiques - Le bébé, cet inconnu - Mise en dépendance - La dépendance la plus profonde au monde.

83 - Rapport de forces
Dressage des désirs - La laisse - L'inceste - L'éducation.

93 - Action psychologique, ou combat contre un adversaire ligoté
L'armée en campagne - L'arsenal des media - La période de compromis.

101 - Dépendance légale
Le statut de mineur - Non-personnes civiles - Incapacité civique - Anticonstitutionnellement vôtre - Justifications de la privation de droits - La protection est toujours un alibi - A quoi les enfants ont droit. - Attention ! réformes.

113 - Les Corps constitués
La grande expropriation - Le Corps enseignant - Expropriation de l'environnement - Expropriatiqn du corps - Expropriation de l'esprit - Eloge des coups de bol - Guerre contre le hasard - Corps orienteur ou la science domestique - Ce que le QI ne mesure pas - Valeur idéologique - Ce que le QI mesure - La culture intensive de matière grise extra - Portrait-robot de la Nouvelle Société rationnelle - Mais - Le Corps médical - Nos enfants! - Le caducée se mord la queue - L'armée psy, en expansion : Travail Famille Chimie.

141 - Dépendance économique
Dorlotage obligatoire - La reconnaissance - Points de références - Motus - Les adultes - Exploitation - Petit supplément de dépendance - Impacts et mesures.

157 - L'amour filial
L'Histoire reprend ce qui lui appartient  - L'amour filial, tel qu'il est ordonné - Tel qu'il est ordonné - Dosage - Le terrain - Tel qu'il est administré - L'amour pris dans une relation de pouvoir - Litanie pour les jours lucides - Impossibilité de l'observation ­ L'inconnaissable amour et l'inconnaissable non-amour - L'enfant lucide - L'ordre et désordre d'Œdipe - Les oppressions enchevêtrées : ­ Le plaisir - L'amour, entre parenthèses.

188 - Haldol

Christiane ROCHEFORT


Octobre 75 - Avec Christiane Rochefort, une des premières réunions de "Possible".

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES
| LE GUIDE-ANNUAIRE | Présentation | SOMMAIRE |
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ? |