alternatives éducatives : des écoles différentes
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Quelques autres "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité :
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, l'ennui à l'école les punitions collectives,  le téléphone portable, l'état des toilettes, le créationnisme...

Karima, trois enfants, 25 m2 insalubres (488 euros par mois) et dix ans d’attente

Mère avec trois enfants quitterait local à ordures

30.000 à 50.000 jeunes de 18 à 24 ans se trouvent en situation de très grande précarité ou d'errance.
Certains chercheurs évoquent le chiffre de 100.000.
Un tiers des jeunes en errance serait des enfants de la Dass et la moitié n'aurait aucun diplôme.
"Quand ils approchent de la majorité, l'ASE évite de se mobiliser pour certains jeunes à la dérive, fugueurs récidivistes,
en se contentant d'attendre qu'ils aient 18 ans, date à laquelle l'administration n'a plus à s'occuper de leur cas.
De toutes façons, nous manquons de structures adaptées".

...on ignore la plupart du temps leur devenir à l’âge adulte.
Si ce n’est le chiffre noir d’une enquête de l’Institut national des études démographiques (Ined) en 2006,
établissant que 40% des SDF âgés de 18 à 24 ans sortaient du dispositif de protection de l’enfance.
 
 

Pourquoi les Vélib’, fétiches des bobos, sont vandalisés?
JCDecaux a confié la fabrication des vélos parisiens au néerlandais Accell, à qui sa petite usine de Toszeg garantit des coûts imbattables.

Un million d'enfants pauvres en France
Un million d'enfants de moins de 18 ans vivaient en 1999-2000 sous le seuil de pauvreté Insee en France,
soit près de 8% de l'ensemble des enfants,
et près de deux millions sous le seuil "européen
selon une étude du C.E.R.C.


Epoque épique
Cinq mille enfants s.d.f.
En Seine-Saint-Denis, l'errance de plus en plus forte des enfants mal logés
"La réalité du phénomène est là. De plus en plus d'enfants vivent dans des conditions épiques", constate Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants à Bobigny.

Hauts fonctionnaires, 
grands logements 
et tout petits loyers
Tous ces avantages bénéficient à des cadres supérieurs de la fonction publique, disposant déjà de traitements confortables.
En outre il n'est pas certain que leurs contraintes de service justifient réellement l'attribution d'un logement gratuit à proximité de leur lieu de travail. Que dire en ce cas des contraintes de service des infirmières des hôpitaux parisiens, travaillant la nuit, les dimanches, les jours fériés, et obligées d'habiter en grande banlieue et à leurs frais, faute de moyens pour se loger dans la capitale ?
 

Mère avec trois enfants quitterait local à ordures

C'est le prix du mètre carré qui fait la différence.



BRITISH WAY OF LIFE

Le "modèle" anglo-saxon,  libéral  ... et blairo-socialiste...
 

  ÉCOLES ANGLAISES :
Discipline, rigueur et esprit compétitif sont les maîtres mots de la mutation mise en œuvre par le gouvernement travailliste..

   Royaume-Uni : L’uniforme discriminatoire
En imposant un fournisseur unique pour l’achat de l’uniforme, les écoles pratiquent une discrimination à l’encontre des élèves pauvres. 

  Directeur d'école en Grande Bretagne :
« Le métier a beaucoup évolué. Aujourd’hui, on est beaucoup plus responsable,
on a plus de pression, on nous demande plus de résultats. »

  Deux fois plus d’enseignants sont partis en retraite anticipée au cours des sept dernières années. 

  35% des élèves de 11 ans ne savent pas lire.

  Un ado sur cinq ne peut situer son pays sur une carte.

  Ecoles publiques fermées aux pauvres.  Un rapport émis par ConfEd, (une association qui représente les dirigeants du secteur de l’éducation locale) dénonce le manque d’intégrité des processus d’admission dans certaines écoles publiques. Des réunions de "sélection" d’élèves sont organisées, durant lesquelles ne sont admis que les enfants "gentils, brillants et riches".  Ainsi, 70 000 parents n’ont pas pu inscrire cette année leurs enfants dans l’école de leur choix. En écartant les élèves issus de milieux pauvres, ces établissements "hors la loi" espèrent rehausser leur taux de réussite aux examens. 

   Selon l'OCDE, les écoles privées britanniques ont les meilleurs résultats au monde : FAUX !

  ... & Moins de pauvres dans les écoles primaires catholiques.

  Les écoles anglaises pourront être gérées par des "trusts".

  L’école britannique livrée au patronat.  En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne avait fixé comme principal objectif à la politique de l’Union en matière d’éducation de produire un capital humain rentable au service de la compétitivité économique. 

  Le créationnisme aux examens.

   "BAGUE DE VIRGINITE" : Une adolescente anglaise, fille d'un pasteur évangélique, perd son procès en Haute Cour.

  Grande-Bretagne : l'athéisme (bientôt ?) au programme scolaire.

  Grande-Bretagne :Les sponsors au secours de l'école

  Empreintes digitales pour les enfants d'une école de Londres. Le Royaume-Uni réfléchit à la mise en place d’une loi pour la création d’un fichier national des enfants de moins de douze ans.

Naître et grandir pauvre en Grande-Bretagne  est encore plus pénalisant que dans d’autres pays développés.

  Un demi-million de «sans-logement». A Londres, un enfant sur deux sous le seuil de pauvreté.

  Un demi-million d'enfants britanniques travaillent "illégalement".

  «tolérance zéro» et conditions de détention intolérables. Plus de dix milles jeunes délinquants britanniques sont emprisonnés.  «Le bilan du Royaume-Uni en terme d'emprisonnement des enfants est l'un des pires qui se puisse trouver en Europe.»

  Les frais très élevés d’inscription universitaire dissuadent les étudiants issus de familles modestes de s’inscrire en fac.

   Les étudiants paient plus mais reçoivent moins
Les étudiants britanniques paient toujours plus cher leur inscription à la faculté et disposent pourtant d’un nombre restreint de cours. 

  De plus en plus d’étudiantes se prostituent ou travaillent dans l’industrie du sexe pour payer les frais d’inscription de leur université.

  Plus de 350 000 Britanniques ont quitté leur île en 2005 pour jouir d'une vie meilleure.
Les jeunes Britanniques se voient vivre ailleurs.  Difficulté d' acquérir un logement, hausse de la fiscalité et indigence des services publics, en particulier les transports et le système de soins.

M. Ernest-Antoine Sellière, alors président du patronat français :« Je suis un socialiste britannique »

  Londres, paradis des milliardaires.

  Selon des rapports de l’ONU et de la Banque mondiale :  «Au Royaume-Uni, les inégalités entre riches et pauvres sont les plus importantes du monde occidental, comparables à celles qui existent au Nigeria, et plus profondes que celles que l’on trouve, par exemple, à la Jamaïque, au Sri Lanka ou en Ethiopie.»

  Grande Bretagne :  premier pays où chaque déplacement de véhicule sera enregistré.

  Les Britanniques inventent l'ultrason antijeunes.

   De plus en plus de mineurs hospitalisés pour des problèmes d'alcool. Le nombre de mineurs hospitalisés en Angleterre pour avoir trop bu a augmenté de 20% en un an.
 

Beuark.
Ségolène Royal rend hommage à la politique de Tony Blair.



AMERICAN WAY OF LIFE...
L'extrême pauvreté touche 
un foyer parisien sur huit

Le Monde - 10.01.05

Plus de 200  000 personnes vivent avec moins de 670  euros par mois. Selon l'Insee, un tiers des sans-domicile de la capitale déclarent avoir un emploi. Les familles monoparentales sont de plus en plus touchées.

Peut-on vivre à Paris, se loger, se nourrir et se déplacer avec 373 euros par mois ? De plus en plus de Parisiens doivent se contenter de ces ressources dérisoires, équivalant à moins d'un demi-smic. Ces 373 euros représentent le montant moyen du RMI versé en juin 2004 aux bénéficiaires de ce revenu minimum social dans la capitale.

Des bénéficiaires dont le nombre - 57 762 en juin 2004 - a explosé, augmentant de 7 % dans les six derniers mois et de 12,6 % depuis un an.

Toutes les études le montrent. Les disparités sociales s'accroissent dans la capitale, où les habitants les plus riches déclarent des revenus dix fois supérieurs à ceux des plus modestes, certains arrondissements, comme le 18e et le 19e, se situant désormais parmi les vingt communes d'Ile-de-France aux revenus les plus faibles. Conséquence : l'extrême pauvreté et l'exclusion touchent désormais des ménages, souvent avec enfants, et plus seulement la population masculine et isolée des "grands exclus", qui constituait, il y a quelques années, la fréquentation majoritaire des centres d'hébergement d'urgence et des associations caritatives.

Selon une étude publiée en janvier 2004 par l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR), 12 % des foyers parisiens, soit 210 000 personnes, vivent avec moins de 670 euros par mois, soit au-dessous du "seuil de pauvreté" défini par l'Insee. Ces Parisiens pauvres, concentrés pour moitié dans les 18e, 19e et 20e arrondissements, sont plus nombreux à Paris qu'en Ile-de-France.

Ce pourcentage pourrait même, logiquement, être réévalué. Etabli sur la base des 360 000 foyers allocataires de la Caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris, il n'inclut, en effet, ni les étudiants ni les personnes âgées de plus de 65 ans, deux catégories largement exposées, elles aussi, à la pauvreté. En outre, le seuil de pauvreté, défini au niveau national, ne prend pas en compte le coût du logement, très élevé à Paris.

Les familles monoparentales et les étrangers non ressortissants de l'Union européenne sont les deux populations les plus touchées. Un tiers des familles monoparentales parisiennes sont au-dessous de ce seuil de bas revenus, et près de la moitié (48,2 %) de celles ayant trois enfants et plus. Quant aux familles étrangères, un tiers d'entre elles se situent au-dessous de ce seuil.

Le chômage, qui poursuit sa croissance en région parisienne, et la crise du logement dans la capitale sont les deux facteurs majeurs d'exclusion. Mais un phénomène relativement nouveau, pointé par tous les travailleurs sociaux, est apparu dans la capitale. Comme la quasi-totalité des grandes métropoles européennes, Paris se caractérise par un taux élevé de personnes sans domicile déclarant avoir un emploi. Une sur trois, selon l'Insee, est dans ce cas. La Mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion sociale en Ile-de-France (Mipes) a d'ailleurs consacré, en juin, une journée d'étude à ces nouveaux "travailleurs pauvres" franciliens.

Le directeur des affaires sanitaires et sociales de Paris, Philippe Coste, avait, à cette occasion, alerté sur la hausse du prix des logements parisiens et sur le déficit en logements à bas prix "qui obligent certaines personnes à basculer dans des conditions de vie précaires. Il y a quinze ou vingt ans, avait-il souligné, elles auraient pu trouver un logement à Paris, dans des chambres de bonne ou des hôtels au mois (...). Cette population croît de façon importante dans les centres d'hébergement d'urgence."

Béatrice Girard, directrice d'un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de l'association Emmaüs, passage de Flandre, dans le 19e arrondissement, connaît bien le phénomène. Dans cet ancien hôtel meublé, reconverti en 1996, 17 petits deux-pièces de 30 m2 abritent 23 familles avec enfants, pour les deux tiers des familles monoparentales. "Le système est bloqué, déplore-t-elle. Sept familles sont là depuis trois ans et deux appartements seulement se sont libérés l'an dernier."

UN SYSTÈME "PARALYSÉ"

Les services sociaux des vingt arrondissements de la Ville lui adressent 30 demandes d'admission par semaine, sans compter les coups de fil, "dix par jour au bas mot", et les demandes spontanées qu'elle est contrainte de refuser. "Une fois par semaine au moins, je retrouve devant la porte une jeune femme, avec un ou plusieurs enfants, que je dois orienter vers un hébergement d'urgence." Le phénomène est général, à tel point que des centres d'hébergement d'urgence destinés aux femmes ont ouvert leurs portes et que des structures d'accueil de jour leur réservent, depuis peu, une journée par semaine.

Le CHRS, tout au bout de la chaîne du logement juste après l'hébergement d'urgence, avait été conçu pour accueillir des personnes en "réinsertion". Il est effectivement devenu, depuis trois ou quatre ans, un refuge pour les foyers simplement pauvres, dont beaucoup d'étrangers.

L'an dernier, pour ses deux places libérées, 442 personnes, sans compter les enfants, ont été adressées passage de Flandre. La moitié disposaient d'un emploi ou touchaient des allocations-chômage. 45 % vivaient en hébergement précaire, les autres étaient à la rue, en squat ou erraient de centre d'urgence en centre d'urgence.

"Le logement privé parisien est en train de se fermer complètement aux familles à bas revenus, frappées de plein fouet par un émiettement du travail, synonyme d'appauvrissement", constate également Joachim Soares, responsable de l'Espace solidarité habitat, ouvert il y a quatre ans par la Fondation Abbé-Pierre. "Nous voyons progresser, depuis deux ans, les expulsions pour congé pour vente alors que le parc social est saturé et que 50 hôtels meublés disparaissent chaque année."

Adjointe (Verts) du maire de Paris, Bertrand Delanoë, chargée de l'exclusion, Mylène Stambouli reconnaît que le système est "paralysé" et que les personnes en difficulté "stagnent dans des structures d'urgence où elles n'ont rien à faire". Elle relève, en outre, "une contradiction". En plus des aides sociales communes à tous les départements, la capitale a disposé, en 2004, d'un budget de 140 millions d'euros d'"aides facultatives" réservées aux personnes âgées et handicapées (65,3 millions d'euros), aux familles (62,4 millions d'euros) et aux "Parisiens en difficulté" (12 millions d'euros).

Mais ce dernier chapitre exclut, de fait, les personnes en grande précarité et sans domicile fixe, qui ne peuvent se prévaloir des trois ans de résidence stable exigés. "C'est vrai que les services sociaux parisiens sont plutôt généreux, mais on reste là dans le dépannage très ponctuel, estime Joachim Soares. Ce qui est structurant, c'est d'abord le logement. Avec 100 000 demandeurs, dont les deux tiers sont en dessous des plafonds pour le logement très social, la municipalité est dans une contradiction redoutable. Elle ne peut pas à la fois fixer les classes moyennes et répondre aux besoins des plus précaires."

Christine Garin
Le SAMU social toujours plus sollicité

# Hébergement : en janvier 2004, Paris disposait de 11 049 places d'hébergement pour les personnes en difficulté, dont 2 608 en centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et 3 502 en centres d'hébergement d'urgence. Pour l'Ile-de-France, le nombre de places était de 21 136.

# SAMU social : le nombre de nuitées accordées par le Samu social est passé de 178 445 en 1998 à 950 000 en 2003, du fait, notamment, de l'augmentation du nombre des familles étrangères demandeuses d'asile. Pour la seule nuit du 1er janvier, le Samu social a reçu 7 856 appels et 209 hébergements ont été attribués.

# RMI : à Paris, les 57 762 allocataires du RMI représentent une forte proportion des foyers à bas revenus : 43,1 % contre 37,4 % en Ile-de-France et 34,5 % au plan national. On estime que la moitié environ sont hébergés par des proches et 17 % sans domicile fixe ou très mal logés.

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