alternatives éducatives : des écoles, collèges et lycées différents
| SOMMAIRE | Appel pour des éts innovants et coopératifs |
I Obligation scolaire et liberté I Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop ! I Une école différente ? Pour une société différente ? Qui n'en veut ?! I
 
 


CHAT/FAQ les "écoles différentes"
(suite et à suivre ...)
Une quinzaine de questions-réponses, rapides, à l'occasion d'un "chat" le jour de la rentrée. 
Un peu "rewritées", complétées, et documentées avec références et liens :
à prolonger, ou pas, ici, si cela vous intéresse !

Quelques rubriques, parmi beaucoup d'autres, toujours "d'actualité"
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, l'ennui à l'école, les punitions collectives
le téléphone portable,l'état des toilettes, le créationnisme...
Sujets récents (ou récurrents) :
- Et après ? ... et "plus tard" ?!
- "Où en est la création de collèges expérimentaux" ?
- Ecole à la maison ("instruction en Famille", "homeschooling") : connait-on les chiffres exacts

 
1.) Comment mettre en valeur l'Éducation Nouvelle qui respecte les rythmes de l'enfant et le sens donné aux apprentissages alors que la menace de l'échec scolaire pousse aux devoirs intensifs et au savoir appris par coeur?
Corinne
Peut-être en en étant  - fortement ! - convaincue vous-même ?

 
 
1bis) Et après ? (changement d'école, de cycle). 
Et ... plus tard ("dans la vie") ? (= le retour sur investissement ?!)
ET  APRÈS ?

Il n'existe en fait aucune étude "scientifique", aucune possibilité/volonté de traçabilité, ni statistiques fiables.

Sur quoi ces statistiques devraient-elles d'ailleurs porter ?
- le taux de réussite au bac (quel bac ?)
- le nombre de bac + 7 ?
- les postes et salaires des anciens 5 ans plus tard ? 10 ans ? 20 ans ?
- leur fortune immobilière ?
- leur joie de vivre ?

Lorsqu'un enfant réintègre le système "classique", à l'occasion d'un changement de cycle, par exemple, il est notoire 
- qu'ayant acquis une plus grande confiance en ses possibilités, une certaine façon de travailler et d'appréhender ( = "d'apprendre") les choses et les gens, le "passage" ne pose pas de problèmes.
- que les nouveaux enseignants, sauf cas pathologique, apprécient ce genre d'élèves dans leur classe ! Et un enfant ayant conservé ou retrouvé l'estime de soi-même, sait faire la part des choses...

Et "plus tard" ?
Comme dans tout reportage magazine ou guide touristique, on peut bien sûr faire de belles images ou réaliser des interviews-minute, et trouver des anciens qui en parlent avec émerveillement, ou indifférence, ou ... n'ont pas aimé (par exemple, comme une étape-flash entre deux zigs-zags, chauds et froids, à l'occasion d'un changement de résidence, ou d'avis des parents, ou de l'un-e d'eux)! 
Pour beaucoup de ceux-là, cela n'aura été qu'une parenthèse, une cure de désintoxication, ou de réanimation...

Tout dépend en fait, évidemment, de plusieurs facteurs, et notamment :
- l'âge auquel un enfant y est entré
- combien de temps il y est resté
- les capacités, les handicaps, le "passif" de départ
- l'appartenance réelle, ou pas, de l'école à un courant pédagogique de référence : la formation, initiale et continue, des enseignants, le quartier d'implantation, le mode de recrutement, l'implication des parents dans les choix et pratiques pédagogiques des enseignants :  l'effort ou pas, de cohérence entre famille et école...
- l'âge auquel on pose la question (aux anciens élèves ... comme à leurs parents) !

Il est évident que les "résultats" (scolaires, professionnels) ne sont pas les mêmes selon qu'un enfant y aura fait l'essentiel de sa scolarité (les premières années notamment), ou qu'il y sera arrivé après de multiples accidents ou "décrochages" : en désespoir de cause ! 
Et/ou, parfois, aussi, ou avant tout, qu'il y aura été mis "à l'abri" : pour y être préservé d'une ... dangereuse promiscuité (sociale, culturelle, ou "de niveau") propre à "l'école-publique-du coin" ... C'est aussi une des raisons - revendiquée ou pas.

Dans l'ensemble, avec un recul de près de 30 ans, et des centaines voire milliers d'entretiens avec des parents et anciens, il semble évident - avec les réserves ci-dessus et ... ci-dessous - qu'ils en sortent mieux "armés" : plus confiants en eux-mêmes, leurs possibilités. 

Cela ne suffira évidemment pas à gommer magiquement les profondes inégalités de départ ( diplômes, fortune, carrière, relations des parents, etc...).
Car, dans ce domaine, et jusqu'ici en tout cas, c'est aussi le prix du m² qui fait la différence ...

Mais pourrait - peut-être, un jour (?) - y contribuer ?


 
 
2.) Pensez-vous vraiment que les enfants n'ont pas besoin d'apprendre l'autorité et l'ordre pour avoir un cadre solide dans leur vie?
Jon
Non, pas du tout cela. Aucun des pratiquants de l’Education Nouvelle (*) ne pense cela. 
Mais tout dépend de la façon dont cela s’apprend!
Les écoles «différentes» (du « traditionnel », et entre elles) ont une particularité : celle d’appartenir à un grand courant pédagogique de référence (donc formation initiale ET continue). 
Et donc aussi un véritable «projet pédagogique»
et pas seulement un «règlement intérieur» avec listes d’interdits et de sanctions.
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(*) Ce label ayant été, lui aussi, évidemment, détourné, dilué, récupéré, et parfois depuis belle lurette. 
L'histoire de "l'école - ou l'éducation - nouvelle" n'est pas un long fleuve tranquille, et sous ce terme générique - et historique - on retrouve aujourd'hui, et quasiment dès le milieu du siècle dernier, des courants ayant - dans les motifs et les pratiques - peu d'affinités. Voire, pas du tout.
L'une des plus anciennes de ces écoles vient d'ailleurs d'être rachetée. Et par de grands amateurs de ... «l'innovation» :
… La Fondation Varkey GEMS vient en effet d’annoncer la création du « premier prix mondial des professeurs ». Pour postuler, il suffit d’être « un enseignant remarquable ayant apporté une contribution exceptionnelle à la profession ». La fondation émane de la GEMS Education, un groupe privé détenteur de réseaux d’établissements sur tous les continents qui vient d’acquérir l’Ecole des Roches. Soit l’établissement le plus onéreux de France…
(La guerre du Golfe à coups de chèques education)

 
 
 
3.) Comment l'Education Nouvelle, respectueuse des rythmes de l'enfant et des étapes de son développement peut-elle être mise en valeur dans une société qui réclame l'efficacité dès la petite enfance, où la menace de l'échec scolaire pousse au travail intensif, subi et donc douloureux?
Corinne
« Mise en valeur » ? Elles ne sont en tout cas pas du tout clandestines !
Chaque année, des articles, des émissions radio, tv, mais aussi de nombreux sites web (et listes, forums, etc..) permettent de mieux les connaître. Et le "guide-annuaire" existe depuis 25 ans !
Quant au «travail subi et donc douloureux», il ne donne pas forcément de bons «résultats», ni même forcément les «diplômes» espérés…ni les «carrières»…
Et on sait, a posteriori, que les enfants/ados sortant de ces écoles, ne sont pas plus démunis que d’autres face à la société telle qu’elle évolue, 
ou régresse…

 
 
 
4.) Depuis quand l'autorité et l'ordre sont-ils au programme scolaire? L'autorité et l'ordre ne rentreraient-ils pas plutôt dans les attributs des parents?
Olivier
L’enfant/ado passant entre 6 et 8 h par jour à l’école, celle-ci ne peut évidemment pas se contenter de compter/rejeter la responsabilité sur les parents pour ce «problème»… 
Le «programme scolaire» ne peut bien entendu se dérouler que «dans l’ordre». 
Mais tout dépend de la définition exacte de «l’ordre»… et des moyens utilisés pour l’obtenir ou le rétablir… 
Dans les écoles «différentes», cela fait partie des questions sur lesquelles les enfants/ados ont droit à la parole.
Chez Freinet, par exemple, on en discute, au «quoi d’neuf?» du matin, de façon institutionnelle, régulièrement, et à plus forte raison en cas d’incident.
A la Neuville (école de «pédagogie institutionnelle»), également.
Et à Summerhill, c’est un des fondements de l’école.

 
 
 
5.) On fait aujourd'hui l'école comme il y a 100 ans à quelques détails près. Qu'attend-on de l'école? Qu'elle forme de bons soldats ou des gens curieux et bien dans leur peau? Et pourquoi les élus d'un système iraient le modifier (pour aller vers une éducation différente, ndlr.)?
mistarl
Effectivement, le modèle est à peu de choses près, toujours celui inspiré et appliqué par Fichte au tout début du 19ème siècle, puis «traduit» par Jules Ferry, quelques décennies plus tard en France.
On a peut-être moins besoin de «soldats» disciplinés aujourd’hui 
(quoi que… ?) , mais toujours de citoyens-consommateurs, dociles, formatés.
Cela semble être toujours le «cahier des charges» de cette institution…
Et les élus, de tous bords, n’ont effectivement pas fait grand chose toutes ces décennies pour le modifier.
Mais les «élus» ne le sont-ils pas par des … «électeurs»?

 
 
 
6.) Les heures de cours soustraites aux élèves n'ont-elles jamais été compensées?
Sartori
Je ne comprends pas très bien la question. On sait que la France est l’un des pays d’Europe ayant le plus d’heures et de jours de cours par an

 
 
 
7.) Les écoles Montessori ont été créées, à l'origine, pour intégrer les élèves en difficulté, or la plupart d'entre elles coûtent une fortune (400€ par mois), ce qui exclut les plus modestes, n'est-ce pas un paradoxe ? pourquoi toutes ces écoles ne sont-elles pas sous contrat avec l'état et donc accessibles à tous?
Nine
Le Dr Maria Montessori avait effectivement « inventé » sa pédagogie avec et pour des enfants très défavorisés.
Aujourd’hui, ces écoles sont pour la quasi-totalité des écoles privées hors-contrat. Le "contrat d'association" n'est, de fait, accordé - quasiment uniquement - qu''aux établissements confessionnels.
Elles doivent donc équilibrer leurs comptes avec la seule participation des parents. Beaucoup pratiquent tout de même, lorsqu’elle le peuvent et/ou le veulent, une forme de péréquation, en tenant compte des revenus familiaux.
Ceci dit, pour une certain nombre de familles pas trop «défavorisées», cela relève du «choix».. entre différentes options de dépenses. 
Certains frais de compensation (portables, fringues, loisirs...) peuvent être assez élevés...

 
 
 
8.) Il ne faut pas oublier le bien être de l'enfant ceci est une évidence néanmoins l'école est une instance de socialisation et elle doit inculquer certaines valeurs et normes! Croyez vous qu'un enfant de 10 ans sait ce qui est bon ou mauvais pour lui? Après tout à quoi sert la culture si ce n'est à avoir une liberté de choix?
sonia
Un enfant « sait », « sent » plus de choses qu’ « on » ne le croit ou dit. Surtout à 10 ans. 
Ensuite, c’est une question de projet et de pratiques pédagogiques. D’une cohérence dans l’équipe pédagogique, et …entre cette équipe et les parents.

 
 
 
9.) Calculez le nombre de profs et le nombre d'élèves et vous découvrirez des classes surchargées de 12 à 13 enfants. Que font les autres profs?
Sartori
On ne bulle pas plus chez les profs que dans d’autres secteurs, du public comme du privé.
Et les chiffres avancés ici ou là de « profs sans classe » sont à vérifier, et camouflent d’autres intentions…

 
 
 
10.) Jacques Chirac avait supprimé le service militaire Sarkozy pourrait supprimer l'école obligatoire pour passer à la postérité... Voyez Charlemagne on en parle encore... est-ce que ça le rendrait populaire auprès des jeunes, sûre qu'ils vont voter pour lui en 2012 et en 2017?
Dan
Ce serait à suggérer à l’intéressé. Mais il a déjà fort à faire avec ceux qui sont déjà « déscolarisés » (les «décrocheurs-décrochés»), les absentéistes chroniques…

 
 
 
11.) Ils ne savent même pas lire à l'entrée en sixième! Vive l'indépendance de l'école, du lycée, du collège. Quand seront-ils autonomes? Un chef, le directeur, ""dirige"" toute l'équipe. C'est lui : - qui la compose ( avec le droit de se séparer des incompétents), - qui la surveille, - qui donne les orientations, - qui se préoccupe de la discipline et de la sécurité de l'établissement. En deux mots : responsabilité, efficacité. Seuls les résultats reflèteront la valeur de l'établissement. Qu’en dites-vous?
Sartori
Comme en Grande Bretagne ? Comme aux USA ?
L’école-entreprise, on sait parfaitement ce que ça donne. En dehors des slogans de bonimenteurs (idem pour le «chèque-éducation», «voucher»), et vrp du «Marché de l’éducation», on peut aisément faire le bilan de ces «innovations», et celui des dégâts collatéraux. Rubriques «violences» dans les pays anglo-saxons -, mais aussi «illettrisme»! cf BBC News, Times Educational Supplement, etc… 
D’intéressantes rubriques, très documentées, sur le site des «écoles différentes» : vous y êtes !

 
 
 
12.) Ces dernières années, on a multiplié les heures de cours et surchargé les programmes scolaires. Résultats: le niveau des jeunes n'a jamais été aussi faible, les élèves sont saturés, ils sont en overdose de cours, on leur enseigne des choses complètement inutiles au détriment des fondamentaux, on génère de la frustration et de l'échec chez celles et ceux qui ne trouvent pas leurs marques dans le milieu scolaire, on oublie qu'on se construit et qu'on s'instruit à l'école mais aussi à l'extérieur de l'école (dans la vie de tous les jours, au cinéma, en lisant, en allant au théâtre, en allant sur Internet) et ce, durant toute sa vie et pas uniquement durant ses 20 premières années. Bien entendu, il faut supprimer le collège unique et il faut que les parents s'occupent de leurs enfants.
mfel
«Il faut»? Yfaucon? Yaka? Yzonca? Le «retour aux fondamentaux»: air connu. Le pensionnat de Chavagnes?
Bien sûr qu’on apprend aussi en dehors de l’école, et toute sa vie.
C’est pourquoi l’école doit non seulement «transmettre des connaissances» dans l’ordre et la discipline, mais aussi, et dès le plus jeune âge «apprendre à apprendre».
Cela ne peut se faire par la terreur, la passivité.
Les écoles «différentes» , toutes pédagogies confondues, partent des besoins de l’enfant, de sa nature, de ses curiosités. Lui font confiance. C’est tout sauf du laxisme «soixanthuitard»!
Oui l’enfant y est toujours «au centre». Je sais, ce n’est plus «tendance»…

 
13.) Alors moi je propose d'abaisser l'âge de la scolarité obligatoire, histoire que les gens qui ne veulent pas suivre l'enseignement gracieusement dispensé par l'impôt citoyen, puisse quitter le système dès la fin du primaire, puisqu'ils souhaitent le rester de père en fils depuis la nuit des temps
cavos
Et vous proposez également d’abaisser au même âge celui de la majorité ?!
Puis de vous présenter aux élections…?

 
14.) Peut-être faut-il alléger les programmes et axer la spécialisation des individus. Je prends comme exemple les mathématiques. Après un certain cap et niveau, ils peuvent être utile à la spécialisation dans tel ou tel domaine. On devrait pouvoir se spécialiser plus tôt et privilégier des formations et ou journées ateliers pour se découvrir de nouvelles passions. Par ce qu'après tout, nous travaillons plus longtemps avant la retraite. Autant que ça nous plaise, non?
sniper
Se spécialiser très/trop tôt ? Au dépens d’une culture générale ?
C’est une tendance : avec des enfants dits intellectuellement précoces.
Les filières existent déjà.
Mais pas sûr qu’il soit souhaitable de généraliser.
La « culture générale » permet aussi de se réorienter, se remettre en selle, à 30, 40, 50, 60 ans…

 
15.) Certaines de ces écoles peuvent-elles cacher des sectes
Si oui, comment le savoir avant d'y inscrire son enfant?
cat
En ne l’inscrivant pas les yeux fermés, ni dans l’urgence !

Prendre le temps de se documenter, d’aller voir, participer à une réunion de parents, une fête de fin de trimestre. 
Demander le projet pédagogique.
… Vérifier si cette école se trouve dans le guide-annuaire ! :-))
Il est arrivé que des familles après avoir fait une déclaration de déscolarisation («homeschooling») se regroupent, et créent, de fait, une « école » non déclarée. Plusieurs cas ont été signalés ces derniers mois.
Depuis le printemps, deux  articles des lois «prévention de la délinquance» et «réforme de la protection de l’enfance» ont verrouillé  la faille :
-    les enfants inscrits à un cours par correspondance parce que «instruits à la maison», sont contrôlés, eux aussi.
-   «l’école à la maison» ne peut permettre le regroupement de plusieurs  familles pour constituer une école non déclarée, même sous label «familiale» ou «indépendante»!

Loi protection de l'enfance article 22 :
Le quatrième alinéa de l'article L. 131-10 du code de l'éducation est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Il vérifie notamment que l'instruction dispensée au même domicile 
l'est pour les enfants d'une seule famille. »
    ("...afin d’éviter le détournement par des associations sectaires de cette liberté offerte aux familles. Afin de décourager encore davantage les mouvements sectaires de recourir à cette forme d’enfermement des enfants, le Sénat s’est montré encore plus restrictif en limitant l’instruction à domicile aux enfants d’une seule famille".)
 Le code de l'éducation, qui a remplacé la loi de 1882 sur l'instruction, (et qui concerne également les écoles privées hors contrat), a donc été modifié en mars 2007.

-   Autre source de conseil/vérification : la mairie, les services académiques.

Les «sectes» sont assez vite repérables et repérées.
Les groupes «communautaro-sectaires» le sont moins, bien que certainement plus nombreux : clubs privés, voire "familiaux", bien à l'abri,  "entre soi" ...


 
 
16.) Comment être sûr de la qualité de la pédagogie d'une ecole nouvelle ?
cat
En prenant le temps de rencontrer des parents, des anciens élèves aussi.
En n’attendant pas le dernier moment pour une inscription en catastrophe, et en n'attendant/demandant pas tout et le contraire à une école «nouvelle» ou «différente» !
Le guide-annuaire des écoles différentes, qui les suit/accompagne depuis un quart de siècle, est une assez bonne source, aussi.
Pour poursuivre/développer certains points oubliés ici ou trop vite abordés, n’hésitez pas à consulter le site web du même nom. Un peu touffu, mais des centaines de pages sur ce sujet.

 
 
17.  A propos de "l'école à la maison" ou de "l'instruction en Famille", à deux jours d'intervalle on peut lire :
"Entre 30 000 et 40 000 enfants seraient instruits à domicile. ("Le Figaro du 8 sept.), puis "En France, 3 000 enfants ne vont pas à l'école et sont instruits par leurs parents." (Le Parisien  du 10 sept)
Un écart de 1 à 10 !
Connait-on les chiffres exacts ?
valérie
Un autre magazine, '"vivre autrement", en février, parlait déjà de "plusieurs dizaines de milliers". Chiffres totalement fantaisistes fournis par des militants prosélytes. 
C'est d'ailleurs également le "manager" de l'une des associations qui se dévoue pour rédiger la fiche wikipedia - très "encyclopédique" ! - 
persistant à entretenir la confusion avec "les enfants d'abord" (le livre !)
Belle o.p.a. marketing sur un courant qui s'inspirait, à ses débuts, en France, 
des analyses et témoignages de Christiane Rochefort et Catherine Baker.
Et le feint encore !
S'agissant des chiffres, une ultime (*)  version a été fournie à l'afp le 10 sept.: "Selon Mme Vincent, "de 1.500 à 3.000 élèves entre 6 et 16 ans" reçoivent une instruction parentale"
C'est nettement plus raisonnable :
Chiffres du ministère : " 2006" /.../ enfants éduqués dans les familles : il y en a eu l'an dernier 2869, et nos inspecteurs des corps territoriaux ont procédé à 1149 contrôles. Nous avons eu 23 mises en demeure de scolarisation."
Jean-Yves Dupuis et Pierre Polivka.
(Audition de la commission d’enquête parlementaire relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et morale des mineurs, le 10 octobre 2006).


(*) "ultime", mais très provisoirement : le chiffre annoncé vient en effet de repasser, le 30 octobre, à "3000". 
Il s'agit de faire soumettre une proposition d'amendement à l'article 59 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 : "Les enfants concernés [instruits à domicile] sont environ 3000 âgés de 6 à 16 ans, nombre limité qui ne devrait pas venir obérer le budget famille de la sécurité sociale. C'est pourquoi, partageant les préoccupations des parents des enfants instruits à domicile, il [François Loncle, député P.S.] lui demande de bien vouloir élargir l'assiette d'attribution de l'allocation de rentrée scolaire [A.R.S.](*) aux familles ayant fait le choix de l'instruction à domicile".
(question écrite à l'attention de Xavier BERTRAND - Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité).

(*) En fait, toutes les CAF n'ont pas la même politique de contrôle,
et certaines versent déjà l'ARS à des parents 
dont les enfants sont "scolarisés" à la maison.
Quant à l'association qui s'agite énormément depuis des mois (communiqués, pétition, "Journée Internationale pour la Liberté d'Instruction", lobbying auprès de parlementaires et sénateurs - et des ministres - forums tous azimuts...), et malgré de fructueuses opérations de séduction auprès de médias en mal de "sujets" pittoresques et de-bien-belles-images (ou histoires) comme-en-aimerait-en-voir-plus-souvent, ses effectifs d'adhérents-protégés (turnover avec beaucoup de parents de nourrissons, de passage) sont bizarrement ... en baisse (*) après une année et une A.G. ( très) AGitées !
"Je suis allée cette année pour la première fois à la rencontre annuelle 
avec beaucoup d'enthousiasme, et en suis repartie.
.. avec beaucoup d'amertume...
    J'étais adhérente depuis 1 an et c'était ma première A.G..
    Comme il semble que l'A.G. démarre une année d'adhésion et non la clôture comme cela serait logique, j'ai donc renouvelé mon adhésion juste avant l'A.G. pour y participer.
    Ce que j'ai vu, entendu, m'a profondement choquée, à tel point que lorsque certaines personnes en sont venues aux mains, je suis sortie, 
et je n'ai pas pu comme 95% des personnes présentes, 
rentrer juste après pour voter et faire comme si de rien n'était...."
(une participante)


(*) Environ 300 familles en France : un tout petit peu moins qu'un petit collège de banlieue.


 
 
18.  Bonjour, je recherchais sur internet des informations sur les distributeurs automatiques de fruits dans les établissements d'éducation. J'ai trouvé votre dossier qui date de 2004, quelle est la situation aujourd'hui, les distributeurs de fruits sont-ils autorisés? des établissements peuvent-ils nous conseiller sur ce sujet?
jocelyne
Petite histoire :
- 14 mai 2003 : Proposition de loi "instaurant le principe d'une distribution journalière de fruits frais dans les établissements d'enseignement publics et privés sous contrat." (Jacques Remiller, député Isère)

- 21 Mars 2006, Yannick Favennec, député de Mayenne, dépose une "Proposition de loi tendant à ce que les établissements scolaires assurent la distribution de fruits et légumes".

et 6 mois plus tard remet un rapport au 1er ministre ("Implication des filières agricoles à la qualité nutritionnelle des aliments") rappelant, entre autres, cette proposition.

Mais l'article 30 de la loi d'orientation de santé publique est toujours en vigueur : tous les distributeurs sont interdits !
(J.O n° 185 du 11 août 2004 page 14277)
"Article 30 : Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants et accessibles aux élèves sont interdits dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005."
 

Il est tout de même surprenant qu'on ne puisse envisager ce problème que sous l'angle des "distributeurs automatiques" ... dans des établissements, d'éducation, nationale !

Tôt ou tard, il en sera de même pour l'autre "problème" récurrent (de "récurer"?) : celui des WC, souvent d'une saleté repoussante, sans papier, voire sans porte, ou bouchés, etc...
Et l'on ne s'étonnera pas de voir des écoles, publiques comme privées, en venir à se décharger du "problème" sur un prestataire privé (Decaux ?) qui installera des sanisettes ... avec bien sûr, une fente pour la pièce de monnaie !

Cela pourrait tout simplement relever de la compétence et responsabilité d'une "coopérative scolaire", qui vend déjà de multiples choses.

Ceci dit, avec ou sans distributeurs, c'est la question du "grignotage", et donc de l'obésité qui inquiète les pédiatres.
Qui estiment même que la sacro-sainte "collation" dans les maternelles n'a plus de raison d'être.

Mais ce qui semble évident pour la plupart des tout-petits ne l'est pas forcément pour les plus grands, notamment, mais pas uniquement, dans les écoles de quartiers "défavorisés" ou le petit déjeuner est souvent inexistant ou remplacé par une pièce de 1 ou 2 euros pour l'achat d'une boisson gazeuse ou d'une friandise sur le chemin de l'école, du collège ou du lycée :

"C'est au collège qu'il faut relancer la collation !"

La loi interdit les "distributeurs", et ce n'est pas plus mal : machines coûteuses en achat, amortissement, énergie, entretien, et dans lesquelles on aurait probablement vu arriver, après les fruits, des boissons, ou friandises "aux fruits" !

La loi n'interdit pas aux parents, enseignants et élèves, de croquer une pomme glissée dans le sac, d'en offrir une à un copain. 
Ni d'imaginer ensemble un "système" d'approvisionnement local, régional, de saison - et pourquoi pas "bio" (*)? - de stockage et de distribution. A prix coûtant = beaucoup moins cher que dans un distributeur !

(*) Une partie des élus UMP sont réticents face au projet de cantines "bio"
(Le Monde 21 09 07)

Légumes et fruits : trop chers ou trop fades ?
(Le Monde - 27 09 07)
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Autres pages sur le sujet :
Sodas et bonbons bannis des lycées et collèges
Les distributeurs de fruits interdits à l'école
Plus un distributeur de boisson ou nourriture à l'Ecole
Lutter contre le grignotage

... Et un rapport :
"Distribution de fruits dans les écoles maternelles et les collèges
en réseau d’éducation prioritaire
Etude-action dans quatre régions"
Rapport d’exécution - Septembre 2004"

... Et un tout nouveau rapport (03 10 07) :
"Restauration scolaire : une nouvelle étude" de l'AFSSA (Agence Française de sécurité sanitaire des aliments)
"Bonnes ou mauvaises, les habitudes alimentaires s’acquièrent dès le plus jeune âge et elles influencent la santé. L’Afssa s’intéresse donc très naturellement depuis sa création à l’alimentation à la cantine : prendre des repas équilibrés en milieu scolaire favorise l’apprentissage des bonnes habitudes alimentaires, même si ces habitudes se construisent en grande part dans le cadre familial, l’école venant en complément. /.../ "

Bientôt des fruits gratuits ?
"j'ai décidé, avec mon collègue de l'Education nationale, Xavier Darcos, de lancer un programme de distribution gratuite de fruits de saison dans les écoles, en partenariat avec les conseils régionaux, pour la rentrée prochaine si possible. 

Du bio dans les cantines, c'est possible !
DU BIO dans les assiettes des cantines scolaires et des restaurants de collectivités en Ile-de-France, « c'est bête comme chou ! »
Le conseil régional de Basse-Normandie, en pointe dans ce domaine, finance déjà de tels stages à destination des professionnels de la restauration collective.

Proposition du "Grenelle Environnement" :
Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012.

septembre 2008 - Progrès du bio dans les cantines scolaires
Les conclusions du Grenelle de l'environnement, qui fixent à 15 % en 2010 et à 20 % en 2012 la part des produits biologiques dans la restauration collective publique, sont-elles réalistes ? Pour y parvenir, le gouvernement a fixé l'objectif de porter à 6 %, en 2013, et 20 %, en 2020, la part de la surface agricole utile dévolue au bio.

octobre 2009 : 
C'est dans les restaurants scolaires et universitaires que l'on a le plus de chances de trouver du bio dans son assiette : 1,4 %
(restaurants d'entreprise privée et d'administration  : 0,45 % )

le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, pour répondre à un auditeur en larmes, producteur de fruits, a dit une grosse bêtise :
« Les producteurs sont bien mieux lotis aux Etats-Unis qu'en Europe
parce que les cantines scolaires américaines ont l'obligation de s'approvisionner en produits locaux. »


''Nos enfants nous accuseront'' : chaque année, en Europe, 100.000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement et chaque année, en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
Ce film est l'opportunité d'une prise de conscience des élus pour que nos enfants aient une nourriture saine bio dans les restaurants scolaires, écartant les pesticides, additifs de toutes sortes, aspartame, glutamate etc...

"Avec 76.000 t de pesticides par an, la France est le premier consommateur d'Europe et le 3è du monde".
Le WWF lance un "appel du 18 juin" pour soutenir le bio dans les cantines
 "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?"

Le ministre de l'Alimentation Bruno Le Maire a annoncé vouloir qu'à la rentrée 2010 un million d'écoliers puissent manger chaque semaine "un fruit à la récré"
"La moitié des enfants aujourd'hui en France consomment moins d'une portion de fruits ou de légumes par jour", a déploré le ministre. "Donc on est très loin de l'objectif (fixé par les pouvoirs publics en matière de nutrition, NDLR) d'au moins 5 fruits ou légumes par jour"



« Dans ce menu, il n'y a pas de viande car l'élevage peut abîmer notre planète » : en proposant en mars un repas végétarien aux enfants de ses cantines scolaires, la ville de Saint-Nazaire s'est attirée les foudres des syndicats d'agriculteurs FNSEA et Jeunes Agriculteurs. 

... En France, 6 millions d'enfants fréquentent les cantines de la maternelle au lycée. "Le repas de midi représente 40 % des apports nutritionnels de la journée et doit être un repas équilibré", rappelle Marie-Line Huc, membre de l'AFDN.
Contrairement aux idées reçues, "un repas équilibré ne coûte pas plus cher", assure Nicole Darmon, chercheuse en nutrition, qui a effectué une étude auprès de soixante-quinze écoles. Certes, les matières premières sont plus onéreuses mais, précise Mme Darmon, les quantités servies sont moindres, "alors que dans la restauration classique 30 % à 40 % des produits finissent dans la poubelle"...

Les parents d’élèves de la FCPE attendent toujours que les pouvoirs publics légifèrent sur la qualité de l’offre alimentaire dans les restaurants scolaires. Malgré les promesses de la ministre de la Santé et de celui de l’Agriculture, rien ne vient depuis deux ans maintenant.
 Face au silence des sénateurs et des députés, aux reports d’année en année d’engagements en dehors de la bonne volonté des uns, la FCPE en partenariat avec l’ANDRM (association des directeurs de restauration municipale), et l’AFDN (association française des diététiciennes et nutritionnistes), le CENA et les acteurs du plan national nutrition santé ont décidé de lancer une nouvelle mobilisation sur tout le territoire.
 L’objectif est de permettre à tous les enfants de la maternelle au lycée : de bénéficier chaque jour d’un repas complet, varié, équilibré, composé de produits de qualité, de saison, de gouter une cuisine faite de produits simples, qui s’appuie sur les savoir-faire des équipes de la restauration. Cet équilibre est nécessaire et tous les acteurs reconnaissent que c’est une question de santé publique.

Le WWF lance un "appel du 18 juin"  pour soutenir le bio dans les cantines.
 "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?"

75 % des parents souhaitent que l’on propose des plats bio dans les cantines. En 2009, un tiers des élèves y ont goûté contre 24 % l’année précédente.  Et les parents déclarent être prêts à acquitter 7 % de plus pour un repas à la cantine scolaire s’il est composé de plats bio.

... comment faire pour obtenir une cantine bio pour ses enfants ? Se regrouper entre parents, en parler au chef d’établissement, voir avec le maire, qui est responsable de la restauration collective, les cuisiniers, les «acteurs locaux de la filière biologique», comme on dit. Tâcher de convaincre tout le monde que le bio, c’est aussi une manière de lutter contre les problèmes liés à la suralimentation et à la malbouffe.

Les éco-délégués, grâce à un logiciel diffusé par la région Ile de France, ont pu prendre conscience que la répercussion de la nourriture en terme d’effet de serre était variable d’un aliment à l’autre. Ainsi, l’impact du porc est-il, de ce point de vu, bien moindre que celui du veau. Mais au fait pourquoi ? C’est la réponse à laquelle les éco-délégués devaient répondre, dans le cadre d’une recherche personnelle. Voici l’enquête, fouillée et richement illustrée, de deux élèves de 6e, Gabrielle et Alice ...


 
 
19.) à propos du collège ... où en sont les projets de création de  collèges et lycées "expérimentaux" (publics)?
marilo
Serpent de mer... 
Il faudrait déjà savoir ce qu'on entend par "expérimentaux"
Que veut-on "expérimenter" ?
Avec quels moyens ? Combien de temps ? 
Des collèges "différents" ? Jusqu'où ?!
et ... pour/avec quels élèves ?
Pour tous ?
Ou uniquement pour les rebuts ("décrocheurs"/décrochés) ?
Quel bilan des établissements existant depuis plusieurs décennies ?

Les dernières annonces dataient du dernier passage de Jack Lang au ministère (avril 2000 - mai 2002) et de la création du "CNIRS"(Conseil National de l'Innovation pour la Réussite Scolaire)
Beaucoup de paroles verbales, d'intrigues très show-bize et M'as-tu-vu/e? ("j'aime beaucoup ce que vous faites", "pousse-toi d'là que j'm'y mette!", "y en aura pas pour tout le monde", "prem's!", "kiçé l'fondateur-chef ?...), et la totale confusion quant à la définition de "l'innovation" et la distribution des clés !

Quelques-uns ont ouvert, d'extrême justesse, d'autres pas. 
Celui de Brest a disparu, sans bruit, à l'occasion d'un "changement de locaux" !

Quinze jours après ce "chat" sur les "écoles alternatives", et tandis que s'amorçe, au couteau, le casting de FR2 pour la première des "100 français qui font bouger la France" (fourre-tout séquence "école"), Gaby Cohn-Bendit, l'Ancien, ex- "pilote du CNIRS", entame de "chaleureuses", dit-il, discussions avec M. Darcos pour proposer une réponse à un - douloureux - problème : la désertion programmée de certains collèges de banlieue ("défavorisée", disent-ils) pour cause de suppression, annoncée, acceptée, de la carte scolaire : " Ils vont perdre beaucoup d'élèves. Que vont devenir ces établissements désertés par les élèves les plus aisés ?".
Le deal a le mérite d'être on ne plus clair/cynique : "si vous y tenez tant que ça, il reste des sauvageons par là !".

L'offre de marché n'est pas nouvelle : voici près de douze ans (février 1996), la même proposition, exactement identique, avait été faite au ministre de l'époque,  suite à une série de violences dans des établissements de banlieue.
M. Bayrou avait dit "chiche !". Mais malgré la  création en mai-juin de "Initiatives éducatives" ...  les "volontaires" n'étaient pas au rendez-vous à la rentrée.
Quatre ans plus tard, en février 2000, le Manifeste de Marie-Daniele Pierrelée "pour une école créatrice d'humanité", réunissait environ 5000 signatures, dont 1/3 d'enseignants se disant "prêts à s'investir pour la création d'un établissement pionnier".
Rescapé d'une flottille de velléités, son collège "pionnier" ouvrait de justesse à la rentrée 2001, ex-nihilo. 
La même offre ministérielle ayant été faite au "projet" déclic 93 qui esquiva l'opportunité,  et déclara n'avoir pu trouver de locaux ... faute d'avoir su, au bout de trois ans d'agitations et de proclamations, constituer une équipe cohérente d'enseignants ! "Projet" volatilisé en très éphémère "module" de primo-arrivants à ... Grigny (91) à la rentrée 2002. 
 

2007-2008 : Nouvelle rustine sur une bouée, une baudruche,  ou un canot de sauvetage ? 
Avec quelques figurants solidement encadrés par un vétéran et  la Ligue de l'enseignement... Une bonne dizaine de co-pilotes.
Dans la tour de contrôle : la Direction de l'enseignement scolaire (Dgesco).
Et, sous le coude : le code de l'éducation (modifié, notamment par  l'article 34 de la loi Fillon)  permettant des "expérimentations"(*): "Dans chaque école et établissement d'enseignement scolaire public, un projet d'école ou d'établissement est élaboré avec les représentants de la communauté éducative. Le projet est adopté, pour une durée comprise entre trois et cinq ans, /.../"

 (*) A titre d'exemple : l'un des invités de FR2 (les 100 qui ...) :
le collège Clisthène à Bordeaux.


A défaut d'un sérieuse évaluation des "expérimentations" et "innovations" existantes,
- dans le public comme dans le privé ! - 
et en l'absence, cette fois, de la moindre référence à une pédagogie - cohérente - de référence [pas de gros mots, comme "Freinet", par exemple (*)...] ."performances" et références OCDE obligent, les arguments du jour sont "puisque la Suède ou la Finlande y arrivent".

(*) ... Sauf à Marseille, mais dans un quartier plutôt ... "tranquille" : 
2007 : Le Projet C L E F (Collège Lycée Expérimental Freinet)

 

Rentrée 2008 : Peut-être, tout simplement, pour ceux n'ayant pu bénéficier d'un charter vers l'Afrique, trois ou quatre "charter schools" made in france ?

Le «libéral libertaire» Gabriel Cohn-Bendit s'est amusé ensuite 
«à prendre à rebrousse-poil» son auditoire, 
même s'il est pour le libre choix
et partage nombre de positions d'Alain Madelin.
Peut-être aussi, tôt ou tard, un peu, sponsorisées ?

A lire certaines "candidatures", candides, très, 
il semble que certain-e-s doux/ces rêveurs/ses
n'aient pas très bien compris le deal "proposé" .
Un "lycée", "autogéré", à Villiers le Bel ....

Ni très nouveau, ni très intéressant.

Et pour tous les autres ?
Comme d'habitude : ça passe ou ça casse.
Normal :
(couverture des années 90)

Sondage 2007 : Les Français réclament plus d'autorité à l'école

Des alternatives éducatives ?
Pour une société alternative ?!

Pour-de-vrai-sans-déc. ?

Qui n'en veut ?



Rentrée 2009/2010
"Ne les appelez plus « collèges Cohn-Bendit ». Neuf nouveaux collèges expérimentaux voient le jour en cette rentrée (5 dans le Val-de-Marne, 2 en Seine-et-Marne et 1 en Seine-Saint-Denis). L’académie de Créteil a décidé d’étendre l’expérience menée l’année dernière dans le collège Eugène- Chevreul à L’Haÿ-les-Roses. "


A R C H I V E S 

(06 02 08) collèges/lycée Darcos-Cohn-Bendit

les 6 nominés :

(06 02 08)"Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a désigné six établissements répartis dans quatre académies (Aix-Marseille, Créteil, Lyon et Versailles) sur proposition des recteurs concernés pour accueillir des équipes d'enseignants portant des projets innovants.

Ces établissements accueilleront, dès la rentrée 2008, les équipes pédagogiques d'enseignants volontaires formées à l'initiative de Gabriel Cohn-Bendit.

Ces équipes proposeront des projets innovants qui s'inscriront dans le cadre de l'article 34 de la loi de programme et d'orientation pour l'avenir de l'école (article L. 401 du code de l'éducation) 
et feront l'objet d'une évaluation annuelle."
 

- collège Jean-Jaurès, 14, Boulevard Jean Jaurès, 13600 La Ciotat 

- lycée Auguste & Louis Lumière, Chemin Virebelle, 13600 La Ciotat

[ le projet collège-lycée CLEF ]

- collège Vallès, Rue Robespierre, 42150 La Ricamarie

- collège Beaumarchais, 23, rue Beaumarchais, 77100 Meaux

- collège Eugène Chevreul,137, boulevard Paul Vaillant Couturier, 94240 L'Haÿ-les-Roses
 

Académie de Créteil - Rentrée 2008-2009
Pour les décrocheurs 
- ou déjà "décrochés" - de plus de 16 ans :
une annexe (3 classes d'une douzaine d'élèves)
au lycée polyvalent Jean Macé 
(1.500 élèves, classé en "zone prévention violence"), 
34 rue Jules Ferry, 94400 Vitry sur Seine  (RER C -  station  VITRY)
Tél. : 01 45 73 63 00 -  web.0940129e@ac-creteil.fr

Les 16-18 ans en France et en Europe
Entre 16 et 18 ans, les jeunes dépourvus de diplôme et qui ne sont plus en formation voient leur insertion immédiate et future durablement compromise.

Le fond de la classe au premier rang
Ils ne sont pas là tout à fait par hasard. Leur scolarité a été une longue suite d’échecs, souvent dès le CP.
Habitués des fonds de classe, la plupart ont acquis la conviction qu’ils étaient nuls, tout juste bons à faire le pitre ou à tenir tête au principal pour exister.



rentrée 2008 : 
Un nouveau collège expérimental
à l'Haÿ-les-Roses

A L’ORIGINE, six établissements expérimentaux devaient voir le jour en France à la rentrée scolaire . . .

- collège Les Explorateurs, Boulevard des Explorateurs, 95800 Les Hauts de-Cergy


Nouveaux collèges "expérimentaux" :  compromis
Initiés par Gabriel Cohn-Bendit, 
co-fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire
les trois projets envisagés en Ile-de-France, 
pourraient ne pas aboutir...

« Deux nouveaux collèges expérimentaux dans notre académie (Créteil) ...
... et les personnels viennent de l’apprendre par une dépêche de presse ! »

Douche froide cette semaine :
Gabriel Cohn Bendit annonce que son collectif sort du dispositif.
Puis il fait marche arrière en disant que cela pourrait se faire quand même dans l’académie de Créteil…
Bref, on y comprend plus rien, si ce n’est que le projet tourne en eau de boudin.
L’alliance apparemment contre nature entre Xavier Darcos et Gabriel Cohn Bendit, a-t-elle pesé ?
Toute cette énergie pour deux collèges… La montagne accouche d’une souris... C’est malheureusement souvent le cas.
08 03 08


 
 
 

LE GUIDE ANNUAIRE DES ECOLES DIFFERENTES

| Présentation | SOMMAIRE |
| Le nouveau sirop-typhon : déplacements de populations ? chèque-éducation ? ou non-scolarisation ? |
| Pluralisme scolaire et "éducation alternative" | Jaune devant, marron derrière : du PQ pour le Q.I. |
| Le lycée "expérimental" de Saint-Nazaire | Le collège-lycée "expérimental" de Caen-Hérouville|
| L'heure de la... It's time for ... Re-creation | Freinet dans (?) le système "éducatif" (?) |
| Changer l'école | Des écoles différentes ? Oui, mais ... pas trop !| L'école Vitruve |
| Colloque Freinet à ... Londres | Des écoles publiques "expérimentales" |
| 68 - 98 : les 30 P-l-eureuses | Et l'horreur éducative ? |